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Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 18:44
par dark_green67
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 19:43
par lucienmathurin
basco - landais a écrit :
lucienmathurin a écrit :Depuis quand le viaduc de Millau a été construit en PPP ? Ça et la mise en concession ce n'est pas la même chose il me semble, dans un cas c'est l'état qui paye et dans l'autre c'est l'utilisateur de l'infrastructure.
"Quand une concession de service public ......"
Où est évoqué le PPP pour Millau ?
prévient-il en prenant comme exemple la réalisation du viaduc du Millau

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 19:46
par G.E.
dark_green67 a écrit :
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P
Et ce sera maquillé en plan de relance ! :mrgreen:

J'ai lu dans Le Monde hier que Cuvillier avait 6 semaines pour conclure.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 19:48
par lucienmathurin
dark_green67 a écrit :
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P
Parles pour toi, moi ça ne me réjouis pas du tout de voir s'accumuler ces dettes à retardement.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 20:46
par Frédéric SAVIN
G.E. a écrit :
dark_green67 a écrit :
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P
Et ce sera maquillé en plan de relance ! :mrgreen:

J'ai lu dans Le Monde hier que Cuvillier avait 6 semaines pour conclure.
Ca paraît gros... C'est vrai, ça?

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 21:10
par Gilles V
Alexandre a écrit : Parce que dans l'article, il y a une confusion entre PPP et concession, la concession étant considérée comme un PPP. Ce n'est d'ailleurs pas faux, sauf que le mode de rémunération du titulaire du contrat n'est pas le même...
Ben non, ca n'a rien à voir, "dans un cas c'est l'état qui paye et dans l'autre c'est l'utilisateur de l'infrastructure", comme dirait lucienmathurin.
Autrement dit, dans le cas de la concession, normalement (mais on a vu que l'on pouvait le pervertir cf. A65), le concessionnaire prend les risques en âme et conscience car il se rémunère par le péage. Si le projet est mal foutu ou les services pas à la hauteur, c'est lui qui trinque.

Dans le cas du PPP... :roll: Privatisons les profits, collectivisons les pertes. :twisted:

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : ven. 11 janv. 2013 23:18
par Alexandre
C'est bien ce que je disais en évoquant la différence dans le mode de rémunération du titulaire du contrat... Mais la concession peut être considérée comme un PPP, car les projets soumis à appel d'offre sont sujet au versement d'une subvention d'équilibre, ce qui constitue pour le coup la partie publique de l'investissement, le reste étant financé par le partenaire privé.

G.E., de quel article parles-tu?

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 08:32
par dark_green67
lucienmathurin a écrit :
dark_green67 a écrit :
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P
Parles pour toi, moi ça ne me réjouis pas du tout de voir s'accumuler ces dettes à retardement.
On est bien d'accord : la dette publique (immédiate ou différée), ce n'est pas la solution. Mais si on lit bien ce que Hollande a voulu dire en prenant l'exemple du viaduc de Millau, c'est de mise en concession qu'il s'agit :
Quand une concession de service public permet de le réaliser en trois ans au lieu quinze sans un euro d'argent public, pourquoi nous en priver?
Et ça, ce n'est pas de la dette publique ! Outre les services rapides offerts aux usagers-payeurs, ce sont des investissements immédiats qui contribuent à la relance de l'activité économique et à la création d'emploi. Personnellement, j'approuve.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 10:30
par Alexandre
Tu n'es pas le seul...

Maintenant, pour le contenu de ce programme d'investissement, rendez-vous au 1er mars ?

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 10:33
par G.E.
Voilà l'article du Monde :
Le Monde a écrit :M. Hollande met en scène son dessein "pour l'avenir"

LE MONDE | 10.01.2013

Résolu à offrir l'image de l'action, François Hollande devait se consacrer au thème des "investissements d'avenir", jeudi 10 janvier, lors d'un déplacement à Bordeaux. Au programme de cette escapade en province, la deuxième d'une semaine qui en compte trois, entre ses vœux aux armées dans le Loiret, mercredi, et au monde de la culture à Marseille, samedi : la visite d'une PME et d'un laboratoire de chimie.

Auparavant, le président aura réuni ses ministres à l'Elysée sur ce qui constitue l'un des "trois thèmes forts de la rentrée", selon un conseiller du chef de l'Etat. Les deux autres, l'emploi, à l'issue des négociations entre le patronat et les syndicats, et la jeunesse, à la fin du mois, feront également l'objet de séminaires gouvernementaux.

"LA FRANCE DE 2020"

Entre la censure par le Conseil constitutionnel d'une de ses propositions les plus emblématiques, la taxation à 75 % des plus hauts revenus, l'atterrissage délicat de la négociation sur l'emploi et la manifestation de dimanche contre le "mariage pour tous", qu'à l'Elysée, on estime importante, M. Hollande entend reprendre la main sur un agenda de janvier écrasé par les vœux institutionnels et esquisser ce dessein qui, jusqu'ici, a semblé lui faire défaut.

Lire aussi : François Hollande et le boulet des 75 %

Dans l'équipe du président, on résume : "Comment accélérer les investissements et parvenir à l'objectif d'inversion de la courbe du chômage" d'ici à la fin 2013 ? L'injonction est double : parer à l'urgence, mais aussi miser sur le long terme. Et, comme indiqué lors de ses vœux du 31 décembre, "construire la France de 2020", résume un collaborateur. D'emblée, l'Elysée a prévenu : "Il n'y aura pas d'enveloppe volume. Ce n'est pas le but de ce séminaire. Le montant que l'on met sur la table n'aurait aucun sens." Pris dans l'étau budgétaire, l'exécutif ne souhaite pas pour l'heure donner de chiffrage, au risque de laisser persister une impression de flou.

Sur la base du grand emprunt lancé en 2010, d'un montant de 35 milliards d'euros, Nicolas Sarkozy avait annoncé en juin 2011 une première vague de projets, appelés "investissements d'avenir". Le vocable n'a pas changé, mais la méthode se veut différente. "Nous n'avons pas détricoté ce qui était. Mais l'idée n'est pas d'accumuler les milliards d'investissements et de réitérer les promesses non tenues par Sarkozy", assure-t-on à l'Elysée.

APAISER LE "PESSIMISME DES MÉNAGES"

Plutôt qu'un plan de financement précis, le gouvernement devrait s'en tenir à un "calendrier des décisions". "Le président en veut au premier trimestre", indique un proche. La ministre du logement, Cécile Duflot, devait se voir demander de remettre une réflexion sur le plan de rénovation énergétique d'ici à six semaines. Même délai pour le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, sur les concessions autoroutières.

Devaient être aussi évoqués l'articulation entre public et privé, les investissements en matière de recherche et développement "de rupture", et des priorités sectorielles, comme les hôpitaux et le plan numérique. Pas sûr que le dispositif suffise à apaiser le "pessimisme des ménages", qu'à l'Elysée on corrèle à la chute continue de la popularité de l'exécutif, et à rétablir la "confiance" envers son action. Un séminaire gouvernemental se tiendra toutes les six semaines environ pour assurer le suivi des dossiers.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 10:57
par Alexandre
Donc au 1er mars, nous aurons une "réflexion sur les concessions autoroutières...". Ceci peut-être interprété de multiples façons...

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 11:37
par lucienmathurin
dark_green67 a écrit :
lucienmathurin a écrit :
dark_green67 a écrit :
Alexandre a écrit : En tout cas, les SCA peuvent se réjouir de ces annonces !
Ben, nous aussi !!! :P
Parles pour toi, moi ça ne me réjouis pas du tout de voir s'accumuler ces dettes à retardement.
On est bien d'accord : la dette publique (immédiate ou différée), ce n'est pas la solution. Mais si on lit bien ce que Hollande a voulu dire en prenant l'exemple du viaduc de Millau, c'est de mise en concession qu'il s'agit :
Quand une concession de service public permet de le réaliser en trois ans au lieu quinze sans un euro d'argent public, pourquoi nous en priver?
Et ça, ce n'est pas de la dette publique ! Outre les services rapides offerts aux usagers-payeurs, ce sont des investissements immédiats qui contribuent à la relance de l'activité économique et à la création d'emploi. Personnellement, j'approuve.
En fait le problème c'est que FH a entretenu le flou, comme (trop) souvent...

Mais pour le reste on est d'accord.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 11:41
par G.E.
Le gouvernement a de toute évidence besoin d'actions concrètes rapidement et à moindre coût.

La relance d'un programme d'infrastructures de transports et la modernisation du réseau existant sont un moyen efficace d'afficher des réalisations à court terme. En plus, il y a de la demande de la part des concessionnaires privés... Les deux critères sont donc remplis, ce que peu de secteurs peuvent offrir.

La technique est connue. Il faut se rappeler le fameux "Paquet Vert" marchandé contre 1 année de concession supplémentaire ou encore le plan de relance financé cette fois-ci par la dette qui a permis de rénover des km de chaussées de souffrance.

Il faut voir maintenant ce qui sera mis dans la corbeille... Nul doute que le Conseil d'Etat sera consulté.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 12:21
par François
Tout ça est très bien, mais des augmentations de durée de concession pour payer des tronçons supplémentaires ailleurs, n'est ce pas de l'adossement, lequel adossement est refusé par Bruxelles?

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 13:00
par G.E.
D'où la nécessaire saisine du Conseil d'Etat...

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : sam. 12 janv. 2013 13:56
par Alexandre
François a écrit :Tout ça est très bien, mais des augmentations de durée de concession pour payer des tronçons supplémentaires ailleurs, n'est ce pas de l'adossement, lequel adossement est refusé par Bruxelles?
Autorisé sous certaines conditions. A ce sujet, je t'invite à relire ce sujet depuis le début, ce qui te permettra de trouver les éléments nécessaires à ta réflexion.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : lun. 21 janv. 2013 10:17
par Alexandre
Les négociations, jusqu'à présent tendues, vont vers l'apaisement...
Les Echos a écrit :Les discussions sur la durée des concessions se poursuivent

Les sociétés du secteur proposent à l'Etat en contrepartie plusieurs milliards de travaux pour améliorer le réseau routier.

Pour les dirigeants de Vinci Autoroutes comme pour les autres entreprises du secteur, l'inauguration du dernier tronçon de l'A89, avant-hier, tombe à pic. Elle leur permet d'illustrer leur apport à l'économie du pays, alors même qu'elles tentent de convaincre le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier (qui était présent samedi), de satisfaire leur revendication majeure, l'allongement de la durée de leurs concessions.

Les sociétés d'autoroute ne sont en effet pas très populaires auprès des automobilistes, qui jugent le tarif des péages trop élevé, mais elles ne le sont pas non plus auprès de Frédéric Cuvillier. A la rentrée 2012 déjà, le ministre avait évoqué la possibilité de faire contribuer davantage les sociétés d'autoroute à « l'intérêt général ». Ce fut chose faite début décembre avec l'augmentation de 200 millions de la redevance domaniale, une des taxes qu'elles acquittent. L'entourage du ministre expliquait à cette occasion que cette taxe n'avait pas suivi l'évolution des profits du secteur, évalués à 2 milliards, pour 8 milliards de chiffre d'affaires.

Avec l'achèvement de l'A89, Vinci peut faire la promotion, auprès du ministre (comme de l'opinion publique), du concours de cette autoroute à l'économie du pays : « levier de l'aménagement du territoire », « accélérateur de croissance »… Sans oublier bien sûr les emplois directs ou indirects générés par le chantier.

Négociations « rugueuses »

Si les dirigeants de Vinci Autoroutes se gardent bien d'y faire la moindre allusion, l'argumentaire est à rapprocher de la proposition qu'ils portent depuis un an : la réalisation de 10 milliards de travaux routiers pour rénover certains tronçons périurbains, exploités par les collectivités, en échange d'un allongement de la durée des concessions.

Le gouvernement ne se dit pas fermé à ce troc, mais les discussions sont âpres : en décembre, une source ministérielle les qualifiait de « rugueuses ». Les deux parties batailleraient ferme sur le détail des aménagements à réaliser (l'Etat souhaitant faire le tri dans la liste qui lui a été fournie), ainsi que sur l'opportunité de réserver ou non ces marchés à Vinci et Eiffage, les deux groupes de BTP ayant une filiale société d'autoroute.

Les représentants des entreprises auraient même évoqué la possibilité d'un recours juridique contre l'augmentation de la redevance domaniale si la négociation sur le « plan de relance » autoroutier n'aboutissait pas. Les échanges seraient toutefois aujourd'hui plus apaisés.

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : lun. 21 janv. 2013 11:50
par G.E.
Évidemment, chaque partie à tout à gagner à négocier... On verra d'ici quelques semaines ce qu'il reste de la "liste"...

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : lun. 21 janv. 2013 15:48
par lucienmathurin
Les représentants des entreprises auraient même évoqué la possibilité d'un recours juridique contre l'augmentation de la redevance domaniale si la négociation sur le « plan de relance » autoroutier n'aboutissait pas. Les échanges seraient toutefois aujourd'hui plus apaisés.
Ben voyons... Ou ils pensent que c'est illégal et ils portent plainte quel que soit le résultat de ces négociations, ou ils ne le pensent pas et ils se taisent. Mais en faire un argument de pression je trouve ça minable (mais pas surprenant venant de leur part).

Re: Les sociétés concessionnaires en veulent plus

Posté : lun. 21 janv. 2013 16:01
par dark_green67
Des dispositions illégales parmi les mesures du nouveau gouvernement, il y en a déjà eu quelques unes, non ?...

Par contre, pour faire reconnaître qu'une mesure est illégale, il faut attaquer en justice et c'est rarement considéré comme un geste amical quand on est engagé dans des négociations où, in fine, chacun devra faire des... concessions. :wink: