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Posté : jeu. 03 juil. 2008 12:10
par GBC
Les financements européens dont on parle s'appliquent jusqu'à  30 % de la section internationale dont les travaux sont estimés à  7,6 milliards. Ils sont donc répartis à  63 % pour l'Italie et 37 % pour la France. Il y a donc avantage pour l'Italie, mais rien n'empêche la France de demander des subventions pour la section Française dont la première phase est estimée à  4,4 milliards... Quant au montant de la subvention, il concerne les dépenses qui seront réalisées entre 2007 et 2013. D'autres subventions sont susceptibles d'âtre allouées d'ici là ...

http://www.ltf-sas.com/pages/articles.php?art_id=422
http://www.ltf-sas.com/pages/articles.php?art_id=113

Posté : ven. 19 sept. 2008 12:04
par Biglower
Lyon-Turin: lancement dès 2009 des premières acquisitions foncières

Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, a annoncé hier en Savoie un déblocage du projet du côté italien et le lancement dès 2009 des premières acquisitions foncières nécessaires à  la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin.

Le secrétaire d'Etat a également annoncé la mise en place, dès la fin des travaux de modernisation du tunnel du Fréjus, d'un nouveau service d'autoroute ferroviaire alpine, garantissant un accroissement du trafic par la hausse des fréquences et des distances parcourues.

Source: Le Progrés

Posté : mer. 31 déc. 2008 14:53
par Maastricht
lemoniteur.fr a écrit :TGV Lyon-Turin: démission du commissaire italien en charge du projet
Mario Virano, a indiqué avoir "voulu tirer le signal d'alarme car l'Italie risque de ne plus respecter le calendrier auquel elle s'est engagée" avec la France et l'UE.

Mario Virano, commissaire italien en charge du projet de LGV Lyon-Turin a présenté sa démission mardi 30 décembre, à  l'issue de la 83e réunion de concertation avec les maires du Val de Suse. Les populations de cette haute vallée alpine italienne sont en effet opposées à  l'ouverture du chantier de percement d'un tunnel entre la France et l'Italie sous le Mont-Cenis : un double tube de plus de 52 km de long dont 12 km en territoire italien.
Une opposition qui s'était manifestée par la force en décembre 2005.
"J'ai pensé plus sérieux, plus utile et plus honnête vis-à -vis notamment de nos amis français, de dénoncer la situation (de blocage) à  laquelle nous sommes parvenus dans le dialogue avec les maires du Val de Suse (nord-ouest de l'Italie)", a déclaré dans une interview téléphonique à  l'AFP le commissaire extraordinaire en charge depuis l'été 2006 du dossier controversé de percement du tunnel.
Selon M. Virano, "une quinzaine" des quelque 60 maires de la vallée ont adopté depuis la mi-décembre une stratégie de blocage de la concertation qu'il mène sans relâche depuis plus de deux ans car ils craignent d'être désavoués par leurs électeurs lors des municipales prévues au printemps prochain. "Or le calendrier (et les engagements de lancement des travaux pris tant vis-à -vis de l'Europe que de la France) est un objectif qui ne doit pas et ne peut pas être changé", a affirmé M. Virano.
La démission de M. Virano a dores et déjà  provoqué des réactions de soutien à  son égard de l'ensemble des partis politiques italiens.Le gouvernement italien a également déjà  annoncé qu'il souhaitait le reconfirmer dans ses fonctions avec des pouvoirs accrus dés le prochain conseil des ministres le 7 janvier prochain.

Adrien Pouthier avec AFP

Posté : mer. 31 déc. 2008 15:13
par marsupilud
Pour rappel, l'opposition dans le val de Suse, on en parlait ici :
:arrow: Forum SARA : LGV Lyon-Turin ... dans le val de Suse

Posté : jeu. 01 janv. 2009 13:41
par L.Willms
marsupilud a écrit :Pour rappel, l'opposition dans le val de Suse, on en parlait ici :
:arrow: Forum SARA : LGV Lyon-Turin ... dans le val de Suse
Malheureusement le sujet est verrouillé; je voudrais y repondre à  l'argument qu'il n'y aurait pas des trains directs entre Lyon et Torino.

Il y a deux TGV directs Paris - Milano pendant la semaine et trois les jours du weekend et jours fériées comme aujourd'hui. Un de ces trains fait un arret intermédiaire à  Lyon, un autre à  Macon TGV (je ne sais pas ou ça se trouve). Avec le tunel de base du Mont d'Ambin, les lignes nouvelles coté français et coté italien, et le racourci des temps de trajet, on pourrait expecter des frequences plus élevés.

Posté : jeu. 01 janv. 2009 18:25
par marsupilud
( On va essayer de ne garder qu'un seul sujet pour ce projet - malheureusement, ils ne sont pas fusionnables -- pour une meilleure compréhension, peut-être pourrais-tu insérer en citation ci-dessus la remarque du sujet verrouillé qui a sucité ta réaction )

Sinon, Macon TGV se trouve au nord de Lyon, sur la LGV PSE.

A l'avenir, on doit pouvoir imaginer des trains directs entre les principales villes non ?

Posté : jeu. 01 janv. 2009 20:04
par super5
La gare Mâcon Loché TGV (l'une des plus anciennes gares betteraves de France et de Navarre) se trouve près de l'intersection A6/N79.

Posté : jeu. 01 janv. 2009 20:44
par eomer
super5 a écrit :La gare Mâcon Loché TGV (l'une des plus anciennes gares betteraves de France et de Navarre) se trouve près de l'intersection A6/N79.
Et pas trop loin de la ligne impériale....avec un peu de bonne volonté, ce n'était pas une "gare betteraves". A sa décharge, elle reçoit tout de même un trafic honorable contrairement à  la gare des betteraves.

Posté : ven. 02 janv. 2009 00:30
par flogo
Située à  la périphérie de Mâcon, et desservie par les transports en commun, ce n'est donc pas une gare "betterave" (même si certes les dessertes sont modestes). C'est même au contraire l'une des gares nouvelles les plus réussies...
Par contre, il est sûr que quelques centaines de mètres plus loin, au croisement de la ligne classique, ça aurait plus judicieux.

Posté : ven. 02 janv. 2009 21:15
par david n90
Petite question mais vu que le projet ne semble pas prendre son envole coté Italien, ne pourrait on pas entamer la construction de la ligne coté France (LGV Lyon-Chambery, tunnel sous la Chartreuse)?

Posté : ven. 02 janv. 2009 21:34
par Maastricht
Dépenser quelques milliards dans une LGV qui pourrait se terminer en cul de sac (au cas, peu probable je l'accorde, où ça tombe à  l'eau pour de bon en Italie) alors qu'on en a bien besoin sur tout un tas d'autres projets, bof bof ...

Posté : ven. 02 janv. 2009 21:54
par Disturbman
En même temps améliorer les liaisons GV dans les vallées des alpes française ne me paraît pas totalement inutile.

C'est pas comme si on commençait un tunnel dont l'une des parties n'arrive pas à  accoucher.

Posté : ven. 02 janv. 2009 22:07
par Maastricht
La région Rhône-Alpes est déjà  bien pourvue en infrastructures routières comme ferroviaires, et la rentabilité de Lyon-Chambéry repose (si j'ose dire, vu le coût du projet) sur l'existence au delà  du Lyon-Turin.

Un gain de temps de 10 ou 20mns sur Chambéry et les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, c'est négligeable comparé à  ce qu'on pourrait avoir pour des sommes équivalentes dans l'ouest ou le sud de la France.

L'audit des Ponts et Chaussées de 2003 avait dégagé l'éventualité d'une première phase entre St Exupéry et St André le Gaz : tracé majoritairement en plaine, à  pas trop cher, et qui permettrait de rapprocher aussi un peu Grenoble.

La LGV Lyon - Sillon Alpin (St Exupéry-Chambéry) était estimée en 2000 à  1,8Mds€, on peut sans prendre de risques faire passer le devis actuel au dessus de 2Mds€ : ça fait cher pour un gain de temps se limitant à  10mns sur Paris-Grenoble et à  28mns sur Paris-Turin (20mns avec uniquement la première phase). 8mns pour Lyon-Grenoble, 33 pour Lyon-Annecy en direct.

Posté : ven. 02 janv. 2009 22:14
par Brad
Il me semble que dans l'histoire ce n'est pas tant le gain de temps qui soit important mais plutôt la désaturation de l'axe Lyon - Chambéry / Grenoble, non ?
Reste également la problématique fret qui n'est pas négligeable.

Posté : ven. 02 janv. 2009 22:20
par GBC
Maastricht a écrit :La LGV Sillon Alpin (St Exupéry-Chambéry) était estimée en 2000 à  1,8Mds€, on peut sans prendre de risques faire passer le devis actuel au dessus de 2Mds€ : ça fait cher pour un gain de temps se limitant à  10mns sur Paris-Grenoble et à  28mns sur Paris-Turin (20mns avec uniquement la première phase). 8mns pour Lyon-Grenoble, 33 pour Lyon-Annecy en direct.
Pas tant que ça... La LGV BPL c'est 2,85 Milliards pour 37 minutes entre Paris et Rennes...

Posté : ven. 02 janv. 2009 22:21
par Maastricht
Brad a écrit :Il me semble que dans l'histoire ce n'est pas tant le gain de temps qui soit important mais plutôt la désaturation de l'axe Lyon - Chambéry / Grenoble, non ?
Reste également la problématique fret qui n'est pas négligeable.
Oui, et la mise en place de TERGV entre Annecy, Chambéry et Saint-Etienne aussi ... mais j'ia pas particulièrement l'impression que la région R-A pousse particulièrement, non ?

Posté : ven. 02 janv. 2009 22:24
par Maastricht
GBC a écrit :
Maastricht a écrit :La LGV Sillon Alpin (St Exupéry-Chambéry) était estimée en 2000 à  1,8Mds€, on peut sans prendre de risques faire passer le devis actuel au dessus de 2Mds€ : ça fait cher pour un gain de temps se limitant à  10mns sur Paris-Grenoble et à  28mns sur Paris-Turin (20mns avec uniquement la première phase). 8mns pour Lyon-Grenoble, 33 pour Lyon-Annecy en direct.
Pas tant que ça... La LGV BPL c'est 2,85 Milliards pour 37 minutes entre Paris et Rennes...
Of course, ceci dit Paris-Rennes (et par extension toute la Bretagne) a une clientèle plus importante que des relations vers Annecy, Chambéry, ou même Turin, où sans le tunnel du mont d'Ambin le rail ne pourra sans doute pas prendre le dessus sur l'avion.

Posté : sam. 03 janv. 2009 15:34
par david n90
En effet en Bretagne, le gain de temps ne se fera que sur une portion en direction et au delà  de Rennes, a L'inverse Nantes ne gagnera rien (tant que NDL n'est pas en route du moins).

Pour ce qui est de vallées Alpine c'est tout le sillon Alpin qui y est gagnant , et certains projets pourraient être entrepris grâce a la première phase du Lyon-Turin (doublement Aix-Annecy (arlesienne ?)) , modernisation de l'axe Chambery-Albertville et Annecy-St Gervais Annecy-Annemasse .
Actuellement, on ne peut pas dire que le rail soit vraiment concurenciel de la route su cette partie de la région en terme de gain de temps et de ponctualité .

Posté : sam. 03 janv. 2009 16:11
par JMB
david n90 a écrit :En effet en Bretagne, le gain de temps ne se fera que sur une portion en direction et au delà  de Rennes, a L'inverse Nantes ne gagnera rien (tant que NDL n'est pas en route du moins).
Euh la portion "congrue" Bretonne fait environ 600 Km! Je ne suis pas sur que le sillon alpin soit aussi long... :P Sinon, je suis d'accord avec ton analyse moyennant un bémol, les investissements que tu évoques ne font probablement pas (AMHA) partie de l'enveloppe du Lyon Turin et risquent de diminuer la rentabilité économique de l'ensemble.

Posté : sam. 03 janv. 2009 16:26
par rerefr
Je ne comprends pas tout à  fait vos arguments, du style le gain de temps grâce à  NDL????
Enfin, un petit doc de la sncf qui évoque les bilans gain de temps/voyageurs gagnés/trafic sur ligne actuel : (pour les LGV déjà  réalisés et celles en projet :
http://www.debatpublic-projetferroviair ... -25-10.ppt