Page 7 sur 13

Posté : jeu. 26 oct. 2006 19:42
par marsupilud
guy21 a écrit :Quant au Mont Saint Michel, personne ne conteste son appartenance à  la Normandie. L'abbaye fût fondée par l'évêque d'Avranches Aubert au début du VIIIème siècle. La légende veut que les bretons, jaloux, mirent cette propriété sur le compte des divagations du fleuve-frontière Couesnon. Mais c'est une légende.
Et comment vont être orientée les divagations suite aux travaux qui ont cours autour du Mont-Saint-Michel ?

Posté : jeu. 26 oct. 2006 19:50
par cartomi
ben, le but du jeu c'est qu'il n'y ait pas d'orientation et qu'il reprenne ses vieilles habitudes

Plan Routier Breton

Posté : mer. 12 sept. 2007 15:21
par 172sp
Bonjour je voudrais savoir pourquoi il y a que des voies rapides en bretagne et non pas des autoroutes

Posté : mer. 12 sept. 2007 15:45
par Arnaud
Il y'a déjà  plusieurs topic là -dessus (mais j'ai la flemme de chercher les liens... :sommeil: ) :

Les VE bretonnes sont issues du Plan Routier Breton, datant des années 60, et qui avait pour objectif de désenclaver rapidement la région à  moindre coût. Qui dit pas cher dit utilisation des infrastructures existantes et dit doublement et dénivellation des RN existantes (RN12, RN24, RN165...).

Les deux plus importants deviendront des autoroutes :
- N137 & N12 :arrow: prolongement de l'A81 jusqu'à  Brest
- N165 :arrow: prolongement de l'A82 jusqu'à  Brest (l'A82 existe déjà  actuellement, mais c'est qu'un très court tronçon prolongeant l'A844 en agglomération nantaise.

Si tu veux plus d'infos, jette un coup d'oeil sur WikiSara (fiches des A81 et A82).

Posté : jeu. 13 sept. 2007 11:31
par remy
Arnaud a écrit : - N137 & N12 :arrow: prolongement de l'A81 jusqu'à  Brest
Il s'agit de la N157 et non de la N137 entre La Gravelle et la rocade de Rennes.

Posté : jeu. 13 sept. 2007 11:37
par Arnaud
remy a écrit :Il s'agit de la N157 et non de la N137 entre La Gravelle et la rocade de Rennes.
Euh oui, autant pour moi...

Je rajoute que cette RN157 sera mise à  moyen terme aux normes autoroutières. L'A81 reliera donc Le Mans à  Rennes. La mise aux normes de la RN12 interviendra plus tard. Afin d'assurer la continuité autoroutière entre Paris et Brest sera construit le barreau de Pont-Lagot (voir topic dédié) ; l'actuel échangeur entre la Rocade de Rennes et la RN12 n'étant plus aux normes autoroutières.

En ce qui concerne la RN165, quelques travaux de mise aux normes ont déjà  eu lieu (revêtement de BAU, mise aux normes d'échangeurs, et, par endroits, de la signalisation (sorties numérotées)...).


Je pense que la seconde autoroute bretonne (après l'A84, déjà  existante) sera l'A82 dans l'état actuel des choses, suivie de l'A81 La Gravelle - Rennes.

Posté : jeu. 13 sept. 2007 11:47
par Arnaud
Donc, voici les renvois vers les différents topics du forum :
:arrow: Barreau de Pont-Lagot (A81)
:arrow: A82

Et, bien sûr, les liens vers les articles de WikiSara :
:arrow: A81
:arrow: A82

Par rapport aux articles de WikiSara : Attention : ces articles traitent de tous les projets autoroutiers bretons se référant aux A81 et A82. Ils ne sont donc pas dédiés uniquement aux tracés actuels des autoroutes concernées. Il est donc bon de savoir que l'A81 est actuellement strictement définie par la concession Cofiroute, entre La Chapelle Saint-Aubin et La Gravelle et que les autres sections sont encore numérotées RN157, RN136 et RN12. En ce qui concerne l'A82, il s'agit de nos jours encore d'une très courte autoroute urbaine de 4,5 km au Nord de Nantes ; le restant étant toujours numéroté N165.

Posté : jeu. 13 sept. 2007 16:36
par 172sp
Merci pour tous vos renseignements

Posté : jeu. 13 sept. 2007 18:54
par padawan53
Arnaud a écrit :Qui dit pas cher dit utilisation des infrastructures existantes et dit doublement et dénivellation des RN existantes (RN12, RN24, RN165...).
euh, pas à  100 % d'accord, pour ne prendre qu'un exemple, la N165 Quimper<=>Lorient n'a rien de commun avec l'ancienne N165.

Pour les tronçons où c'est vrai (exemple : N157 Rennes<=>Châteaubourg), j'imagine que les itinéraires de subsitutions (pour tracteurs, voiturettes...) ont été créés à  l'époque avec des caractéristiques très réduites ?

Pour reprendre mon exemple, le jour où la N157 deviendra la A81, les convois exceptionnels n'auront normalement plus le droit d'emprunter l'axe devenu "autoroute". La mise aux normes autoroutières de la N157 inclue-t-elle une amélioration de l'itinéraire de substitution, afin que celui-ci puisse accueillir les CE ?

Posté : jeu. 13 sept. 2007 20:45
par 172sp
je ne savait pas qu'il y allait avoir autant de projets :shock:

Posté : mar. 18 sept. 2007 23:22
par guy21
Mouais... encore des autoroutes au rabais:
- BAU encore souvent en graviers
- chaussées peu larges
- aires de repos inexistantes
Bref, encore pas mal de boulot avant les A81 et A82 en Bretagne.

Posté : mer. 19 sept. 2007 00:05
par hh35
guy21 a écrit :Mouais... encore des autoroutes au rabais:
- BAU encore souvent en graviers
- chaussées peu larges
- aires de repos inexistantes
Bref, encore pas mal de boulot avant les A81 et A82 en Bretagne.
C'est marrant, ça ressemble à  l'A28 ce que tu dis, pourtant payante et chère :roll:

Posté : mar. 22 avr. 2008 20:02
par glouby
L'implantation des piles du viaduc du Légué à  St Brieuc est assez spectaculaire. Je ne pense pas qu'on referait (ou laisserait faire) la même chose maintenant.

Posté : jeu. 24 avr. 2008 21:25
par otto
En tout cas le PDG de Cofiroute a annoncé sont souhait de les récupérer (ainsi que la RN118 et des bouts de la Francilienne)

Il parait qu'Anne de Bretagne est morte en 1514 et qu'elle n'avait pas obtenu une concession a perpetuité.

Posté : ven. 25 avr. 2008 13:30
par Nono
otto a écrit :En tout cas le PDG de Cofiroute a annoncé sont souhait de les récupérer (ainsi que la RN118 et des bouts de la Francilienne)
Avec péage j'imagine. Ben voyons... Il a fallu à  l'Etat (avec l'argent des contribuables) des années et des années pour les construire (j'ai vu la RN24 être mise en VE petit à  petit quand j'allais chez mes grands parents en Bretagne) et maintenant COFIROUTE voudrait la récupérer ! Alors que la logique voudrait que les premières autoroutes (A1 par exemple) ne soient plus justement à  péage (ou alors pour les seuls coûts d'exploitation).

Posté : ven. 25 avr. 2008 16:01
par Alexandre
COFIROUTE souhaiterait récupérer l'A10 jusqu'à  Palaiseau, la N104 et la N118 également, pour les élargir et fluidifier la circulation sur l'A10 après le péage de Saint-Arnoult, ce qui permettra d'augmenter le débit à  ce même péage. Pour les autoroutes bretonnes, le pari est osé car y'a du travail pour tout mettre aux normes, mais certes moins que si tout était à  construire. Enfin, ca reviens en fait à  concéder la totalité (ou presque) du réseau de la DIR Ouest. Au final, je doute que celà  aboutisse....

Posté : ven. 25 avr. 2008 16:09
par Alexandre
L'article des Echos du 24 avril 2008:
PDG depuis le 18 décembre 2007 de Cofiroute, qui est avec ASF une des deux filiales autoroutières du groupe de construction et de concessions Vinci, Pierre Coppey inaugure ce matin le contournement de la ville d'Angers par le nord. La livraison de ce tronçon, explique-t-il aux « Echos », marque l'achèvement du réseau Cofiroute tel qu'il avait été défini avec l'Etat dans le cadre du contrat de plan 2003-2008. Mais Pierre Coppey annonce aussi avoir décidé de reporter d'un an la mise en service du tunnel de l'autoroute A86 à  l'Ouest de Paris pour des raisons de sécurité. Et, dans le cadre des négociations avec l'Etat sur le prochain contrat de plan, il se déclare prêt à  gérer pour le compte de l'Etat le réseau autoroutier breton, en échange d'un allongement de la durée de concession, ou de l'introduction du péage sur ces liaisons actuellement gratuites pour l'usager.

Vous inaugurez aujourd'hui le contournement autoroutier de la ville d'Angers par le Nord. Que représente cette mise en service pour Cofiroute ?
Le contournement d'Angers sur l'autoroute A11 marque l'achèvement du réseau de Cofiroute, tel qu'il avait été défini avec l'Etat dans le contrat de plan 2003-2008, avec quatre à  six mois d'avance sur le planning selon les sections ouvertes. Nous avons investi 3 milliards d'euros ces trois dernières années pour le réaliser, avec notamment le bouclage de l'A85 à  proximité de Tours, ou l'achèvement de l'A28 entre Tours et Alençon. Avec un réseau construit de 1.100 km désormais en service, nous avons respecté nos engagements vis-à -vis de l'Etat.

Mais le contournement d'Angers est symbolique aussi de ce que peut être une autoroute urbaine bien conçue. Ce tronçon a certes coûté très cher : 460 millions d'euros pour 14,3 km, comprenant un viaduc de 530 mètres au-dessus de la Maine, mais ce prix s'explique en grande partie par un soin particulier apporté à  l'environnement et à  la sécurité : tranchée couverte de 1,8 km comprenant des équipements imposés par la nouvelle réglementation sur les tunnels, protections anti-bruit partout ailleurs, etc. Enfin, une bonne partie de la circulation de transit traversant jusqu'à  présent le centre-ville va être détournée : nous estimons que près de la moitié du trafic actuellement constaté dans Angers (60.000 véhicules par jour), sera « sorti » du centre-ville, qui va ainsi pouvoir réinvestir les bords de la Maine.

En région parisienne, cette fois, vous devez mettre en service en juin le premier tronçon du tunnel de l'A86, entre Rueil-Malmaison et l'autoroute A13 à  la limite de Vaucresson et du Chesnay. Tiendrez-vous là  aussi les délais ?
Non. J'ai décidé de reporter d'un an, à  juin 2009, sa mise en service, compte tenu des contraintes d'exploitation et de sécurité, et de la nécessité de poursuivre certains tests. Il faut savoir que nous sommes là  sur un ouvrage très ambitieux ; le premier souterrain de cette ampleur auquel s'applique la circulaire « tunnels » publiée après l'incendie du tunnel du Mont-Blanc en 1999. Nous avons collectivement sous-estimé le temps nécessaire à  la mise au point des systèmes d'exploitation et de sécurité. Nous ne sommes donc pas encore totalement prêts aujourd'hui pour exploiter ce tunnel d'une manière performante. J'ai par exemple préféré reporter à  juin la tenue de l'essai au feu initialement prévu en février, car je juge préférable de ne le faire qu'une fois que tous les systèmes d'exploitation, de ventilation ou de protection incendie seront complètement opérationnels : avant, le test n'aurait pas été pleinement utile et instructif. Les impératifs de sécurité commandent, j'ai jugé qu'ils imposaient de reporter la mise en service du tunnel.

Ce retard mis à  part, que vous apporte l'achèvement du réseau ?
Une forte hausse du trafic. Il est tiré par trois effets mécaniques : une croissance annuelle de l'ordre de 2 % que l'on constate sur l'ensemble des réseaux autoroutiers en service ; une hausse supplémentaire de 2 % correspondant au trafic des nouvelles sections ouvertes à  la circulation ; et une progression de 2 % correspondant à  l'effet réseau induit par le raccordement de ces nouvelles sections. Nous anticipons donc une croissance d'environ 8 % du chiffre d'affaires cette année, à  1,1 milliard d'euros, compte tenu des 2 % de hausses tarifaires pratiquées en application de notre contrat de plan.

Allez-vous maintenant négocier un nouveau contrat de plan avec l'Etat, et sur quelles bases ?
L'élaboration du contrat de plan 2009-2013 en est aux premières esquisses. Nous allons proposer à  l'Etat d'ouvrir les discussions sur trois grands registres. D'abord et dans la lignée du Grenelle de l'environnement, nous sommes déterminés à  investir dans ce que j'appelle l'éco-autoroute : mise aux normes hydrauliques des eaux pluviales provenant de la chaussée, lutte contre les nuisances sonores, élargissement des voies partout où la diminution de la congestion automobile permet de limiter les émissions de CO2, etc. Ensuite, nous avons encore des améliorations à  faire en termes de sécurité (glissières, séparateurs, barrettes sonores...) et de qualité (information sur le trafic, suivi des clients, prestations d'assistance...).

J'ajoute à  ces orientations une idée : si l'Etat veut bien aborder ce sujet, il gagnerait, selon nous, à  élargir le périmètre des concessions autoroutières pour financer des dossiers d'infrastructures comme l'entretien ou l'élargissement de la Francilienne ou des quasi-autoroutes bretonnes, payées par le contribuable et gratuites pour l'usager. Si l'Etat nous confiait des sections de la Francilienne qui touchent notre réseau, ou la Nationale 118 qui relie le nôtre à  la proche banlieue parisienne, ou, pourquoi pas, le réseau breton, nous pourrions faire les investissements pour son compte, en étant payés soit par l'élargissement de la durée de notre concession, soit par l'assujettissement au péage des sections que nous prendrions en charge.

Mais les Bretons avaient obtenu du général de Gaulle la gratuité de leur réseau au titre du désenclavement !
C'est vrai. Et déjà , Anne de Bretagne avait obtenu la suppression de l'octroi, mais elle est morte en 1514 et n'avait pas obtenu une concession perpétuelle ! Nous vivons dans une autre époque et au demeurant, une des principales conclusions du Grenelle de l'environnement est que pour être durable, la mobilité doit être payante...
Si l'Etat accepte cette requête, ce ne sera qu'un début...

Posté : ven. 25 avr. 2008 17:50
par G.E.
Je doute que les locaux apprécient... :roll:

D'autre part, les DIR sont à  présent organisées comme des sociétés concessionnaires, non ? A ceci près que leurs recettes sont très aléatoires car elles proviennent du budget de l'Etat.

Posté : ven. 25 avr. 2008 22:16
par lucienmathurin
Petit rappel : Gilles de Robien, alors ministre des transports, avait évoqué la possibilité pour les collectivités locales pour entretenir et prolonger les 2X2 voies présentes sur leur territoire d'instaurer des péages. En Bretagne il avait fait une magnifique unanimité... contre lui : absolument TOUS les élus bretons (qu'ils soient de gauche, de droite, municipaux, départementaux, régionaux) avaient exprimé leur refus d'un tel système.

Et je ne parle évidemment pas des bretons eux - mêmes...

Tout ce que veut le président de Cofiroute c'est augmenter son chiffre d'affaire et ses bénéfices, rien de plus. Qu'il arrête de nous baratiner avec l'écologie, il n'en a rien à  faire.

Et puis ça coûte déjà  de plus en plus cher de rouler, comment feront ceux qui n'auront pas les moyens de payer ça en plus sachant qu'en Bretagne du fait des 2X2 voies gratuites il n'y a pas de véritable réseau alternatif ???

Ce serait aussi faire injure à  ceux qui comme Alexis Gourvennec se sont battus pour que ce réseau voit le jour !

De toute façon je mets au défi l'état d'essayer de nous imposer des péages sur ce réseau, je pense pouvoir affirmer sans me tromper que si il faut que les bretons se mobilisent comme ils l'ont fait contre la centrale nucléaire de Plogoff ou du Carnet ils le feront, et j'en serai certainement.

Je pense aussi que les élus locaux ne vont pas tarder à  réagir...

Posté : sam. 26 avr. 2008 10:00
par JMB
J'ai parcouru hier la RN 165 (A82) entre Vannes et Nantes. Si le tronçon Savenay Nantes laisse un peu à  désirer au niveau du revêtement. Tout le tronçon est au gabarit autoroutier, le rétrocéder à  COFIROUTE s'apparente à  du vol pur et simple sans compter que des itinéraires gratuits parrallèles ne courent pas la zone avec les zones humides de Brières et de Redon dans le coin.
A noter, j'ai vu une borne kilomètrique A82 km 1.

HS : J'ai pu faire la fête à  la Beaujoire pour la remontée du FC Nantes en Ligue 1.