(Hulot - Borne) - Barbara Pompili - Jean-Baptiste Djebbari

Discussion sur les politiques des transports, l'intermodalité, ...

Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar guy21 » Sam 02 Déc 2017 16:17

Que l'Etat publie le résultat de l'expérimentation Cazeneuve avant de décider l'abaissement à 80 km/h!
Mais peut-être ceux-ci ne sont-ils pas probants, d'où cette attente?
En tout cas, je continuerai de circuler à 90 km/h sur des routes nationales et départementales dont le niveau de sécurité s'améliore graduellement (ce qui rend cette mesure paradoxale).
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar tanaka59 » Sam 02 Déc 2017 16:54

G.E. a écrit:La réduction de vitesse est un beau cadeau de Noël, merci ! :evil:

C'est à la fois une pénalisation des habitants des zones rurales et un moyen de ne rien changer à certains problèmes de fond. Notamment la moindre présence des forces de l'ordre sur les routes ces dernières années.


L'abaissement des limitations de vitesse de 90 à 80 voir 70 va engendrer plus de pollution en périphérie des agglos ... Eh bien oui les camions roulant à 60 ou 70 km/h vont fatalement rouler moins vite et avoir un couple/poids/vitesse/conso qui va favoriser les polluants ! :evil:

Et après on nous parle d'écologie :x
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar hh35 » Sam 02 Déc 2017 17:02

Bah, beaucoup d'entre nous ne roulaient déjà pas à 90, la vitesse de confort sur une route départementale large et peu sinueuse c'est plutôt autour de 100/110. Le résultat final de cette décision sera finalement d'augmenter en € les amendes des rares "contrevenants" qui se feront attraper.
En revanche, le véritable corollaire insidieux de cette mesure, je le crains, sera l'augmentation de la taille et du nombre de "grappes" de véhicules circulant à 80 (voire 70...) tous collés les uns ou autres et l’œil rivé sur le compteur. Magnifique pour la sécurité.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar mauzemontole » Sam 02 Déc 2017 17:42

hh35 a écrit:En revanche, le véritable corollaire insidieux de cette mesure, je le crains, sera l'augmentation de la taille et du nombre de "grappes" de véhicules circulant à 80 (voire 70...) tous collés les uns ou autres et l’œil rivé sur le compteur. Magnifique pour la sécurité.

Ces grappes à 80 existent déjà, ce qui occasionne de jolis foutoirs sur les créneaux à trois voies, surtout que la personne à 80 retrouve miraculeusement le 90 à ce moment là, et ils sont nombreux (et j'avoue ne pas comprendre leur objectif, si ce n'est emm***** les gens derrière)
Il y a fort à parier que ceux roulant actuellement à 80 se mettent au 70 lors du passage à 80. Et ceux actuellement à 70 fasse tomber le 60.

Il y a une peur irrationnelle du radar chez certaines personnes.

Autre effet pervers du 80, si l'on s'en tient au code de la route, ben on ne pourra doubler que ceux qui roulent à 70 sans se mettre hors la loi. On dira ce qu'on voudra, mais notre cher code de la route est globalement inapplicable en ce qui concerne les dépassements. Sauf à créer ces fameuses grappes de véhicules, agaçantes quand on est dedans, gênantes de nuit quand on vient d'en face et qu'on s'en prend une série de phares dans la figure.

eomer a écrit:Je crois que cette mesure incitera surtout les automobilistes à emprunter les autoroutes

A condition d'avoir cette alternative autoroutière, ce qui n'est pas le cas partout
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar eomer » Sam 02 Déc 2017 18:32

mauzemontole a écrit:A condition d'avoir cette alternative autoroutière, ce qui n'est pas le cas partout

Exact.
Mais je préfère me battre pour obtenir une généralisation des routes 2x2 voies que contre l'abaissement de vitesse à 80 km/h
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar mauzemontole » Sam 02 Déc 2017 19:09

Anne Lavaud a dit :
Les chiffres du ministère de l'Intérieur nous indiquent que sur le réseau dont la vitesse est limitée à 90 km/h, la vitesse moyenne des automobilistes s'établit aujourd'hui à 82 km/h. Ce qui signifie que les conducteurs limitent déjà d'eux-mêmes leur vitesse, en fonction de l'état des routes notamment.

https://www.francetvinfo.fr/societe/sec ... or=CS1-747

Je prends les paris, quand on aura le 80 ça descendra en dessous du 80 la vitesse moyenne. J'ai jamais vu une vitesse moyenne plus élevée que la limite.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar G.E. » Dim 03 Déc 2017 12:55

mauzemontole a écrit:Anne Lavaud a dit :
Les chiffres du ministère de l'Intérieur nous indiquent que sur le réseau dont la vitesse est limitée à 90 km/h, la vitesse moyenne des automobilistes s'établit aujourd'hui à 82 km/h. Ce qui signifie que les conducteurs limitent déjà d'eux-mêmes leur vitesse, en fonction de l'état des routes notamment.

https://www.francetvinfo.fr/societe/sec ... or=CS1-747


Et donc l'argument est en faveur d'un statu-quo...

mauzemontole a écrit:Je prends les paris, quand on aura le 80 ça descendra en dessous du 80 la vitesse moyenne. J'ai jamais vu une vitesse moyenne plus élevée que la limite.


Forcément puisque l'on va pénaliser les axes les plus roulants. Quant à l'argument de la lisibilité, il ne tient pas. On a un système hiérarchisé depuis les années 1970 avec des nombres impairs : 130, 110, 90, 70, 50, 30. Passer à un système pair sur un maillon (80) va à l’encontre de la lisibilité. A moins qu'ensuite toute la chaîne descende de 10 km/h ? Ce ne sera pas bien difficile en ayant attaqué la plupart du réseau.

Le plus intelligent est de conserver le système actuel de vitesse, de continuer à signaler correctement les axes dangereux, d'ajouter des crédits pour réellement traiter les points noirs (en cessant d'être hypocrite !) et surtout de remettre les gendarmes et policiers sur les routes. Les radars autos ont été le prétexte à les enlever des routes.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar kaiservinz » Lun 04 Déc 2017 10:44

hh35 a écrit:Bah, beaucoup d'entre nous ne roulaient déjà pas à 90, la vitesse de confort sur une route départementale large et peu sinueuse c'est plutôt autour de 100/110. Le résultat final de cette décision sera finalement d'augmenter en € les amendes des rares "contrevenants" qui se feront attraper.


Moi aussi j'ai envie de dire que je vais continuer à rouler à 95km/h et que j'emm*** nos dirigeants. Le problème, c'est qu'avec la généralisation des voitures / radar privées, les amendes seront de moins en moins rares. :x
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar Alexandre » Mer 13 Déc 2017 09:23

Intéressant et pragmatique...
La Croix a écrit:Élisabeth Borne : « Un plan sur dix ans pour achever le désenclavement de la France »

ENTRETIEN EXCLUSIF - À l’occasion de la clôture des Assises de la mobilité ce mercredi 13 décembre, la ministre des transports dévoile à « La Croix » les priorités de la future loi d’orientation des mobilités. Elisabeth Borne annonce notamment un plan de désenclavement routier sur 10 ans, la création d’autorités organisatrices de transport sur tous les territoires et une priorité aux nœuds ferroviaires autour des métropoles.

La Croix : Pourquoi fallait-il organiser ces Assises de la mobilité ?


Élisabeth Borne : Tout simplement parce qu’il y a 35 ans que l’on n’avait pas vraiment réfléchi à ce que devait être une politique de mobilité des Français. L’État s’est trop enfermé dans un rôle de bâtisseur d’infrastructures, lié sans doute à l’héritage du ministère de l’équipement. Les transports étant surtout une compétence décentralisée, les pouvoirs publics se sont peut-être éloignés de ce qu’est la mobilité du quotidien. Alors qu’il lui faut créer le cadre dans lequel chacun se verra offrir des solutions.

Il fallait donc réunir les élus, les acteurs du secteur qu’ils soient traditionnels ou issus de startups, et surtout les citoyens pour qu’ils nous fassent remonter leur quotidien, leurs besoins, leurs propositions et leurs revendications. Nous avions prévu une quinzaine de réunions publiques, il y en a eu une soixantaine à travers la France, des métropoles aux territoires ruraux, dont beaucoup issues d’initiatives de parlementaires et d’élus locaux. Les centaines de personnes consultées à travers les groupes de travail, les plus de 25 000 avis reçus sur notre plate-forme Internet… tout cela nous a permis de faire un diagnostic implacable de la situation du transport en France.

Implacable ?

E. B. : Oui. On est face à une France à deux vitesses où les sujets de mobilité sont souvent vécus comme une injustice entre les citoyens et entre les territoires. Il faut se rendre compte des difficultés que vivent dans leurs transports au quotidien les habitants d’Aurillac, ceux du sud de la Charente ou encore les Toulousains… Il y a une véritable urgence à répondre à ces réalités en ayant en tête que la mobilité physique est la condition nécessaire à la mobilité professionnelle et la mobilité sociale. Il faut rappeler qu’un Français sur quatre a déjà refusé un emploi ou une formation car il ne pouvait pas s’y rendre. C’est pour moi insupportable.

Ces assises vont donc nourrir le projet de loi d’orientation des mobilités dont le gouvernement présentera les mesures en février 2018. Je lui fixe un objectif principal : redonner ses chances à chaque territoire et à chaque citoyen.

Quelles seront les grandes lignes de ce projet ?

E. B. : D’abord un plan sur dix ans pour achever le désenclavement de la France, grâce à une remise à niveau du réseau routier national. À Aurillac, par exemple, les gens ne demandent pas une autoroute, ni même une route à deux fois deux voies. Ils veulent simplement ne plus mettre une heure et demie pour rejoindre l’autoroute. Ils attendent des contournements de bourgs et villages et le traitement des points noirs en termes de sécurité. Cela représente une centaine d’opérations essentielles, trop longtemps repoussées de contrats de plan en contrats de plan.

C’est ça la réalité d’une partie de nos territoires qui se sentent déclassés, à qui on n’a pas apporté de réponses et qui voient partir les entreprises et les emplois. Ce sont souvent d’ailleurs les mêmes dont les infrastructures routières et ferroviaires ne sont pas au niveau.

Combien cela coûtera-t-il ?

E. B. : Nous sommes en train de faire les chiffrages mais cela n’a rien à voir avec les milliards d’euros dépensés pour les lignes à grande vitesse ferroviaires. Bien entendu, nous aurons aussi besoin de ressources supplémentaires. Sans refaire l’écotaxe, faire contribuer les poids lourds, notamment ceux qui sont en transit en France, est clairement une piste de réflexion, mais cela doit se faire en concertation avec les entreprises pour savoir comment elles peuvent répercuter les frais sur les chargeurs.

Quels sont les autres points de la loi ?

E. B. : Aujourd’hui, il existe des autorités organisatrices de la mobilité uniquement dans les grandes villes. Mais pas dans près de 80 % du territoire où personne n’est responsable de proposer des services de transport aux habitants. Ce sont de véritables zones blanches de la mobilité. Les citoyens qui n’y ont pas accès à une voiture, jeunes, personnes âgées ou modestes, sont comme assignées à résidence.

Dans la loi que je porterai, il y aura l’objectif que 100 % du territoire soit couvert par une autorité organisatrice. Le dispositif doit être défini avec les communautés de communes et les régions, qui sont spontanément compétentes sur ce sujet. Mettre en place un plan de covoiturage ou disposer d’une offre de transport à la demande ne supposent pas beaucoup d’investissement mais des ressources d’ingénierie dont les petites communes ne disposent pas toujours.

Quelle place aura le ferroviaire dans votre loi ?

E. B. : C’est la troisième priorité. Elle concerne nos grandes métropoles où le ferroviaire doit jouer davantage son rôle pour faire voyager de très nombreux usagers. En Île de France, on peut parfois s’agacer d’un RER qui ne fonctionne pas aussi bien qu’on le souhaiterait, mais dans les métropoles en province, le ferroviaire, n’a pas du tout été mis à niveau pour avoir des dessertes fréquentes et cadencées.

On a des phénomènes de congestion qui ne cessent de se développer aux abords des métropoles où il n’y a pas eu de vraie modernisation depuis des décennies. C’est là où il faudra mettre l’accent. On ne parle pas là de nouvelles grandes infrastructures. Entre la modernisation des systèmes d’exploitation ou de signalisation et la création d’une nouvelle voie, il y a, financièrement parlant, un rapport d’un à dix.

On ne parle plus donc de grands projets d’infrastructure ?

E. B. : Ce sera aussi un volet de la loi : pour la première fois, le parlement votera une programmation des grands projets. Ce sera la façon la plus démocratique et transparente. Nous nous appuierons sur les travaux encore en cours du Conseil dirigé par Philippe Duron.

Mais encore une fois, les citoyens ne nous demandent pas en priorité des TGV ou des autoroutes, mais des solutions pragmatiques pour leurs trajets de tous les jours. Il faut changer de point de vue et raisonner à partir de l’usager et non plus des infrastructures. On a trop longtemps fait des promesses de lignes nouvelles à tout le monde. Il y a même pour 36 milliards d’euros de promesses et chacun considère que sa ligne est prioritaire. Il est temps de faire des priorités, c’est le Parlement qui aura le dernier mot.

Et justement, qu’en est-il du TGV ?

E. B. : Il faut repenser son modèle économique alors que 70 % des dessertes sont déficitaires. Je suis très attachée à un TGV accessible à tous car c’est sa vocation. Mais on ne peut pas à la fois vouloir des TGV qui vont partout et tout le temps, des petits prix et laisser croire que l’augmentation des péages réglera les problèmes… En même temps, il ne s’agit pas de revenir en arrière en supprimant la desserte de villes moyennes car les collectivités locales ont souvent cofinancé les lignes en échange de cette promesse.

Le gouvernement a confié une mission à Jean Cyril Spinetta pour nous aider doter l’État d’une véritable stratégie du ferroviaire, à préparer l’ouverture à la concurrence… Et tout cela dans un contexte où la dette de SNCF Réseau atteindra 50 milliards d’euros l’année prochaine. Ces questions seront aussi traitées par la loi.

Covoiturage, auto-stop organisé, autopartage, autocars ou encore flottes de vélo : l’apparition de nouvelles formes de mobilités révolutionne les transports. Quelles places auront-elles dans la loi ?


E. B. : Une place centrale car cette révolution justifiait aussi ces Assises. La loi doit aider ces nouvelles mobilités à se développer, car leur intégration dans les offres globales de transport est sans doute l’une des clés pour offrir une réponse à chacun.

Il faut pour cela, comme en Finlande, que les données des entreprises de transport public et celles des entreprises privées, souvent à l’initiative de ces nouvelles offres, soient ouvertes à tous. On peut imaginer que le transport public structurant puisse s’appuyer sur le privé pour des dessertes de plus en plus fines.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar G.E. » Mer 13 Déc 2017 09:49

C'est pragmatique mais assez flou.

OK pour Aurillac car il y a un problème de désenclavement. L’État n'honore pas son engagement de financer le pseudo-contournement Sud d'Aurillac et le CD15 enchaîne les ruineux PPP pour dévier Saint-Flour et corriger des virages.

A Marseille, il y a un besoin criant d'un RER. Le gros morceau sera de construire une nouvelle gare à Saint-Charles pour enlever la saturation ferroviaire...

Toulouse cumule les besoins d'investissements : 3ème ligne de métro, grande rocade, saturation ferroviaire. Idem à Lyon.

On pourrait rajouter d'autres problématiques qui nécessitent des autoroutes (terme honni on ne sait pourquoi) : désenclavement de Saint-Etienne, sillon lorrain, desserte des Alpes du Sud. La pragmatisme c'est aussi reconnaître le besoin d'axes routiers structurants et performants.

Enfin, il y a le coût de projets pharaoniques comme le Grand Paris et les JO de Paris qui vont continuer à obérer le maigre budget des transports alloués au reste du territoire.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar dark_green67 » Mer 13 Déc 2017 09:59

Tiens, au fait, à propos de la transition énergétique, dans la série "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" :

http://www.batiactu.com/edito/saint-pierre-et-miquelon-abandonne-l-eolien-37138.php
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar mauzemontole » Mer 13 Déc 2017 10:17

Y a quand même une grosse incohérence de Mme Borne au sujet d'Aurillac.
Aurillac / Brive (pour l'A20) c'est 1h35, Aurillac / Saint Flour (pour l'A75) c'est 1h15, je peine à croire qu'on puisse les ramener à l'heure de l'autoroute avec juste des contournements et des corrections de tracés. Surtout avec le futur abaissement de la vitesse à 80.

Est-ce qu'on ne pourrait pas inventer un type de route style La Sévrienne en version ++. Je m'explique, nombreux créneaux de dépassement comme sur Thouars / Niort avec en plus, muret central permettant de porter la vitesse à 100 ?.
Après ce n'est qu'une supposition.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar dark_green67 » Mer 13 Déc 2017 10:48

Effectivement, si on ne veut pas mettre une heure et demie pour rejoindre l'autoroute (je suppose qu'elle parle de l'A75 au Nord de Saint-Flour), il y a du boulot et quelques beaux chantiers en perspective...

Il faut déjà construire le contournement Nord de Saint-Flour et dévier tous les "bourgs et villages", parmi lesquels Murat et Vic-sur-Cère, sans multiplier les ronds-points. Je serais curieux de voir ce qu'elle va proposer concrètement et à quelle échéance.

D'un autre côté, si le projet de désenclavement du Cantal ne progressait pas quand il y a un cantalien au ministère de la cohésion des Territoires...
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar greg59 » Mer 13 Déc 2017 11:11

Personnellement, il faut pouvoir faire un plan d'ensemble et par type de besoin :

Transport urbain et interurbains :
- Métropoles : Avoir des recettes financières propres comme la SGP pour financer des projets de transports lourds, type tram, métro, et RER
- Communauté Urbaine et Agglo : Avoir une aide de l'Etat pour financer un réseau de BHNS (de simple couloir aux points noirs de bus à un site propre intégrale selon les besoins) et ou de tramway (hauteur de 30 à 40%)
- Ruralité : Avoir un politique d'aide au développement des transports collectifs, via une aide financière et une recette fiscale pour ces collectivités, ou bien financer par la région (TER, lignes interurbaines cadencées, etc...)

Pour le ferroviaire :
- Aider les régions à financer les points noirs du réseau ferroviaire (noeud, quai nouveaux, etc...), via un fond d'aide de 30%
- Faire des LN dans les parties qui ont le plus besoin (LNPN et LNPACA notamment)
- Finir le TGV (dernière LGV à faire Bordeaux - Toulouse / Dax)
- RVB des lignes existantes, par l'Etat sur les lignes nationale

Routier :
- Moderniser le réseau départemental, déviation des bourgs, sécurisation des axes routiers, possibilité de créer sur une distance courte des créneaux de dépassement, etc...
- Finir les rocades autour des villes moyennes et métropoles, et imposer le flux de transit par ces rocades

Aérien :
- Un aéroport par région, desservis par les TC et le réseau TER de la région

Voilà mon point de vue :wink:
Modifié en dernier par greg59 le Mer 13 Déc 2017 11:57, modifié 1 fois.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar mauzemontole » Mer 13 Déc 2017 11:21

Dans ton volet ferroviaire je trouve qu'il manque quelque chose pour les lignes classiques d'intérêt national notamment Paris Limoges et Paris Clermont, qui se dégradent d'années en années. A mon sens, c'est pas censé être du ressort des régions.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar greg59 » Mer 13 Déc 2017 11:57

Exact, oubli de ma part sur le RVB du réseau ferroviaire pour modernisation des voies :wink:
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar eomer » Mer 13 Déc 2017 20:43

mauzemontole a écrit:Aurillac / Brive (pour l'A20) c'est 1h35, Aurillac / Saint Flour (pour l'A75) c'est 1h15, je peine à croire qu'on puisse les ramener à l'heure de l'autoroute avec juste des contournements et des corrections de tracés. Surtout avec le futur abaissement de la vitesse à 80.

Est-ce qu'on ne pourrait pas inventer un type de route style La Sévrienne en version ++. Je m'explique, nombreux créneaux de dépassement comme sur Thouars / Niort avec en plus, muret central permettant de porter la vitesse à 100 ?.
Après ce n'est qu'une supposition.


Idealement, il faudrait passer la RN122 en 2x2 voies de Massiac à Figeac puis faire de même avec les D120, D1120 et D921 de Aurillac à Brive.
Descendre à St Flour...bof. Aurillac est très enclavée. Quant a l'abaissement à 80 km/h, ca ne changera pas grand chose sur un parcours Massiac-Aurillac.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar mauzemontole » Jeu 14 Déc 2017 07:06

Je parlais de Saint Flour pour l'accès à l'A75.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar G.E. » Jeu 14 Déc 2017 16:09

eomer a écrit:Quant a l'abaissement à 80 km/h, ca ne changera pas grand chose sur un parcours Massiac-Aurillac.


Cela enclavera un peu plus le secteur en dégradant les conditions de circulation sur les zones les plus roulantes... :(

Or, les minutes à gagner avec de nouvelles infras se paient cher dans le secteur compte-tenu du relief.
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Re: Nicolas Hulot et Élisabeth Borne

Messagepar road66 » Jeu 14 Déc 2017 22:59

Bsr

J'ai la vague impression que tout cela risque de déboucher sur un plan fumeux pavé de bonnes intentions écologico-sociétales et soumis comme tout le reste à la contrainte budgétaire !!
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