Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : mar. 28 déc. 2010 11:12
Perso, j'ai tendance à croire que le tout-autoroutier est bel et bien fini et que le réseau français est bel et bien arrivé à maturité.
Le phénomène bien marqué aujourd'hui de la rurbanisation, engendrant l'explosion des migrations pendulaires domicile-travail avec pour seul moyen de transport la voiture personnelle répond à un phénomène de société un peu plus complexe que le simple critère de coût. Il s'agit bien sûr de celui de la qualité de vie: les gens veulent marquer leur progression dans la vie et dans leur carrière en s'installant dans un lieu à la campagne où il fait bon vivre pas trop loin de la ville où l'emploi réside. Le cas du couple de retraités (parisien ou autre citadin) qui se retire dans la France profonde en s'y faisant construire sa maison est régi par d'autres critères: il ne faut pas être trop loin d'un supermarché et il faut aussi penser à ses vieux jours lorsque la santé défaillera en prenant aussi en compte l'accessibilité des prestations médicales et de santé.
Comment faudrait-il revoir cette conception de cette French ou European way of life aujourd'hui bien ancrée dans les moeurs, sachant que l'on ne saurait remettre en question ce sacro-saint principe de la qualité de vie que l'on pourrait même inscrire dans une constitution quelconque?
Développer les transports en commun en zone péri-urbaine et en zone rurale demanderait trop d'investissements de la part des collectivités territoriales et par conséquent exercerait une pression fiscale difficile à soutenir pour une population qui, justement, est très regardante à ce sujet, d'autant plus que la rentabilité desdits réseaux subventionnés est très loin d'être assurée - Regardez combien de lignes de car rurales lancées "à titre expérimental" ou mises en place "pour repenser la mobilité" n'ont pas été pérennisées.
Je ne sais non plus comment considérer la manière de rapprocher les lieux de logement des lieux de travail; en fait de nombreux lieux de travail sont en entrée de ville dans les zones industrielles et commerciales, le centre-ville étant en fait plus dévoué au tertiaire et aussi au petit commerce. Or c'est aussi dans les mêmes zones péri-urbaines que les gens habitent, le problème résidant principalement dans le fait que la zone résidentielle dans laquelle Mr et Mme X habitent n'est pas dans le même secteur péri-urbain ou rurbanisé campagnard que la zone industrielle ou commerciale dans laquelle l'un ou l'autre travaille et que bien souvent l'éloignement du lieu de travail au domicile de l'un des membres du couple qui s'y rend seul avec sa voiture perso et se tape les bouchons résulte d'un arrangement conclu avec son/sa conjoint(e) pour ne pas trop le (la) pénaliser sur son propre éloignement du domicile conjugal à son lieu de travail, avec déplacement assuré également avec la deuxième voiture du ménage avec une concession à l' ecologic way of life de la part de Madame qui s'est inscrite à un groupe de covoiturage sur Internet et qui a découvert que sa troisième voisine travaille dans le même coin et s'en est faite une bonne copine.
Si on essaie depuis tant d'années de réfléchir à repenser le way of life sans trop arriver à du concret, c'est qu'il n'y a pas trop d'alternative, à moins que l'inertie du fonctionnement de la société actuelle ne permette pas de remettre en cause sa manière d'évoluer.
Ce qui rend le problème du passage à l'ère post-pétrole plus criant d'ailleurs...
Le phénomène bien marqué aujourd'hui de la rurbanisation, engendrant l'explosion des migrations pendulaires domicile-travail avec pour seul moyen de transport la voiture personnelle répond à un phénomène de société un peu plus complexe que le simple critère de coût. Il s'agit bien sûr de celui de la qualité de vie: les gens veulent marquer leur progression dans la vie et dans leur carrière en s'installant dans un lieu à la campagne où il fait bon vivre pas trop loin de la ville où l'emploi réside. Le cas du couple de retraités (parisien ou autre citadin) qui se retire dans la France profonde en s'y faisant construire sa maison est régi par d'autres critères: il ne faut pas être trop loin d'un supermarché et il faut aussi penser à ses vieux jours lorsque la santé défaillera en prenant aussi en compte l'accessibilité des prestations médicales et de santé.
Comment faudrait-il revoir cette conception de cette French ou European way of life aujourd'hui bien ancrée dans les moeurs, sachant que l'on ne saurait remettre en question ce sacro-saint principe de la qualité de vie que l'on pourrait même inscrire dans une constitution quelconque?
Développer les transports en commun en zone péri-urbaine et en zone rurale demanderait trop d'investissements de la part des collectivités territoriales et par conséquent exercerait une pression fiscale difficile à soutenir pour une population qui, justement, est très regardante à ce sujet, d'autant plus que la rentabilité desdits réseaux subventionnés est très loin d'être assurée - Regardez combien de lignes de car rurales lancées "à titre expérimental" ou mises en place "pour repenser la mobilité" n'ont pas été pérennisées.
Je ne sais non plus comment considérer la manière de rapprocher les lieux de logement des lieux de travail; en fait de nombreux lieux de travail sont en entrée de ville dans les zones industrielles et commerciales, le centre-ville étant en fait plus dévoué au tertiaire et aussi au petit commerce. Or c'est aussi dans les mêmes zones péri-urbaines que les gens habitent, le problème résidant principalement dans le fait que la zone résidentielle dans laquelle Mr et Mme X habitent n'est pas dans le même secteur péri-urbain ou rurbanisé campagnard que la zone industrielle ou commerciale dans laquelle l'un ou l'autre travaille et que bien souvent l'éloignement du lieu de travail au domicile de l'un des membres du couple qui s'y rend seul avec sa voiture perso et se tape les bouchons résulte d'un arrangement conclu avec son/sa conjoint(e) pour ne pas trop le (la) pénaliser sur son propre éloignement du domicile conjugal à son lieu de travail, avec déplacement assuré également avec la deuxième voiture du ménage avec une concession à l' ecologic way of life de la part de Madame qui s'est inscrite à un groupe de covoiturage sur Internet et qui a découvert que sa troisième voisine travaille dans le même coin et s'en est faite une bonne copine.
Si on essaie depuis tant d'années de réfléchir à repenser le way of life sans trop arriver à du concret, c'est qu'il n'y a pas trop d'alternative, à moins que l'inertie du fonctionnement de la société actuelle ne permette pas de remettre en cause sa manière d'évoluer.
Ce qui rend le problème du passage à l'ère post-pétrole plus criant d'ailleurs...