Fantomas a écrit :Ah ben désolé de t'apprendre que les piétons ont le droit de traverser en dehors des endroits matérialisés et pire, ils ont la priorité. Ils doivent cependant respecter certaines règles : d'abord ils ne peuvent le faire que s'ils sont à plus de 50m d'un passage piéton. Ils doivent tenir compte de la vitesse et distance des véhicules et doivent traverser perpendiculairement à l'axe de la chaussée. A un carrefour sans passage piéton, ils doivent traverser dans le prolongement du trottoir.
En ville, on trouve bien des passages piétons espacés de moins de 50m, en règle générale.
J'ai vu un livre de code de 2003 qui comportait un exemple pratique vers la fin: on voit un piéton sur le bord du trottoir qui n'a pas amorcé sa traversée, en dehors d'un passage, et une voiture qui arrive derrière. Le commentaire dit un truc du genre: "Interrogez vous sur l'excès de courtoisie. En vous arrêtant, vous incitez ce piéton à traverser sans faire attention, alors que la voiture de derrière ne l'a peut-être pas vu".
Lors de mes cours d'auto-école en 1999, voilà comment a été abordée la leçon "passages piétons":
"A chaque passage, tu regardes à droite et à gauche. Si un piéton est engagé, tu lui cède le passage. Mais tant qu'il n'a pas posé le pieds sur la chaussée, tu n'as pas à le laisser passer".
Dans les dernières leçons, on est allé à Chambéry centre. La monitrice me dit: "attention, ici les gens sont suicidaires, ils traversent de partout sans regarder !".
On est loin de la version édulcorée "les piétons peuvent passer partout à tout moment"
Contentons nous de la ville pour le moment. De toutes façons, de plus en plus des sections de nationales bordées d'habitations voient leur vitesse limitée à 70, voire 50 par exemple.
En Isère surtout, le préfet à l'air de raffoler des 70. Et ça devient vraiment pénible de rouler sur une route ordinaire, entre ça et les ronds-points.
Bon sang, on est en ville, quand même! Pas sur une autoroute!
Désolé de te dire que je n'aime pas les villes ! Je n'aime pas plus la foule de piétons que des voitures.
Niveau sécurité, la suppression des PN empeche surtout aux abrutis de passer au feu rouge.
Oui. Mais le but premier est d'éviter une cohabitation génante. A la fois on évite les bouchons sur la route, et l'on augmente le niveau de sécurité des trains comme des usagers de la route. De plus, quand un PN se trouve en zone de gare, celui-ci complique sérieusement l'exploitation et les manoeuvres.
D'après toi, on n'aurait pas dû construire l'estacade et laisser un PN sur le cours Jean Jaurès, comme ça, ça serait bien fait pour ces bagnoles ?
djakk a écrit :Au niveau de la séparation (ou pas) des flux, la "mode" est au mélange : la ville de Rennes réalise des bandes cyclables (sur la même chaussée que les voitures donc) et plus de pistes cyclables (séparées des voitures en roulant sur le trottoir qui datent des années 70), pour que les vélos et voitures aient l'habitude de cohabiter.
bah espérons que ça ne rechangera pas de "mode" dans 20 ans.
Les "pistes cyclables" sur la chaussée, c'est vraiment débile. C'est un retour en arrière. Je ne serais pas rassuré de rouler en vélo sur une chaussée fréquentée, avec ceux qui ne respectent pas l'intervalle de 1m. Puis il ne s'agit plus du tout d'une piste si tout le monde est mélangé.
Et quand je suis en voiture et que j'arrive derrière un vélo, j'ai toujours peur de le renverser. C'est pas toujours large.
Des vraies pistes cyclables, j'ai éét surpris d'en trouver à foison en Allemagne, le long de routes tout à fait secondaires. De belles pistes séparées de la chaussée, sécuritaires.
En conclusion, l'idéal est d'éviter de faire cohabiter, sauf quand le manque de place nous l'en oblige. Trottoirs bien protégés pour piétons, pistes cyclables pour vélos, voies bus, trams bien séparés, chaussées VL non démesurées, voies ferrées. Ah bon, ça existe depuis des lustres ?[/quote]