hh35 a écrit :Ce qui marchera, ce sera la voiture qui permettra de faire au moins 400 bornes à 130 à l'heure, de recharger en énergie en 5 minutes, le tout pour un coût/km tout compris (amortissement, entretien, énergie) comparable au véhicule thermique traditionnel.
Et la marmotte, elle roule en bicyclette électrique...
eomer a écrit :Les constructeurs de véhicules électriques sont bien gentils mais on a l'impression qu'ils considèrent ce type de véhicule comme une "deuxième voiture".
Pour les ménages qui ne possèdent qu'un seul véhicule (ce qui est souvent le cas dans les grandes agglomérations), un véhicule hybride rechargeable semble plus adéquat: le moteur thermique est utilisé de manière marginal lors de trajets quotidiens en zone périurbaine mais révèle son utilité lors des longs trajets. On peut obtenir une consommation moyenne de 2l/100 km (essence ou gazole: peu importe) en utilisation mixte.
Beaucoup de ménages dimensionnent leur "première voiture" selon ce qu'ils ont besoin pour partir en vacances, alors que c'est une situation marginale. Plutôt que d'investir dans un monospace au gazole pour une poignée de grosses migrations par an, certaines familles urbaines feraient des économies avec une voiture électrique type Renault Zoe, complétée par des locations d'autos à tarifs préférentiels et une carte famille à la SNCF lorsqu'elles ont effectivement besoin de faire 400 bornes (ou plus) à 130 à l'heure (ou plus).
Alors évidemment, cette situation n'est pas un cas général. Et c'est bien pour cela que les grands constructeurs misent sur plusieurs chevaux à la fois : on aura à la fois des tout-électriques et des hybrides essence ou gazole. À chacun selon ses besoins plutôt que du diesel pour tous.
Jolly Jumper a écrit :gaiaabjean2012 a écrit :les Hybrides, faut voir mais je reste sceptiques sur la durée de vie de ces batteries, mais à voir

Deux ans en, usage intensif d'après ce que j'en sais ; et aucune filière n'est en place pour revaloriser ces nouveaux "déchets".
Je ne sais plus quel constructeur les stocke dans un hangar... en attendant que.
Deux ans, c'est pour un portable ou pour un PC Dell, pas pour une Toyota Prius.
On parle de cinq ans pour une lithium-ion. C'est en tout cas la durée sur laquelle communique Renault pour ses batteries, qu'il loue, et qu'il s'engage à remplacer en cas de problème (on espère pour eux que leur business plan tient la route). Quoiqu'il en soit, la vie d'une lithium-ion n'est pas fini lorsque sa capacité n'est plus suffisante pour une voiture : les énergéticiens comme EDF lorgnent sur ces batteries pour des applications stationnaires, typiquement le stockage de l'énergie produite par les éoliennes et les panneaux photovoltaïques.
Et pour l'étape d'après, on a bien le belge Umicore (TF1 avait diffusé un reportage sur son usine de récupération de métaux contenus dans les déchets technologiques) qui a mis en place un pilote pour recycler nos lithium-ion en sels de lithium nécessaires à la fabrication de nouvelles batteries. Sauf que, dixit un responsable, c'est d'une filière de récupération qu'il manque pour le faire tourner à plein.