Re: [ Pyrénées ] Traversées centrales et ouest
Posté : mer. 12 janv. 2011 14:52
Même la réouverture d'Oloron-Bedous semble compromise !
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Ah bon .....super5 a écrit :Même la réouverture d'Oloron-Bedous semble compromise !
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2 ... 174729.php>> Rien n'est fait pour Oloron-Bedous
Maillon majeur d'une future réouverture de la Pau-Canfranc, la portion, Oloron-Bedous est toujours en friche.
Cheval de bataille du président de Région, Alain Rousset, la réouverture de la Pau-Canfranc passait dans un premier temps par une réhabilitation de la ligne entre Oloron et Bedous. D'un coût de 30 millions d'euros (évaluation donnée en 2009), la restauration des 25 km de voies serait entièrement financée par la Région. Mais les choses traînent.
Au printemps 2008, des sondages et le débroussaillage de la voie marquaient la volonté régionale d'aller de l'avant. La visite du président de la SNCF Guillaume Pépy à Bedous le 7 mai 2009 donnait l'espoir d'une finalisation des travaux en 2011. L'été dernier encore, Alain Rousset demandait au directeur régional de RFF, Bruno de Monvallier, de faire les travaux jusqu'à Bedous juste après ceux de Pau-Oloron.
« Le dossier est à l'étude, nous en sommes à l'avant-projet » explique Nicolas Guyot, de RFF. « Nous savons que la Région porte ce projet depuis 20 ans mais c'est délicat car la ligne est fermée depuis longtemps. Il y a le problème des passages à niveau, la proximité de sites protégés » énumère-t-il avant de préciser : « Nous menons des études sur la base d'un TER prolongé depuis Oloron à raison de 4 à 5 allers-retours par jour ».
Bernard Uthurry de son côté réaffirme que la Région « maintient l'échéance de la réouverture jusqu'à Bedous en 2013 ». « La circulaire Bussereau, prise après un accident mortel à un passage à niveau en Savoie, interdit les passages à niveau sur les lignes nouvelles ou rouvertes » explique-t-il. « Sur les 27 passages entre Oloron et Bedous, nous avons des dérogations sauf pour huit qui exigent de nouvelles études » poursuit-il. Il évoque aussi la nécessaire intervention de l'État qui devra libérer l'emprise de la RN134 sur la voie au niveau de Bidos. « Cela risque de renchérir le coût des travaux. Pour l'heure, tout reste à faire mais on maintient notre volonté de rouvrir en 2013 » conclut le vice-président, responsable des transports.
>> REPERES
Pas d'électrification en vue. Si la ligne a fait peau neuve pour 40 ans, la remise en place de caténaires n'est toujours pas au programme. « Il n'y a pas d'échéance pour l'électrification car elle est tributaire des choix qui seront faits pour la Pau-Canfranc » explique Nicolas Guyot. Si elle rouvre, la ligne devrait être en 25 000 volts. Mais il faudra lever le conditionnel avant d'entamer les travaux. D'autant qu'un km de caténaire coûte aussi cher qu'un km de voie, soit 1 million. Alain Rousset, président de Région, a réitéré sa volonté de réélectrifier l'ensemble de la ligne et Bernard Uthurry confirme que la Région met toujours la pression sur RFF pour accélérer les choses. Mais l'État, sollicité pour participer aux dépenses, ne s'est pas manifesté. Les caténaires avaient été supprimées pour permettre l'extension de l'usine Messier-Dowty à Oloron. Pour ce faire, RFF a dû enlever la sous-station électrique qui alimentait la ligne ferroviaire. Et ils ne comptent la reconstruire que le jour où ils sauront à quel voltage se fera la Pau-Oloron.
Il est clair que RFF ne va pas s'amuser à électrifier 30 km de voie unique en impasse en 25kV, le tout au beau milieu du cimetière des éléphants de la caténaire Midi... Pour circuler avec quel matériel d'ailleurs?14 janvier 2011 06h00 | Par ALAIN BABAUD a écrit :
La nouvelle voie est sur les rails
La ligne TER revue et corrigée reprendra du service le 24 janvier après six mois d'arrêt. Le point du dossier. Le Conseil régional veut doubler la fréquentation de la ligne, à terme. Et propose de l'inédit...
À Buzy, le nouveau rail traverse des quais qui ont dû être refaits à neuf. Mais l'abri prévu pour les passagers reste mal adapté. photo guillaume bonnaud
( BONNAUD GUILLAUME)
C'est une petite révolution qui attend les usagers de la ligne TER Pau-Oloron à compter du 24 janvier. Alors, bien sûr, les vieilles et poussives Z2200 ne vont pas subitement laisser place à des rames de TGV survitaminées. Mais les travaux de modernisation qui s'achèvent, et qui contraignent les voyageurs à prendre le bus depuis juillet dernier, devraient impulser un nouvel élan. Le point des évolutions.
1 La remise à neuf d'une voie devenue vétuste
La ligne SNCF avait connu des phases de travaux depuis 1883, date de son ouverture. Mais avec le temps, elle était devenue vétuste en bien des endroits, générant de plus en plus de problèmes techniques pénalisants pour les usagers. Une modernisation devenait urgente.
Horaires modifiés
D'un point de vue pratique, les usagers doivent savoir que la réouverture de la ligne entraîne un certain nombre de modifications dans les horaires de départ ou de passage. En voici l'essentiel. Pour plus de précisions, se renseigner aux guichets ou via le numéro gratuit « TER Aquitaine » : 0 800 872 872.
AU DÉPART DE PAU. La grille valable à compter du 24 au matin fait partir le premier train non plus à 7 h 35, mais à 7 h 30. Arrivée à Oloron à 8 h 07. Départs de 9 h 05 et 12 h 20 inchangés. Le 13 h 45 passe à… 13 h 46. Le 15 h 33 avance à… 15 h 32. Le train de 17 h 05 ne change pas, celui de 18 h 30 passe à 18 h 31. Celui du vendredi soir est avancé de 4 minutes soit à 21 h 32.
AU DÉPART D'OLORON. À compter du 24, les départs (en bus pour l'heure) de 6 h 10, 6 h 20 et 6 h 24 du lundi sont remplacés par un seul départ de train, à 6 h 30. Arrivée à Pau à 7 h 08. Le départ matinal de 6 h 33, du mardi au vendredi, passe à 6 h 47. L'heure d'arrivée est pourtant la même, 7 h 25. Le 8 h 03 recule à 8 h 13, mais il arrive 4 minutes plus tôt à Pau (8 h 51). Le train de 12 h 48 est reprogrammé à 13 h 03. Le 14 h 13 à 14 h 29 (arrivée à Pau à 15 h 07). Le 16 h 01 passe à 16 h 15, le 17 h 40 à 17 h 48. À noter que les documents SNCF mentionnent un train de plus, le soir, du lundi au samedi. Départ à 19 h 14. Arrivée à Pau à 19 h 52. S'y ajoute, les dimanches et fêtes, un train à 21 h 23 avec arrivée à 22 h 01, à Pau.
Le chantier, ouvert en juillet, est donc passé par le remplacement des rails traditionnels de 18 m unis par des joints métalliques par un long rail unique soudé de 34,8 km. Il a fallu refaire le ballast (100 000 tonnes), remplacer 50 000 traverses en bois par 60 000 traverses en béton. Mais également changer les joints des passages à niveau, refaire les quais de la gare de Buzy, etc.
2 35 millions d'€ pour 37 minutes de trajet
L'État et la Région Aquitaine ont mis, chacun, 13,125 millions d'euros dans cette opération de régénération de ligne lourde de 35 millions. Réseau ferré de France faisant l'appoint. Pour autant, les trains ne vont pas rouler vraiment plus vite sur cette ligne qui compte des arrêts à Ogeu, Buzy-en-Béarn, Gan et Croix-du-Prince à Pau. La vitesse de croisière va se situer autour des 80 km/h pour un voyage d'environ 35 minutes. Au lieu-dit Sablières, à Gan, où il y a eu des travaux récents, il faudra même lever le pied à 40 km/heure pendant quelques mois.
3 Du confort en plus pour 150 000 usagers
Le gain de confort (y compris sonore), et de fiabilité de la ligne, promet d'être considérable. Les vieilles Z2200 sont en effet, d'ores et déjà, remisées. Elles seront remplacées par des pimpants X73500 que le Conseil régional a achetés à son homologue d'Alsace pour 4,5 millions d'euros.
Du matériel d'occasion « mais parfaitement moderne, opérant et climatisé », précise Bernard Uthurry, vice-président régional aux transports et maire PS d'Oloron. L'autorail X73500, aussi appelé « Ater », a des lignes qui rappellent celles du TGV. Mais il tourne, comme son prédécesseur, au diesel.
4 L'électricité ne passe toujours pas…
Si la phase de modernisation qui touche à sa fin garantit la pérennité de la ligne SNCF, ce n'est qu'un premier pas. Pour faire de l'axe Pau-Oloron le premier maillon d'une ligne moderne pour le fret et les passagers qui atteigne Canfranc et l'Espagne, il faut encore l'électrifier de manière à poser des caténaires.
Mais malgré la pression du Conseil régional, RFF se refuse encore à programmer pareil chantier, sans doute aussi lourd, financièrement, que celui qui s'achève. L'augmentation du nombre de rotations, de 14 à 16, semble pouvoir se faire dans un avenir plus proche. Ce qui est déjà un plus pour les 150 000 voyageurs embarqués chaque année.
Contrat d'axe et ligne sur Bedous
Le Conseil régional d'Aquitaine a choisi le Béarn, ainsi que la Dordogne, pour lancer cette année le principe des contrats d'axe. L'idée, c'est de profiter du cadencement (meilleure adaptation aux besoins des populations) de la ligne Pau-Oloron, annoncé pour 2012, pour mettre en réseau différents moyens de transports collectifs ou non.
Un Palois pourrait ainsi prendre le bus Idelis depuis chez lui, ou louer un vélo Idecycle, prendre un TER à la gare de Pau et descendre à la gare d'Oloron. Les collectivités concernées faisant le nécessaire, comme ce sera prévu dans le contrat d'axe, pour assurer la fluidité de son trajet. Et pourquoi pas, avec le même et unique billet, « comme ça se fait à Bordeaux », indique le vice-président du Conseil régional en charge des transports et maire socialiste d'Oloron, Bernard Uthurry. « Sur le bassin d'Arcachon, pareille initiative aurait permis de tripler la fréquentation du rail », indique l'élu. Bernard Uthurry envisage, plus humblement sans doute, de doubler à terme la fréquentation.
Canfranc par la route
Les élus locaux vont donc être amenés, dès les prochaines semaines, à plancher sur le sujet. Et les usagers auront tôt ou tard leur mot à dire « à travers les comités de ligne que nous allons monter. »
L'autre dossier en cours, c'est naturellement la réouverture du tronçon de voie ferrée entre Oloron et Bedous, dans la perspective, attendue par nombre d'élus locaux, d'une relance de l'axe Pau-Canfranc. « Le chantier devait démarrer juste après celui du tronçon Pau-Oloron. Le Conseil régional l'avait financièrement prévu », indique Bernard Uthurry.
Mais la circulaire Bussereau oblige à la suppression de huit passages à niveau sur le parcours. « Cela contraint à de nouvelles études et repousse la réouverture de ce tronçon à 2013. » Pour atteindre Bedous, Urdos, le Somport et Canfranc, il va donc falloir se contenter encore un moment du bus.
Il y avait eu un accident à Orthez en 2009 :basco - landais a écrit :Je le repete : combien de convois complets ou de wagons isolés de matières "dangereuses" (carburant, gaz, matières explosives ou meme nucléaire - je sais le debat fait rage à propos de ces dernières-) empruntent le réseau RFF sans qu'il n'y ait un accident tous les jours (et encore moins tous les mois, au pire deux ou trois par an sans conséquences humaines)super5 a écrit :Au delà de la vallée d'Aspe, la question se pose pour les grandes agglomérations.basco - landais a écrit :Mais est ce que TOUS les trains seront constitués de "bombes roulantes"super5 a écrit :Les écolos dénoncent la volonté de faire de la N134 un "couloir à camions", ne vaut-il pas mieux cela (en déviant les villages) plutôt que des "bombes roulantes" (trains de matières dangereuses) sur une voie ferrée passant dans les villages ?![]()
et combien d'accidents sur ce type de convoi arrivent ils en France![]()
Ne dramatisons pas![]()
Je vois que le "rewritter" est passé, mais arretons d'etre négatif et d'envisager n+1 scenarii catastrophes à chaque fois que le vision doré, l'ecrevisse à 25 000 pattes ou les dechets nucléaires recyclés empruntent soit la route ou le fer .... Positivonscela fait partie de notre société que nous avons fabriqué et dont nous profitons et abusons à longueur de temps
C'est plutôt Bedous-Canfranc qui a une ouverture compromise... (car la cohabitation entre route et rail est problématique et ici, je vois pas comment tu fais pour mettre un train et les panneaux de la bifurcation...) En rouge, les rails (en arrière-plan, le panneau gênerait la voie ferrée)super5 a écrit :Même la réouverture d'Oloron-Bedous semble compromise !
En effet, ainsi que les irréductibles "sauveurs de l'horloge de l'Hôtel de Ville" (Retour vers le Futur, Op Cité de Eomer) que sont les membres du CRELOC...super5 a écrit :Après 6 mois de travaux, la ligne Pau-Oloron a été rouverte hier : nouvelle voie, nouveaux autorails X73500 rachetés à la région Alsace.
Parmi les premiers passagers, il y avait le "revenant"![]()
http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2 ... 176784.php
Sud Ouest a écrit :« Sud Ouest » : La voie ferrée Oloron-Pau vient d'être rouverte. La satisfaction semble générale ?
Les retours sont bons. Les gens voyagent d'une manière plus confortable dans un véhicule climatisé. Les riverains m'ont également adressé leur satisfaction car le train est moins bruyant. Mais je dirai surtout heureusement qu'elle a été réhabilitée, car ici comme ailleurs, elle était menacée de fermeture. La Région s'est impliquée au-delà de ses compétences. Reste l'électrification. La demande de la Région auprès de Réseau ferré de France (RFF) est pressante. On ne relâche pas la pression.
Et pour la poursuite de la voie jusqu'à Canfranc ?
Bernard Uthurry : Le chantier devait se poursuivre immédiatement jusqu'à Bedous, en étant intégralement financé par la Région. Mais la circulaire Bussereau a interdit les passages à niveau sur les nouvelles lignes ou sur les lignes rouvertes. Il en reste neuf à traiter entre Oloron et Bedous. Or, je rappelle que l'État a empiété sur la voie ferrée pour refaire la RN 134. Par convention, il s'est engagé à restituer la voie ferrée et à prendre en charge les frais inhérents. Il doit donc revenir dans le dispositif.
Si l'État n'a pas encore donné sa réponse, le chantier ne risque-t-il pas d'être irrémédiablement retardé ?
Pour nous, la volonté d'arriver jusqu'à Bedous est intacte et les perspectives restent à une ouverture en 2013. Pour continuer vers Canfranc, la Région se montre aussi volontaire en intervenant dans un groupe quadripartite dans lequel l'autonomie aragonaise, l'Espagne et la France prennent également part. Guillaume Pépy, patron de la SNCF, que j'ai vu récemment à Pau, affirme encore son véritable intérêt pour cette voie.
Le futur axe Pau-Oloron reste-t-il nécessaire, malgré le train ?
Actuellement, 400 personnes prennent le train Oloron-Pau tous les jours. Si on améliore la régularité et la fréquence des trains, on peut espérer arriver à multiplier par deux, voire par trois le nombre de voyageurs. Parallèlement, il y a 11 000 véhicules qui passent tous les jours sur la 134, entre Oloron et Pau. Le train captera une partie de ce flux, mais pas suffisamment pour alléger la circulation sur la route. Cette voie routière est surchargée et dangereuse. Voilà pourquoi je plaide pour une nouvelle route, qui permettrait par ailleurs de rapprocher notre bassin industriel d'un barreau autoroutier.
Pépy était venu en 2009 en vallée d'Aspe, soit il y a 2 ans ou presque. Il avait rappelé que « la SNCF, ce n'est pas l'État » et que « C'est Réseau ferré de France qui est propriétaire de la ligne. Et c'est lui qui discute avec les élus et l'État des travaux à engager ». À l'époque, on parlait d'une réouverture pour 2011.basco - landais a écrit :D'ou tiens tu celà ?super5 a écrit :Je doute du poids du Conseil Régional d'Aquitaine face à l'État et aux "administrations" (SNCF, RFF) qui ne veulent pas entendre parler d'une réouverture vers Bedous ou Canfranc ...Alexandre a écrit :Espérons-le.basco - landais a écrit :Je ne peux qu'approuver, mais sachant que Bernard Uthurry est le 1er vice-président du conseil régional d'Aquitaine chargé des transports, il est certain que les projets avanceront sûrement plus vite ....Alexandre a écrit :Que des propos censés, en espérant qu'ils soient suivi des faits.
RFF et SNCF n'ont jamais exprimé d'opinions defavorables à ce sujet, Peppy ayant rencontré sur place Rousset il y a quelques mois ... et Rousset sait aussi faire avancer les choses, il a des atouts en main ....tant en tant que president du CR Aquitaine, qu'en tant que president de l'ARF