Extrait du
Rapport sur la mise en application de la loi relative au Grand Paris, déposé le 23 novembre 2011 par M. Yves Albarello et Mme Annick Lepetit
III.—
L’ARC « EST PROCHE » OU « RÉSEAU COMPLÉMENTAIRE STRUCTURANT » OU « LIGNE ORANGE »
Le 18 novembre 2010, le Conseil général de Seine-Saint-Denis a voté une délibération prévoyant qu’une deuxième boucle à l’Est, plus proche de Paris que celle – non remise en cause (17) – passant par Clichy-Montfermeil, devait venir s’inscrire dans le réseau de transport public du Grand Paris. Le ministre en charge du Grand Paris, M. Maurice Leroy, ministre de la ville, a alors missionné un membre de la DATAR, M. Pascal Auzannet – entendu par vos Rapporteurs le 4 mai 2011 – pour examiner cette hypothèse.
L’accord entre l’État et la Région du 26 janvier 2011 stipule que la réalisation de ce segment ne doit pas conduire à augmenter l’enveloppe de 2 milliards d’euros dévolue à cette partie du réseau. Or les premières estimations ont fait apparaître un coût prévisionnel de 3,7 milliards, soit près du double de l’estimation de départ. Un temps évoquée, la possibilité de réduire la longueur des quais pour contenir les coûts a été définitivement écartée, les élus de l’Est parisien refusant unanimement un métro « au rabais » pour des territoires déjà trop souvent délaissés.
À l’appui de sa démonstration en faveur d’une possible réduction de la longueur des quais, aujourd’hui définitivement écartée, M. Auzannet a fait valoir à vos rapporteurs que la longueur de 120 m, retenue dans le schéma du RTPGP, se situait dans la fourchette haute de l’existant [TABLEAU COMPARATIF]
Lors de son audition par vos rapporteurs, le 18 mai 2011, M. Christian Favier, président du Conseil général du Val-de-Marne, a indiqué que le financement de l’arc Est proche, s’il restait posé, progressait : on arrive en effet à un potentiel de 2,9 milliards, comprenant les 2 milliards de l’enveloppe initiale et 900 millions « économisés » par la Région au titre de l’arc Sud. Il reste des marges d’économies à réaliser, en adoptant notamment la méthode des tranchées couvertes, moins onéreuse que le recours à un tunnelier.
Au cours de son audition par vos Rapporteurs, le 13 juillet 2011, M. Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis, a justifié la nécessité de l’arc Est proche – la future « ligne orange » – en faisant valoir que l’augmentation de la fréquentation des transports en commun dans le département irait toujours plus vite que la modernisation des lignes radiales du métro (lignes 13, 14, 12, …).
Le Syndicat des transports d’Île-de-France a voté, le 5 octobre 2011, une convention de financement permettant de réaliser, pour 20 millions d’euros, les premières études de la ligne « orange » du Grand Paris express, vouée à assurer de nouvelles connexions entre l’Est et le Nord de Paris. Longue d’environ 29 kilomètres, la ligne orange reliera les stations Champigny-Centre et Noisy-Champs à la station Saint-Denis Pleyel. Son coût est estimé à 3,7 milliards d’euros.