Le même evenement, trois perceptions differentes
Un premier article :
Le Parisien a écrit :LGV basque: un rapport officiel tranche en faveur d'une ligne nouvelle
Un rapport du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable (CGEDD), présenté mardi à Bayonne, conclut à la nécessité de lignes à grande vitesse (LGV) nouvelles vers l'Espagne et vers Toulouse pour faire face à une saturation du réseau ferré en 2030-2035.
Le rapport, commandé en août 2010 au CGEDD, une émanation du ministère de l'Ecologie et des Transports, a été présenté aux élus des Pyrénées-Atlantiques par Patrick Stefanini, préfet de la région Aquitaine et coordonnateur du Grand projet du Sud Ouest (GPSO) dont la LGV basque constitue le prolongement vers l'Espagne.
"La concrétisation de scénarios très probables comme la densification des dessertes régionales et l'accroissement de la part modale du ferroviaire dans le transport du fret en Espagne conduit à un risque fort de saturation de l'infrastructure existante au plus tard en 2030/2035", indique la préfecture de région dans un communiqué résumant le rapport du CGEDD.
Répondant aux "doutes exprimés lors de la première phase d'études et de concertation, sur la nécessité de réaliser une ligne nouvelle", la mission ministérielle estime que les prévisions de trafic présentées par Réseau ferré de France (RFF), pour justifier son projet, doivent être considérées comme "prudentes", précise la préfecture.
La mission rejetterait ainsi les accusations de "surestimation de trafic" lancées par les anti-LGV, très en pointe notamment au Pays basque.
"Il ressort de ce rapport qu'il y a lieu de mener à bien sans retard la définition des conditions dans lesquelles la ligne nouvelle sera réalisée le moment venu, et donc d'aller jusqu'à la déclaration d'utilité publique et à la réservation de ses emprises dans les documents d'urbanisme", indique le texte.
Le préfet de région a annoncé la réunion, jeudi à Bordeaux, du comité de pilotage du GPSO, avec notamment pour objet de "retenir l'hypothèse de tracé à approfondir sur le projet de ligne nouvelle (Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse)", en prenant en compte "les difficultés qu'elle a fait apparaître notamment au Pays Basque, à Agen et à Auvillar".
et un deuxième :
eitb.com a écrit : La LGV en Pays Basque nord recule, "rattrapée par la réalité"
Le CADE a commenté l'annonce du gel du tronçon LGV en Pays Basque nord faite hier par le Préfet de Région à Bayonne, "l'avenir n'est pas radieux pour les pro-LGV", ont-ils détaillé.
Les opposants à de nouvelles voies LGV en Pays Basque nord ont accueilli avec gourmandise le recul perceptible de l'Etat sur le projet, par la voix de Patrick Stefanini, préfet de la région Aquitaine, venu hier mardi annoncer le gel du tronçon entre Bayonne et Hendaye, du fait du report de l'estimation de saturation des voies existantes de 2020 à 2030, "au plus tard 2035".
Le projet n'est pas officiellement remis en cause, prévient les membres du CADE qui s'y opposent depuis 1993, mais "il semble désormais que, depuis que les estimations de trafic fondent comme peau de chagrin, l'avenir n'est pas si radieux au sein de nos adversaires", a résumé Victor Pachon ce mercredi en conférence de presse.
Pour l'instant, aucun sondage ne sera mené en Pays Basque nord jusque au moins septembre, le temps d'attendre l'étude demandée par des élus basques et de la confronter au apport du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable (CGEDD), présenté mardi à Bayonne.
Le point de saturation "a reculé de 25 ans en l'espace de 5 ans", c'est à dire entre aujourd'hui et 2006, où les hypothèses de saturation faites par l'opérateur Réseau ferré de France (RFF) ne sont plus crédibles.
Patrick Stefanini a donc concédé à Bayonne la veille que force est de reconnaître que les chiffres étaient largement grossis, mais que cette fois-ci, ce ne serait pas le cas.
Le CADE en doute, qui, preuves à l'appui, a produit un document interne de la médiatrice Marie-Line Meaux réduisant d'elle-même les estimations de nombres de trains TER ou de fret entre Bayonne et Hendaye, passant de 282 trains en 2006 à 196 "prévus en 2020", sur la base de "grosses tricheries avec le nombre réel en 2007, et avec un silence assourdissant sur les chiffres toujours attendus pour l'année 2010".
"La réalité rattrape le projet", a estimé le CADE, qui a également dévoilé un courrier du Président du Conseil Général des Landes, Henri Emmanuelli, à la Ministre de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 1er février 2011, où son "je ne signe pas d'engagement sans comprendre" pointe sur le montage financier PPP (partenariat public privé) ne lui semble pas crédible, étant guidé par la volonté d'épargner l'opérateur Vinci au détriment des collectivités territoriales.
Un prochain rapport de la FNAUT devrait également donner de l'eau au moulin des opposants, qui devrait rappeler l'abandon de l'entretien des voies existantes pour ne plus investir que dans les nouvelles infrastructures ferroviaires dont le prix, ou la localisation entre grandes mégalopoles de région (Bordeaux, Toulouse) ne devraient profiter qu'à 6% des voyageurs habituels.
"9 passagers sur 10 ne prennent pas le TGV en France", a souligné Pierre Récarte, auteur de "Les voies de la déraison" avec Pantxoa Tellier (Editions Nuvis), dont les arguments ne semblent jugés "débiles et absurdes" que par le seul Président de la Région Aquitaine, Alain Rousset : auteur d'un rapport très méfiant devant la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, Hervé Mariton leur a demandé de bien vouloir le rencontrer le 28 juin prochain
L'observation de l'abandon de la très grande vitesse dans plusieurs pays européens (Pays Bas, Pologne, Allemagne) ou dans d'autres pays (Etats Unis, Chine, Brésil) est une orientation politique que refuserait toujours d'emprunter la France, estime le CADE.
"Il va falloir du temps ici pour sortir de la LGV, on sera peut-être les derniers, mais on en sortira, comme nous serons les derniers à sortir du nucléaire", a conclu Victor Pachon.
Le 14 juillet prochain, une "promenade bucolique contre la LGV" emmènera les citoyens pour une randonnée entre la Nivelle et la Bidassoa, qui se terminera autour d'un banquet de moutons grillés, parmi lesquels ces opposants n'ont pas l'intention de figurer.
Et pour ne pas mourir idiot, un petit dernier:
pyrénéesinfo.fr a écrit :Le rapport présenté par le Préfet d’Aquitaine à Bayonne ce mardi encourage le démarrage du grand projet ferroviaire du Sud-Ouest, et notamment sa partie dans le Pays Basque.
Patrick Stefanini, préfet de la région Aquitaine, préfet coordonnateur du Grand projet du Sud Ouest (GPSO), a présenté le mardi 21 juin, en sous préfecture de Bayonne, aux élus concernés du Pays Basque le rapport réalisé par le Conseil Général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) et portant sur «le développement des trafics lié à la réalisation des GPSO : prévisions de trafics et horizon de mise en service».
Il a souhaité que la primeur de cette présentation par les rédacteurs, Michel Massoni et Christian Pitié, ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, soit réservée aux élus locaux.
Face aux doutes exprimés, lors de la première phase d’études et de concertation, sur la nécessité de réaliser une ligne nouvelle, les ministres ont sollicité le 26 août 2010 une mission d’expertise du CGEDD.
Son rapport comporte deux parties. La première, sur les hypothèses et les résultats des différents travaux de prévisions de trafics : la mission a examiné si les méthodes et les données retenues par RFF pour ses nouvelles études de trafic pouvaient comporter des biais systématiques de surestimation des prévisions de trafic. Elle conclut que ce n’est pas le cas, les prévisions présentées par RFF devant même être considérées comme «prudentes».
La seconde sur l’horizon auquel il sera nécessaire de mettre en service une ligne nouvelle ferroviaire mixte dans le Pays basque : selon la mission, la concrétisation de scénarios très probables comme la densification des dessertes régionales et l’accroissement de la part modale du ferroviaire dans le transport du fret en Espagne conduit à un risque fort de saturation de l’infrastructure existante au plus tard en 2030/2035 – et ce, en dépit des mesures d’optimisation d’ores et déjà prévues.
Il ressort de ce rapport qu’il y a lieu de mener à bien sans retard la définition des conditions dans lesquelles la ligne nouvelle sera réalisée le moment venu, et donc d’aller jusqu’à la déclaration d’utilité publique et à la réservation de ses emprises dans les documents d’urbanisme.
Le préfet a invité, à l’issue, les élus à lui faire part de leurs éventuelles questions ou demandes de précisions
Honnetement ..... qui croire
