Posté : dim. 17 mai 2009 17:31
Et ça va pas être évident pour faire remonter l'A 104 jusqu'à l'échangeur avec l'A 14
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C'est sûr que ca va faire une sacré pente! En tout cas, on aura un remake de la sous-fluviale de Nogent, avec un tunnel immergé.Guillaume a écrit :Et ça va pas être évident pour faire remonter l'A 104 jusqu'à l'échangeur avec l'A 14
Ca va barder au sein du MEEDAT ainsi qu'à Bercy !benj a écrit :article de la COPRA:
Grenelle de l'Environnement : première grande décision d'amendement d'un projet autoroutier.
A Poissy, la Secrétaire d'Etat à l'Écologie retient un tunnel pour protéger un site naturel du futur passage de l'A104
SOS : Paysages en sursisDébut avril 2009, l'association Seine Opération Sauvegarde (S.O.S.) a publié un témoignage photographique, avec le soutien de Nicolas Vanier et de Yann Arthus-Bertrand, afin de sensibiliser les leaders d'opinion et les responsables politiques sur le non-sens écologique du projet de prolongement de l'autoroute A104 entre Poissy et Carrières-sous-Poissy. S.O.S. demandait en substance que les accords du Grenelle de l'environnement soient appliqués. (cf: le livre « Paysages en sursis »).
A cet endroit était en effet prévu un viaduc autoroutier 2x3 voies qui aurait détruit l'un des derniers vestiges d'un cadre naturel préservé en milieu urbain à moins de 20 km de Paris. Sur environ un kilomètre, outre les problèmes de pollution qu'il aurait généré, il devait traverser l'étang de la Galiote (ZNIEFF), une île partiellement inscrite (l'île de Migneaux) et longer une auberge de jeunesse, un centre de loisir municipal pour enfants et deux châteaux.
Dans un courrier daté du 6 mai, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Madame Chantal Jouanno a apporté les réponses suivantes : «La cause que défend cet ouvrage me concerne naturellement. C'est la raison pour laquelle je souhaitais vous donner (...) quelques éléments et garanties s'agissant de ce projet ». Et précise : « Le projet initial qui ne répondait pas à l'ensemble de ces exigences a été amendé. Le tracé retenu a ainsi été modifié pour tenir compte des caractéristiques écologiques et environnementales uniques des territoires traversés. Ainsi, a-t-il été acté que la traversée de la Seine entre Poissy et Carrières-sous-Poissy, qui est au cœur du livre témoignage « Paysages en sursis » se fera par un tunnel passant sous le fleuve et non plus par une infrastructure aérienne précédemment envisagée. Cette infrastructure permettra de garantir la protection de ce domaine aussi bien en terme de conservation du paysage que de préservation de la biodiversité »
Par cette première grande décision d'amendement environnemental d'un projet autoroutier, le gouvernement indique clairement que les exigences du Grenelle de l'Environnement doivent désormais être placées au cœur de tous les nouveaux projets d'infrastructures.
Ainsi à Poissy, l'Etat vient de reconnaître qu'un viaduc aérien d'un kilomètre à travers des sites classés ne pouvait plus constituer une solution acceptable en 2009.
Si ce n'est que la sous fluviale à Nogent a toujours été l'axiomme de base de A86, ce qui ne l'est pas, c'est le projet du tronc commun A4/A86 entre Nogent et Joinville en Tunnel sous fluvial en lieu et place d'un viaduc.Alexandre a écrit :C'est sûr que ca va faire une sacré pente! En tout cas, on aura un remake de la sous-fluviale de Nogent, avec un tunnel immergé.Guillaume a écrit :Et ça va pas être évident pour faire remonter l'A 104 jusqu'à l'échangeur avec l'A 14
Pas nécessairement, faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvagesBiglower a écrit :Et je le constate aussi à Lyon où certaines personnes (dont la mairie) soutiennent la remise en surface d'axes de circulation semi enterrés au lieu de les couvrir complètement ! Soit disant aussi au nom d'une "réconciliation" (ou d'autres mots à la con comme ça) entre les quartiers alors qu'on contraire, on augmente la fracture physique comparé à un vrai axe couvert.
En même temps, des canards sauvages dans le centre de Lyon, à part à la Tête d'Or et encore y'en a pas des masses qui traversent au feu rougeMaastricht a écrit :Pas nécessairement, faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages
Je sais pas pourquoi mais je sens que l'État va abandonner le tracé vert pour ce foutu tracé blancbenj a écrit :article de la COPRA:
L'association S.O.S. rencontre le directeur général des routes, Daniel BURSAUX
Suite à la lettre envoyée par la secrétaire d'Etat à l'Écologie, Chantal Jouanno, les représentants de l'association SOS (Seine Opération Sauvegarde) ont rencontré le 25 juin 2009 le directeur général des routes au MEDADT. L'objet de l'entretien était d'évoquer les hypothèses de protection étudiées par le ministère sur l'ensemble du tracé et en particulier au niveau de la boucle Sud de la Seine (entre Poissy et Carrières) dans le cadre du dossier de prolongement de la Francilienne entre Méry-sur-Oise et Orgeval.
Paysages en dangerQuelques semaines plus tôt, l'association avait publié un ouvrage photographique (Paysages en sursis) avec le soutien de Yann Arthus-Bertrand et de Nicolas Vanier afin d'attirer l'attention des décideurs sur le caractère exceptionnel du site de la boucle de Seine entre le Sud de Carrières-sous-Poissy et l'ouest de Poissy. Remis à la ministre par l'explorateur, ce livre montrait l'extraordinaire richesse paysagère faunistique, floristique, architecturale et culturelle de l'endroit situé à seulement 18 kilomètres de Paris à vol d'oiseau.
Or par sa décision d'octobre 2006, c'est-à -dire avant la prise de conscience environnementale planétaire, le ministre de l'Equipement de l'époque, Dominique Perben, avait retenu pour le projet de prolongement de l'A104 à cet endroit un franchissement aérien sous la forme d'un double viaduc de près d'un kilomètre de long qui, aux dires du bureau d'études chargé par l'Etat d'étudier cette hypothèse, ne pourrait être réalisé « sans détruire le site ».
Poissy : un site à préserver
La ministre a donc d'abord acté dans une lettre à l'association la nécessité ainsi que sa volonté absolue de préserver le lieu puis, par l'intermédiaire de sa directrice de cabinet, a organisé un rendez-vous avec Daniel Bursaux pour qu'il puisse présenter à l'association le résultat des diverses études techniques mais aussi les diverses alternatives étudiées.
L'échange d'environ une heure a été autant cordial que fructueux et s'est rapidement placé sur le fond du dossier.
Le directeur général, accompagné d'un collaborateur également expert du dossier, a d'abord tenu à souligner l'absence de caractère d'urgence autour du projet expliquant que bien qu'il soit considéré comme une priorité routière pour l'Ile-de-France, le ministère ne souhaitait pas passer en force et que tant qu'il restait une forte opposition au projet actuel, il continuerait à chercher des améliorations propres à trouver l'adhésion des populations.
Concernant la boucle de Seine, le directeur a exprimé le fait qu'il existait effectivement à cet endroit un problème, notamment paysager, et qu'il lui semblait également nécessaire de préserver ce site.
L'association a donc souhaité connaître le résultat de l'étude de faisabilité d'un tunnel sous-fluvial promise en mars 2008 par le ministre des Transports, Dominique Bussereaux, dans une lettre adressée au député maire de Poissy ; Tunnel évoqué à son tour avec force par la ministre de l'Écologie dans sa lettre à Nicolas Vanier en mai 2009.
Sous-fluvial à Poissy : possible mais...
Longtemps évoqué pour rejeter cette hypothèse, le passage à travers une nappe phréatique s'est avéré ne plus poser de problème, les techniques du génie civil ayant fortement progressé depuis les premières études, même si cela entrainerait un surcoût important de l'ouvrage. Cette technique d'étanchéification est d'ailleurs celle qui serait désormais retenue pour le franchissement sous-fluvial décidé en 2006 pour le tracé « Vert » entre Andrésy et Achères.
En revanche, les facteurs de pente posent de plus gros problèmes aux ingénieurs des routes. En maintenant les cotes et le tracé exactement en l'état il ne serait pas possible, selon Daniel Bursaux, d'obtenir des niveaux de pente tolérables. Y parvenir ne pourrait toujours selon lui se faire qu'au prix de deux aménagements : d'une part d'un allongement de la courbe du tracé avant d'atteindre la Seine et d'autre part au prix de l'enfouissement total du futur échangeur d'Orgeval.
Il aurait donc émis trois réserves sur cette option : 1/le surcoût élevé de l'opération ; 2/le caractère jugé dangereux en cas d'incendie ; 3/la nature peu efficace, en matière de fluidité, d'un tunnel en pente donnant sur un gros échangeur enterré. Selon le collaborateur présent, le très probable engorgement du tunnel à l'heure de pointe serait encore accentué par son caractère enterré.
A final, même si la solution s'avèrerait techniquement réalisable, l'option d'un sous-fluvial à Poissy obligeant à dépenser beaucoup d'argent supplémentaire pour aboutir à une solution jugée imparfaite, voire insatisfaisante, lui semblerait inadaptée.
L'association ayant souligné avec force la nécessité, pourtant, de préserver le lieu et d'éviter aux premières populations (situées à une quarantaine de mètres du tracé) de subir la pollution atmosphérique accrue par un bouchon le long d'une pente importante, la discussion se serait alors tournée vers les solutions alternatives, et en particulier le tracé « rive gauche » (Blanc/Bleu) porté par de plus en plus d'élus locaux.
Variante « rive gauche », une piste intéressante sous conditions...
tracé "blanc" ou "vert aménagé"Dans un premier temps, l'association aurait souhaité rappeler son objet : Elle se serait déclarée incompétente à savoir si le prolongement de l'A104 est nécessaire ou non ; Mais au cas où il doive être réalisé, son but est qu'il impacte au minimum l'environnement et la santé.
L'association aurait ensuite passé en revue avec les hauts fonctionnaires les différents aspects de ce tracé, soucieuse de mesurer les différences avec le tracé vert sur le plan environnemental et sanitaire au plan global et local.
Au plan global (sur les 22 km) il serait apparu six points intéressants :
- Les pentes du tracé « Blanc/Bleu » sont beaucoup moins importantes que pour le tracé « Vert » ce qui augurerait une consommation énergétique et une production de G.E.S. (Gaz à Effet de Serre responsables du réchauffement climatique) beaucoup moins importantes. Pour mémoire, le tracé « Vert » induirait une augmentation des G.E.S. de 28%.
- Le nombre de personnes situées aux abords du tracé « Blanc » serait considérablement réduit par rapport au tracé « Vert ». Le ministère n'aurait pas fourni de chiffre précis mais un calcul fait par un des correspondants de l'association sur un S.I.G. (Système d'Information Géographique) laisserait entrevoir un rapport qui pourrait être de 1 à 10 entre les deux tracés.
- Le tracé « Blanc/Bleu » ne franchirait plus qu'une seule fois la Seine contre 3 fois pour le tracé « Vert » ce qui réduirait directement l'impact sur le Fleuve.
- Sur le plan de la sécurité routière, l'impact du tracé « Blanc/Bleu » serait là encore positif car, en raison de sa plus grande proximité avec la RN184, il contribuerait à beaucoup mieux la décharger de son intense trafic actuel qui passe souvent au cœur des villes (Saint-Germain-en-Laye, Conflans-Sainte-Honorine, Eragny, ...) et réduirait notablement son caractère accidentogène.
- Sur le plan de la fluidité générale du trafic futur, il ne semblerait pas qu'il y ait d'avantage notable à l'un des tracés plutôt qu'à l'autre. Sauf en matière d'effets induits. Ainsi en évitant l'effet d'entonnoir d'un méga échangeur à Orgeval, le tracé « Blanc/Bleu » utilisant l'A14 peu encombrée dans ce sens, contribuerait semble-t-il moins à engorger l'A13 vers Paris.
- Enfin, le tracé « Blanc/Bleu » ne perdrait rien en efficacité sur le plan économique, ce qui est essentiel pour en faire un tracé acceptable. Au contraire, il serait même sans doute plus efficace car il serait le seul à desservir directement le pôle PSA-Peugeot de Poissy, premier employeur des Yvelines, ainsi que la Zone d'Activité « Technoparc », soit plus de 10.000 emplois. Parallèlement, il desservirait toutes les autres zones économiques et notamment l'immense Z.A. de Saint-Ouen-l'Aumône. Enfin, point primordial, il arriverait aux portes de la future plateforme multimodale d'Achères qui devra permettre dans un futur proche le report modal du transport de la route vers le fer et le fleuve.
Au plan local, même si des points restent encore non résolus à ce jour, le tracé « Blanc/Bleu » paraît présenter plusieurs avantages (sous condition) par rapport au tracé « Vert ».
L'association se serait essentiellement concentrée sur la partie Sud du tracé en raison de son objet mais aurait également évoqué brièvement d'autres points de manière informelle au cours de l'entretien.
Au niveau Sud (Orgeval, Poissy, Chambourcy, Saint-Germain-en-Laye)
tunnel versus tranchée couverteDaniel Bursaux qui ne se serait pas dit « féru » de routes et l'association S.O.S. se seraient d'abord immédiatement rejoints sur l'absolue nécessité de préserver la forêt de Saint-Germain-en-Laye. C'est pourquoi seule l'hypothèse d'un tunnel à plusieurs dizaines de mètres sous les arbres pourrait être retenue pour franchir le morceau de forêt nécessaire au tracé « Blanc ». Une tranchée couverte qui aurait obligé à couper des arbres pour installer la tranchée (avant de la reboucher et de replanter de la végétation) aurait ainsi été jugée inadmissible. De même, des études seraient nécessaires pour la connexion avec l'A14 qui pourrait être enfouie. L'autre point avancé par l'association aurait été l'écartement suffisant du tunnel par rapport aux premières habitations de Poissy, de sorte que l'autoroute soit non seulement invisible et inaudible, mais aussi et surtout inodore.
A Poissy/Orgeval, la seule connexion nécessaire (A14 A13 Sud, soit un simple demi-échangeur entre seulement deux voies) serait infiniment moins impactante que la création d'un méga échangeur complet entre 4 voies (A104 A13 ouest, A104 A13 sud, A104 A14, A104 N13 ouest, A104 N13 est)
Au niveau d'Achères
Le diffuseur (entrée/sortie) placé au rond-point Peugeot/Technoparc apporterait un certain nombre de points positifs :
- L'accès direct des camions de Peugeot à l'usine éviterait de les voir traverser les villes pour se rendre à l'usine. Les riverains de la N184, mais aussi les habitants d'Achères ou des grands boulevards de Poissy (le boulevard Robespierre notamment) s'en trouveraient soulagés.
- Pour Achères, la requalification totale du RD30 entre le Technoparc et le nouveau Leclerc serait grandement facilitée et cesserait enfin de couper cette ville de son Fleuve (rappelons que dans l'hypothèse du tracé « Vert », l'accès depuis le Nord aux grands acteurs économiques de Poissy_ le logisticien Gefco, l'usine Peugeot, le Technoparc,..._ devrait se faire le long de ce RD30). Toutefois pour ce faire, la tranchée couverte prévue dans l'hypothèse du tracé « Vert » sur la RD30 à partir du « Leclerc » devrait être prolongée pour se raccorder au tunnel au niveau de l'entrée de l'usine Peugeot. Ceci afin de ne pas impacter les populations riveraines.
Au niveau de Conflans-Sainte-Honorine
- Le tracé « Blanc/Bleu » permettrait d'éviter la traversée du cœur de la ville. Pour les mêmes raisons qu'à Poissy, l'unique franchissement de la Seine devrait être réalisé en sous-fluvial.
- La requalification de la RN184 serait alors possible, avec un bénéfice net pour les habitants de Conflans, Eragny et du quartier du Bel Air à Saint-Germain-en-Laye.
Au niveau de Pierrelaye
- Le tracé « Blanc » obligerait à créer une baïonnette le long de l'A15, ce qui constituerait en l'état une nuisance supplémentaire (inacceptable) pour les riverains. Toutefois, le long de l'A15, les habitants de Pierrelaye ne sont aujourd'hui pas protégés. L'association aurait demandé s'il existait une possibilité de profiter d'un tel projet pour réaliser une protection A15+A104 sur l'ensemble de ce linéaire.
Au final, Daniel Bursaux, Directeur général des Infrastructures, des Transports et de la Mer, aurait demandé à son collaborateur d'engager une étude approfondie sur l'ensemble de ce tracé « Blanc » (« Vert » aménagé) dont les résultats devraient être connus avant la fin de l'année. Il aurait pris date avec S.O.S. pour une présentation de ces résultats dès qu'ils seront connus, c'est-à -dire au mois de novembre ou décembre 2009.
Conclusion : L'association attend donc désormais du ministère qu'il achève ses études et présente des solutions propres à préserver le site de la boucle de Seine entre l'ouest de Poissy et le sud de Carrières-sous-Poissy. L'hypothèse d'un franchissement aérien, même « architecturalement réussi » continue, pour l'association, à ne pouvoir constituer une solution acceptable pour préserver le site et les populations. Elle attend donc que cette solution soit officiellement abandonnée par le ministre. Elle se dit prête à poursuivre sa collaboration avec le ministère sur ce dossier afin que cette infrastructure, jugée nécessaire par le ministère, puisse apporter des bénéfices globaux et locaux pour l'environnement et la santé des populations de la région.