revas a écrit :
Précisons : ce que je conteste, c'est le fait de présenter cette ligne comme un possible itinéraire alternatif à la LN1 entre Lyon (soyons large : le sud-est) et Paris (soyons large : Ile-de-France et Nord).
Je te le redit une fois de plus: ce n'est qu'un des aspect du projet. Passer par Orléans et Bourges pour aller de Paris à Lyon n'est pas une hérésie: c'était l'itinéraire habituel durant le moyen-âge et la renaissance lorsqu'il n'y avait que 8 ponts sur la Loire.
Mutualiser différents flux sur un même axe (cf TGV Rhin-Rhône) est une manière de rentabiliser l'ensemble. L'OD Paris-Lyon sera gagnante dans la mesure où une partie importante du trafic sera transférée de PLY et Part-Dieu vers PAZ et Perrache (ou une nouvelle gare dans l'ouest Lyonnais).
revas a écrit :
Ce qui est important, c'est qu'il s'agit de flux d'une logique radicalement différente, qui n'ont aucune raison de passer par cette voie via Orléans, et que les y inclure relève de l'aveuglement, car in fine les principaux intéressés refuseront.
Le voyageurs lambda s'en fout un peu de savoir par où passe le train. Ceci dit, par Orléans et Bourges, il y a peu être un peu plus de choses à regarder que par le Morvan.
revas a écrit :
Concrètement :
*Pour relier Paris à Lyon en deux heures (ou "Paris à Marseille en trois heure), il faut rouler à 300 km sur la LN1 (ouvrage rentabilisé), sans arrêt.
En réalité, c'est 300 km/h de Moissenay à Passilly et de Macon à Montanay. Entre Passilly et Macon, c'est 270 km/h et même 220 km/h au col du Bois Clair.
revas a écrit :
*Pour obtenir le même temps en allant faire un détour par Orléans, il faut rouler à 360 km/h.
C'est exact et les caractéristiques de la ligne seront bien plus contraintes que celles de LN1: impossible donc de quadrupler la ligne existante surtout dans le Morvan.
revas a écrit :
Or rouler à cette vitesse coute beaucoup plus cher que rouler à 300
Oui et Non: l'AGV consomme moins d'energie (par voyageur naturellement) à 360 km/h qu'un TGV-Duplex à 300 km/h.
revas a écrit :
(sans compter le cout astronomique de l'infrastructure).
Une fois encore, merci d'éviter ces termes disproportionnés qui n'élèvent vraiment pas le débat.
revas a écrit :
Ce n'est donc pas une alternative viable.
Ce n'est pas ce qui ressort des études de RFF, de la SNCF et du Ministère. Il s'agit en fait de créer, à très long terme, un véritable réseau de LGV et de lignes performentes irrigants le coeur du pays. La "LN1 Bis" en serait la colonne vertébrale.
revas a écrit :
Aucun opérateur ferroviaire n'acceptera de faire passer ses trains par là .
Et pourquoi pas ?
S'il arrive à négocier des tarifs interessants avec RFF, il n'aura aucune raison d'utiliser la ligne la plus chargée. De même, l'utilisation de PAZ peut être facturée moins cher que celle de PLY.
revas a écrit :
Precisons aussi que même à 360 km/h, ces trains ne doivent pas effectuer d'arrêt pour rester dans les temps de la LN1.
Oui et alors ?
Tous les trains ne doivent pas desservir les mêmes gares il me semble.
revas a écrit :
Ils n'auront donc aucun intérêt particulier à passer par cette ligne plutôt que la bonne vieille LGV SE.
Si on les incite financièrement à le faire, ils auront au contraire tout interêt à emprunter cette ligne: cela s'apelle une mesure commerciale.
revas a écrit :
RFF et les opérateurs ferroviaires ont tout intérêt à pousser à un accroissement de la capacité de celle-ci (qui revient moins cher) plutôt qu'à la création d'une ligne plus onéreuse à construire (ça c'est pour RFF) et plus onéreuse à exploiter (ça c'est pour les opérateurs et c'est l'argument le plus décisif).
Un passage par Orléans et Bourges reviendrait peut être plus cher au final qu'un quadruplement de la ligne existante, surtout si l'on y autorise le 360 km/h (encore que ce ne soit pas certain) mais il y aurait bcp moins de monde pour participer à son financement.
Alors, peut être que l'on pourrait réaliser les deux devis et que les collectivités concernés par LN1 Bis pourraient payer la différence ?
Mais, amha, je ne pense pas que Rhône-Alpes financera seule le quadruplement de LN1.
Pour illustrer les propos, voici la carte présentée par l'agence "clermont-métropole"
