(Euh la, les gars, on n'est pas sur le sujet de l'autre Transpyrénéen ou sur celui du "Canari" Villefranche - Latour de Carol)
eomer a écrit :Dépenser quelques centaines de milliers d'euro pour une liaison touristique entre Oloron et les forges d'Abel, ça me parfait difficile à justifier économiquement . À moins bien sur de créer un domaine skiable.
S'il y a de l'argent à dépenser. Il vaut mieux le mettre sur la ligne de Puigcerdas. Quant a l'argument de l'abandon définitif du tronçon Oloron-Canfranc (et non Dax-Hendaye) il est fallacieux pour deux raisons:
1- Aucun document officiel ne l’évoque et certains opposants prennent leurs désirs pour des réalités.
2- Si ce tronçon est abandonné, les investissements iront en priorité sur l’aménagement de la ligne côtière et non pas sur la réouverture d'une ligne de montagne.
Dans le cas ou ma théorie de réouverture se ferait; ce serait à la région Aquitaine de la payer (comme punition envers tous les bobards et les millions d'euros investis dans des études inutiles si il n'y a pas de réouverture), donc je ne crois pas que la région Aquitaine a à payer la ligne de Puigercerda.
"À moins de créer un domaine skiable". Ce n'est pas ce qui manque par là. De plus, le train permettrait une meilleure fréquentation de ces stations de ski, qui pourraient, avec une navette pour se rendre à Cananchù / Astùn / Le Somport (ski de fond) et peut-être de concurrencer les autres stations de ski, plus lointaines (en terme de temps d'accès, depuis Oloron, c'est déterminant). L'été ces mêmes trains emmèneront des randonneurs jusqu'aux Forges d'Abel, où ils pourront rallier le lac d'Estaëns, où beaucoup de monde se rend.
"Quant a l'argument de l'abandon définitif du tronçon
Oloron-Canfranc il est fallacieux" C'est clair, surtout que la ligne est censée être ouverte, même si elle n'est pas rentable (cf. le traité international assigné à cette ligne), argument qui va être utilisé contre le comité contre la réouverture lorsque ils s'insurgeront, allant de pair avec le fait que la ligne pouvait être (théoriquement) réouverte à tout moment et qu'ils en étaient informés. Puis sur quoi vont devoir s'appuyer les politicards locaux pour leur programme?
Je suppose que cette ligne aura un long avenir le jour où l'Espagne refusera d'investir plus d'1 milliard d'euros sur une ligne nouvelle et coulera donc la liaison Bordeaux - Madrid par Irun par manque d'argent et préfèrera faire une RVB (mise en voie de largeur classique, 1435 mm) entre Ayerbe et Canfranc, moins coûteuse, accompagnée de la pose d'une caténaire 25kv d'Huesca à Canfranc. Ça sera déjà plus rentable qu'une LGV à 57 M€ au km (hypothèse improbable, en tous cas à priori).
Bien sûr, la réouverture de Pau-Canfranc coté français pose plusieurs problèmes, tels que la pente de 43/1000 présente sur 7km, qui demandera deux à trois trains pour le fret (en montée: deux trains à l'avant et un troisième train en pousse en queue de rame pour les trains longs, en descente cela demandera deux trains à l'arrière pour le freinage et un à l'avant pour contrôler la rame) et le problème d'une limitation en descente à 50 km/h (peut-être relevable à 75 km/h pour des trains avec des système performants de freinage, type TGV?) sur cette section.
Quant à Oloron-Bedous, la voie présente des pentes normales (maximum 18/1000) et la vitesse sur la ligne est supérieure à celle de la route nationale (20 mn contre 30 mn), le train eut compter sur cet avantage et, si il est moins cher que le bus (5€ pour 24 km contre 5,50 pour 36 km sur Pau/Oloron, sans compter le temps que met le bus à faire le trajet, qui met moins 30 à 35 mn pour faire Oloron-Bedous). Si une RVB est lancée sur Oloron-Bedous, le train sera clairement concurrentiel au transport routier et sera beaucoup plus rentable que le bus. Mais on lance des chiffre comme 16 M€ de déficit sans expliquer comment ces chiffres ont été calculés; pour dissuader l'éléctorat et dire que ce projet est inutile; il s'agirait de l'amortissement de l'investissement, qui est donc nécessairement en déficit (sinon, j'ose pas imaginer le déficit annuel de la LGV Bordeaux-Tours faite pour que les Parisiens aillent sur les plages du Sud-Ouest toujours plus vite, rien que l'amorissement de cette LGV va dépasser de loin les 16M€ de déficit annuel pour un projet qui ne servira pas aux locaux). Quant à l'amortissement d'une infrastructure quelconque, en dehors des aéroports et autoroutes, elle sont quasi-inexistantes dans le domaine du routier ou du ferroviaire.
Par contre faut m'expliquer d'où viennent les 40 M€ d'acquisitions foncières; c'est un chiffre beaucoup trop exagéré comparé au reste (80 M€)
Un lien vers Sud-Ouest, cette fois :
http://www.sudouest.fr/2013/05/17/doute ... 76-626.php
Pour une fois, les commentaires sont bien plus intéressants que l'article...