[ N21 ] Tarbes - Lourdes - Argelès

Re: [ N21 ] Tarbes - Lourdes - Argelès

Messagepar colvert » Jeu 21 Fév 2019 19:21

Un court résumé de ce qui s'est dit lors de la réunion publique de présentation des prospections géologiques à mener pour déterminer l'importance du problème amiante de la déviation d'Adé. Il n'est pas certain que ce qui sera trouvé permettra de réduire le cout du projet qui a déjà explosé avec les zones humides à passer en viaduc,..., l'aléa amiante est pour l'instant provisionné pour 3M€. L’inconvénient de ces aléas c'est que plus on prospecte et plus on règle les ennuis et plus le cout s’élève et donc plus la rentabilité socio-économique chute avec comme conséquence de repousser la réalisation loin dans le temps.
https://www.ladepeche.fr/2019/02/21/dev ... 028186.php
Déviation d'Adé sur la RN 21 : l'amiante inquiète les riverains
La salle des fêtes d'Adé était remplie pour assister à la réunion publique.
Publié le 21/02/2019 à 03:58 , mis à jour à 08:17
Environnement, Adé
Mardi soir, dans le cadre du projet d'aménagement de la déviation d'Adé, une réunion publique a présenté les reconnaissances géologiques qui vont être menées pour déterminer ou non la présence d'amiante dans un éperon rocheux.
«C'est un événement inédit.» Cyril Portalez, directeur adjoint de la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), maître d'ouvrage de l'aménagement de la RN21, reconnaît que la présence d'amiante environnemental révélée par des études géologiques, en 2014, a bouleversé le projet du contournement d'Adé, entre Tarbes et Lourdes. Ce projet de longue date, qui a fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique en 2002, est désormais suspendu au franchissement de l'éperon rocheux de Cambidos, au-dessus d'Adé. C'est pourquoi les services de l'état ont organisé une réunion à la salle des fêtes d'Adé pour présenter les investigations qu'ils vont mener dans les prochains mois «pour localiser les zones de l'éperon rocheux susceptibles de contenir de l'amiante environnemental. Pour l'instant, nous n'en sommes qu'au stade de la suspicion». Dans un premier temps, dès mars prochain, il est prévu de réaliser un état de l'air ambiant et intérieur avec l'installation de capteurs sur l'éperon rocheux, près de la voie ferrée et à l'intérieur des habitations les plus proches de l'éperon. En avril, une vingtaine de prélèvements manuels seront réalisés dans les couches superficielles de l'éperon rocheux. Enfin, de juin à septembre, dix carottages de 30 m de profondeur et de 10 cm de diamètre permettront de sonder les différentes couches géologiques de la roche. Par précaution, les prélèvements manuels seront réalisés en arrosant la roche pour rabattre les poussières. Si le risque de pollution de la nappe phréatique est écarté par le géologue expert de la Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), les effets négatifs pour les habitants à proximité ne sont pas exclus par l'ARS (Agence régionale de la santé). Par ailleurs, d'aucuns disent que cette nouvelle péripétie risque d'enterrer définitivement le projet. Mais le secrétaire général de la préfecture Samuel Bouju a réaffirmé «la volonté forte de l'état» de le faire aboutir, tout en assurant qu'il «est hors de question d'exposer la population à des risques». Ce surcoût va-il amputer l'enveloppe globale des travaux ? «L'étude a été chiffrée à 72.000 € avec un aléa amiantage évalué à 3 M€, a précisé Cyril Portalez. Une fois l'obstacle levé, nous rediscuterons du financement avec les partenaires financiers», dont le conseil départemental qui participe à hauteur de 27,5 %, comme la région Occitanie, le reste (45 %) étant financé par l'état pour un montant total des travaux estimé à 70 M€. Mais le caractère inédit de la présence d'amiante naturel incite les services de l'état à la plus grande prudence. Alors que pour certains riverains le projet ne va pas assez vite – «heureusement que nous avons eu notre président qui a remis le sujet sur les rails lors du Tour de France» – d'autres, comme une mère de famille, s'inquiètent davantage de la pollution du trafic automobile que de l'amiante naturel. Pour les responsables de la Dreal, le risque est le même que pour tous les axes à forte circulation. Difficile aussi pour eux de donner un calendrier de début et de fin des travaux de la déviation, sachant que «l'incertitude budgétaire est trop forte».
colvert
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