Déjà il faut savoir que RFF reçoit environ 6 milliards par an de la SNCF en péage, et donne 7 milliards à la SNCF pour qu'elle sous-traite la régulation du trafic. Plus de trafic, ça fera effectivement plus de péage, mais aussi plus de dépenses pour réguler le même trafic supplémentaire (même si ce n'est plus la SNCF qui en a la charge). Si le financement des remises en état (très coûteuses) des lignes ne se faisait que sur fond propre, je pense bien qu'RFF entreprendrait des travaux . ça c'est une chose.super5 a écrit :On fait peser sur le dos de la privatisation des choses dont elle n'est pas responsable, à savoir notamment l'ancienneté du réseau. [...] Une des solutions pour financer la rénovation du réseau, c'est justement l'ouverture à la concurrence (donc plus de recettes pour RFF).
Et puis surtout, il ne faut pas tout confondre. Le gros problème, dans l'ouverture à la concurrence, c'est la disparition du problème de service public, ça ne sert à rien de s'éloigner du problème. (donc j'en remet une couche).
Pour faire le parralèle avec la première remarque, on voit bien que la logique serait seulement de remplir les lignes, une logique de rentabilité au détriment de toute réflexion sur le service pour lequel la SNCF est (ou était) faite. Ce n'est pas possible d'ajouter plus de trains à gogo si il n'y a pas plus de clientèle. Et, déjà avec un exploitant unique, qui a donc les moyens de gérer les liaisons en cohérence, donc d'ajouter des trains en les cadençant, seule manière de capter des clients en plus, ça ne se fait pas, alors si on se retrouve avec plus de trains, mais gérés sans logique globale, et surtout sans possibilité forcée d'être empruntés de la même manière, ça ne va certainement pas attirer du monde en plus.flogo a écrit : Déjà par ce que les prix ne baisseront pas; ça n'est jamais arrivé dans l'histoire, c'est plutôt le contraire qui se passera, en fait les tarifications vont devenir de plus en plus compliquées, multipliant les cartes d'abonnement, ou offrant des réductions sur telle ou telle liaison... Et en plus les services, désormais plus organisés rationnellement et hiérarchiquement au niveau national, vont se superposer sur le réseau RFF de manière anarchique, et désorganisées, chaque exploitant essayant de récupérer des parts de marché. Les lignes rentables, déjà bien denses en trafic vont se retrouver saturées par les compagnies qui vont toutes vouloir s'y implanter, et à l'inverse, les lignes moins fréquentées, du coup moins développées et fatalement non rentables vont être tout simplement abandonnées.
Un peu d'humour, maintenant:
La nouvelle du jour: la France est un pays stalinien!En France, pays stalinien à cause de sa SNCF
Je vais aller me coucher moins con, je l'ignorais, mais j'avoue que je ne m'en serai pas aperçu sans qu'on me le dise...





