Voilà , la mauvaise nouvelle est tombée...le CG49 abandonne le projet rocade sud d'Angers, et laisse ALM prendre ses responsabilités.
Rocade Sud : le Département prend ses distances
Vivement contestée par des riverains et les écolos, la voie rapide perd son pilote. Le conseil général a décidé, hier, de ne plus assumer sa maîtrise d'ouvrage. Il refile « le bébé » à l'Agglomération.
Qui, aujourd'hui, peut porter, politiquement, la construction d'un périphérique de 2 x 2 voies, avec toutes ses nuisances, pour permettre à 37 000 véhicules de contourner le sud de la ville ?
Qui peut assumer ce tronçon de 6 kilomètres pour relier le pont de l'Atlantique à la rocade est d'Angers, longeant le quartier peuplé de la Roseraie et mettant à mal l'impact environnemental du site archéologique du Camp de César ? En tout cas plus Christophe Béchu, le président du conseil général.
En charge de son aménagement, il a annoncé, vendredi après-midi, son retrait. « Compte tenu des interrogations soulevées par les positions divergentes des élus de la majorité municipale angevine, je rends la maîtrise d'ouvrage à la Communauté d'agglomération afin qu'elle assume elle-même le pilotage de ce dossier. » Une volte-face politique.
À l'heure du développement durable, du Grenelle de l'environnement, et en cette période préélectorale, pas question donc de porter une telle réalisation pour l'élu UMP. « Le conseil général considère que ce projet n'est pas un simple projet routier mais relève de l'aménagement du territoire de la ville d'Angers et de l'Agglomération au moment où celles-ci doivent élaborer un nouveau plan d'urbanisme. » Et de ne pas complètement fermer la porte : « Le Département s'attachera à travailler de manière constructive avec l'Agglomération, une fois la solution retenue. »
Jean-Claude Antonini prend acte
De son côté, Jean-Claude Antonini, maire d'Angers et président de Loire Métropole, regrette la soudaineté de ce revirement : « J'aurais souhaité que le conseil général puisse solliciter les élus d'Angers Loire Métropole avant toute prise de décision. Je regrette qu'il ait fallu six mois pour réunir le comité des décideurs de la liaison sud. » Plus politiquement, il s'étonne du prétexte invoqué : « Il n'y a pas de divergence dans la majorité municipale angevine qui s'est exprimée, début juillet, en faveur de cette liaison. » Et Jean-Claude Antonini de reprocher à Christophe Béchu d'avoir pris sa décision « alors que le dossier reste incomplet puisqu'il manque les études sur les flux de circulation, l'empreinte carbone et l'impact environnemental. »
Il prend acte et annonce qu'il interrogera prochainement les élus de l'agglomération sur la nécessité de réaliser cette voie, tout en relevant : « Pour la première fois dans le département, un contournement routier ne sera pas réalisé par le conseil général. »
Vice-présidente chargée des transports dans l'agglomération, Bernadette Caillard-Humeau réagit aussi : « C'est regrettable de lâcher ainsi sa responsabilité. La divergence entre les élus municipaux de la majorité est un faux prétexte. Tous, nous affirmons notre attachement à ce contournement qui se fera dans le respect des études environnementales. »
Après plus de vingt ans de faux-fuyants et de tergiversations autour d'un projet de rocade jamais aussi contesté, ce retrait du conseil général offre peut-être la perspective de tout remettre à plat. De trouver une alternative pour régler le problème récurrent du transit routier à Angers.
Yves LAUNAY.
Ouest-France
Ca me fout le moral à zéro, puissance maximale...
Et puis, j'ai visité les sites ALM, Angers et CG49, plus aucune trace du projet liaison, comme si ça n'avait jamais éxisté, pire encore, plus aucune trace du projet du réaménagement des bords de la Maine... c'est vraiment n'importe quoi, c'est la honte
