[ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

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Messagepar basco - landais » Sam 22 Déc 2018 08:51

Il semblerait qu'une "course" soit engagée entre constructeurs et détracteurs, un peu comme lors de la construction du pont de l'ile de Ré il y a quelques décennies avec le résultat qu'on connait
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Mer 26 Déc 2018 13:55

La presse donne aussi la parole aux pro-déviation.
https://www.sudouest.fr/2018/12/26/devi ... 2-2147.php
Déviation de Beynac (24) : 59 élus en soutien à la poursuite du chantier
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 26/12/2018 à 12h06 par Anne-Marie Siméon.
59 élus de Dordogne, dont ceux de la majorité de gauche du Département et de la Région, mais aussi des maires de droite, ont signé un communiqué expliquant "pourquoi il faut terminer le chantier de Beynac". Ce texte a été diffusé le jour de Noël. Explications.
"Pourquoi il faut terminer le chantier de Beynac": tel est le titre du communiqué de presse transmis par le Département de la Dordogne mardi 25 décembre peu avant 18 heures. Il est signé par 59 élus périgourdins, dont 38 issus de la majorité de gauche du Département. On trouve aussi des élus régionaux, eux aussi de gauche, mais également de nombreux présidents et vice-présidents de Communautés de communes et les deux présidents des agglomérations de Périgueux et Bergerac. Ont également signé les maires de Périgueux, Antoine Audi, et de Bergerac, Daniel Garrigue. Bref, si beaucoup sont proches de Germinal Peiro, d’autres ne peuvent être soupçonnés d’allégeance au président socialiste du Conseil départemental.
Le texte reprend toutefois l’essentiel des arguments, économiques, environnementaux et juridiques développés jeudi 20 décembre par Germinal Peiro, en réaction aux conclusions, défavorables au projet de contournement, rendues par la rapporteur publique du Conseil d’État. Celle-ci a en effet demandé la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 janvier autorisant les travaux, et par voie de conséquence celle du chantier lui-même. Le Conseil d’État, qui suit dans 70 % des cas l’avis de ses rapporteurs publics, devrait rendre sa décision dès ce vendredi 28 décembre.
Insécurité juridique
Le communiqué précise que "stopper les travaux du contournement de Beynac, ce serait faire définitivement une croix sur les contournements de Périgueux, Sarlat, Bourdeilles, Ribérac et sur bien d’autres aménagements routiers, comme par exemple le tronçon Lalinde-Bergerac…"
Joint par téléphone, Germinal Peiro explique : "Il ne s’agit pas, bien évidemment, de chantage. Mais tous les élus sont inquiets du caractère mortifère qu’aurait une décision négative et ils veulent alerter l’opinion.
Car cela signifierait qu’on peut obtenir toutes les autorisations pour un projet d’aménagement, lancer les travaux, engager la moitié des investissements prévus, sans avoir la garantie de pouvoir mener l’opération jusqu’au bout."
Une insécurité juridique qui traduit, selon Germinal Peiro, "la fracture territoriale, le mépris du monde rural auquel on dit qu’il n’a pas besoin d’aménagements et que l’habitat des libellules, brochets et chauves-souris est plus important que la vie quotidienne des habitants".
Interrogé sur la date de publication de ce communiqué, susceptible de traduire une certaine panique à l’approche de la décision du Conseil d’État, Germinal Peiro dément : "C’est pour des raisons purement pratiques. On aurait pu diffuser ce communiqué de presse dès lundi 24 décembre, mais à la veille de Noël, on ne l’a pas trouvé opportun".
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 29 Déc 2018 14:57

Conseil d’État : Suspension du projet en référé pour atteinte aux espèces (le CNPN aurait été trop cool?). Les associations crient victoire mais il reste attendre plusieurs mois pour le jugement sur le fond. Il reste aussi possible de redemander un nouvel arrêté de dérogation pour les espèces.
En qui concerne la remise en état du site à l'origine c'est impossible vu les "destructions réalisées" et le cout en sera extrêmement élevés. Attendons-nous aussi à des réclamations indemnitaires conséquentes de la part des entreprises.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... d-etat.php
Dordogne : les travaux du contournement de Beynac suspendus par le Conseil d'État
Par Journaliste Figaro Yohan Blavignat Journaliste Figaro AFP agence Publié le 28/12/2018 à 18:57

Dans l'un des plus beaux villages de France, un projet routier fait polémique depuis plusieurs années. La plus haute juridiction administrative a jugé que les travaux, lancés en février, conduisent à «la destruction de l'habitat d'espèces protégées».
Une route de la colère au cœur du Périgord noir. Alors qu'élus et administrés s'opposent depuis plusieurs années sur un projet de contournement routier de la cité médiévale de Beynac-et-Cazenac (Dordogne), le Conseil d'État a ordonné, ce vendredi, la suspension des travaux lancés en février dernier, selon l'ordonnance consultée par Le Figaro. Les opposants, notamment d'anciens militants de Notre-Dame-des-Landes qui jugent que ce projet risque de «défigurer la vallée de la Dordogne», se sont félicités de cette décision.

Selon la plus haute juridiction administrative, l'arrêté préfectoral contesté par trois associations (Sauvons la vallée de la Dordogne, Sepanso Dordogne et La Demeure historique) avait «pour effet d'autoriser des travaux conduisant à la destruction de l'habitat d'espèces protégées et entraînant des conséquences irréversibles pour les individus de ces espèces». La semaine dernière, le rapporteur public du Conseil d'État avait recommandé cette suspension.

Le projet, porté par le président du conseil Départemental de la Dordogne Germinal Peiro (PS), consiste en la construction d'une déviation routière de 3,2 km, de deux ponts et d'un pont-rail pour un coût de plus de 30 millions d'euros. L'élu assure que le «contournement de Beynac» est censé résorber les bouchons qui paralysent, pendant la saison estivale, le centre-ville de cette petite commune nichée au cœur d'une des vallées les plus touristiques du Périgord, classée réserve de biosphère par l'Unesco. Dans son arrêt, le Conseil d'État relève que le «bénéfice attendu de cette déviation apparaît limité» eu égard aux travaux d'élargissement des voies déjà réalisés dans la commune et au fait que le trafic estival est essentiellement dû à l'importante fréquentation touristique.
Stéphane Bern salue une «belle victoire»

L'animateur Stéphane Bern a salué, ce vendredi, «une belle victoire des défenseurs de l'environnement», et a accusé le président du conseil départemental de la Dordogne, Germinal Peiro, de s'être comporté en «potentat». «Les gens ont eu raison de se révolter» contre ce projet, a déclaré Stéphane Bern, rappelant qu'une écrasante majorité des habitants de la région y étaient hostiles. «C'est une belle victoire des défenseurs de l'environnement et aussi des amoureux de la Dordogne», a salué celui que le président Emmanuel Macron a chargé d'une mission pour la sauvegarde du patrimoine.

Il a vivement critiqué de nouveau l'attitude de Germinal Peiro: «Ce qui est terrifiant, c'est qu'il a continué à bétonner» entre la recommandation de suspension du rapporteur public et l'arrêt du Conseil d'État. «Il s'est discrédité», a-t-il fustigé, l'accusant de s'être comporté en «potentat local qui a fait pression sur les élus locaux». «J'espère qu'on va détricoter tout ce massacre», a-t-il dit.

Le projet cristallise depuis des années l'opposition des défenseurs de l'environnement comme ceux du patrimoine. Dans une première réaction, le collectif «Sauvons la vallée de la Dordogne» s'est déclaré «ravi». Cette décision «est une très bonne nouvelle pour la suite», quand le litige devra être tranché au fond par le tribunal administratif. «Cela va être très compliqué de tenir un argumentaire différent du Conseil d'État», a indiqué Timothée Gaget, en charge de la communication du collectif.

https://www.sudouest.fr/2018/12/28/vide ... 2-2147.php
Déviation de Beynac (24) : ce qui motive la décision du Conseil d’État
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 28/12/2018 à 19h06. Mis à jour le 29/12/2018 par Anne-Marie Siméon.
Le chantier est suspendu depuis ce vendredi après-midi Gilles Ray
Le jugement suspendant l’arrêté préfectoral autorisant les travaux du contournement de Beynac et, par voie de conséquence le chantier, s’appuie sur plusieurs arguments. Le point.

Le Conseil d’État, qui a rendu ce vendredi 28 décembre un arrêt suspendant les travaux de la déviation de Beynac (Dordogne) motive sa décision en 13 points, appelés "considérants" en droit administratif. Voici les plus importants :

1– L’enjeu environnemental
Le Conseil d’État rappelle que "la liste des espèces protégées affectées par le projet comporte quatre espèces de mammifères semi-aquatiques et terrestres, 19 espèces de chiroptères (chauves-souris), 92 espèces d’oiseaux, neuf espèces de reptiles et amphibiens, quatre espèces d’insectes et une espèce de poisson". Il note aussi que le projet "se situe dans des zones faisant en outre l’objet d’un classement en zone Natura 2000" et aussi d’un arrêté préfectoral de 1991 protégeant "le biotope du saumon", de deux espèces d’aloses et de deux autres de lamproie.
L’autorisation dérogatoire de porter atteinte à ces espèces ou à leur habitat ne se justifie que si le projet "répond à une raison impérative d’intérêt public majeur" et s’ "il n’existe pas d’autre solution satisfaisante".

2– L’intérêt public majeur ? "Un doute sérieux"
Le Conseil d’État estime que "le bénéfice attendu de cette déviation apparaît limité". D’abord parce que "l’accroissement de la circulation automobile à Beynac pendant la saison estivale est essentiellement dû au nombre important de touristes qui se rendent dans cette commune pour la visiter". Ensuite, parce que "les travaux déjà réalisés par la commune ont permis de réduire l’encombrement de la route qui la traverse grâce à un élargissement de la voie" et " la mise en place d’un contournement pour les piétons". Bref, pour les magistrats parisiens "le doute est sérieux" quant à l’existence d’une "raison d’intérêt public majeur" et le juge bordelais des référés aurait dû le prendre en compte.

3– Et maintenant ?
Le Conseil d’État a statué en référé, c’est-à-dire dans l’urgence. Germinal Peiro affirme que l’affaire doit être maintenant examinée au fond par le tribunal administratif de Bordeaux. Pour les opposants, "c’est terminé, le tribunal administratif devant se contenter d’annuler l’arrêté préfectoral qui vient d’être suspendu". Quoi qu’il en soit, on voit mal cette instance ne pas suivre les arguments de la juridiction supérieure. Quand statuera-t-il ? Dans plusieurs mois…
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Messagepar jerem17 » Jeu 10 Jan 2019 22:31

On a parlé de la déviation de Beynac à la télévision nationale, dans le journal de 20h de France2 plus précisément.
franceinfo: Dordogne... et au milieu coule le béton
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Messagepar basco - landais » Ven 11 Jan 2019 09:40

Et dans "Libération" du 03/01

https://www.liberation.fr/france/2019/0 ... ce_1700735

Notons une petite imprécision sur le coulage des fameux 900 m3 de béton
Ce n'est pas le conseil départemental qui a ordonné ces travaux, mais la SNCF pour la construction d'un pont rail
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Messagepar G.E. » Ven 11 Jan 2019 10:21

basco - landais a écrit:Ce n'est pas le conseil départemental qui a ordonné ces travaux, mais la SNCF pour la construction d'un pont rail


Bah, peu importent les détails, le but est de vendre du papier avec du sensationnalisme et surtout sans regarder le fond du problème qui a motivé ce chantier. :shock:
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Messagepar guy21 » Ven 11 Jan 2019 11:15

jerem17 a écrit:On a parlé de la déviation de Beynac à la télévision nationale, dans le journal de 20h de France2 plus précisément.
franceinfo: Dordogne... et au milieu coule le béton

Regardant ce reportage filmé, je m'étonne toujours de voir des personnes étrangères à un chantier réputé interdit au public :
1. Y pénétrer librement
2. S'y déplacer sans porter d'équipements de sécurité
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Ven 11 Jan 2019 20:53

Et les éléments métalliques des ponts fabriqués vont être livrés à leur client (inutilisables pour un autre chantier) et devront être payés malgré tout ce que peuvent dire les opposants...
https://www.sudouest.fr/2019/01/11/devi ... 1-1736.php
Déviation de Beynac (24) : des passerelles métalliques attendues sur le chantier stoppé
A La UneBeynac-Et-Cazenac
Publié le 11/01/2019 à 9h54. Mis à jour à 14h48 par Sudouest.fr Dordogne.
Les travaux de déviation de Beynac (24) sont suspendus depuis le 28 décembre 2018.Archives AFP/ T. M.
Le collectif Sauvons la vallée, qui continue à veiller au grain, annonce l’arrivée d’un convoi exceptionnel
Les opposants au contournement de Beynac, du collectif Sauvons la vallée, continuent à veiller au grain. Si le Conseil d’Etat a demandé la suspension des travaux, vendredi 28 décembre, Michel André, responsable de la Sepanso 24, fait savoir dans un communiqué, que "le constructeur Bouygues et son sous-traitant italien veulent livrer, sur le chantier, les passerelles métalliques construites pour les ponts sur la Dordogne".
Ainsi, le convoi exceptionnel "en provenance d’Italie doit arriver en Dordogne lundi matin", poursuit l’opposant. Et de fustiger :
"Bouygues veut se faire payer les passerelles par les contribuables de la Dordogne […]. Les travaux sont suspendus, l’autorisation sera peut-être ensuite annulée comme le réclame le Collectif Sauvons la vallée : le département ne doit pas payer ! Les passerelles ne doivent pas être livrées ! Que Bouygues se les garde !"
Le collectif Sauvons la Vallée demande au gouvernement "d’annuler l’autorisation de ce convoi exceptionnel", faute de quoi les citoyens de la Dordogne pourraient "faire valoir le droit et leurs intérêts en s’opposant physiquement à cette livraison".
Une commande à honorer
Le Département, de son côté, se dit "comme toujours soucieux de respecter la Loi et les règles qui régissent les marchés publics". Il honorera donc le paiement de cette commande. Et d’ajouter :
"Ces tabliers seront réceptionnés et entreposés en Dordogne, sur des terrains appartenant au Département."
Beynac dans "L’œil du 20 heures"
Jeudi 10 janvier, peu avant l’annonce de cette réception de passerelles, le dossier Beynac était décortiqué dans "L’œil du 20 heures" sur France 2

Et le PCD n'a pas totalement tort : celui qui a autorisé les travaux c'est l’État, celui qui les suspend est encore l’État, et donc c'est l’État qui doit payer la remise en état du site si elle doit avoir lieu.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar G.E. » Sam 12 Jan 2019 10:27

colvert a écrit:Et le PCD n'a pas totalement tort : celui qui a autorisé les travaux c'est l’État, celui qui les suspend est encore l’État, et donc c'est l’État qui doit payer la remise en état du site si elle doit avoir lieu.


L'Etat a plusieurs sens : l'Etat central, le Conseil Département, la Justice... Il serait logique que le Département honore ses engagements et paye la facture, quitte à se retourner ensuite sur d'autres acteurs.

Le fait est que ce chantier doit être considéré comme un coup parti et terminé. Il est déjà largement engagé au niveau des terrassements et de la construction du grand pont. Mais qui peut en décider désormais ? Faut-il une autre enquête publique que les opposants ne manqueront pas de noyauter ?
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 12 Jan 2019 14:37

Si l’arrêté d’autorisation environnementale est cassé par le tribunal administratif en suivant l'avis du Conseil d’État, le Conseil Départemental a toujours le loisir de mener une nouvelle enquête pour obtenir une nouvelle autorisation environnementale sans devoir recommencer l’enquête d'utilité publique. A lui de faire préciser quelles espèces sont réellement impactées et de relativiser les choses, car le Conseil d’État a dû se laisser impressionner par la liste (obligatoire) à la Prévert qui doit figurer au dossier même si seulement quelques rares individus sont réellement rencontrés sur le site.
Il n'en resta pas moins que si le TA se prononce favorablement à l’arrêté d'autorisation sans suivre l'avis du Conseil d'Etat, c'est quelques 6 mois au moins d’arrêt de chantier, et s'il se prononce défavorablement, entre le montage du nouveau dossier et l’enquête publique environnementale c'est un arrêté dans 2 ans environ. Pendant ce temps là le chantier ne bougera pas et tous les anti ne pourront que continuer à grogner et fourbir leur armes.
De plus l'atteinte à l'environnement est maintenant faite à l’exception des quelques piles de pont qui manquent. Et un nouvel équilibre écologique est en train de s'installer (les piles de pont par exemple sont des sites intéressants pour certains mollusques et certaines algues) qu'il faudra peut-être préserver demain...
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Mar 15 Jan 2019 20:45

Des entreprises mécontentes et conscientes des surcouts liés à l’arrêt du chantier comme de sa reprise et/ou la remise en état des lieux improbable avec des conséquences écologiques importantes.
https://www.sudouest.fr/2019/01/15/arre ... 9-2147.php
Arrêt du chantier de la déviation de Beynac (24) : les entreprises en colère
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 15/01/2019 à 16h54. Mis à jour à 17h15 par Franck Delage.
Ce mardi matin, Alain Laurière (à droite), président du groupe Laurière et vice-président du Syndicat des entrepreneurs travaux publics de la Dordogne, était sur place avec ses confrères.
Les entrepreneurs et fournisseurs du chantier du contournement s’insurgent conte la décision du Conseil d’Etat et s’inquiètent.
Ce mardi 15 janvier au matin, une bonne vingtaine de représentants des entreprises et fournisseurs du chantier de contournement de Beynac, en Périgord noir, se sont retrouvés sur la commune de Vézac, à quelques dizaines de mètres des piles de ponts qui ne résonnent plus des échos des travaux depuis le 28 décembre 2018, suite à l’arrêt du Conseil d’État suspendant les travaux.
« Nous sommes réunis ici pour exprimer notre colère par rapport à l’arrêt brutal de ce projet de contournement de Beynac », a prévenu en préambule Alain Laurière, président du groupe Laurière et vice-président du Syndicat des entrepreneurs travaux publics de la Dordogne :
Nous avons des marchés, des commandes qui nous promettaient une activité importante pour nos entreprises, nos personnels, pendant encore une année et demi. Aujourd’hui, nous devons quitter le chantier sans moyens de nous retourner en ce qui concerne l’utilisation de nos moyens de production."
"Il va bien falloir que nos entreprises continuent de vivre"
Selon les entrepreneurs, les travaux sont avancés à 50 %. D’ici la fin janvier 2019, ils devront vider le site des engins, matériaux, déchets, et sécuriser les lieux. Pour une durée courte, comme Alain Laurière l’espère avec une décision en justice dans le sens d’une reprise du chantier. "Nous savons que les moyens financiers réservés par le Conseil départemental pour ce projet ne seront pas dirigés vers d’autres chantiers rapidement, reprend Alain Laurière. Donc pour nous, il n’y a aucun moyen de trouver une activité rapidement. Mais il va bien falloir que nos entreprises continuent de vivre. Alors nous souhaitons que la décision concernant ce contournement soit prise rapidement."
La crainte d’une "jurisprudence Beynac" plane, faisant peser des menaces sur tout futur projet d’envergure. "Il faut faire très attention. Il faudrait absolument, au moment où on nous donne le feu vert de démarrer les travaux, que l’on soit sûr que tous les recours aient été épuisés et qu’il n’y aura pas d’arrêt de ce chantier. Il est là, le principal problème. Il reste à définir aujourd’hui une procédure pour que l’on puisse démarrer effectivement les chantiers en étant sûr de ne pas faire quelque chose qui peut être contredit plus tard."

https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 07659.html
Dordogne: des entreprises “en colère” après la suspension du chantier de contournement de Beynac
Les entreprises locales impliquées dans le vaste chantier du contournement de Beynac (Dordogne), suspendu par le Conseil d'Etat, sont "en colère", a indiqué à l'AFP le président de l'une d'elles qui souligne le coût et l'impact écologique d'une éventuelle démolition.
Par C.O avec AFP Publié le 15/01/2019 à 19:27 Mis à jour le 15/01/2019 à 19:37
"Nous voulons dire notre colère. Les entreprises de Dordogne se sentent pénalisées par l'arrêt brutal de ce chantier", a déclaré à l'AFP Alain Laurière, président du Groupe Laurière et vice-président du syndicat des entrepreneurs de travaux publics de Dordogne.
Le Conseil d'Etat a ordonné fin décembre la suspension des travaux du "contournement de Beynac", vaste projet de déviation routière qui fait polémique en Dordogne entre des défenseurs du patrimoine et de l'environnement et des élus locaux dont le président du Conseil départemental.
Cette déviation routière de 3,2 km, avec deux ponts et un pont-rail pour un coût de plus de 30 millions d'euros, est située dans un secteur parsemé de nombreux châteaux et une vallée très touristique, classée réserve de biosphère par l'Unesco.
"Globalement, 70 personnes avaient du travail sur ce chantier. Pour notre société, c'était du travail pour une dizaine de personnes pour toute l'année 2019, soit 12.000 heures de travail qui disparaissent. Aujourd'hui, nous sommes un peu dans le vide", a expliqué M. Laurière.
"Nous avons du mal à comprendre que des chantiers de ce type puissent démarrer sans que l'on ait l'assurance de les mener à bien", a-t-il souligné, appelant à "des procédures sécurisées" pour éviter cet écueil. "Si l'on doit maintenant tenir compte de ce risque dans nos remises d'offres, ça va poser un problème."
Alors que "50% des travaux sont déjà réalisés" selon lui et que le dossier doit encore être examiné au fond par le tribunal administratif de Bordeaux, à une date inconnue, M. Laurière a souhaité que "la décision définitive soit prise très rapidement". "On espère bien sûr que le chantier pourra continuer. Si ce n'est pas le cas, il sera utile d'évaluer les pertes engendrées."
Le président du Groupe Laurière a par ailleurs souligné que si le maître d'ouvrage devait "remettre le site en état en faisant démolir ce qui est en place, l'atteinte à l'environnement et le coût financier seraient très importants".
"Nous sommes des constructeurs: faire des choses et les démolir, ce n'est pas l'objectif de notre métier", a-t-il ajouté.
Dans son arrêt, le Conseil d'Etat a relevé que le "bénéfice attendu de la déviation apparaît limité" eu égard aux travaux d'élargissement des rues déjà réalisés dans le village et au fait que la congestion routière, principal argument des pro-déviation, se limite à l'été quand la fréquentation touristique est importante.

et ce qu'en dit le PCD à qui certains voudraient faire porter toutes les responsabilités:
https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... 1547452442
Beynac : "Il y a un vrai scandale, on joue avec l'argent du contribuable" dit Germinal Peiro sur France Bleu Périgord
lundi 14 janvier 2019 à 8:54 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord
Périgueux, France
Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne était l'invité du matin de France Bleu Périgord ce lundi. Il est longuement revenu sur la suspension des travaux de la déviation de Beynac. "Cette décision a été une surprise. Les juges du Conseil d'Etat ont dit le contraire de ce qu'ont dit les juges du tribunal administratif de Bordeaux à dix reprises, car il faut rappeler que les opposants ont été déboutés dix fois", dit Germinal Peiro
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar llaima » Dim 20 Jan 2019 18:28

C'est incroyable d'arriver à des situations pareilles... Alors que les finances des collectivités locales sont exsangues en général et dans le 24 plutôt plus qu'ailleurs, on lance comme ça des chantiers n'importe comment! En plus ce dit chantier c'est massacré un magnifique site avec un château splendide, des bords de rivière remarquables et qui est un des plus beaux village de France à l'unité architecturale miraculeusement restée indemne jusqu'à là. Comment peut-on avoir l'idée de construire juste devant le pont ancien, au pied de ce village un pont avec d'énormes piles de béton disgracieuses. C'est vraiment un massacre non seulement écologique mais surtout patrimoniale! C'est un scandale de sacrifier comme ça les richesses du pays pour des travaux faits n'importe comment par un conseil départemental encore une fois complètement à côté de la plaque : Déjà avec Lascaux IV et le chantier pharaonique lancé qui s'est terminé par un bâtiment à la fois trois fois trop grand mais où la réplique de la caverne ne rentrait pas...Et surtout des surcoûts énormes. Nos dirigeants ne sont pas terribles dans notre pays mais dans le 24 on atteint des sommets!!!
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 26 Jan 2019 11:18

Beynac : des habitants attendent l’achèvement des travaux pour enfin pouvoir vivre plus tranquillement, d'autres sont farouchement contre le projet. Un village divisé.
https://www.20minutes.fr/societe/243323 ... age-entier
Dordogne: «Les gens se détestent»... Le projet de déviation de Beynac divise un village entier
Un projet de déviation routière à 30 millions d’euros a été stoppé en cours de route par le Conseil d’Etat fin décembre en Dordogne, après dix mois de travaux. L’affrontement entre partisans et opposants au contournement a été relancé de plus belle à Beynac…
Elsa Provenzano
Publié le 26/01/19 à 10h05 — Mis à jour le 26/01/19 à 10h05
Image
Les opposants à la déviation parlent de 200 poids lourds par jour et ses défenseurs d'un maximum de 350 par jour. — E.Provenzano / 20 Minutes
Le Conseil d’Etat a suspendu en cours de route les travaux de construction de la déviation routière de Beynac, en Dordogne, fin décembre.
Le département a lancé les travaux sans que le recours devant la haute juridiction ne soit purgé. La décision a ravivé le débat entre les deux camps, ce qui provoque des tensions dans ce petit village.
Le tribunal administratif doit trancher sur le fond dans les prochains mois.

« Le Conseil d’Etat, je l’invite à venir passer un mois ici pour qu’il se rende compte », fulmine Stéphanie Naboulet, directrice de l’hôtel-restaurant du Château à Beynac, village de Dordogne classé comme l’un des plus beaux de France, et situé sur la route entre Sarlat et Bordeaux. Dans sa salle de restaurant, en bord de route, elle raconte que ses clients se retrouvent dans le noir lors des passages des poids lourds.

Pire, malgré le double vitrage et la climatisation, installée pour éviter d’ouvrir les fenêtres, les nuisances sonores perturbent le sommeil de ses visiteurs. « La chambre 5, je la loue en dernier, c’est la plus bruyante », regrette-t-elle. Selon le département, il y a jusqu’à 350 poids lourds dans les deux sens qui transitent par ce petit bourg. Et pour la commune, qui a fait un comptage par caméra, ce serait 200 au maximum.

Les travaux de construction de la déviation routière de Beynac ont été engagés il y a un peu plus de 10 mois par le département de la Dordogne et ont été stoppés brutalement le 28 décembre par le Conseil d'Etat, saisi par des associations opposées au contournement. La haute juridiction a estimé que le projet ne répondait pas à un intérêt général et a annulé les arrêtés préfectoraux pris en février 2018.

« Quand le chantier a commencé le recours contentieux devant le Conseil d’Etat n’était pas encore purgé, remarque Daniel Doublier, adjoint au maire de Beynac. La déclaration d’utilité publique était ancienne et le département savait que le recours était recevable. » La commune avait notamment réalisé, entre-temps, un élargissement de la chaussée de la départementale qui traverse le village. Si elle reconnaît que certains habitants peuvent être gênés par le trafic, elle pense que c’est une minorité et que le « trafic journalier est celui d’une desserte locale et qu’il a plutôt tendance à diminuer grâce à l’A89 ».

De son côté, le département estime qu’il avait eu tous les feux verts pour mener à bien son chantier. « Il y a eu dix recours déboutés par le tribunal administratif, alors personne ne s’attendait à ça », se défend Germinal Peiro, son président (PS), qui assure n’avoir été au courant du recours que « quelques semaines avant » l’annonce de la décision du Conseil d’Etat. Persuadé d’avoir pris toutes dans les précautions dans ce dossier, il estime que le département est « victime d’un mauvais fonctionnement des institutions juridiques » et il dénonce un « scandale national ».
Le sujet déchire les habitants de Beynac

Ce coup d’arrêt n’a fait que raviver la division sur le sujet des 550 habitants de Beynac. Si certains commerçants en première ligne s’affichent vent debout contre le projet, d’autres veulent rester « neutres » pour ne pas froisser leurs clients, forcément des deux bords. « Je suis un peu en retrait sur ce sujet, avance l’un d’entre eux, qui préfère rester anonyme. Mais je pense que ce projet peut aussi dévier mes clients. Ce n’est pas anodin que les Châteaux soient opposés au projet. » La menace d’un village « fantôme » revient parmi les opposants au projet, alors que ses défenseurs pensent que le château du XIIe siècle et la beauté du site continueront d’attirer les touristes, quoi qu’il arrive.

Pour Stéphane Depenweiler, qui gère une boutique de foie gras à Beynac, c’est si la déviation ne se fait pas que le village va dépérir. « Il faut qu’il soit plus paisible et alors les touristes prendront le temps d’y flâner et les gens du coin y viendront davantage aussi. » Il assure qu’aujourd’hui certains renoncent à rentrer dans le village à cause des problèmes de circulation. « Ils font demi-tour dans ma cour et elle est si abîmée que je la refais une fois par an », déplore-t-il.

Une autre commerçante veut bien nous dire un mot, mais sans donner son nom. « Vous savez tout se sait dans un petit village », s’excuse-t-elle. Plutôt favorable à la déviation, elle s’inquiète surtout des tensions suscitées par ce débat dans Beynac : « Les gens se détestent et ils sont méchants entre eux. » Dans son salon de coiffure, la gérante a carrément interdit le débat sur le contournement pour couper court aux querelles. Ambiance.

Séduit par le charme du village périgourdin, un couple de retraités Marie-Hélène Acquaviva et Christian Rubas, s’y est installé en 2018 dans une maison située sur la route en question, la départementale 703. « J’ai vite déchanté car je ne dors plus à cause du bruit, lance cette retraitée. On passera plutôt l’été dans notre maison en Aveyron. »

15 millions déjà dépensés sur le chantier

Près du domaine de Monrecour, juste avant d’arriver à Beynac, on tombe sur le chantier à l’arrêt, entièrement clôturé. Des piles de béton ont été installées, des machines sont encore sur place, figées dans la boue.

La déviation est un chantier de 3,2 kilomètres de route qui doit permettre de préserver le petit village périgourdin du trafic routier. Il doit enjamber deux fois la Dordogne et passer sous une voie ferrée pour un montant de plus de 30 millions d’euros. Quinze millions d’euros ont déjà été dépensés pour lancer les travaux, achevés à 50 % selon Germinal Peiro et 30 % selon Jean-François Vidalie, membre de la SEPANSO et membre du collectif sauvons la vallée de la Dordogne.

Indispensable pour le département dont les présidents successifs défendent le projet depuis 1985, il est jugé désastreux pour le patrimoine naturel par les associations de protection de l’environnement et les propriétaires des châteaux, nombreux à surplomber la très touristique vallée de la Dordogne. Stéphane Bern en personne est intervenu pour s’opposer au contournement, donnant un retentissement médiatique national à ce dossier.

« Certes, on a un mois d’embouteillages l’été mais ici, la vallée où l’on trouve plusieurs châteaux médiévaux et de la Renaissance fait une boucle magnifique et c’est une zone classée Natura 2000, fait valoir Jean-François Vidalie. Ce serait une balafre dans le paysage. » Le président du département défend l’idée que le tracé s’y insère bien, soulignant qu’il n’est même pas visible depuis « le calvaire », un point de vue situé près du château de Beynac. « Ils [les détracteurs du projet] sont amoureux de la vallée mais pas de Beynac, ironise Michel Bennati, membre de l'association J'aime Beynac. Un tel trafic n’a rien à faire dans ce village, coincé entre la falaise et la rivière. »

Pour Jean-François Vidalie, le tribunal administratif qui devrait se prononcer sur le sujet devrait s’aligner sur la position du Conseil d’Etat. « Il y a 95 % de chances pour que le projet soit enterré. » Le département ne l’entend pas de cette oreille, quitte à relancer une nouvelle procédure pour achever le chantier. Il organise un rassemblement sur le site le 16 février prochain et une pétition a été lancée pour que le chantier soit terminé
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Messagepar colvert » Jeu 31 Jan 2019 20:24

https://www.francebleu.fr/infos/faits-d ... 1548957363
Déviation de Beynac : la ministre des transports "s'interroge sur le fait de gérer des recours en plein chantier"
jeudi 31 janvier 2019 à 18:58 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

La ministre des transports Elisabeth Borne était en visite en Dordogne ce jeudi. En visite à Mussidan et Bergerac, elle a été interpellée par Germinal Peiro, le président du département sur le sort de la déviation de Beynac, dont les travaux sont à l'arrêt depuis un arrêt du conseil d'Etat

La ministre des transports Elisabeth Borne était en visite en Dordogne ce jeudi. Elle a d'abord fait un crochet par Mussidan où elle a débattu pendant environ une heure et demi avec des élus et des chefs d'entreprises du Périgord, dans le cadre du grand débat national. La ministre a écouté les doléances des élus sur les difficultés à se déplacer en milieu rural.

Elle a aussi été interpellée sur le contournement de Beynac, par le président du conseil départemental Germinal Peiro.

Le chantier de la déviation, en pleine vallée de la Dordogne, est à l'arrêt depuis un arrêt du conseil d'Etat. Et cela alors que près de la moitié de la somme a déjà été dépensée (15 millions sur 32 environ).

Et si la ministre ne s'est pas prononcée sur le fond du dossier, elle s'étonne pourtant qu'un projet puisse aujourd'hui être interrompu alors que les travaux ont commencé.

"Moi j'ai pas à me prononcer sur un projet dans lequel il y a des procédures en cours, mais on peut s'interroger sur l'organisation de notre droit, sur le fait que l'on puisse avoir des recours pendant des décennies, à un moment il faut valider ou pas le projet, mais il faut pas être en plein chantier en train de gérer des recours" explique la ministre Elisabeth Borne

"On a certainement à réfléchir à l'organisation de nos recours, pour éviter que cela traîne sur des années, y compris quand des chantiers ont commencé" dit la ministre des transports.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar G.E. » Ven 01 Fév 2019 07:45

colvert a écrit:"Moi j'ai pas à me prononcer sur un projet dans lequel il y a des procédures en cours, mais on peut s'interroger sur l'organisation de notre droit, sur le fait que l'on puisse avoir des recours pendant des décennies, à un moment il faut valider ou pas le projet, mais il faut pas être en plein chantier en train de gérer des recours" explique la ministre Elisabeth Borne

"On a certainement à réfléchir à l'organisation de nos recours, pour éviter que cela traîne sur des années, y compris quand des chantiers ont commencé" dit la ministre des transports.


Il est plus que temps en effet, surtout quand on connaît les délais très très très longs de conception et réalisation des projets. Il existe une trop grande insécurité juridique sur tous ces projets.

En parallèle, la Ministre devrait s'interroger sur son attitude et celle de son gouvernement qui favorise implicitement les blocages avec ses reculs sur NDDL, l'A45, etc. alors que tout était prêt techniquement et règlementairement. L’insécurité politique est aussi nuisible.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Sam 02 Fév 2019 16:13

Bien entendu, les opposants avec leurs "experts" avancent leur chiffres pour minimiser l'impact de leur action mais ce ne sont pas eux qui auront à négocier les couteuses indemnisations des entreprises...pour tout travail commandé.
Travaux de la déviation de Beynac (24) stoppés : les opposants donnent leurs chiffres
A La UneSarlat-La-Canéda
Publié le 01/02/2019 à 16h18. Mis à jour à 16h30 par Hervé Chassain.
Le chantier a été stoppé net après l'arrêt du Conseil d'Etat, fin décembre
Philippe d’Eaubonne et ses amis estiment à 11,77 millions d’euros les frais déjà engagés, et non à 15 millions comme annoncé par le Département.
Même s’ils ont remporté une grande victoire en faisant stopper le chantier par le Conseil d’État, les opposants à la déviation de Beynac (Dordogne), membres du collectif Sauvons la vallée de la Dordogne, ne s’endorment pas sur leurs lauriers. Ils viennent de divulguer les résultats d’une étude qu’ils ont fait mener à un ingénieur en génie civil et militaire, pour vérifier et chiffrer les coûts réels du chantier arrêté.
"Partout, le président du Conseil départemental, Germinal Peiro, annonce un coût de 15 millions d’euros et 65% de l’opération déjà réalisés", explique Philippe d’Eaubonne, le président de l’association Sauvons la vallée de la Dordogne. "C’est faux : en comptant tout et même l’achat du foncier, nous arrivons à 11,77 millions d’euros".

410 000 euros pour démolir
Ces premiers travaux, il les estime peu coûteux à effacer du paysage vu leur état actuel d’avancement. "Sur les sept piles du pont du Pech, une culée et trois piles, dont deux encore avec leurs batardeaux, sont réalisées. Au pont de Fayrac, sur huit piles, deux sont réalisées et trois à l’état de fondations. Pour le passage sous la voie SNCF, seul le radier [le support] a été coulé." Avec son expert, il estime donc les travaux de démolition à seulement 410 000 euros pour une durée de cinq semaines.
De son côté, Michel André, président de la Sepanso Dordogne et membre très actif du collectif, dénonce la campagne menée pour la manifestation pro contournement du 16 février, "avec le logo du Conseil départemental. Comme pour les recours menés, c’est avec l’argent du contribuable. Nous, c’est avec nos propres moyens que nous agissons. On pourrait parler de conflit d’intérêts pour le Département".
Bref, en attendant les prochaines décisions du tribunal administratif de Bordeaux, ils ne baissent pas les armes.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Jeu 07 Fév 2019 20:10

https://www.sudouest.fr/2019/02/07/dord ... 9-1736.php
Dordogne. Contournement de Beynac : la tension monte d’un cran
A La UneBeynac-Et-Cazenac
Publié le 07/02/2019 à 12h03. Mis à jour à 17h45 par Franck Delage.
Entre campagne musclée du président du Département Germinal Peiro pour inviter à signer une pétition et à venir manifester le 16 février pour la poursuite des travaux, tweets de Stéphane Bern (indigné d’être traité de « menteur » devant la ministre des transports), l’ambiance se tend un peu plus.
Le calme est loin d’être revenu dans la vallée de la Dordogne. Au nom de « la défense du monde rural », le président du Département Germinal Peiro n’économise aucune tribune pour inviter à signer une pétition et à venir manifester, samedi 16 février, pour la poursuite des travaux du contournement de Beynac, stoppés par un arrêt du Conseil d’Etat fin décembre. Médias, campagne d’affichage sur tout le département, interventions dans les cérémonies de vœux, la une et quatre pages intérieures sur huit dans le magazine du Département distribué dans tous les foyers, réseaux sociaux… Cela irrite certains.

Ses griefs contre Stéphane Bern
Germinal Peiro n’a pas non plus manqué sa rencontre avec la ministre des transports Elisabeth Borne à Bergerac, jeudi 31 janvier, pour enfoncer le clou. Il reproche à Stéphane Bern de mentir sur ce dossier en parlant d’autoroute, mais surtout, le président s’estime « blessé » d’avoir « découvert qu’il était l’ami d’un des opposants, le propriétaire du château de Beynac qui lui a vendu (NDLR : à Stéphane Bern), quand il était président d’Eure-et-Loire, le château dont il est si fier aujourd’hui ». Il en rajoute une couche : « Ce qui me blesse encore plus, c’est que cet animateur est le conseiller patrimoine du président de la République ».

La ministre n’a pas tapé en touche bien que le dossier doit encore passer devant le Tribunal administratif de Bordeaux et a répondu qu’il y avait « certainement à réfléchir à la façon dont on évite que des projets fassent l’objet de recours pendant des décennies ». Et de conclure :
« Il y a des choses insupportables, quand les travaux ont démarré, à un moment, il faudrait qu’on réfléchisse, dans l’organisation de notre droit, à la façon dont il faut que ça s’arrête (NDLR : les recours) ».

La vidéo de cet échange à fait l’objet de tweets indignés de l’association Sauvons la vallée de la Dordogne, de "LaTribune de l’art" qui suit le dossier depuis le début. Stéphane Bern les a relayés en qualifiant cet échange de « scandale ».
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar basco - landais » Ven 08 Fév 2019 12:51

A mon humble avis, chaque camp fait jouer ses "réseaux" pour argumenter dans un sens ou un autre par tous les moyens, faire le" buzz" et la presse est avide des moindres escarmouches
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Ven 08 Fév 2019 20:03

La guerre des anti va continuer
https://www.francebleu.fr/infos/climat- ... 1549302018
Beynac : le conseil départemental affiche un appel à manifester contre l'arrêt du chantier
lundi 4 février 2019 à 18:46 Par Valérie Dejean, France Bleu Périgord
Le conseil départemental de la Dordogne, porteur du projet de contournement de Beynac a financé une campagne d'affichage pour appeler à manifester le 16 février contre l'arrêt du chantier.
Les opposants au projet du chantier de contournement de Beynac, stoppé après une décision du conseil d'état, se sont étonnés de voir fleurir des affiches sur les abris bus du département. Il y en a trois cents payées par le conseil départemental qui appellent à se rassembler le 16 février prochain à Saint Vincent de Cosse sur le chantier de la déviation " pour l'achèvement du contournement de Beynac et la défense du monde rural, aux côtés de l'association "J'aime Beynac et sa vallée". Michel André, opposant de toujours à la déviation s'en est ému. Il a écrit au préfet. "On se pose des questions qui paye ?
C'est l'argent du contribuable.
" C'est l'argent du contribuable. On a fait faire un constat d'huissier et on va sans doute par la suite voir comment on peut agir au niveau juridique"Michel André
Le président du département Germinal Peiro assume totalement. Les trois cents affiches ont coûté 1200 euros, très loin des millions d'euros qu'il faudra payer, selon lui, à cause de l'arrêt du chantier. A droite sur l'échiquier politique, la guerre de la déviation de Beynac commence aussi à user le groupe des démocrates au conseil départemental. Son président Thierry Boidé, devrait d'ailleurs mettre la question au menu de la session budgétaire ce mercredi ."On utilise une fois de plus les deniers publics pour défendre la cause de Beynac qui est malheureusement pour nous contribuables mal engagée. Nous on réitère notre position ,maintenant stop, attendons les décisions de justice et cessons de dépenser de l'argent, de l'énergie et d'opposer les uns aux autre sur ce dossier de Beynac qui est vraiment très controversé dans le département". En attendant de connaitre la position du tribunal administratif qui doit se prononcer sur l'arrêt du chantier préconisé par le conseil d'état, le président du conseil départemental lui, prépare sa riposte, en forme de facture de tous les surcoûts engendrés par l'arrêt du chantier. Mais là aussi, personne n'est d'accord sur les chiffres.


Puisque les opposants ont été écoutés par le Conseil d’État, le Département va lui aussi développer des arguments sur la traversée de Beynac.
https://www.francebleu.fr/infos/transpo ... 1549628669
DOSSIER : Contournement de Beynac
Dordogne : "il peut y avoir un Puisseguin à Beynac" assure Germinal Peiro
vendredi 8 février 2019 à 13:24 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord
A l'occasion du vote du budget primitif 2019 ce vendredi 8 février, le président du Conseil départemental de Dordogne a voulu mettre en garde les élus de l'assemblée.
Les mots sont forts. Ce vendredi 8 février, en conclusion de la session budgétaire, Germinal Peiro a voulu marquer les esprits. Répondant à l'un de ses opposants, Thierry Boidé, qui mettait en cause son acharnement à vouloir terminer le chantier de contournement de Beynac, le président du Conseil départemental a tenu des propos alarmants.
"Il peut y avoir un Puisseguin à Beynac,"a dit Germinal Peiro en référence au drame qui a fait 43 morts en octobre 2015 en Gironde. "Ce sont les transporteurs routiers qui nous ont alertés. Je l'ai fait vérifier par les services du Département, les pompiers l'ont vérifié et ce jeudi la Région est aussi venue sur place," confie le président.
Des mesures à prendre très rapidement
"Nous aurons bientôt tous les constats d'huissiers affirmant qu'il y a des endroits dans la commune où l'on ne se croise pas. Ces constats montrent aussi que lorsqu'un autocar traverse le bourg et croise un gros gabarit il se retrouve entre deux murs à cause des nouveaux travaux. En cas de souci il ne sera pas possible d'évacuer des enfants, des passagers ou des touristes qui seront dans l'autocar. "
Germinal Peiro compte demander à Alain Rousset et au préfet de Dordogne de prendre des mesures pour éviter le croisement de gros gabarits dans la traversée de Beynac. "Je ne laisserai pas cela comme ça, il faudra envisager une solution avant même de poursuivre les travaux de la déviation," conclut le président du département de la Dordogne. Chaque jour, matin et soir, six lignes scolaires passent par Beynac.
Ces nouvelles déclarations ne risquent pas d'apaiser les relations entre le maire du village, les opposants au projet de contournement et l'élu départemental. A plusieurs reprises ce débat sur la sécurité de la traverse à donné lieu à de vifs échanges sur les réseaux sociaux.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Messagepar colvert » Mar 12 Fév 2019 20:08

Une manifestation de Pro-déviation pour samedi 16
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 23217.html
Un rassemblement samedi à Beynac pour demander l'achèvement des travaux de contournement
Les travaux de déviation du village de Beynac ont débuté il y a 11 mois

Samedi à 10h l'association "J'aime Beynac et sa Vallée" compte rassembler un millier de participants à un "rassemblement citoyen" pour demander l'achèvement des travaux de contournement du village.
Par Pascal Faiseaux Publié le 12/02/2019 à 17:47
Le rassemblement est planifié pour samedi 16 à 10 heures, sur le chantier, face au château de Monrecour. Et même si les membres de l'association "J'aime Beynac et sa vallée" se déclarent être de simples beynacois indépendants c'est bien le Conseil Départemental qui est organisateur de la partie.
Revendication affichée par l'association, inverser la tendance face à des opposants au projet qui ont montré qu'une large médiatisation pouvait porter ses fruits. Stéphane Depenweiler et Thierry Gauthier, co-présidents de l’association martellent qu'il faut absolument terminer ce chantier.
Thierry Gauthier affirme d'ailleurs que ce n'est qu'un premier pas pour l'association, en cachant à peine des visées vers la mairie du village.
Reste à connaître l'ampleur du mouvement de samedi.
L’association revendique 350 adhérents, mais affichant les 4300 signatures qu'elle a recueilli sur sa pétition lancée fin décembre dernier, elle compte rassembler au moins un millier de participants.
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