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Posté : ven. 23 janv. 2009 18:48
par lorp
Biglower a écrit :Oui donc le service public n'existerait plus vraiment, sauf que la situation actuelle c'est une situation qui dure depuis 25 ans, au temps des nationalisations, et que donc on ne peut en aucun cas dire que c'est la faute de la privatisation prétendue.
Et que dire de la poste pour faire le parallèle... Ce n'est plus non plus un service public ?
Les missions de "service public" n'ont rien à  voir avec la composition de l'actionnariat. Deux exemples :

- Pendant prés d'un demi-siècle, Renault a eu comme unique actionnaire l'État Français. Pourtant, la régie n'a jamais eu à  rendre un quelconque service au public, en tout cas pas plus que ces concurrents français. (J'imagine des Espace avec réduction "famille nombreuse", des R14 qui encouragent à  consommer des fruits frais... :lol: )

- Dans certaines villes, les transports publics sont gérés par des entreprises à  actionnariat mixte, souvent des collectivités et des banques. Pourtant, ces entreprises ont bel et bien des missions de service public.

Pour éviter de polémiquer sur ce que j'ai pu dire par ailleurs et être clair, je pense que les conditions de l'ouverture à  la concurrence dans le rail sont bien plus à  surveiller qu'une éventuelle privatisation de la SNCF pour la continuité du service. Je pense même que l'ouverture à  la concurrence peut-être bénéfique aux usagers si elle permet aux régions de choisir la délégation voire la régie directe.
Biglower a écrit :Sauf que la première fois que j'en ai entendu parlé c'est sur France 2.
Moi aussi : ça démontre bien que je suis au comble de la mauvaise fois. :wink:

Posté : sam. 24 janv. 2009 02:09
par flogo
dionysos a écrit :D'un coté, G. Pépy affirme qu'il n'y aura pas de TGV partout, d'un autre il est prêt à  fermer toutes les liaisons non-TGV sous prétexte qu'elles sont déficitaires et que les régions ne mettent pas la main à  la poche pour financer des liaisons nationales...

SNCF, vive la France du TGV + car Kéolis... :evil:
(C'est infernal, hein! Si on créait un bêtisier spécial SNCF, je n'en imagine pas la taille!)
lorp a écrit :Pour éviter de polémiquer sur ce que j'ai pu dire par ailleurs et être clair, je pense que les conditions de l'ouverture à  la concurrence dans le rail sont bien plus à  surveiller qu'une éventuelle privatisation de la SNCF pour la continuité du service.
+1
lorp a écrit :Je pense même que l'ouverture à  la concurrence peut-être bénéfique aux usagers si elle permet aux régions de choisir la délégation voire la régie directe.
Wouf! En effet, je trouve même l'idée bonne, mais alors avec des "si"... C'est quand même risqué!

Posté : sam. 24 janv. 2009 11:26
par Biglower
lorp a écrit :
Biglower a écrit :Sauf que la première fois que j'en ai entendu parlé c'est sur France 2.
Moi aussi : ça démontre bien que je suis au comble de la mauvaise fois. :wink:
Je t'en veux pas. Moi aussi, souvent, j'aime bien faire le contradicteur. C'est sûrement notre côté français qui ressort. :roll: :wink:

Posté : dim. 25 janv. 2009 00:15
par jml13
J'ai été malheureusement hier soir victime de ce que peut faire de pire la SNCF pour ses "clients" :
TGV 5124 18h54 Roissy - 22h46 Marseille.
- 15 (!) minutes avant le départ, le train est annoncé à  l'heure, puis "retard 50 mn"... Il arrive de Lille-Europe et est donc parti près d'une heure plus tôt avec 50 mn de retard, l'info a donc mis 1h30 à  arriver à  Roissy...
- nous finissons par partir avec 1 h 10 de retard sans explication
- le train, évidemment plus dans son sillon, perd de + en + de temps en ralentissant de nombreuses fois
- sans plus d'explications, nous empruntons la voie classique à  partir de Mâcon, avec en prime un arrêt à  Belleville-sur-Saône, à  l'heure où nous devrions être arrivés à  Marseille !
- les contrôleurs me lâchent que le chauffeur prévu à  Lille étant malade, ils ont du faire appel à  un d'astreinte (mais pas d'annonce micro...) et ils ne savent pas pourquoi nous prenons la voie classique.
- enfin une annonce : "nous arriverons à  Part-Dieu à  0 h 05", nous y serons en fait à  0 h 25 et y resterons plus d'une 1/2 heure sans explication...
- après un arrêt imprévu à  Valence TGV, arrivée à  Marseille avec 3 heures de retard.
Le sentiment général était qu'on s'est totalement désintéressé de nous... alors qu'il aurait été si simple d'avoir qq infos sur : causes des retards, arrivée prévue (toutes les 30 mn par exemple).

Posté : lun. 26 janv. 2009 09:38
par dionysos
Voici un article de La Montagne relatant les résultats de la SNCF pour l'année 2009:

La Montagne a écrit:
vendredi 23 janvier 2009 - 13:50
La SNCF prévoit une hausse de son chiffre d'affaires de 7% en 2009

(AFP/Archives - Giuseppe Cacace)

La SNCF prévoit une hausse de 7% de son chiffre d'affaires en 2009, qui atteindrait 27 milliards d'euros, selon les chiffres du budget prévisionnel de la compagnie ferroviaire, cités par Les Echos vendredi.

Selon le quotidien, la SNCF verrait ainsi son activité croître de 7,1% en 2009, à  27 milliards d'euros, contre près de 25,5 dégagés en 2008 tandis que son bénéfice opérationnel courant ressortirait à  884 millions.

Le bénéfice net récurrent s'établirait quant à  lui à  580 millions.

La dette de la SNCF passerait à  6,7 milliards d'euros contre 6 milliards fin 2008.

Dans le détail, la branche grandes lignes (VFE, Voyageurs France Europe) devrait voir ses résultats légèrement baisser et tourner autour de 840 millions d'euros. La perte du Fret devrait quant à  elle se situer de -140 millions d'euros.
Autant dire que, malgré toutes les critiques qu'on peut lui adresser, tout va bien dans le meilleur des mondes entre la SNCF et son Etat-actionnaire...

Posté : lun. 26 janv. 2009 22:54
par bzh-99
tout va bien... humh c'est pas folichon non plus, 580 millions de bénef' pour une dette de plus de 6 milliards... aucune entreprise privée ne se contenterait d'un résultat aussi médiocre...

Posté : mar. 27 janv. 2009 00:04
par christopher
Ca signifie qu'après remboursement des échéances de la dette et des intérêts sur plus de 6 milliards, il reste dans "les poches" de la SNCF, 580 M.
Avec le peu de détails qu'on a, la seule chose qu'on puisse dire c'est que c'est plutôt un bon résultat.

Posté : mar. 27 janv. 2009 03:59
par TheForceCode
C'est quand même pas très bon, car on sait que l'activité passagé a augmenté par rapport à  l'année dernière, et malgré la hausse des prix, la SNCF fait beaucoup moins bien que l'année dernière.

Vivement qu'on rejette enfin sur RFF l'activité d'entretient des voies, parce ce que ça plombe quand même pas mal les comptes cette affaire (en plus du Fret, mais là , c'est vraiment un cas désespéré).

Posté : mar. 27 janv. 2009 08:04
par rerefr
Je pense aussi que la sncf pourrait licencier 50000 de ses employés et prendre 10000 gars en contrat d'apprentissage par exemple (qu'ils licencieraient juste après bien sûr). Pour le Fret, c'est certain qu'il faudrait le supprimer. Et on pourrait récupérer les wagons fret pour les faire circuler sur les RER C et D, là  où les gens n'ont pas besoin de s'assoir.




:wink:

Posté : mar. 27 janv. 2009 08:51
par Aurelle51
rerefr a écrit :Je pense aussi que la sncf pourrait licencier 50000 de ses employés et prendre 10000 gars en contrat d'apprentissage par exemple (qu'ils licencieraient juste après bien sûr). Pour le Fret, c'est certain qu'il faudrait le supprimer. Et on pourrait récupérer les wagons fret pour les faire circuler sur les RER C et D, là  où les gens n'ont pas besoin de s'assoir.




:wink:
Ne dis pas ça! Tu vas donner des idées à  G Pepy!

Posté : mar. 27 janv. 2009 13:18
par TheForceCode
rerefr a écrit :Je pense aussi que la sncf pourrait licencier 50000 de ses employés et prendre 10000 gars en contrat d'apprentissage par exemple (qu'ils licencieraient juste après bien sûr). Pour le Fret, c'est certain qu'il faudrait le supprimer. Et on pourrait récupérer les wagons fret pour les faire circuler sur les RER C et D, là  où les gens n'ont pas besoin de s'assoir.




:wink:
Euh, c'est envers qui que tu es ironique là ? Parce que pour l'activité d'entretient des voies, je trouve anormal que ce soit la SNCF qui doit faire le boulot de RFF. Si d'ici la fin de l'année, les compétences d'entretient du réseau ferré ne sont pas transférées de la SNCF vers RFF (y compris la masse salariale), comme cela aurait dut être le cas au moment de la sission entre RFF et SNCF, alors la libéralisation du marché de transport de personne par voie ferrée, sera très inégal pour tous (aussi bien pour les privés que pour la SNCF).

Posté : mar. 27 janv. 2009 13:22
par Peute
TheForceCode a écrit :Vivement qu'on rejette enfin sur RFF l'activité d'entretient des voies, parce ce que ça plombe quand même pas mal les comptes cette affaire
Vu que la SNCF surfacture largement à  RFF l'entretien des voies (ils ne font pas ça gratuitement, et sont en position de monopole...), c'est plutôt cette activité qui contribue largement au résultat positif de la SNCF... et au déficit (abyssal) de RFF.

Posté : sam. 31 janv. 2009 02:18
par flogo
Peute a écrit :
TheForceCode a écrit :Vivement qu'on rejette enfin sur RFF l'activité d'entretient des voies, parce ce que ça plombe quand même pas mal les comptes cette affaire
Vu que la SNCF surfacture largement à  RFF l'entretien des voies (ils ne font pas ça gratuitement, et sont en position de monopole...), c'est plutôt cette activité qui contribue largement au résultat positif de la SNCF... et au déficit (abyssal) de RFF.
Bof. La SNCF ne fait pas ça gratuitement, mais en attendant, c'est elle qui finance les travaux. Le jour où RFF récupèrera cette composante, c'est RFF qui financera directement les mêmes travaux. Sans aucun doute RFF réduira un peu ses dépenses, réduites au plus juste, car je doute fortement que la SNCF sous-traite à  perte, mais je ne pense pas que ça ait une incidence phénoménale.

Posté : sam. 31 janv. 2009 11:28
par Peute
flogo a écrit :
Peute a écrit :
TheForceCode a écrit :Vivement qu'on rejette enfin sur RFF l'activité d'entretient des voies, parce ce que ça plombe quand même pas mal les comptes cette affaire
Vu que la SNCF surfacture largement à  RFF l'entretien des voies (ils ne font pas ça gratuitement, et sont en position de monopole...), c'est plutôt cette activité qui contribue largement au résultat positif de la SNCF... et au déficit (abyssal) de RFF.
Bof. La SNCF ne fait pas ça gratuitement, mais en attendant, c'est elle qui finance les travaux. Le jour où RFF récupèrera cette composante, c'est RFF qui financera directement les mêmes travaux. Sans aucun doute RFF réduira un peu ses dépenses, réduites au plus juste, car je doute fortement que la SNCF sous-traite à  perte, mais je ne pense pas que ça ait une incidence phénoménale.
Même si je suis sûr de rien, je ne crois pas du tout que la SNCF finance les travaux sur les voies, à  part par le biais des péages qu'elle verse à  RFF bien sûr. Les montages financiers des travaux sur les lignes TER du coin où je suis ne laissent apparaitre que la région et RFF comme financeurs.
Ce serait peut-être même contraire aux directives européennes qui ont amené à  la scission SNCF-RFF (séparation entre le gestionnaire d'infrastructure et l'exploitant, afin de permettre l'ouverture à  la concurrence de l'exploitation)

Posté : sam. 31 janv. 2009 21:23
par flogo
Dès lors qu'on lui confie l'entretien des voies, ainsi que la gestion du trafic, soit dit en passant, c'est les agents de la SNCF qui font le boulot, payés par cette même entreprise, de la même manière qu'elle finance les travaux nécessaires (et rares) à  cet entretien. C'est précisément pour ces question d'effectifs que ces missions tardent à  être récupérées par RFF; le nombre de salariés augmenterait démesurément en proportion de l'effectif actuel (environ 800 salariés). Et aussi à  cause de la pression des syndicats qui luttent contre le démantèlement de la SNCF (ou plutôt de ce qu'il en reste depuis 97)...

Posté : dim. 01 févr. 2009 10:34
par Autocar
Bonjour,
Juste une petite intervention pour indiquer que même si les travaux d'entretiens sont effectués par la SNCF, c'est bien parce que RFF l'a missionnée pour cela (par manque d'agents et de technicité). Mais ce n'est pas la SNCF qui paye mais bien RFF. La SNCF ne finance les opérations d'entretien que via les péages, ce qui est loin de couvrir tous les coûts...

Posté : mar. 03 févr. 2009 00:13
par Autocar
Je confirme que c'est bien la SNCF qui paye à  RFF des péages. Cependant les péages reçus par RFF des EFs ne sont pas suffisant pour couvrir l'ensemble des besoins d'où la nécessité pour le principale actionnaire d'RFF (l'état) d'augmenter sa participation (mais ne permets tout de même pas de rattraper tout le temps perdus depuis près de 30 ans).

Il y a un problème en effet puisque pour les entretiens elle n'a pas les effectifs et les techniciens qui sont... à  la SNCF ! S'il y a bien quelques opérations qui sont confiées directement aux privées, elles sont minimes, d'autant que la SNCF (il faut le reconnaître) à  la connaissance et la technicité.

Posté : jeu. 26 févr. 2009 11:34
par super5
Et voici un article sur Pépy :
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/02 ... doute-.php
Guillaume Pepy, un président tout-terrain pour une SNCF en plein doute

Fabrice Amedeo
26/02/2009

Le président de la SNCF a pris ses fonctions il y a un an. Grèves, ruptures de caténaires, fermeture de la gare Saint-Lazare : il a dû affronter une série de crises. Les prochains mois s'annoncent compliqués.

Pas facile le travail de président de la SNCF. Guillaume Pepy, qui souffle sa première bougie à  la tête de l'entreprise publique, en a fait l'amère expérience. Les caténaires qui lâchent, le transport en Ile-de-France qui explose, le fret qui s'écroule, les grèves tournantes et la fermeture de Paris-Saint-Lazare. Rien ne lui a été épargné. «Les ennuis arrivent toujours en escadrille», assurait en septembre Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports. «Depuis cet été, c'est de la folie, raconte un cadre de la SNCF. On n'a pas eu de chance.»

Le nouveau président a donc subi un véritable baptême du feu alors qu'il connaît l'entreprise publique comme sa poche. Car le premier des cheminots a été successivement responsable de la stratégie, des grandes lignes, d'Eurostar, puis directeur général exécutif. Nommé président de la SNCF par l'Élysée le 20 février 2008, Guillaume Pepy est officiellement entré en fonction le 5 mars. «Il y a une véritable symbiose entre Guillaume Pepy et la SNCF, explique Raymond Soubie, conseiller social de Nicolas Sarkozy. Cet homme n'a jamais eu d'autre vocation que de devenir président de cette entreprise. » Ses collaborateurs assurent que rien n'a changé entre Pepy directeur général exécutif et Pepy président. Le nouveau numéro un est un hyperactif. Il l'était déjà . Il est toujours aussi souvent sur le terrain et aussi rarement en vacances que quand il était le numéro deux.

Le dirigeant réformateur a imprimé sa marque dès son arrivée à  la présidence. Il a dressé une feuille de route baptisée «Destination 2012» et a multiplié les annonces chocs : gagner de l'argent avec le fret qui perd de l'argent depuis dix ans ; doubler le chiffre d'affaires en cinq ans pour atteindre 36 milliards d'euros ; lancer un «plan Marshall» pour le transport en Ile-de-France. Un an plus tard, la crise est passée par là . Les ambitions ont été revues à  la baisse.

D'après le budget prévisionnel présenté le mois dernier en conseil d'administration, la SNCF devrait réaliser un chiffre d'affaires de 18,15 milliards d'euros en 2009. «Ce chiffre d'affaires 2009 est inférieur de 352 millions d'euros, à  périmètre constant, à  la feuille de route "Destination 2012", explique un proche du dossier. Si l'on tient compte de la croissance externe qui était prévue et qui n'a pas été réalisée, le chiffre d'affaires est inférieur de 3,9 milliards d'euros.» L'avenir ne semble donc pas s'éclaircir pour Guillaume Pepy qui va devoir se faire à  l'idée d'être un président de crise.

«Pepy, ça décoiffe»

Quand il s'est assis dans le fauteuil d'Anne-Marie Idrac, son prédécesseur, ses proches conseillers l'ont pressé de vêtir les habits de président : fini le tutoiement et les «Guillaume tu» lors des réunions. Pepy se voit même prier de ne plus parler aux médias. «C'était la phase de sevrage avec les journalistes», raconte un proche. Un véritable effort contre nature pour cet homme de communication qui, en quinze ans de SNCF, a laissé son numéro de portable à  tous les journalistes de France.

En février dernier, il se voit également conseiller d'abandonner sa doudoune et de ranger son casque de scooter au placard. Durant les premiers mois, il utilise à  contrecœur la Renault Vel Satis présidentielle. Un épisode de courte durée. Pepy roule à  nouveau en scooter et le portable des journalistes recommence à  sonner...

Du coup, ses conseillers en communication s'arrachent les cheveux. Mais Guillaume Pepy a réussi par sa personnalité à  moderniser l'image à  la SNCF. «Pepy, ça décoiffe, commente Dominique Bussereau. Il témoigne d'une véritable empathie pour cette entreprise et pour ses cheminots.»

Le style Pepy, c'est un président tout-terrain. Il présente à  sept heures du matin sur les quais ses excuses aux clients victimes d'une grève. C'est un président, bourreau de travail. «Il nous appelle le dimanche même lorsqu'il est en week-end dans le sud pour sentir le climat dans l'entreprise, explique un responsable syndical. À croire que la SNCF lui manque.»

Finie également la langue de bois avec les clients. Tous les deux jours en Ile-de-France, un suicide bloque plus de 100 trains pendant deux heures. Le président demande à  ce que l'on n'annonce plus d'«accidents de personne» mais que le mot «suicide» soit employé.

Un train reste bloqué sur les voies ? Pepy ne veut plus qu'un message annonce une heure de retard si elle doit se transformer en trois heures d'attente. «Dorénavant, quand un TGV sera bloqué entre une et trois heures, le conducteur annoncera systématiquement un arrêt de trois heures, explique un responsable de l'entreprise. Sinon nos clients ont l'impression qu'on leur ment ou qu'on se trompe.» Et si le train repart vite, ce sera grâce à  la SNCF qui a réparé la panne plus rapidement que prévu.La gouvernance de la SNCF sous l'ère Pepy, c'est également plus de débrouille à  tous les échelons. «Avant son arrivée, c'était le système PIPE : Pas d'Initiative, Pas d'Ennui, constate un cadre. Il a su y mettre fin.»

«La grève paye moins que la négociation»

Du coup, le président perd parfois le contrôle de ses équipes. «Mireille Faugère, la directrice des grandes lignes, veut supprimer le personnel d'accueil sur les quais dans seize grandes gares, raconte Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots. J'ai appelé Pepy : il n'était pas au courant. »

La première année de présidence de Pepy a d'ores et déjà  marqué un tournant dans l'histoire des négociations sociales à  la SNCF. Il est en effet le premier dirigeant à  avoir dit que «la grève paye moins que la négociation». Un syndicat obtiendra toujours davantage de lui avant la grève qu'après. «C'est ce nouveau principe qui lui a valu le poste de président, explique un délégué syndical de la Fgaac. Il a passé de longues soirées officieuses avec nos dirigeants pour négocier un changement d'état d'esprit. Il voulait notre soutien avant d'aller vendre le projet à  Nicolas Sarkozy.»

Le début de mandat avait été marqué par un climat social relativement calme. Mais en décembre tout s'est gâté. Les cheminots de la gare Saint-Lazare font grève pendant un mois en utilisant la technique de la grève tournante. Le 13 janvier, Saint-Lazare est fermée. Nicolas Sarkozy somme Guillaume Pepy de présenter ses excuses aux voyageurs. Le président s'exécute à  la télévision et sur les quais de gare le lendemain.

Climat social difficile

Certains assurent qu'il a failli être remercié. «Il ne doit son maintien à  la tête de la SNCF qu'à  deux collaborateurs qui ont persuadé Nicolas Sarkozy de le maintenir», explique un bon connaisseur de l'entreprise publique. Les syndicats ont également découvert sa ténacité. Après l'échec en novembre de la réforme du fret, Pepy a demandé à  ses troupes d'aller négocier localement gare de triage par gare de triage. Résultat, cette activité est en train de changer quasi clandestinement, dans le dos des syndicats qui sont embarrassés pour contre-attaquer.

Mais cette réorganisation alourdit un climat social déjà  difficile. Pepy le sait et attend les élections professionnelles qui se déroulent fin mars avec inquiétude. La réforme de la représentativité syndicale risque de faire disparaître les organisations qui n'atteindront pas le seuil des 10 % et de renforcer les grosses écuries protestataires, SUD et la CGT. Opposition ou négociation ? Le choix de SUD semble acquis. Si la CGT le rejoint dans la contestation, la SNCF pourrait devenir une entreprise impossible à  réformer. Un nouveau défi pour Guillaume Pepy.

Posté : ven. 27 févr. 2009 11:53
par super5
http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/02 ... il-ma.html
L'ami du rail Martin Malvy désespère de l'État

TRANSPORTS. «Midi-Pyrénées est un exemple ce qui peut être fait pour le rail». Le président de la SNCF est un garçon courtois. Il a appris que mieux valait toujours flatter son hôte avant de s'asseoir à  sa table.

Mais il y aura peut-être un cheveu ou une grimace dans la soupe du déjeuner auquel le président de la Région convie Guillaume Pépy ce jeudi à  midi, .

Les 500 millions d'euros que Midi-Pyrénées investit dans les grands travaux ferroviaires, le passage en cinq ans de 5 à  10 millions de voyageurs annuels, le doublement des trains et l'organisation de 1.000 arrêts quotidiens supplémentaires, c'est, juge Martin Malvy, l'État qui aurait dû le financer.

L'État organise de grands Grenelle de l'Environnement qui promeuvent les transports publics, mais en laisse la charge aux collectivités. Le cabinet du président Malvy en sourirait presque: «L'État nous dit, soit vous payez, soit les lignes régionales ferment».

Avec 1.500 kms de voies ferrées, Midi-Pyrénées est la région qui a le réseau le plus long après l'Île-de-France. Les entreprises sont mises à  contribution par le biais de la taxe transports pour le financement des bus et des trains en ville. Rien de tel dédié au financement du TER. Mieux : la région consent à  investir dans la réfection du réseau, mais paye en sus une redevance à  Réseau Ferré de France pour son entretien...

Martin Malvy aura certainement deux mots à  glisser à  Guillaume Pépy entre la poire et le dessert.

Il y a peu de chance que l'un et l'autre fassent durer le pousse-caf, où il pourrati être question du TGV. Le président de la SNCF n'a strictement rien à  dire de neuf sur le sujet. Et le président Malvy ne se remet toujours pas du sort fait à  sa région : le TGV pour Marseille a été financé en totalité par l'État, lequel exige aujourd'hui que les collectivités territoriales crachent au bassinet pour le voir arriver un jour à  Toulouse.

Martin Malvy est plein de bonne volonté et optimiste, aussi. Mais il s'agit de mettre 53 de ces collectivités d'accord pour boucler le budget. «C'est, glisse-t-on à  l'Hôtel de Région pris parfois de coups de blues, le meilleur moyen de ne pas y arriver».

GLv.

Posté : dim. 08 mars 2009 21:58
par super5
Le Figaro a écrit : Grève tournante: Pepy ira en justice

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a déclaré qu'il "irait devant la justice pour défendre les droits des voyageurs" en cas de grèves "tournantes", tout en soulignant que l'entreprise avait connu en 2008 le nombre de jours de grève le plus bas depuis 2004.

"Il y a eu ici ou là  une sorte de détournement de la loi, un abus de droit, par exemple avec ces fameuses grèves de 59 minutes tournantes reconductibles qui franchement pénalisent d'une manière excessive les voyageurs", a-t-il déclaré au Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Donc moi, je peux vous le dire aujourd'hui, j'irai devant la justice pour défendre les droits des voyageurs dans ces cas-là , j'irai faire respecter la loi", a-t-il ajouté, sans fournir d'autres précisions. Interrogé sur la procédure en cours, après que la SNCF, qui avait assigné en référé treize conducteurs de TER de Nice et trois syndicats (CGT, CFDT, Fgaac) pour exercice abusif du droit de grève, a été déboutée en référé début février, il a répondu: "l'affaire n'est pas définitivement jugée, on va attendre le jugement définitif".

"Mais effectivement, si on n'arrivait pas à  obtenir par la voie de la justice le respect de cet équilibre, comme je l'ai fait au 20 heures il y a quelques semaines, je me retournerais vers les pouvoirs publics en leur posant la question: que faire?".

M. Pepy a indiqué par ailleurs que "certes il y a des grèves, certes elles sont parfois bien repérées parce que la SNCF est un fait médiatique (...) mais les jours de grève en 2008, c'est le chiffre le plus bas depuis 2004".
D'autre part, réconciliation avec la Basse-Normandie :
http://www.ouest-france.fr/actu/actu_BN ... 8_actu.Htm

Et Pépy évoque déjà  l'avenir des Corail, ce qui pourrait les remplacer.