[ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar basco - landais » Sam 22 Déc 2018 08:51

Il semblerait qu'une "course" soit engagée entre constructeurs et détracteurs, un peu comme lors de la construction du pont de l'ile de Ré il y a quelques décennies avec le résultat qu'on connait
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Mer 26 Déc 2018 13:55

La presse donne aussi la parole aux pro-déviation.
https://www.sudouest.fr/2018/12/26/devi ... 2-2147.php
Déviation de Beynac (24) : 59 élus en soutien à la poursuite du chantier
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 26/12/2018 à 12h06 par Anne-Marie Siméon.
59 élus de Dordogne, dont ceux de la majorité de gauche du Département et de la Région, mais aussi des maires de droite, ont signé un communiqué expliquant "pourquoi il faut terminer le chantier de Beynac". Ce texte a été diffusé le jour de Noël. Explications.
"Pourquoi il faut terminer le chantier de Beynac": tel est le titre du communiqué de presse transmis par le Département de la Dordogne mardi 25 décembre peu avant 18 heures. Il est signé par 59 élus périgourdins, dont 38 issus de la majorité de gauche du Département. On trouve aussi des élus régionaux, eux aussi de gauche, mais également de nombreux présidents et vice-présidents de Communautés de communes et les deux présidents des agglomérations de Périgueux et Bergerac. Ont également signé les maires de Périgueux, Antoine Audi, et de Bergerac, Daniel Garrigue. Bref, si beaucoup sont proches de Germinal Peiro, d’autres ne peuvent être soupçonnés d’allégeance au président socialiste du Conseil départemental.
Le texte reprend toutefois l’essentiel des arguments, économiques, environnementaux et juridiques développés jeudi 20 décembre par Germinal Peiro, en réaction aux conclusions, défavorables au projet de contournement, rendues par la rapporteur publique du Conseil d’État. Celle-ci a en effet demandé la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 janvier autorisant les travaux, et par voie de conséquence celle du chantier lui-même. Le Conseil d’État, qui suit dans 70 % des cas l’avis de ses rapporteurs publics, devrait rendre sa décision dès ce vendredi 28 décembre.
Insécurité juridique
Le communiqué précise que "stopper les travaux du contournement de Beynac, ce serait faire définitivement une croix sur les contournements de Périgueux, Sarlat, Bourdeilles, Ribérac et sur bien d’autres aménagements routiers, comme par exemple le tronçon Lalinde-Bergerac…"
Joint par téléphone, Germinal Peiro explique : "Il ne s’agit pas, bien évidemment, de chantage. Mais tous les élus sont inquiets du caractère mortifère qu’aurait une décision négative et ils veulent alerter l’opinion.
Car cela signifierait qu’on peut obtenir toutes les autorisations pour un projet d’aménagement, lancer les travaux, engager la moitié des investissements prévus, sans avoir la garantie de pouvoir mener l’opération jusqu’au bout."
Une insécurité juridique qui traduit, selon Germinal Peiro, "la fracture territoriale, le mépris du monde rural auquel on dit qu’il n’a pas besoin d’aménagements et que l’habitat des libellules, brochets et chauves-souris est plus important que la vie quotidienne des habitants".
Interrogé sur la date de publication de ce communiqué, susceptible de traduire une certaine panique à l’approche de la décision du Conseil d’État, Germinal Peiro dément : "C’est pour des raisons purement pratiques. On aurait pu diffuser ce communiqué de presse dès lundi 24 décembre, mais à la veille de Noël, on ne l’a pas trouvé opportun".
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 29 Déc 2018 14:57

Conseil d’État : Suspension du projet en référé pour atteinte aux espèces (le CNPN aurait été trop cool?). Les associations crient victoire mais il reste attendre plusieurs mois pour le jugement sur le fond. Il reste aussi possible de redemander un nouvel arrêté de dérogation pour les espèces.
En qui concerne la remise en état du site à l'origine c'est impossible vu les "destructions réalisées" et le cout en sera extrêmement élevés. Attendons-nous aussi à des réclamations indemnitaires conséquentes de la part des entreprises.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... d-etat.php
Dordogne : les travaux du contournement de Beynac suspendus par le Conseil d'État
Par Journaliste Figaro Yohan Blavignat Journaliste Figaro AFP agence Publié le 28/12/2018 à 18:57

Dans l'un des plus beaux villages de France, un projet routier fait polémique depuis plusieurs années. La plus haute juridiction administrative a jugé que les travaux, lancés en février, conduisent à «la destruction de l'habitat d'espèces protégées».
Une route de la colère au cœur du Périgord noir. Alors qu'élus et administrés s'opposent depuis plusieurs années sur un projet de contournement routier de la cité médiévale de Beynac-et-Cazenac (Dordogne), le Conseil d'État a ordonné, ce vendredi, la suspension des travaux lancés en février dernier, selon l'ordonnance consultée par Le Figaro. Les opposants, notamment d'anciens militants de Notre-Dame-des-Landes qui jugent que ce projet risque de «défigurer la vallée de la Dordogne», se sont félicités de cette décision.

Selon la plus haute juridiction administrative, l'arrêté préfectoral contesté par trois associations (Sauvons la vallée de la Dordogne, Sepanso Dordogne et La Demeure historique) avait «pour effet d'autoriser des travaux conduisant à la destruction de l'habitat d'espèces protégées et entraînant des conséquences irréversibles pour les individus de ces espèces». La semaine dernière, le rapporteur public du Conseil d'État avait recommandé cette suspension.

Le projet, porté par le président du conseil Départemental de la Dordogne Germinal Peiro (PS), consiste en la construction d'une déviation routière de 3,2 km, de deux ponts et d'un pont-rail pour un coût de plus de 30 millions d'euros. L'élu assure que le «contournement de Beynac» est censé résorber les bouchons qui paralysent, pendant la saison estivale, le centre-ville de cette petite commune nichée au cœur d'une des vallées les plus touristiques du Périgord, classée réserve de biosphère par l'Unesco. Dans son arrêt, le Conseil d'État relève que le «bénéfice attendu de cette déviation apparaît limité» eu égard aux travaux d'élargissement des voies déjà réalisés dans la commune et au fait que le trafic estival est essentiellement dû à l'importante fréquentation touristique.
Stéphane Bern salue une «belle victoire»

L'animateur Stéphane Bern a salué, ce vendredi, «une belle victoire des défenseurs de l'environnement», et a accusé le président du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro, de s'être comporté en «potentat». «Les gens ont eu raison de se révolter» contre ce projet, a déclaré Stéphane Bern, rappelant qu'une écrasante majorité des habitants de la région y étaient hostiles. «C'est une belle victoire des défenseurs de l'environnement et aussi des amoureux de la Dordogne», a salué celui que le président Emmanuel Macron a chargé d'une mission pour la sauvegarde du patrimoine.

Il a vivement critiqué de nouveau l'attitude de Germinal Peiro: «Ce qui est terrifiant, c'est qu'il a continué à bétonner» entre la recommandation de suspension du rapporteur public et l'arrêt du Conseil d'État. «Il s'est discrédité», a-t-il fustigé, l'accusant de s'être comporté en «potentat local qui a fait pression sur les élus locaux». «J'espère qu'on va détricoter tout ce massacre», a-t-il dit.

Le projet cristallise depuis des années l'opposition des défenseurs de l'environnement comme ceux du patrimoine. Dans une première réaction, le collectif «Sauvons la vallée de la Dordogne» s'est déclaré «ravi». Cette décision «est une très bonne nouvelle pour la suite», quand le litige devra être tranché au fond par le tribunal administratif. «Cela va être très compliqué de tenir un argumentaire différent du Conseil d'État», a indiqué Timothée Gaget, en charge de la communication du collectif.

https://www.sudouest.fr/2018/12/28/vide ... 2-2147.php
Déviation de Beynac (24) : ce qui motive la décision du Conseil d’État
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 28/12/2018 à 19h06. Mis à jour le 29/12/2018 par Anne-Marie Siméon.
Le chantier est suspendu depuis ce vendredi après-midi Gilles Ray
Le jugement suspendant l’arrêté préfectoral autorisant les travaux du contournement de Beynac et, par voie de conséquence le chantier, s’appuie sur plusieurs arguments. Le point.

Le Conseil d’État, qui a rendu ce vendredi 28 décembre un arrêt suspendant les travaux de la déviation de Beynac (Dordogne) motive sa décision en 13 points, appelés "considérants" en droit administratif. Voici les plus importants :

1– L’enjeu environnemental
Le Conseil d’État rappelle que "la liste des espèces protégées affectées par le projet comporte quatre espèces de mammifères semi-aquatiques et terrestres, 19 espèces de chiroptères (chauves-souris), 92 espèces d’oiseaux, neuf espèces de reptiles et amphibiens, quatre espèces d’insectes et une espèce de poisson". Il note aussi que le projet "se situe dans des zones faisant en outre l’objet d’un classement en zone Natura 2000" et aussi d’un arrêté préfectoral de 1991 protégeant "le biotope du saumon", de deux espèces d’aloses et de deux autres de lamproie.
L’autorisation dérogatoire de porter atteinte à ces espèces ou à leur habitat ne se justifie que si le projet "répond à une raison impérative d’intérêt public majeur" et s’ "il n’existe pas d’autre solution satisfaisante".

2– L’intérêt public majeur ? "Un doute sérieux"
Le Conseil d’État estime que "le bénéfice attendu de cette déviation apparaît limité". D’abord parce que "l’accroissement de la circulation automobile à Beynac pendant la saison estivale est essentiellement dû au nombre important de touristes qui se rendent dans cette commune pour la visiter". Ensuite, parce que "les travaux déjà réalisés par la commune ont permis de réduire l’encombrement de la route qui la traverse grâce à un élargissement de la voie" et " la mise en place d’un contournement pour les piétons". Bref, pour les magistrats parisiens "le doute est sérieux" quant à l’existence d’une "raison d’intérêt public majeur" et le juge bordelais des référés aurait dû le prendre en compte.

3– Et maintenant ?
Le Conseil d’État a statué en référé, c’est-à-dire dans l’urgence. Germinal Peiro affirme que l’affaire doit être maintenant examinée au fond par le tribunal administratif de Bordeaux. Pour les opposants, "c’est terminé, le tribunal administratif devant se contenter d’annuler l’arrêté préfectoral qui vient d’être suspendu". Quoi qu’il en soit, on voit mal cette instance ne pas suivre les arguments de la juridiction supérieure. Quand statuera-t-il ? Dans plusieurs mois…
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar jerem17 » Jeu 10 Jan 2019 22:31

On a parlé de la déviation de Beynac à la télévision nationale, dans le journal de 20h de France2 plus précisément.
franceinfo: Dordogne... et au milieu coule le béton
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar basco - landais » Ven 11 Jan 2019 09:40

Et dans "Libération" du 03/01

https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... ce_1700735

Notons une petite imprécision sur le coulage des fameux 900 m3 de béton
Ce n'est pas le conseil départemental qui a ordonné ces travaux, mais la SNCF pour la construction d'un pont rail
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar G.E. » Ven 11 Jan 2019 10:21

basco - landais a écrit:Ce n'est pas le conseil départemental qui a ordonné ces travaux, mais la SNCF pour la construction d'un pont rail


Bah, peu importent les détails, le but est de vendre du papier avec du sensationnalisme et surtout sans regarder le fond du problème qui a motivé ce chantier. :shock:
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar guy21 » Ven 11 Jan 2019 11:15

jerem17 a écrit:On a parlé de la déviation de Beynac à la télévision nationale, dans le journal de 20h de France2 plus précisément.
franceinfo: Dordogne... et au milieu coule le béton

Regardant ce reportage filmé, je m'étonne toujours de voir des personnes étrangères à un chantier réputé interdit au public :
1. Y pénétrer librement
2. S'y déplacer sans porter d'équipements de sécurité
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Ven 11 Jan 2019 20:53

Et les éléments métalliques des ponts fabriqués vont être livrés à leur client (inutilisables pour un autre chantier) et devront être payés malgré tout ce que peuvent dire les opposants...
https://www.sudouest.fr/2019/01/11/devi ... 1-1736.php
Déviation de Beynac (24) : des passerelles métalliques attendues sur le chantier stoppé
A La UneBeynac-Et-Cazenac
Publié le 11/01/2019 à 9h54. Mis à jour à 14h48 par Sudouest.fr Dordogne.
Les travaux de déviation de Beynac (24) sont suspendus depuis le 28 décembre 2018.Archives AFP/ T. M.
Le collectif Sauvons la vallée, qui continue à veiller au grain, annonce l’arrivée d’un convoi exceptionnel
Les opposants au contournement de Beynac, du collectif Sauvons la vallée, continuent à veiller au grain. Si le Conseil d’Etat a demandé la suspension des travaux, vendredi 28 décembre, Michel André, responsable de la Sepanso 24, fait savoir dans un communiqué, que "le constructeur Bouygues et son sous-traitant italien veulent livrer, sur le chantier, les passerelles métalliques construites pour les ponts sur la Dordogne".
Ainsi, le convoi exceptionnel "en provenance d’Italie doit arriver en Dordogne lundi matin", poursuit l’opposant. Et de fustiger :
"Bouygues veut se faire payer les passerelles par les contribuables de la Dordogne […]. Les travaux sont suspendus, l’autorisation sera peut-être ensuite annulée comme le réclame le Collectif Sauvons la vallée : le département ne doit pas payer ! Les passerelles ne doivent pas être livrées ! Que Bouygues se les garde !"
Le collectif Sauvons la Vallée demande au gouvernement "d’annuler l’autorisation de ce convoi exceptionnel", faute de quoi les citoyens de la Dordogne pourraient "faire valoir le droit et leurs intérêts en s’opposant physiquement à cette livraison".
Une commande à honorer
Le Département, de son côté, se dit "comme toujours soucieux de respecter la Loi et les règles qui régissent les marchés publics". Il honorera donc le paiement de cette commande. Et d’ajouter :
"Ces tabliers seront réceptionnés et entreposés en Dordogne, sur des terrains appartenant au Département."
Beynac dans "L’œil du 20 heures"
Jeudi 10 janvier, peu avant l’annonce de cette réception de passerelles, le dossier Beynac était décortiqué dans "L’œil du 20 heures" sur France 2

Et le PCD n'a pas totalement tort : celui qui a autorisé les travaux c'est l’État, celui qui les suspend est encore l’État, et donc c'est l’État qui doit payer la remise en état du site si elle doit avoir lieu.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar G.E. » Sam 12 Jan 2019 10:27

colvert a écrit:Et le PCD n'a pas totalement tort : celui qui a autorisé les travaux c'est l’État, celui qui les suspend est encore l’État, et donc c'est l’État qui doit payer la remise en état du site si elle doit avoir lieu.


L'Etat a plusieurs sens : l'Etat central, le Conseil Département, la Justice... Il serait logique que le Département honore ses engagements et paye la facture, quitte à se retourner ensuite sur d'autres acteurs.

Le fait est que ce chantier doit être considéré comme un coup parti et terminé. Il est déjà largement engagé au niveau des terrassements et de la construction du grand pont. Mais qui peut en décider désormais ? Faut-il une autre enquête publique que les opposants ne manqueront pas de noyauter ?
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 12 Jan 2019 14:37

Si l’arrêté d’autorisation environnementale est cassé par le tribunal administratif en suivant l'avis du Conseil d’État, le Conseil Départemental a toujours le loisir de mener une nouvelle enquête pour obtenir une nouvelle autorisation environnementale sans devoir recommencer l’enquête d'utilité publique. A lui de faire préciser quelles espèces sont réellement impactées et de relativiser les choses, car le Conseil d’État a dû se laisser impressionner par la liste (obligatoire) à la Prévert qui doit figurer au dossier même si seulement quelques rares individus sont réellement rencontrés sur le site.
Il n'en resta pas moins que si le TA se prononce favorablement à l’arrêté d'autorisation sans suivre l'avis du Conseil d'Etat, c'est quelques 6 mois au moins d’arrêt de chantier, et s'il se prononce défavorablement, entre le montage du nouveau dossier et l’enquête publique environnementale c'est un arrêté dans 2 ans environ. Pendant ce temps là le chantier ne bougera pas et tous les anti ne pourront que continuer à grogner et fourbir leur armes.
De plus l'atteinte à l'environnement est maintenant faite à l’exception des quelques piles de pont qui manquent. Et un nouvel équilibre écologique est en train de s'installer (les piles de pont par exemple sont des sites intéressants pour certains mollusques et certaines algues) qu'il faudra peut-être préserver demain...
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Mar 15 Jan 2019 20:45

Des entreprises mécontentes et conscientes des surcouts liés à l’arrêt du chantier comme de sa reprise et/ou la remise en état des lieux improbable avec des conséquences écologiques importantes.
https://www.sudouest.fr/2019/01/15/arre ... 9-2147.php
Arrêt du chantier de la déviation de Beynac (24) : les entreprises en colère
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 15/01/2019 à 16h54. Mis à jour à 17h15 par Franck Delage.
Ce mardi matin, Alain Laurière (à droite), président du groupe Laurière et vice-président du Syndicat des entrepreneurs travaux publics de la Dordogne, était sur place avec ses confrères.
Les entrepreneurs et fournisseurs du chantier du contournement s’insurgent conte la décision du Conseil d’Etat et s’inquiètent.
Ce mardi 15 janvier au matin, une bonne vingtaine de représentants des entreprises et fournisseurs du chantier de contournement de Beynac, en Périgord noir, se sont retrouvés sur la commune de Vézac, à quelques dizaines de mètres des piles de ponts qui ne résonnent plus des échos des travaux depuis le 28 décembre 2018, suite à l’arrêt du Conseil d’État suspendant les travaux.
« Nous sommes réunis ici pour exprimer notre colère par rapport à l’arrêt brutal de ce projet de contournement de Beynac », a prévenu en préambule Alain Laurière, président du groupe Laurière et vice-président du Syndicat des entrepreneurs travaux publics de la Dordogne :
Nous avons des marchés, des commandes qui nous promettaient une activité importante pour nos entreprises, nos personnels, pendant encore une année et demi. Aujourd’hui, nous devons quitter le chantier sans moyens de nous retourner en ce qui concerne l’utilisation de nos moyens de production."
"Il va bien falloir que nos entreprises continuent de vivre"
Selon les entrepreneurs, les travaux sont avancés à 50 %. D’ici la fin janvier 2019, ils devront vider le site des engins, matériaux, déchets, et sécuriser les lieux. Pour une durée courte, comme Alain Laurière l’espère avec une décision en justice dans le sens d’une reprise du chantier. "Nous savons que les moyens financiers réservés par le Conseil départemental pour ce projet ne seront pas dirigés vers d’autres chantiers rapidement, reprend Alain Laurière. Donc pour nous, il n’y a aucun moyen de trouver une activité rapidement. Mais il va bien falloir que nos entreprises continuent de vivre. Alors nous souhaitons que la décision concernant ce contournement soit prise rapidement."
La crainte d’une "jurisprudence Beynac" plane, faisant peser des menaces sur tout futur projet d’envergure. "Il faut faire très attention. Il faudrait absolument, au moment où on nous donne le feu vert de démarrer les travaux, que l’on soit sûr que tous les recours aient été épuisés et qu’il n’y aura pas d’arrêt de ce chantier. Il est là, le principal problème. Il reste à définir aujourd’hui une procédure pour que l’on puisse démarrer effectivement les chantiers en étant sûr de ne pas faire quelque chose qui peut être contredit plus tard."

https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 07659.html
Dordogne: des entreprises “en colère” après la suspension du chantier de contournement de Beynac
Les entreprises locales impliquées dans le vaste chantier du contournement de Beynac (Dordogne), suspendu par le Conseil d'Etat, sont "en colère", a indiqué à l'AFP le président de l'une d'elles qui souligne le coût et l'impact écologique d'une éventuelle démolition.
Par C.O avec AFP Publié le 15/01/2019 à 19:27 Mis à jour le 15/01/2019 à 19:37
"Nous voulons dire notre colère. Les entreprises de Dordogne se sentent pénalisées par l'arrêt brutal de ce chantier", a déclaré à l'AFP Alain Laurière, président du Groupe Laurière et vice-président du syndicat des entrepreneurs de travaux publics de Dordogne.
Le Conseil d'Etat a ordonné fin décembre la suspension des travaux du "contournement de Beynac", vaste projet de déviation routière qui fait polémique en Dordogne entre des défenseurs du patrimoine et de l'environnement et des élus locaux dont le président du Conseil départemental.
Cette déviation routière de 3,2 km, avec deux ponts et un pont-rail pour un coût de plus de 30 millions d'euros, est située dans un secteur parsemé de nombreux châteaux et une vallée très touristique, classée réserve de biosphère par l'Unesco.
"Globalement, 70 personnes avaient du travail sur ce chantier. Pour notre société, c'était du travail pour une dizaine de personnes pour toute l'année 2019, soit 12.000 heures de travail qui disparaissent. Aujourd'hui, nous sommes un peu dans le vide", a expliqué M. Laurière.
"Nous avons du mal à comprendre que des chantiers de ce type puissent démarrer sans que l'on ait l'assurance de les mener à bien", a-t-il souligné, appelant à "des procédures sécurisées" pour éviter cet écueil. "Si l'on doit maintenant tenir compte de ce risque dans nos remises d'offres, ça va poser un problème."
Alors que "50% des travaux sont déjà réalisés" selon lui et que le dossier doit encore être examiné au fond par le tribunal administratif de Bordeaux, à une date inconnue, M. Laurière a souhaité que "la décision définitive soit prise très rapidement". "On espère bien sûr que le chantier pourra continuer. Si ce n'est pas le cas, il sera utile d'évaluer les pertes engendrées."
Le président du Groupe Laurière a par ailleurs souligné que si le maître d'ouvrage devait "remettre le site en état en faisant démolir ce qui est en place, l'atteinte à l'environnement et le coût financier seraient très importants".
"Nous sommes des constructeurs: faire des choses et les démolir, ce n'est pas l'objectif de notre métier", a-t-il ajouté.
Dans son arrêt, le Conseil d'Etat a relevé que le "bénéfice attendu de la déviation apparaît limité" eu égard aux travaux d'élargissement des rues déjà réalisés dans le village et au fait que la congestion routière, principal argument des pro-déviation, se limite à l'été quand la fréquentation touristique est importante.

et ce qu'en dit le PCD à qui certains voudraient faire porter toutes les responsabilités:
https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... 1547452442
Beynac : "Il y a un vrai scandale, on joue avec l'argent du contribuable" dit Germinal Peiro sur France Bleu Périgord
lundi 14 janvier 2019 à 8:54 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord
Périgueux, France
Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne était l'invité du matin de France Bleu Périgord ce lundi. Il est longuement revenu sur la suspension des travaux de la déviation de Beynac. "Cette décision a été une surprise. Les juges du Conseil d'Etat ont dit le contraire de ce qu'ont dit les juges du tribunal administratif de Bordeaux à dix reprises, car il faut rappeler que les opposants ont été déboutés dix fois", dit Germinal Peiro
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