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Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 19:23
par super5
Ced a écrit :Non mais ce qu'on veut dire c'est que l'immense majorité qui s'exile veut sa baraque...
90% des gens que je connais qui se sont éloignés de Grenoble l'on fait pour acheter (ou construire...) une maison.
Ou parce que l'immobilier est jugé trop cher dans Grenoble ?
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 19:44
par basco - landais
super5 a écrit :Ced a écrit :Non mais ce qu'on veut dire c'est que l'immense majorité qui s'exile veut sa baraque...
90% des gens que je connais qui se sont éloignés de Grenoble l'on fait pour acheter (ou construire...) une maison.
Ou parce que l'immobilier est jugé trop cher dans Grenoble ?
Comme partout ailleurs en peripherie des petites moyennes ou grandes villes

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 20:03
par lorp
super5 a écrit :Ced a écrit :Non mais ce qu'on veut dire c'est que l'immense majorité qui s'exile veut sa baraque...
90% des gens que je connais qui se sont éloignés de Grenoble l'on fait pour acheter (ou construire...) une maison.
Ou parce que l'immobilier est jugé trop cher dans Grenoble ?
Ou alors c'est que les maisons sont trop chères à Grenoble...

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 22:17
par djakk
ou parce que Grenoble est jugée dangereuse ?
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 22:19
par lorp
djakk a écrit :ou parce que Grenoble est jugée dangereuse ?
Je ne vois pas pourquoi : j'y suis plus.

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 18 juil. 2011 23:20
par Ced
Oui l'immobilier est cher dans l'agglo, les terrains sont rares. Je parle d'agglo parce que les maison à Grenoble, y en a, mais là pour le coup c'est pas vraiment courant. Les gens (enfin les primo-accédants plutot !) s'en vont encore plus loin...
C'est sur que vu sa géographie, Grenoble (au sens large) est encore plus soumis à ce phénomène... Et les infras de transport encore donc plus sollicitées !
Perso j'ai acheté un appart (enfin un plan...), a 400m de la gare et des lignes de tram (et sans doute encore plus proche à terme). Un investissement d'avenir !

Je leur demande juste de pouvoir garer ma bagnole...
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : mar. 09 août 2011 07:13
par Bugsss
Le probleme de Grenoble n'est pas isolé
Sur Toulon,même probleme
Coincé entre la mer et la montagne, il reste que le cordon littoral, et le problème de la ville entre les deux poles Est (Hyeres La Valette) et Ouest (La Seyne/Bandol/Six Fours)
Sur le 13, la topo du terrain supposerait plus de flexibilité, mais
Sur Marseille,, coincé entre la mer, et les Massifs des Calanques et de l'Etoile, avec des vallées prises d'assaut par les automobilites
Sur Aix, c'est plus "lache", mais le prix des terrains est si cher, que ca impose de partir loin, avec A51, A7, A8, et autres VR bouchées matin et soir...pour trouver à pas cher, c'est partir loin, à 1H00 de route mini
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : sam. 03 sept. 2011 14:01
par yepah
Pour moi il y a deux problèmes majeur au phénomène de l'étalement urbain, d'une part la speculation immobilière et d'autre part celui de vouloir un mode de vie a "l'americaine" avec une maison dans un coin de campagne tout en étant proche d'une grande agglomération.
Si on enlève le cas de Paris / Marseille / Lyon, la plupart des grandes agglomérations sont accessibles et bien souvent la ville intra-muros n'est pas beaucoup plus chère que la commune situé a 10 / 20km de celle-ci, c'est juste que pour le même prix d'un coté on a un appartement avec tous les incovénients que sa peux apporter (problème pour se garer etc..) et qui ne permet pas un mode de vie "tranquille", alors que d'un autre côté on peux disposer de tout le confort avec un pavillon tout en restant proche d'une grande ville. Tout cela n'est que le résultat d'un mode de vie que l'on nous a vendu durant des décennies, il est clair que dans tous les cas les gens ne sont que des "victimes" de la société actuelle qui impose un mode de vie.
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : sam. 03 sept. 2011 14:56
par Biglower
il est clair que dans tous les cas les gens ne sont que des "victimes" de la société actuelle qui impose un mode de vie.
Je déteste les affirmations qui consistent à dédouaner tout le monde, et le citoyen en premier, de ses responsabilités en disant : "c'est le système qui l'impose". Non, c'est faux. On a tous une certaine marge de manœuvre pour changer les choses. Encore faut-il en avoir la volonté et s'en donner les moyens. Chacun est acteur du "système". Que chacun prenne aussi ses responsabilités même si tout n'est pas possible, on peut faire soi-même la moitié du chemin.
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : sam. 24 sept. 2011 16:58
par dionysos
Je ne sais pas si il faut poster cela ici, ailleurs ou sur un autre forum, mais quand je vois ça, ça me dégoûte!
http://www.ladepeche.fr/article/2011/09 ... l-a64.html
De l'acide déversé sur l'A64
aire du pic-du-midi
L'aire du Pic-du-Midi a été complètement souillée par un déversement d'acide,
vraisemblablement sulfurique./Photo Laurent Dard.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 23 h 30, les gendarmes du peloton autoroutier sont alertés par des camionneurs stationnés pour la nuit sur l'aire du Pic-du-Midi de l'A 64, à hauteur de Lannemezan. Les routiers préviennent les gendarmes qu'un autre routier venait de dégazer, sans doute volontairement, en toute discrétion ou presque, sa citerne sur le parking, et qu'une odeur âcre se dégageait de la nappe qu'il venait de déverser avant de partir. Sur place, pompiers et gendarmes constataient très vite qu'il s'agissait d'acide, et aussitôt après avoir évacué les routiers présents, ils ont fait appel à une cellule spécialisée dans ce type de pollution, basée à Muret, en Haute-Garonne. « Dans le même temps, nous avons décidé de fermer l'accès à l'aire du Pic-du-Midi dans le sens Toulouse-Bayonne », précise le capitaine Meulan, patron de l'escadron départemental de sécurité routière de la gendarmerie des Hautes-Pyrénées.
Jusqu'à 6 heures du matin, les pompiers se sont attachés à éponger la nappe, d'une surface d'environ 30 m2, et d'une épaisseur de 2 cm, grâce à des produits absorbants. Les routiers présents sur l'aire ont alors pu reprendre leur route. Du côté des ASF, on regrette cet incident « rarissime » et on rappelle que « les autoroutes et les aires sont dotées de bassins de décantation et de rétention des eaux d'écoulement, ce qui permet d'éviter que cette pollution ne s'étende à l'environnement ». Les ASF ont décidé de fermer l'aire du Pic-du-Midi « au moins pour le week-end », le temps que des entreprises spécialisées puissent nettoyer entièrement la zone.
La gendarmerie a évidemment ouvert une enquête. D'abord pour déterminer le produit, qui ne serait pas de l'acide sulfurique pur, mais un composé chimique à base d'acide sulfurique, hautement toxique et corrosif. « Nous avons le signalement du camion, admet le capitaine Meulan, mais pour l'heure, nous ne l'avons pas encore identifié. » Il y a fort à parier qu'après avoir commis son forfait, le routier a quitté l'autoroute où il aurait immédiatement été repéré. De fait, la piste d'un routier espagnol, qui aurait ensuite emprunté la vallée d'Aure, est la plus plausible.
Ce saligot, a vidé au moins 6m³ de sa m*rde sur le parking, au vu et sus et en mépris total de la sécurité de ses collègues; cela dépasse les bornes déjà bien franchies par une hygiène no comment, si en plus on fait en Europe les c**neries du transport maritime...

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : sam. 24 sept. 2011 17:05
par lorp
La connerie humaine n'a décidément pas de limite...

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : sam. 24 sept. 2011 17:24
par basco - landais
Sanc compter qu'il va falloir refaire les enrobés, desinfecter les canalisations, etc ...
C'est rare, mais tout comme en mer, il y a des malfaisants

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 11:17
par djakk
dans le même genre, mais en moins gros, j'ai vu à Saint-Denis un bidon marqué "toxique, dangereux pour l'environnement et corrosif" abandonné sur le trottoir. C'est s'en débarrasser à bon compte (celui de la mairie) d'un produit encombrant, et ça doit rapporter du fric (20€ et je t'en "débarrasse") …
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 12:46
par basco - landais
djakk a écrit :dans le même genre, mais en moins gros, j'ai vu à Saint-Denis un bidon marqué "toxique, dangereux pour l'environnement et corrosif" abandonné sur le trottoir. C'est s'en débarrasser à bon compte (celui de la mairie) d'un produit encombrant, et ça doit rapporter du fric (20€ et je t'en "débarrasse") …
A priori facile, mais les "gardes champetre" (police municipale) enquetent de plus en plus pour trouver l'origine et c'est tres bien ainsi
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 19:23
par Samib
Ca existe à toutes les échelles. J'ai trouvé il y a quelques mois au bout de notre chemin rural, à côté des bacs ordures ménagères, deux vieux pneus usagés. Bien sûr les éboueurs ne ramassent plus ce genre de choses, et je suis prêt à parier que ça ne provenait pas non plus de nos voisins. Résultat c'est moi qui les ai chargés dans ma voiture et m'en suis débarrassé à bon compte chez un de mes "clients" agriculteurs, sur le silo où ils ne se voient guère dans la multitude.
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 21:34
par basco - landais
Samib a écrit :Ca existe à toutes les échelles. J'ai trouvé il y a quelques mois au bout de notre chemin rural, à côté des bacs ordures ménagères, deux vieux pneus usagés. Bien sûr les éboueurs ne ramassent plus ce genre de choses, et je suis prêt à parier que ça ne provenait pas non plus de nos voisins. Résultat c'est moi qui les ai chargés dans ma voiture et m'en suis débarrassé à bon compte chez un de mes "clients" agriculteurs, sur le silo où ils ne se voient guère dans la multitude.
Dans mon coin, les dechetteries (fort nombreuses) prennnent tout ...
Resultat, plus une decharge sauvage et c'est tant mieux
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 21:52
par Samib
Mais chez nous aussi je crois bien , mais les gens ne prennent même pas la peine d'y aller.
Et moi j'aurais pu les emmener là bas aussi mais je n'étais pas tout à fait sûr, et comme j'étais chez un gars qui a des pneus sur son silo je me suis permis de lui demander, plutôt que faire un détour. Ca ne changera rien pour lui si ça reste exceptionnel, si un jour il veulent s'en débarrasser ce sera un plein camion et au poids.
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : lun. 26 sept. 2011 21:54
par basco - landais
Samib a écrit :Mais chez nous aussi je crois bien , mais les gens ne prennent même pas la peine d'y aller.
Mauvais reflexe et contre exemple de l'eco-citoyenneté

Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : mer. 28 sept. 2011 21:14
par Samib
Mais tout à fait c'est un mauvais exemple. C'est ce que je dit depuis le départ.
Re: Transport, autoroute et écologie
Posté : ven. 14 oct. 2011 09:11
par Bugsss
Source:
http://www.20minutes.fr/article/804580/ ... velle-voie
Je vous laisse découvrir l'état d'esprit du moment
MOBILITES - Les Journées du transport public à Strasbourg seront largement consacrées au modèle économique d'un secteur en perte de vitesse. Plusieurs pistes sont lancées pour relancer son attractivité...
Un modèle économique en danger? Le financement des transports urbains est le thème principal des Journées du transport public, qui se sont ouvertes ce mercredi à Strasbourg. Roland Ries, maire PS de Strasbourg, et président du Gart (Groupement des autorités responsables de transport), a demandé à l’Etat «le lancement d’un troisième appel à projets pour les transports en commun en site propre (TCSP).» Celui-ci servirait selon l’élu à financer des projets de création ou d’extension de réseaux, «dans une quarantaine d’agglomérations en France». Pour «offrir une alternative crédible à la voiture, il faut des transports publics attractifs, cela nécessite des moyens» a encore clamé le maire de Strasbourg, qui s’est félicité que, dans sa ville, la «part modale de la voiture» soit descendue «sous la barre des 50%».
Une exception? Dans une étude qui sera dévoilée au cours de la manifestation, l’Union des transports publics (UTP) révèle en tout cas qu’«en 2009, la croissance de la mobilité individuelle a supplanté celle de la mobilité collective (+0,6% versus -0,3%), et la tendance s’est poursuivie à un niveau moindre en 2010 (+0,8% versus +0,6%).» L’UTP, qui regroupe les opérateurs du secteur, comme Keolis, Veolia ou la RATP, estime que «le transport public a été directement pénalisé par les mesures gouvernementales prises en faveur de la mobilité individuelle», comme la prime à la casse.
Ne plus étendre les transports aux communes éloignées
Les entreprises du secteur dressent un tableau particulièrement sombre de la situation des transports publics en France. Après deux années d’embellie entre 2006 et 2008, «la croissance de la fréquentation est atone en raison de la crise économique, les recettes commerciales sont impactées par le transfert de la clientèle solvable vers des utilisateurs plus précaires et bénéficiaires de la tarification sociale, tout autant que par le prix des titres, qui ne progressent pas.»
Face à cette situation, l’UTP s’est rapprochée du Gart et a identifié «sept leviers» que les élus locaux devraient actionner, pour sortir les transports publics de l’ornière. Le premier concerne l’étendue géographique de l’offre: «les élus sont souvent sollicités pour étendre le réseau à des petites communes éloignées ou des quartiers à faible potentiel. Cette accessibilité coûte cher pour une fréquentation supplémentaire faible. » Faut-il pour autant abandonner ces quartiers ? «Le choix de solutions alternatives peut répondre au mieux à l’intérêt général », répond, laconiquement, l’UTP.
Augmenter les tarifs, construire des couloirs de bus
Deuxième levier, l’étendue horaire de l’offre, de plus en plus grande. Renforcer l’offre en période creuse «tend à dégrader le ratio recettes/dépenses, mais renforce l’attractivité du transport.» Les professionnels demandent aussi aux élus de «réaliser des arbitrages sur l’allocation des moyens de transport» en «hiérarchisant les lignes». «La politique de gestion du parc de véhicules» est aussi «un levier pour limiter la dégradation du modèle économique, en jouant sur l’âge de renouvellement et la diversité du parc de véhicules.»
Cinquième levier, la tarification: il faut des «stratégies tarifaires sur plusieurs années» pour «faire face à une augmentation continue des coûts du transport.» L’UTP réclame enfin la poursuite des efforts en matière d’aménagement urbain: «la politique de voirie des collectivités peut favoriser la vitesse commerciale des bus», celle du stationnement «constitue un des leviers les plus forts pour développer l’usage du transport public urbain et améliorer son équilibre économique.»