Re: [ IdF ] Nouveau Grand Paris : ensemble du projet
Posté : lun. 10 févr. 2014 08:18
message supprimé
Forum des Sites Amoureux des Routes & Autoroutes (et aussi de tous les autres modes de transport)
http://forum.sara-infras.fr/
Voir aussi l'article sur le site de france3 pif : http://paris-ile-de-france.france3.fr/2 ... 18413.htmlLes Echos a écrit :Île-de-France : Philippe Yvin a été nommé hier en Conseil des ministres président du directoire de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP), maître d'oeuvre du futur métro de rocade de la région parisienne. Il succède à Etienne Guyot qui, de l'avis des élus franciliens, a mené jusque-là le projet tambour battant.
Du Alstom Metropolis (déjà pas mal exporté sous diverses déclinaisons), ou équivalent d'autres constructeurs.otto a écrit :Avec les lignes 15, 16 et 17 on va créer un nouveau matériel ferroviaire spécifique: plus grand gabarit que le métro parisien, métro boa, alimentation par caténaire, roulement fer, automatique..
Y-a-t-il d'autres endroits où ce matériel pourrait être utilisé, ou des dérivés, en France ou à l'export ?
Depuis l’annonce de son départ anticipé, son prédécesseur Etienne Guyot, qui quittera ses fonctions à la fin de la semaine, expédie en effet les affaires courantes, laissant les décisions importantes à son successeur. Ce serait notamment le cas du choix de l’architecte du centre de maintenance de Champigny, un projet à 200 millions d'euros, de certains recrutements et de quelques grosses acquisitions foncières. Le risque d’interférences avec les campagnes électorales des municipales et des européennes pourrait transformer les six semaines perdues pour certaines opérations en mois de délais supplémentaires.
(...)
Certains élus de grande banlieue, les premiers bénéficiaires du nouveau réseau, craignent aujourd’hui que le STIF, qui ne parvient toujours pas à enrayer la nette dégradation du service des RER et trains de banlieue, s’accommode finalement assez bien du retard pris par le réseau du Grand Paris. A leurs yeux, cela pourrait permettre à la région de justifier la prolongation du transfert de crédits de la SGP au STIF pour l’amélioration du réseau existant... et retarder encore le nouveau métro de rocade.
Très bon, je n'irai pas jusque là, avec sa carte piquée dans wikipédia.Benny a écrit :La Gazette a publié un très bon article de synthèse sur le Grand Paris Express, qui n'apprendra pas grand chose aux initiés mais qui pourra servir de séance de rattrapage pour ceux qui auraient manqué une étape...
Grand Paris Express : une bataille politique, une victoire de la banlieue
Ah bon, il avait été question de ne pas faire un GPX automatique ?Métro automatique pour économiser
Ainsi, la liaison vers l’Est entre Rosny-Bois-Perrier et Noisy-Champs se transforme en prolongation du métro 11. De même, la ligne verte entre Orly et Versailles (ligne 18), tout comme l’Arc Grand-Est Pleyel-Le Bourget et ses deux branches Le Bourget-Roissy (17) et Le Bourget-Noisy-Champs (18) seront opérées automatiquement : « une bien meilleure solution qui apportera une offre plus cadencée » qu’un métro à grande capacité, indique l’Etat : « Le matériel a était adapté aux besoins identifiés » explique le préfet de région Jean Daubigny. « Nous allons ainsi économiser trois milliards », se félicite Jean-Marc Ayrault.
http://www.lemoniteur.fr/133-amenagemen ... te-musiqueLe Moniteur a écrit :Le nouveau chef d’orchestre du Grand Paris joue déjà sa petite musique
Lors d’une conférence au Mipim, Philippe Yvin, qui a pris ses fonctions de président de la SGP voilà à peine deux semaines, a mis davantage l’accent sur la mobilité, le logement et l’emploi, que sur la dimension de développement économique du projet.
«Un travail énorme a déjà été accompli et un autre considérable nous attend» C’est par cette phrase consensuelle et pleine de prudence que Philippe Yvin a débuté sa prise de parole lors de la conférence qui s’est déroulée jeudi 13 mars, au Mipim de Cannes, le salon international de l’immobilier. Il est vrai que cet ancien de l’Essec et de Science Po Paris, qui débarquait tout juste de l’équipe de Jean-Marc Ayrault dont il était le conseiller sur la décentralisation, se savait attendu au tournant dans un Pavillon «Paris Région» bien rempli. Son prédécesseur, Etienne Guyot, avait en effet fait l’unanimité, sachant se concilier les bonnes grâces des collectivités locales de tous bords après le règne plein d’autorité et d’autoritarisme de Christian Blanc, qui avait le poste de secrétaire d’Etat.
Si M. Yvin a rendu hommage à l’œuvre de M. Guyot, il a tout de suite voulu imprimer sa marque par une remise en perspective des priorités du Grand Paris: « En terme de transport, avec le métro express, l’objectif premier est de faciliter la vie quotidienne des Franciliens. L’aménagement et le logement constituent la deuxième priorité.» Sur ce dernier point, Philippe Yvin s’est voulu ambitieux, montrant que, dans sa conception, la SGP ne se limite pas au métro express: « La SGP a vocation à participer à la construction de nombreux logements. Les opportunités seront différentes, et limitées dans les gares de centres-villes, mais avec 72 gares, nous avons la responsabilité d’accélérer le mouvement en faveur du logement. La SGP contribuera grandement à ces opérations de régénération.» Et à ses interlocuteurs, notamment Sabine Enjalbert, directrice générale de l’Agence de développement économique de la région Ile-de-France, qui mettait en avant la dimension de développement économique du projet et d’attractivité pour les investisseurs étrangers, Philippe Yvin a rappelé la dimension urbanistique du métro express, à travers le désenclavement de certaines zones, comme le Grand Est, notamment Clichy, Montfermeil et Aulnay: « Je ressens combien la mobilité est un facteur d’intégration des classes populaires à travers un accès aux opportunités de la métropole». Après avoir encore insisté sur la dimension emploi et formation du projet, Philippe Yvin a également rappelé que le projet se devra d’être remarquable sur le plan environnemental, durant le chantier mais aussi après.
Mediapart a écrit :Le milliard manquant du Grand Paris : merci la Chine et le Qatar ?
Les nouvelles lignes de métro pourraient être financées par les deux géants économiques… au prix du naming.
Le sujet n’a pas été médiatisé mais il constituait l’un des principaux espoirs de l’Elysée à l’occasion de la visite française du président chinois Xi Jinping, la semaine dernière : la Chine allait-elle apporter tout ou partie du milliard d’euros qui manque pour passer aux choses sérieuses dans le feuilleton du Grand Paris ? L’enjeu est de taille car si les autorités françaises souhaitent lancer au plus vite les travaux des lignes de métro automatique dont est attendu rien moins que le renouveau de l’économie francilienne, l’équation budgétaire du Grand Paris n’est toujours pas résolue. D’où l’idée, lancée à Bercy et reprise à la volée à Matignon comme à la Société du Grand Paris, d’aller chercher l’argent où il se trouve : chez les puissances économiques d’Asie et du Golfe.
Deux pays sont particulièrement courtisés : la toute-puissante Chine et le richissime Qatar. Et contre toute attente, les premiers retours de Pékin et de Doha sont enthousiastes. Le fonds souverain China Investment Corporation et la fameuse Qatar Foundation (sponsor du PSG) se sont déclarés prêts à aligner respectivement 470 et 490 millions d’euros.
Un Yalta est déjà envisagé : la Qatar Foundation, qui investit massivement depuis plusieurs années dans les banlieues, tient à financer une partie de la ligne circulaire 15 (dite aussi « ligne rouge »), celle qui doit faire le tour de Paris par la petite couronne. Tandis que la Chine, qui privilégie les axes de prestige, mise sur la liaison avec les aéroports : ses fonds contribueraient au financement du prolongement de l’actuelle ligne 14 vers Orly mais, surtout, de la construction de la nouvelle ligne 17 entre Saint-Denis (carrefour Pleyel) et Roissy.
Quelles contreparties ? A l’Elysée, on est inflexible : pas question de servir de vitrine à des technologies étrangères. La Chine a ainsi dû ravaler son ambition de placer un monorail entre Pleyel et Roissy. En revanche, l’idée du « naming », déjà expérimentée pour les stades, chemine tranquillement. Le Qatar a fait son choix : la ligne circulaire sera officiellement appelée « ligne 15 – Qatar Foundation ». Et pour la Chine, c’est la station terminus de Pleyel – et immense nœud de correspondance entre toutes les lignes du Grand Paris – qui pourrait être baptisée… place de Pékin. Plus précisément : « Saint-Denis – Pleyel – Place de Pékin ». L’option « Carrefour de l’amitié franco-chinoise », un temps envisagée en cette année de cinquantenaire des relations diplomatiques entre la France du général de Gaulle et la Chine de Mao, a été écartée.
Alors faudra-t-il bientôt dire « pour aller à Roissy, prendre la ligne 15 – Qatar Foundation et changer à Place de Pékin » ? Verdict dans quelques semaines…
Philippe Yvin, le nouveau président du directoire de la Société du Grand Paris (SGP), maître d'oeuvre du futur super métro francilien, a présenté aujourd'hui ses priorités pour 2014 au conseil d'administration. Objectif : appliquer la feuille de route gouvernementale présentée par le Premier ministre le 6 mars 2013, en poursuivant, d'ici 2030, la réalisation du réseau de transports du Grand Paris Express, pour un montant évalué à 29,9 Md€.
Sont ainsi prévues, en 2014, l’approbation par le conseil des opérations d’investissement majeures suivantes : celles des lignes 14 Nord, 16, 17 Sud (3,5 Md€), celle de la ligne 14 Sud (2,1 Md€) et celle de l’acquisition des matériels roulants pour la ligne 15 Sud. Cette année, la SGP devra aussi organiser, avec le Stif, les dispositions qui confieront la maîtrise d’ouvrage de la ligne 15-Est à la SGP, et les modalités d’association de la RATP à la maîtrise d’ouvrage des prolongements de la ligne 14 au Nord et au Sud. La SGP proposera, en outre, deux séries de réunions publiques dans le cadre d’une concertation renforcée auprès des habitants et des élus concernés par les lignes 14 Sud et 15 Ouest.
"Nous travaillerons davantage en synergie avec les opérateurs publics en organisant un « pack public » de l’aménagement avec l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France, l’Anru et l’AFTRP", annonce par ailleurs Philippe Yvin. "Nous devons, en effet, porter une stratégie cohérente, élaborée en dialogue avec les maires, pour tirer le maximum de bénéfices de l’arrivée du Grand Paris Express et de ses 72 gares sur les territoires", conclut Philippe Yvin.