Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants ?

Discussion sur les politiques des transports, l'intermodalité, ...

Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar Samib » Sam 25 Avr 2020 16:29

les exemples de Reims et d'Angers doivent amener à la plus grande prudence.

Juste pour que je comprenne, je connais un peu ces deux endroits mais très peu. Ce sont des exemples de quoi, qu'est ce qui ne va pas.

Pour Angers il était évident qu'il fallait corriger cette voie sur berge qui voyait passer bien trop de transit en plein coeur de ville. Et il faut aujourd'hui l'élargir mais c'était prévisible, l'autoroute Paris Nantes est un grand axe national.
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar Lambig » Sam 25 Avr 2020 17:00

Samib a écrit:Pour Angers il était évident qu'il fallait corriger cette voie sur berge qui voyait passer bien trop de transit en plein coeur de ville. Et il faut aujourd'hui l'élargir mais c'était prévisible, l'autoroute Paris Nantes est un grand axe national.


J'évoquais effectivement la voie sur berge. L'intérêt du bouclage de l'A11 était de supprimer cette voie. Un projet de requalification ambitieuse allait être menée. Mais il a été stoppé net après un changement de majorité à Angers. À la place, on a dû se contenter d'une simple (et coûteuse) couverture sur 100 m. Hélas, il y a toujours autant de trafic et de bruit. Et les Angevins sont toujours privés de tout accès au Maine sur sa rive gauche.

D'ailleurs, la majorité actuelle se rend bien compte aujourd'hui des carences de son projet. L'ajout d'un accès piétonnier à la rivière avait été voté il y a tout juste un an. Mais je me demande bien comment ça sera techniquement possible avec la couverture. Et qui serait assez fou pour se balader le long d'une voie express.
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar JOJO » Sam 25 Avr 2020 21:10

Lambig a écrit:
Samib a écrit:Pour Angers il était évident qu'il fallait corriger cette voie sur berge qui voyait passer bien trop de transit en plein coeur de ville. Et il faut aujourd'hui l'élargir mais c'était prévisible, l'autoroute Paris Nantes est un grand axe national.


J'évoquais effectivement la voie sur berge. L'intérêt du bouclage de l'A11 était de supprimer cette voie. Un projet de requalification ambitieuse allait être menée. Mais il a été stoppé net après un changement de majorité à Angers. À la place, on a dû se contenter d'une simple (et coûteuse) couverture sur 100 m. Hélas, il y a toujours autant de trafic et de bruit. Et les Angevins sont toujours privés de tout accès au Maine sur sa rive gauche.

D'ailleurs, la majorité actuelle se rend bien compte aujourd'hui des carences de son projet. L'ajout d'un accès piétonnier à la rivière avait été voté il y a tout juste un an. Mais je me demande bien comment ça sera techniquement possible avec la couverture. Et qui serait assez fou pour se balader le long d'une voie express.


Il y à quelques différences entre Reims ou l'autoroute est restée dans son état d'origine et Angers ou l'ancienne voie rapide à été transformée en boulevard urbain dénivelé limité à 50 km/h en 2018, dans un soucis de concilier apaisement de la circulation et accessibilité du centre-ville. Cette voie sur berges à Angers pourrait d'ailleurs inspirer Hidalgo dans son projet de requalification du périphérique avec une végétalisation du TPC et une réduction de la largeur des voies puisque c'est exactement ce qu'elle compte faire d'ici 2024.
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar frantz58 » Sam 25 Avr 2020 22:41

Autant au niveau d'Angers il y a un réel intérêt à transformer l'ancienne autoroute en boulevard urbain, autant à Reims je trouverais ça parfaitement ridicule, l'autoroute passe relativement loin des habitations (surtout pour une autoroute dite de centre-ville) et plusieurs voies réservées au mode de déplacement doux existent déjà dans ses proches abords.
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar tanaka59 » Ven 10 Juil 2020 21:31

Bonsoir,

La France va devoir passer à la caisse et mettre à exécution des nouvelles ZFE. https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html

Bon cette histoire de nouvelles ZFE me laisse perplexe. En effet, va-t-on venir à interdire l'accès à des tronçons de périphériques ? A Lille la RN356 sera interdite aux véhicules polluants, avec renvoi sur la RNO ou la RN227. A Toulouse maintenant c'est l'A620 qui sera interdite avec renvoie sur la Rocade Arc en Ciel (non terminée au niveau de la liaison avec l'A64) .

J'ai du mal à comprendre la logique de renvoie sur des axes parallèles au centre villes. Exemple à Lille, renvoyer le trafic sur la boulevard de l'ouest , en HDP c'est l'horreur au lieu de le faire emprunter la RN356 :?

Se pose aussi la question de l'accessibilité des entreprises de plusieurs secteurs d'activités dans ces ZFE ou l’accessibilité se fait souvent en voiture :
> entreprise de type industrielle
> entreprise du secteur de la logistique.
> centre commerciaux régionaux importants

Je prend des exemples à Lille :
> siège des magasins Match
> siège + ligne de production de l'entreprise de production de café Méo-Fichaux
> siège de la marque Levure Lesaffre + ligne de production
> entreprise d'agroalimentaire de Mondelez (Carmambar)
> entrepôt logistique de Match à Lomme-Sequedin
> port de Lille
> Min de Lomme
> ZAC de Carrefour Lomme
> ZAC d'Auchan Englos

Les liaisons en TC dans ces zones sont pourries . Y aller en bus depuis l'autre bout de la métropole relève de l'exploit ...

Pollution de l’air : l’Etat condamné à une astreinte de 10 millions d’euros par semestre pour son inaction

Trois ans après une première décision, la plus haute juridiction administrative constate que « le gouvernement n’a toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France ».

A peine nommés, le gouvernement Castex et sa nouvelle ministre de l’écologie, Barbara Pompili, sont sous pression sur le front de la pollution de l’air. Dans une décision historique en la matière rendue vendredi 10 juillet, le Conseil d’État enjoint à l’exécutif de prendre sans tarder toutes les mesures nécessaires pour réduire les niveaux de pollution sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre de retard. Il lui pose un ultimatum de six mois pour exécuter cette décision.

Le Conseil d’État précise que cette astreinte de 10 millions d’euros, correspondant à plus de 54 000 euros par jour, est « le montant le plus élevé qui ait jamais été imposé pour contraindre l’Etat à exécuter une décision prise par le juge administratif ». Il est justifié par « la gravité des conséquences en termes de santé publique » et « l’urgence qui en découle », précisent les magistrats dans leur arrêt. Selon les modes de calcul, on estime que la pollution de l’air est à l’origine, chaque année, en France de 48 000 à 67 000 décès prématurés.

Dans une première décision rendue en juillet 2017, la plus haute juridiction administrative avait déjà enjoint au gouvernement de mettre en œuvre des plans permettant de ramener – dans 13 zones du territoire et dans le délai le plus court possible – les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10) en dessous des valeurs limites (40 µg/m³ en moyenne annuelle) fixées par la directive européenne de 2008.
Huit agglomérations concernées

Trois ans plus tard, le Conseil d’Etat constate que « le gouvernement n’a toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France » où les valeurs limites restent dépassées. Il s’agit des agglomérations de Paris, Grenoble, Lyon, Marseille-Aix, Reims, Strasbourg et Toulouse pour le dioxyde d’azote, et de Paris et Fort-de-France pour les particules fines.

Pour la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie, soumise notamment à un important trafic de poids lourds avec le tunnel du Mont-Blanc, le Conseil d’Etat juge que le plan élaboré en 2019 comportait suffisamment de « mesures précises, détaillées et crédibles » pour assurer un respect des valeurs réglementaires d’ici à 2022. L’ancien ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, était pourtant allé, en septembre 2017, expliquer aux habitants en colère de la vallée qu’il n’y avait pas de « solution miracle » contre la pollution de l’air.

A l’exception de la vallée savoyarde, le Conseil d’Etat estime que pour les zones toujours concernées par des dépassements, les mesures présentées par le gouvernement ne permettront pas de se conformer aux normes européennes dans « le délai le plus court possible ». Ainsi, le nouveau plan de protection de l’atmosphère de l’Ile-de-France, « se borne à retenir l’année 2025 » comme objectif pour revenir en deçà des valeurs limites en NO2, gaz très toxique émis principalement par le trafic routier, et les PM10, émises également par les activités industrielles et agricoles ou par le chauffage en hiver.
« Tournant historique »

Les magistrats notent également que les « feuilles de route » transmises par le gouvernement à la Commission européenne en avril 2018 ne comportent « aucune estimation de l’amélioration de la qualité de l’air qui en est escompté, ni aucune précision concernant les délais prévus pour la réalisation de ces objectifs ». Des lacunes qui ont valu à la France une condamnation par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) en octobre 2019, après près de dix ans de mises en demeure et d’avertissements sans lendemain. Pour l’heure, la CJUE n’a pas encore prononcé de sanction financière.

De son côté, le Conseil d’Etat précise que le montant de 10 millions d’euros par semestre pourra être révisé à la hausse si la décision de 2017 n’a toujours pas été pleinement exécutée. Il pourrait être reversé aux associations à l’origine de la requête ainsi qu’aux organismes privés et publics œuvrant dans le domaine de la qualité de l’air. Les organismes chargés de la surveillance de la pollution atmosphérique, tel Airparif, avaient alerté le président de la République sur des difficultés financières liées à la crise due au Covid-19, à la baisse structurelle des ressources issues de la taxe sur les activités polluantes et à un désengagement de certaines collectivités locales.
« Les ZFE, le nerf de la guerre »

« Cette amende exemplaire vient enfin sanctionner dix ans d’inaction des gouvernements successifs. Elle marque un tournant historique dans la lutte contre la pollution de l’air », se félicite Louis Cofflard, l’avocat de l’association Les Amis de la Terre. A l’origine de la première requête devant le Conseil d’Etat ayant conduit à l’arrêt de 2017, l’association avait déposé un deuxième recours en octobre 2018 avec 77 autres requérants (Greenpeace, France Nature Environnement, Notre affaire à tous, Respire, mais aussi des médecins) afin de contraindre le gouvernement à exécuter la décision.

« Dans neuf zones en France, la pollution de l’air est trop élevée. Nous allons mettre fin à ces dépassements grâce à la création obligatoire d’ici à sixmois de zones à faibles émissions [ZFE] qui interdisent la circulation des véhicules les plus polluants », assure la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili. Juste avant de céder son portefeuille, Elisabeth Borne avait annoncé la création d’une dizaine de nouvelles ZFE d’ici à 2021. Mme Pompili va devoir accélérer le mouvement. Aujourd’hui, elles sont seulement opérationnelles à Paris – où tous les véhicules diesel et essence seront bannis, respectivement d’ici à 2024 et à 2030 – et dans une moindre mesure à Grenoble. « Les ZFE, c’est le nerf de la guerre, assure-t-on au ministère. Nous allons laisser le temps aux nouveaux exécutifs municipaux de s’installer et nous nous mobiliserons avec eux dès la rentrée pour sortir rapidement de ces situations de dépassements. »
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar tanaka59 » Ven 31 Juil 2020 15:01

Bonjour,

On parle de l'implantation de nouvelles ZFE :

https://www.lagazettedescommunes.com/686948/zones-a-faibles-emissions-une-dizaine-de-nouveaux-territoires-concernes-en-2021/?abo=1

Zones à faibles émissions : une dizaine de nouveaux territoires concernés en 2021

La ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé le 2 juillet lors du Conseil national de l'air que de nouvelles zones à faibles émissions seraient déployées dans une dizaine de territoires. Un décret est attendu pour en préciser le cadre.

C’est l’un des outils clés pour lutter contre la pollution de l’air en ville : les zones à faibles émissions. Actuellement, seuls cinq territoires en sont équipé : Paris, Strasbourg et une partie des territoires des métropoles du Grand Paris, de Grenoble et du Grand Lyon. Ce jeudi 2 juin, lors du Comité national de l’air, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, a annoncé la création d’une dizaine de nouvelles zones à faibles émissions ZFE d’ici 2021.
Des zones aux noms multiples

Cet outil a été créé par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015 sous le nom de zones d’actions prioritaires pour l’air, devenues des zones à circulation restreinte (ZCR) à travers un décret de 2016, puis des zones à faibles émissions avec la loi d’orientation sur les mobilités de 2019. Les ZFE peuvent être mises en places par les collectivités qui disposent de plans de protection de l’atmosphère (PPA) sur tout ou partie de leur territoire, en imposant des restrictions de circulation aux véhicules au regard de leur niveau de vignette Crit’Air.

Cette dizaine de nouveaux territoires sont ceux qui dépassent régulièrement les valeurs limites de qualité de l’air (particules fines et d’oxydes d’azote issus du trafic routier), comme le précise le projet de décret qu’Elisabeth Borne a présenté lors du Conseil national de l’air. Ce texte sera publié dans les prochains jours

Le déploiement de ces zones est l’un des outils que la France est tenue de déployer pour respecter les obligations européennes en matière de qualité de l’air (avec une échéance à 2023), dossier sur lequel l’État se fait régulièrement taper sur les doigts. « D’après l’Ademe, les ZFE permettraient de réduire significativement les concentrations de dioxyde d’azote et de particules PM10 (jusqu’à 12%) et des particules PM2.5 (jusqu’à 15%). La ZFE pourrait être bénéfique également sur la réduction des nuisances sonores, et des émissions de particules fines et de gaz à effet de serre en favorisant le développement des énergies renouvelables », indique le Cerema sur une page dédiée aux ZFE.

« Pour accompagner le renouvellement des véhicules les plus anciens dans ces territoires, la prime à la conversion dans les zones à faible émission peut, depuis le 1er juin 2020, être augmentée de 2000 euros abondés à 50 % par l’Etat », précise le ministère dans un communiqué.
19 territoires qui voulaient s’engager en 2018

En avril 2019, 19 collectivités territoriales affectés par des problèmes de qualité de l’air avaient pris l’engagement de déployer ou renforcer leur ZFE, à la suite de l’appel à projets lancé par le ministère de la Transition écologique et solidaire et l’Ademe. Un précédent appel à projets avait également retenu 15 territoires en octobre 2018.

Une aide de 2,8 M€ pour les AASQA

Lors du Conseil national de l’air, Elisabeth Borne a souligné l’importance du rôle joué par les associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air ( AASQA), dont on évoque régulièrement les difficultés de financement (par les collectivités et les entreprises). Ces associations locales réalisent une surveillance atmosphérique et s’appuient sur des outils numériques de plus en plus puissants pour modéliser ces effets, avec de plus en plus de fiabilité et de précision, estime Elisabeth Borne qui a annoncé son souhait de créer un nouvel indice ATMO au 1er janvier 2021. Ce dernier sera « davantage en adéquation avec l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique », a-t-elle déclaré. Et il est également prévu qu’une subvention exceptionnelle de 2,8 millions d’euros sera versé aux AASQA pour les soutenir.


Saint-Denis rejoint la ZFE du Grand Paris :

https://www.motomag.com/Saint-Denis-93-rejoint-la-ZFE-de-la-Metropole-du-grand-Paris.html

Saint-Denis (93) rejoint la ZFE de la Métropole du grand Paris

La ville de Saint-Denis (93), l’une des plus peuplées d’Île-de-France, vient d’annoncer rejoindre la ZFE (Zone à faibles émissions) métropolitaine. Conséquence directe : plus d’un véhicule sur 4 immatriculé sur cette commune populaire sera interdit de circulation à compter du 1er janvier 2021. La verbalisation arrivera dans un second temps.

eudi 23 juillet, lors de son premier conseil municipal, le nouveau maire (PS) de Saint-Denis (93) a marqué les esprits. Mathieu Hanotin a indiqué que sa ville rejoindrait la ZFE (Zone à faibles émissions) métropolitaine au 1er janvier 2021. À cette date, qui correspond également à la phase 2 d’exclusion des véhicules jugés les plus polluants de la ZFE, les Crit’Air 4, 5 et non classés seront donc priés de ne plus circuler en semaine de 8 h à 20 h à Saint-Denis mais également sur les 55 communes qui ont (à ce jour) adhéré au principe d’interdiction de circulation.

Déployée au 1er juillet 2019 par la Métropole du Grand Paris (MGP), la ZFE n’avait pas fait l’unanimité parmi les 79 communes comprises dans le périmètre de l’A86. Chaque maire conservant l’autorité sur son propre territoire, la ZFE métropolitaine ressemble, entre les pro (47 au lancement de la ZFE, 55 aujourd’hui) et les anti, à un patchwork.
Et si, comme nous le montre l’exemple de Saint-Denis, la part des opposants a tendance à diminuer, notamment à la faveur des changements de maires intervenus après les municipales, se déplacer dans la MGP avec un véhicule relativement ancien ressemble à un casse-tête. Ainsi, si vous roulez sur une moto antérieure au 1er juin 2000 (non classée Crit’air), vous aurez bien des détours à faire pour rallier, par exemple, Créteil à Levallois-Perret dans le respect des restrictions de circulation. Ce qui, du point de vue de l’optimisation environnementale de nos déplacements, n’est pas sans poser question...

Verbalisations à venir
La nouvelle municipalité de Saint-Denis, souhaite toutefois rassurer ses administrés en indiquant qu’il « n’y aura néanmoins aucune verbalisation avant la fin 2021 et l’entrée (...) dans la ZFE fera l’objet d’un accompagnement spécifique des habitant.e.s concerné.e.s. Cette mesure sera accompagnée d’une amélioration de l’offre d’alternatives à la voiture personnelle (vélo, transports en commun, co-voiturage, auto-partage) ». Et il va falloir mettre les bouchées doubles pour que la pilule passe auprès des propriétaires des 14 200 véhicules qui seront condamnés à l’immobilité dans un peu plus de 5 mois (soit 27% des immatriculations de véhicules particuliers à Saint-Denis selon nos confrères du Parisien). Sans compter tout ceux qui transitent par Saint-Denis en empruntant l’Autoroute A1, porte d’entrée Nord de la capitale.

Quid des plus fragiles ?
Une donnée qui n’avait pas échappé à Laurent Russier, l’ancien maire (PCF) de Saint-Denis qui, sans contester l’intérêt de la ZFE, redoutait cette écologie que les usagers peuvent percevoir comme « punitive » selon ses propres mots. L’homme avait fait part de son souhait d’accompagner « les plus fragiles », nombreux dans cette commune populaire. Et si des mesures d’accompagnement existent bel et bien, elles restent toujours insuffisantes pour les foyers les plus populaires. Sur cet aspect, Daniel Guiraud, vice-président (PS) de la métropole du Grand Paris et ancien maire des Lilas reconnaît que « les aides donnent des résultats mais ne résolvent pas le problème du reste à charge pour les familles très modestes ».

Des motards ? Quels motards ?
Quant aux motards qui roulent sur des machines antérieures au 1er juillet 2004, ils seront également priés de ne plus fouler le sol de Saint-Denis (et des autres communes adhérentes de la ZFE) à partir du 1er janvier 2021. La ville de Seine-Saint-Denis s’inscrit donc dans la droite ligne de la politique menée par Anne Hidalgo depuis juillet 2017 alors même que la très grande majorité des villes européennes refusent d’interdire le deux-roues en ville.
Sachez toutefois que si vous souhaitez être accompagné dans votre transition énergétique, vous pourrez, sous condition de ressources, bénéficier d’une aide maximale de 1 900 € pour l’achat d’un 2-roues électrique contre la mise à la casse de votre « 2-roues polluant » selon la terminologie officielle. En automobile, l’aide peut atteindre 19 000 €.
Tous les détails sont sur le site primealaconversion.gouv.fr
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar dark_green67 » Ven 31 Juil 2020 15:17

Des motards ? Quels motards ?

Si on veut être cohérent, pourquoi ne dit-on pas "motard.e.s", quand on prend la peine de dire "habitant.e.s concerné.e.s" ? Quelle discrimination !... :langue:
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar tanaka59 » Ven 31 Juil 2020 17:30

Re

Cette fois la ministre de l'environnement veut revoir les critères "crit'air" :

https://www.bfmtv.com/auto/les-vignettes-crit-air-remises-en-cause-par-barbara-pompili_AV-202007310137.html

Les vignettes Crit'Air remises en cause par Barbara Pompili

La ministre de la Transition écologique a estimé ne pas savoir si la vignette Crit'Air "est complètement adaptée à la réalité de nos besoins", évoquant une "bonne base" mais à "adapter".

Vers une réforme des certificats de qualité de l'air, plus connus sous le nom de vignette Crit'Air? Ce vendredi, alors que Paris et Lyon ont mis en place la circulation différenciée pour limiter les effets du pic de pollution, Barbara Pompili s'est interrogée sur la pertinence de ce système en vigueur depuis 2016.

"D'une manière générale, il faut qu'on réussisse à mieux anticiper (les pics de pollution) et peut-être à mieux critériser. Aujourd'hui, les vignettes Crit'Air, je ne sais pas si elles sont complètement adaptées à la réalité de nos besoins donc il faut peut-être qu'on les revoie", a expliqué la ministre de la Transition écologique à l'antenne de BFMTV.

Interrogée sur un possible durcissement du système Crit'Air, Barbara Pompili a indiqué qu'il s'agissait d'une "bone base" mais "qu'il faut les adapter".
Les limites du système Crit'Air

Mis en place lorsque Ségolène Royal était ministre de l'environnment de François Hollande, le système Crit'Air distingue les véhicules selon leur motorisation (essence, diesel et électrique) et leur ancienneté. Mais il pourrait intégrer d'autres critères, comme la puissance du moteur.

Actuellement, une supercar équipée d'un moteur essence surpuissant mais récent reçoit par exemple une vignette Crit'Air 1 et peut donc rouler lors des pics de pollution. Ce ne sera pas le cas pour un véhicule, même équipé d'un moteur essence bien moins puissant, mais immatriculé avant le 31 décembre 2005, qui reçoit lui une vignette Crit'Air 3. Deux exemples extrêmes qui permettent toutefois de mettre en lumière les limites du système Crit'Air.

Depuis 2016, pour faire face aux pics de polliton, la circulation différenciée (selon la vignette Crit'Air) a remplacé la circlation alternée, qui autorisait de son côté les véhicules à rouler selon leur numéro de plaque d'immatriculation, pair ou impair.


Questionne , avec le durcissement des règles de crit'air , pensez vous qu'on va vers des amendes avec retrait de point ??? :?
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar dark_green67 » Ven 31 Juil 2020 18:16

Ah ! L'administration réalise enfin que le système mis en place par Royal est absurde. Il était temps ! :roll:

Pour mémoire, on en avait parlé dès l'annonce du projet (voir pages 18-19).
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Re: Interdiction des centres-villes aux véhicules polluants

Messagepar fantransport » Sam 01 Aoû 2020 11:44

tanaka59 a écrit:Questionne , avec le durcissement des règles de crit'air , pensez vous qu'on va vers des amendes avec retrait de point ??? :?


A la lecture de l'article,
Interrogée sur un possible durcissement du système Crit'Air, Barbara Pompili a indiqué qu'il s'agissait d'une "bonne base" mais "qu'il faut les adapter".

Adapter veut pas forcément dire durcir.

Pour rappel,
En cas de non respect de la ZFE, l’amende est de 68 euros pour les véhicules utilitaires légers, 135 euros pour les poids lourds.

Le barème des retraits de points
https://www.securite-routiere.gouv.fr/le-permis-points/infractions-et-retrait-de-points/bareme-des-retraits-de-point
Sont concernées: l'alcoolémie ou l’usage de stupéfiants, le non-respect des limitations de vitesse, l'équipement et à la ceinture de sécurité, la circulation et aux règles de stationnement, les vitres du véhicule et les délits.

A part augmenter les amendes, ou mettre en place un contrôle d'accès (péage pour les véhicules non autorisés?), je vois pas un retrait de point mis en place pour cette infraction.
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