[ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par colvert »

La concertation menée du 28 septembre 2023 au 9 novembre 2023 pour le projet sur Beynac a fait l'objet d'un bilan par les garants
Déviation de Beynac : ce que dit le bilan de la concertation

Roland Peylet et Brigitte Fargevieille lors du lancement de la concertation, à Périgueux, le 2 octobre. © Crédit photo : Stéphane Klein/ « Sud Ouest »
Par Clément Bouynet et Grégoire Morizet - perigueux@sudouest.fr
Publié le 08/12/2023 à 16h10.

Le rapport de la concertation préalable au nouveau projet de contournement de Beynac a été rendu public ce vendredi 8 décembre. En voici les grandes lignes

Ce vendredi 8 décembre, les deux garants désignés par la Commission nationale du débat public (CNDP), Brigitte Fargevieille et Roland Peylet, ont communiqué le bilan de la concertation sur la « création d’une boucle multimodale d’accès aux deux rives de la Dordogne […]». Plus prosaïquement, il s’agit de la seconde mouture du projet de déviation de Beynac, la première ayant été définitivement retoquée par la justice. Le document de 78 pages est accessible en ligne.
[...]
Le bilan:
https://www.dordogne.fr/fileadmin/media ... C3%A9e.pdf
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Message par colvert »

On notera que personne n'a voté contre.
https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... ue-5462869
Le Département vote le projet de déviation de Beynac amendé par la concertation publique
De Thibault Delmarle
Lundi 8 janvier 2024 à 15:49
Par France Bleu Périgord

Amendé par les résultats de la concertation publique, le deuxième projet de déviation de Beynac (Dordogne) a été voté par les élus du conseil départemental.

Le vote a eu lieu ce lundi matin dans l'hémicycle du conseil départemental. © Radio France - Thibault Delmarle

Les élus du Conseil départemental de Dordogne étaient dans l'hémicycle ce lundi matin pour une session extraordinaire liée à la déviation de Beynac. L'enjeu était de voter une seconde fois le deuxième projet de déviation de Beynac "enrichi" par les conclusions de la concertation publique qui s'est tenue dans le département entre le 28 septembre et le 9 novembre dernier. Sur les 50 élus, 36 ont voté pour, 14 se sont abstenus. Le texte a été adopté.

Les élus ont voté des amendements au projet
1- Mise en place d’un sens unique de circulation routière d’Est en Ouest et d’une voie dédiée aux mobilités douces dans Beynac en juillet et août sur l’actuelle RD70
2- Aménagement de la gare de Fayrac et mise en place d’arrêts systématiques du train en juillet et août et d’arrêts à la demande le matin et le soir le reste de l’année,
3- Adaptations des circuits de navettes électriques : ajout d’un arrêt à Monrecour et ajout d’un circuit spécifique matin midi et soir pour la desserte de La Roque-Gageac et de Domme,
4- Précisions sur les itinéraires cyclables et piétons de desserte des quatre châteaux (Milandes/ Castelnaud/ Beynac / Marqueyssac) depuis la halte de Fayrac et la V91,
5- Précisions relatives aux éléments d’ouvrage présents sur le site, -
6- Actualisation du coût du projet suite à la concertation : "le coût global prévisionnel du projet tel que présenté à la concertation est évalué au montant de 39,8 millions d'euros HT soit 47,8 millions d'euros TTC (dont 21,3 millions d'euros TTC déjà dépensés) auquel s’ajoute la somme de 1,1 million d'euros réalisée pour les acquisitions foncières." Selon l'opposition, ce nouveau montant s'élève à 51.2 millions d'euros.
Un résumé de la communication du PCD
https://www.francebleu.fr/emissions/l-i ... ro-2362436
Le conseil départemental de Dordogne présente ce lundi 8 janvier le bilan de la concertation sur le deuxième projet de déviation de Beynac. Un projet à 42 millions d'euros selon le président du département. Dont la moitié a déjà été réalisé.

Le bilan de la concertation sur le deuxième projet de déviation de Beynac publié, le conseil départemental de la Dordogne doit l'adopter ce lundi 8 juillet. La dernière étape avant que le projet ne se retrouve sur le bureau du préfet de Dordogne.

"Le coût du chantier de ce deuxième projet est évalué à 42 millions d'euros, explique Germinal Peiro, sur France Bleu Périgord. Mais sur ces 42 millions d'euros, on en a déjà réalisé 21." C'est le chantier du premier projet, qui existe encore, et pour lequel le département a du payer des astreintes, tant qu'il ne l'a pas détruit.

Le président du conseil départemental veut absolument aboutir son projet : "Ce qui serait déraisonnable, c'est de s'arrêter quand on a dépensé autant d'argent et quand on a obtenu toutes les autorisations. Ce que nous avons fait jusqu'à présent, nous l'avons fait légalement parce que l'État nous a autorisés, parce qu'on a eu un arrêté préfectoral."
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par G.E. »

colvert a écrit :On notera que personne n'a voté contre.
Oui c'est un fait remarquable ! Cela ne dissuadera cependant pas les opposants à tout de tout tenter pour renverser par la voie judiciaire un vote des élus de la République... :roll:

En tout cas, la prochaine étape (qui prendra des années) est de faire écrire les milliers de pages que personne ne lira pour l'enquête environnementale. Ensuite, aura lieu l'enquête publique.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par colvert »

Nouvelle condamnation du CD24. Ce qui est étonnant c'est que le même État qui a accordé l’arrêté d'autorisation environnemental cassé par la justice va toucher 933000€...
https://www.20minutes.fr/societe/408673 ... on-ouvrage
Contournement de Beynac : Facture salée pour le département qui a tardé à lancer la démolition de l’ouvrage
justice•La collectivité est condamnée à payer 1,4 million d’euros pour avoir démarré les travaux de démolition avec 127 jours de retard, et pour ne les avoir toujours pas entièrement réalisés, annonce ce mardi la cour administrative d’appel de Bordeaux
publié le 16/04/2024

L'essentiel
- La cour administrative d’appel de Bordeaux a rendu son arrêt ce mardi, concernant les retards des travaux de démolition du contournement de Beynac, par le département de la Dordogne.
- La collectivité ayant au total « accusé un retard de 127 jours pour justifier du début effectif des travaux », le montant de l’astreinte prononcée au taux de 3.000 euros par jour « est fixé à 381.000 euros. »
- La cour constate aussi que le département « n’a pas procédé à la réalisation de l’ensemble des travaux dans le délai de douze mois qui lui avait été accordé » et le condamne « à payer à ce titre une astreinte de 1.052.000 euros » soit « un total de 1.433.000 euros à la charge du département de la Dordogne. »


C'est une histoire qui traîne depuis des années, et qui va finalement coûter cher au département de la Dordogne. La collectivité est condamnée ce mardi « à payer 1.433.000 euros pour ne pas avoir entièrement réalisé les travaux de démolition » du contournement de Beynac, un projet de déviation routière avorté, annonce la cour administrative d’appel de Bordeaux dans un communiqué.

La construction de cet ouvrage que le département souhaitait réaliser au sud du bourg de Beynac-et-Cazenac avait démarré en 2018, avant qu'elle ne soit annulée par la cour administrative d’appel le 10 décembre 2019, à la suite de la demande de plusieurs associations et riverains. Par le même arrêt, la cour d’appel avait enjoint au département d’engager le processus de démolition des éléments déjà construits « dans un délai d’un mois », et de procéder à la réalisation de l’ensemble des travaux de démolition ainsi qu’à la remise en état des lieux « dans un délai de douze mois. »

Une première condamnation de 489.000 euros
Associations et riverains vont alors se retrouver face à l’inertie du département à lancer ces travaux. Le processus n’ayant pas été engagé dans le délai imparti, la cour a été saisie de demandes d’exécution, « auxquelles elle a fait droit par un arrêt du 7 juillet 2022 en prononçant deux astreintes à l’encontre du département de la Dordogne : une astreinte de 3.000 euros par jour destinée à assurer que le département engage les travaux dans un nouveau délai de six mois, et une astreinte de 5.000 euros par jour destinée à assurer la réalisation de l’ensemble des travaux de démolition et la remise en état des lieux dans un délai de douze mois. »

Un an plus tard, rebelote. Par un arrêt du 4 juillet 2023, la cour constate que le délai de six mois donné au département de la Dordogne a expiré « sans que les travaux aient commencé. » Elle procède alors « à la liquidation partielle de l’astreinte au taux de 3.000 euros par jour et condamne la collectivité à payer une somme de 489.000 euros aux associations et riverains demandeurs. »
Des travaux finalement commencés le 26 octobre 2023

Ce mardi, la cour relève que le département de la Dordogne « a produit des éléments démontrant que les travaux ont finalement commencé le 26 octobre 2023. » La collectivité ayant au total « accusé un retard de 127 jours pour justifier du début effectif des travaux », le montant de l’astreinte prononcée au taux de 3.000 euros par jour « est fixé à 381.000 euros. »

Ce n’est pas tout. Dans son arrêt, la cour constate aussi que le département « n’a pas procédé à la réalisation de l’ensemble des travaux dans le délai de douze mois qui lui avait été accordé une première fois le 10 décembre 2019 et une deuxième fois le 7 juillet 2022 » et procède en conséquence « à la liquidation partielle de l’astreinte fixée initialement à 5.000 euros par jour ».

Celle-ci est toutefois ramenée « à un taux réduit de 4.000 euros par jour pour tenir compte des démarches engagées par le département, et des difficultés techniques rencontrées. » À l'audience fin mars, Me Nicolas Zinamsgvarov, avocat de la collectivité, avait assuré que le conseil départemental avait « fait ce qu'on lui a demandé » mais restait dans « l'impossibilité » d'achever la démolition « dans le délai imparti », pour des raisons environnementales, techniques ou juridiques.

Compte tenu des 263 jours de retard déjà décomptés, la cour condamne le département « à payer à ce titre une astreinte de 1.052.000 euros. » « C’est donc un total de 1.433.000 euros qui est mis à la charge du département de la Dordogne. » Cette somme sera répartie entre les associations et les riverains demandeurs, qui reçoivent 500.000 euros, et l’Etat qui reçoit 933.000 euros. Si l’on ajoute les 489.000 euros déjà liquidés par l’arrêt du 4 juillet 2023, l’affaire aura finalement coûté au département la bagatelle d’un peu plus d’1,9 million d’euros…
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par G.E. »

Oui, c'est ridicule et en plus, le contribuable va alimenter des associations soucieuses de leurs petits intérêts. :roll:

L'Etat devrait a minima reverser l'argent au département.
Dark Nark
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par Dark Nark »

C'est absolument logique. Le Département traine des pieds, il est condamné. Il savait à quoi s'attendre.

Cela ne veut pas dire que les Département ne peut pas se retourner contre l’État pour avoir pris un acte non légal. C'est un combat judiciaire que le Département se doit de mener.
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Message par G.E. »

Dark Nark a écrit :C'est absolument logique. Le Département traine des pieds, il est condamné. Il savait à quoi s'attendre.
D'accord, la justice s'applique à tous.
Dark Nark a écrit :Cela ne veut pas dire que les Département ne peut pas se retourner contre l’État pour avoir pris un acte non légal. C'est un combat judiciaire que le Département se doit de mener.
D'accord, mais ce serait mieux qu'il y ait un arrangement pour éviter de nouvelles procédures. Il est temps de passer à la finalisation du nouveau projet.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par benj »

Symptômes d’un État malade. Défends l’intérêt particulier, ce qui est contraire au principe de l’État, ne respecte pas la volonté de la population et gaspille l’argent du contribuable… Certains diront que mon propos est politique, je réponds y’en a marre du "pas de vague". Un peu de bon sens dans ce dossier ne ferait pas de mal.
Le Parisien a écrit :
« Un gaspillage colossal de fonds publics » : la déviation de Beynac, une gabegie qui vire au casse- tête
L’imbroglio autour de l’annulation du projet de déviation de Beynac (Dordogne) alors que les travaux avaient déjà débuté coûte de plus en plus cher en argent public.

Par Klervi Le Cozic Le 19 avril 2024 à 08h30

Les bulldozers avaient commencé à détruire une route toute neuve le jeudi 26 octobre 2023 en Dordogne. DR/Antoine Balandra
La note est salée pour le département de la Dordogne, défenseur depuis trente ans de la déviation de Beynac, ce contournement routier autour de la commune du même nom, située dans la très touristique vallée de la Dordogne. Alors que la déviation avait été autorisée en 2018, elle avait été annulée par le Conseil d’Etat un an après et enterrée définitivement en 2022 par la cour administrative d’appel (CAA) de Bordeaux avec obligation de remise en état dans un délai de douze mois.

Mais faute d’avoir constaté le début des travaux de démolition, notamment des piles de pont, grosses verrues de béton coulées dans la Dordogne, la CAA avait condamné le département à 489 000 euros d’astreinte en juillet 2023. Ce mardi 16 avril, la Cour a de nouveau condamné la collectivité à payer 1,433 million d’euros pour avoir commencé tardivement et très partiellement la remise en état.

Le président du conseil départemental accroché au projet

Le total des astreintes s’élève désormais à près de 2 millions d’euros, alors que les travaux déjà engagés et leur démolition sont estimés à 40 millions. « Un gaspillage colossal de fonds publics pour un projet inutile », persiffle Philippe d’Eaubonne, président de l’ASVD (Association Sauvons la Vallée de la Dordogne) qui aurait préféré « que le département rénove les routes, déplorables. »

Germinal Peiro, le président de la Dordogne, crie lui à l’injustice. « Nous avons commencé la démolition en juillet et non en octobre», plaide l’élu qui, s’il doit « signer bientôt des ordres de service pour la démolition des piles de pont », ne compte pas abandonner sa déviation et espère que le « nouveau » projet de contournement, déposé en 2023, aboutira. Et qu’il permettra de réutiliser les piles de ponts abandonnées.
Peu probable d’après la cour administrative, pour qui « le nouveau projet du département de boucle multimodale empruntant le même tracé que le projet initial ne peut être retenu comme une circonstance de nature à expliquer le retard pris dans l’exécution des travaux de démolition et de remise en état », en rappelant que le premier projet avait bafoué le code de l’environnement, sans régularisation possible.
« Si nous devons tout démolir, ce n’est pas 2 mais 40 millions d’euros que les Périgourdins auront perdu » prévient Germinal Peiro.
Le Parisien
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Message par G.E. »

Alors que la déviation avait été autorisée en 2018, elle avait été annulée par le Conseil d’Etat un an après et enterrée définitivement en 2022 par la cour administrative d’appel (CAA) de Bordeaux avec obligation de remise en état dans un délai de douze mois.
C'est donc l'Etat qui doit assumer les coûts et non le département qui n'est pas responsable du problème d'autorisation. Par son entêtement, certes contestable, le département a au moins le mérite de montrer les failles des procédures actuelles.
Et qu’il permettra de réutiliser les piles de ponts abandonnées.
Peu probable d’après la cour administrative, pour qui « le nouveau projet du département de boucle multimodale empruntant le même tracé que le projet initial ne peut être retenu comme une circonstance de nature à expliquer le retard pris dans l’exécution des travaux de démolition et de remise en état », en rappelant que le premier projet avait bafoué le code de l’environnement, sans régularisation possible.
En quoi ne serait-il pas possible de réutiliser ces fameuses piles ? Leur démolition serait d'ailleurs de nature à perturber la rivière, est-ce une bonne chose ? :twisted:
« Si nous devons tout démolir, ce n’est pas 2 mais 40 millions d’euros que les Périgourdins auront perdu » prévient Germinal Peiro.
Si le nouveau projet passe, il est clair qu'au final, le département aura bien fait de résister.

On voit bien les multiples ridicules de la situation :
- Un Etat qui surnormalise tellement qu'il met en péril ses propres procédures, sans assumer financièrement derrière, ni se remettre une question.
- Un département (le président + les élus qui suivent majoritairement) qui s'entête, quitte à payer cher...
- ... et peut-être paradoxalement à économiser si le projet alternatif voit le jour !
- Une construction de pont soit disant non-écologique et une démolition qui le serait encore moins.
- Un projet qui reste d'utilité publique vu la situation de Beynac mais que l'on oublie au milieu de ces procédures ubuesques.

La situation semble inextricable et les responsabilités partagées. Je suis curieux de voir où cela va aboutir. :mrgreen:
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Message par wonderwallbya »

colvert a écrit :Nouvelle condamnation du CD24. Ce qui est étonnant c'est que le même État qui a accordé l’arrêté d'autorisation environnemental cassé par la justice va toucher 933000€...
Ce n'est pas du tout étonnant, et ça n'a même pas grand chose à voir.
Le département n'est pas condamné pour avoir lancé les travaux en 2018.
Le département est condamné et doit payer l'astreinte pour ne pas avoir suffisamment progressé dans la destruction de l'ouvrage et ne pas avoir montré de bonne volonté à ce sujet.

En ce qui concerne l'arrête préfectoral autorisant les travaux, il a été annulé par le tribunal administratif, annulation confirmée par la cour d'appel administrative puis le Conseil d'Etat.

Concernant les sommes engagées dans la construction du viaduc en 2018, je ne sais pas si le département peut se retourner contre l'Etat car l'arrêté annulé était préfectoral. Mais d'autres membres on peut être la réponse ?
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Message par G.E. »

Enquête publique dont on peut être sûr qu'elle sera noyautée par les opposants à tout : https://www.registre-dematerialise.fr/5487/
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Message par colvert »

Arrivée des secours contrariée par le trafic estival : vacanciers, fourgonnettes tractant des remorques chargées de canoës-kayac, croisant avec difficultés des camions et voitures, et un opposant au projet de déviation se permet d’émettre des doutes sur la vidéo...

Quelle mauvaise foi de sa part au vu du nombre de témoins de la scène et de la nature de certains intervenants.

On dit qu'il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... es-5687458
Déviation de Beynac : en pleine enquête publique, le Département publie une vidéo des secours bloqués
Beynac-et-Cazenac
De Gabin Grulet
Jeudi 1 août 2024 à 9:12
Par France Bleu Périgord

Le Département de la Dordogne a publié ce mercredi 31 juillet une vidéo qui montre une voiture du Smur bloquée dans Beynac pendant une intervention. De quoi relancer le débat, à quelques jours de la fin de l'enquête publique sur le nouveau projet de contournement.
Sur la vidéo du Département, on voit une voiture du Smur qui zigzaguent entre les transporteurs de canoës. Sur la vidéo du Département, on voit une voiture du Smur qui zigzaguent entre les transporteurs de canoës.

Sur la vidéo du Département, on voit une voiture du Smur qui zigzaguent entre les transporteurs de canoës. - Extrait vidéo du Département

La campagne bat son plein à moins de dix jours de la clôture de l'enquête publique sur le nouveau contournement de Beynac, en Dordogne. Pendant que des opposants au projet déploient de grandes banderoles sur les châteaux de la vallée et distribuent des tracts pour inciter les touristes à donner leur avis, le Conseil départemental a publié ce mercredi 31 juillet une vidéo sur ses réseaux sociaux, visant à défendre à nouveau la boucle multimodale.

Tout part d'une piqure de guêpe. Ce mercredi matin, un motard roule route des Gabarriers, au centre de Beynac. Quand cette guêpe le pique, il perd le contrôle et percute le trottoir. Le motard n'est pas blessé par son accident mais fait une sérieuse réaction allergique.

Le Smur bloqué ?
Les secours arrivent alors de Saint-Cyprien puis le Smur est appelé. C'est à ce moment là qu'un témoin filme la scène. Sur la vidéo reprise par le Département, on voit la voiture du Smur bloquée sur la route qui tente de zigzaguer entre les transporteurs de canoës pour arriver au lieu de l'accident. Si vous n'arrivez pas à lire la vidéo dans votre navigateur, cliquez ici.**
https://www.facebook.com/watch/?v=1244683889790108
Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Le Département fait de cet incident un nouvel exemple du principal argument pro-déviation de Beynac : il faut moins de poids-lourds dans la ville. Sur la publication, il en profite également pour inciter les Périgourdins à participer à l'enquête publique. Contacté, le président Germinal Peiro dit vouloir "montrer le quotidien des habitants" et assure que "ce type d'incidents a lieu toutes les semaines". Selon nos informations, des pompiers ont pris l'habitude d'éviter Beynac quand ils le peuvent pour ne pas perdre de temps.

En pleine enquête publique
L'un des principaux opposants au projet, Philippe d'Eaubonne, émet lui de "sérieux doutes" sur la vidéo mais dit ne pas vouloir faire davantage de commentaires dans cette période d'enquête publique.

Le contournement de Beynac anime en tout cas toujours les passions, à en voir les centaines de réactions et de commentaires sous la vidéo du Département. L'enquête publique a lieu jusqu'au 9 août pour donner son avis sur le nouveau projet. Selon le maire de Beynac, le motard a été héliporté à l'hôpital de Bordeaux.
La vidéo est également publiée sur tiktok le 31 juillet 2024.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par G.E. »

En tout cas, il y a de la participation avec les locaux très concernés et plutôt favorables et les anti-tout pas concernés et défavorables par principe.

Du grand classique avec ces concertations mal ficelées et aisément manipulables.
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par frantz58 »

Bonne nouvelle pour la deviation de Beynac avec l'avis favorable rendu à l'enquête publique qui préconise de réutiliser ce qui a déjà été construit. Une mesure de bon sens qui à bien des endroits aurait parue logique mais pas dans ce dossier où se sont succédées les décisions des plus farfelues suite aux déboires judiciaires.

https://www.sudouest.fr/dordogne/beynac ... 323797.php
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par G.E. »

L'enquête publique constitue un sévère désaveu pour les opposants hors sol prêts à tout pour faire obstacle aux projets (et pour l'Etat surnormalisateur) puisque le projet a passé cette étape cruciale. Le commissaire enquêteur a bien compris les enjeux. Reste à l'Etat de faire enfin le travail au niveau administratif pour que l'intérêt général prévale enfin.
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Message par colvert »

L’arrêté d’autorisation environnementale de la nouvelle déviation de Beynac est signé par le préfet, mais le CD24 va attendre que les recours soient purgés pour lancer réellement les travaux.
https://www.francebleu.fr/infos/societe ... et-6562300
Déviation de Beynac : le préfet de la Dordogne signe l'arrêté pour autoriser le deuxième projet
Dordogne De Charlotte Jousserand
Mardi 5 novembre 2024 à 14:44
Par France Bleu Périgord

Le préfet de la Dordogne a rendu ce mardi 5 novembre une décision "attendue et difficile" dans le projet de déviation de Beynac. Jean-Sébastien Lamontagne a signé un arrêté pour autoriser le deuxième projet porté par le Conseil Départemental.

Le préfet de la Dordogne a rendu sa décision ce mardi 5 novembre. Photo prise lors de la présentation du dispositif feux de forêt à Belvès © Radio France - Marc Bertrand

Le préfet de la Dordogne a signé ce mardi 5 novembre l'arrêté de 54 pages de l'autorisation environnementale du deuxième projet porté par le Conseil départemental. Jean-Sébastien Lamontagne a annoncé sa décision ce mardi après-midi, soit quatre jours avant la date limite, il avait jusqu'au samedi 9 novembre pour le faire.

"Ni une prise de position, ni un arbitrage"

Le préfet annonce d'ores est déjà que cet arrêté "n'est pas une prise de position sur l'opportunité du projet, ce n'est pas non plus un arbitrage entre les défenseurs et les opposants du projet". Jean-Sébastien Lamontagne informe qu'il a statué sur la conformité de ce deuxième projet avec l'appui des différents services de l'État et en lien avec les services juridiques du ministère de la Transition écologique.
Pourquoi le préfet valide ce deuxième projet ?

Le préfet de la Dordogne a tenu à expliquer ce qui l'a conduit à prendre cet arrêté, car "je sais que cette décision sera commentée". Si le préfet signe l'arrêté d'autorisation environnementale, c'est parce que les différents services de l'État ont émis, en majorité, un avis favorable.

Jean-Sébastien Lamontagne souligne les deux points les plus complexes dans ce dossier. Il y a d'une part les espèces protégées. C'est ce qui a provoqué l'annulation du premier projet et la condamnation du département à remettre en état le site. Ces espèces protégées, elles sont toujours là, mais selon le préfet et ses services, il y a désormais trois conditions qui s'accumulent et qui permettent de passer outre le Code de l'environnement et d'avoir une dérogation sur ces espèces protégées.

Le préfet de la Dordogne s'est exprimé sur "le respect de la chose jugée", en référence à l'annulation du premier projet par la justice. Il estime, avec ses services, que ce deuxième projet est "nouveau" et que cela ne concerne pas le précédent projet. "Ce n'est plus seulement un contournement routier du bourg de Beynac, mais c'est un projet d'aménagement global de la Vallée". Jean-Sébastien Lamontagne explique que ce deuxième projet est différent, "plus vaste selon son périmètre, plus complet avec ce nouveau plan de circulation et plus équilibré avec la réhabilitation de la gare de Fayrac, la mise en place de navettes électriques".

Le département s'engage à ne pas débuter les travaux avant la fin des recours
Avec ce nouvel arrêté, Jean-Sébastien Lamontagne autorise le département à démarrer les travaux pour le deuxième projet de déviation de Beynac. Cependant, ce n'est pas pour tout de suite. D'une part, parce que les opposants à la déviation ont d'ores et déjà prévu de déposer des recours pour contester l'arrêté signé par le préfet. Ils ont deux mois pour le faire à partir de ce mardi 5 novembre devant le tribunal administratif. D'autre part parce que Jean-Sébastien Lamontagne a demandé à Germinal Peiro de s'engager par écrit à ne pas commencer les travaux avant l'examen des possibles recours, ce que le président du Conseil départemental a accepté.

Cela va prendre du temps aussi parce que la décision du préfet ne change rien aux précédentes décisions de justice. Le Conseil départemental doit toujours détruire les piles de pont sur la Dordogne. Les astreintes journalières courrent toujours pour ne pas avoir remis en état le site. Ce sont des milliers d'euros par jour dont les opposants peuvent demander la liquidation.

Quelle suite pour ce deuxième projet ?
Dans ce deuxième projet, le Conseil départemental souhaite réutiliser les piles de pont déjà construites, mais elles sont aussi condamnées à la destruction. Le département compte demander au tribunal administratif qui a ordonné leur destruction, de pouvoir les réutiliser pour son deuxième projet.
Nouveau projet qui sera contesté en justice annoncent les mêmes opposants.
https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 55771.html
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par frantz58 »

Le député Germinal Peiro salut la décision pour l'A69 et voit cela d'un bonne œil pour la deviation de Beynac, mais il souligne le problème des recours innombrables qui paralysent les projets au lieu que tout cela soit groupé.
https://www.francebleu.fr/infos/politiq ... ac-9497900
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Re: [ D703 & D704 (24) ] Desserte de Sarlat

Message par colvert »

Audience le 20 novembre au TA concernant la nouvelle autorisation environnementale
https://www.sudouest.fr/dordogne/beynac ... 550352.php
Déviation de Beynac : la nouvelle version de la boucle multimodale de nouveau étudiée par la justice
Par David Briand
31 octobre 2025 Mis à jour le 31/10/2025 à 22h05.
Le tribunal administratif de Bordeaux se penchera sur la légalité de l’autorisation environnementale préfectorale délivrée le 5 novembre 2024

Le dossier de la boucle multimodale de Beynac (Dordogne) va retrouver les bancs de la justice : le tribunal administratif de Bordeaux examinera jeudi 20 novembre, à 9 h 30, les recours déposés contre l’autorisation environnementale délivrée le 5 novembre 2024 par l’ancien préfet Jean-Sébastien Lamontagne, juste avant son départ.

Un arrêté autorisant les travaux de la « boucle multimodale d’accès aux deux rives de la Dordogne », selon la nouvelle terminologie de la déviation de Beynac. La demande déposée début 2024 par le Département de la Dordogne a donc fait l’objet d’une requête de plusieurs opposants au nombre desquels figurent principalement les associations Sepanso, ASVD (Association pour la sauvegarde de la vallée de la Dordogne) et Patrimoine environnement.

Le tribunal devrait rendre son délibéré quelques semaines plus tard, courant décembre. Sans mettre fin probablement au feuilleton : on peut gager que le Département ou les opposants saisiront la cour administrative d’appel de Bordeaux.
La note s’alourdit pour le CD.
https://www.dordognelibre.fr/dordogne/b ... 219038.php
Déviation de Beynac : le Conseil d’État refuse d’effacer l’ardoise du Département de la Dordogne
Par Frédéric Thore
11 février 2025 Mis à jour le 05/11/2025 à 13h16.

Le Conseil d’État n’a pas suivi le Département qui souhaitait annuler le paiement d’une partie des astreintes versées aux opposants au projet de Beynac pour ne pas avoir démarré les travaux de démolition dans le temps imparti.
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