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Posté : mer. 14 janv. 2009 22:06
par basco - landais
Alexandre a écrit : Et bien ecoute je suis ravi qu'on partage le même point de vue (et qu'on arrive à  se comprendre...). Tu sais si l'Etat était capable de financer et d'offrir le même service que les sociétés d'autoroutes, je serai pour les autoroutes gratuites. Seulement ce n'est pas le cas, notamment pour aménager les axes qui en ont vraiment besoin, comme l'A63 ou encore la RCEA.
Entre gens de bonne foi et qui avons cette passion pour quelques raisons que ce soient (travail, regrets de ne pouvoir s'exprimer sur des sujets qui nous tienneNt à  coeur ....), nous ne pouvons que nous trouver des points communs et même si c'est parfois tendu, ca reste d'une bonne facture :)

:evil: regrets, l'Etat a pu financer de superbes liaisons et les entretenir aussi bien, si ce n'est mieux que certaines concessions (un grand coup de chapeau à  tous mes ami(e)s des ex DDE qui avaient la passion de leur métier 24h / 24, s'ingienant avec par moments les moyens du bord pour que leur section soit opérationnelle), et c'est vraiment dommage que cet notion de service public passe au grand capital avec tous les bénéfices monstrueux que celà  engendre ......

Posté : jeu. 15 janv. 2009 09:42
par Alexandre
basco - landais a écrit :
Alexandre a écrit : Et bien ecoute je suis ravi qu'on partage le même point de vue (et qu'on arrive à  se comprendre...). Tu sais si l'Etat était capable de financer et d'offrir le même service que les sociétés d'autoroutes, je serai pour les autoroutes gratuites. Seulement ce n'est pas le cas, notamment pour aménager les axes qui en ont vraiment besoin, comme l'A63 ou encore la RCEA.
Entre gens de bonne foi et qui avons cette passion pour quelques raisons que ce soient (travail, regrets de ne pouvoir s'exprimer sur des sujets qui nous tienneNt à  coeur ....), nous ne pouvons que nous trouver des points communs et même si c'est parfois tendu, ca reste d'une bonne facture :)

:evil: regrets, l'Etat a pu financer de superbes liaisons et les entretenir aussi bien, si ce n'est mieux que certaines concessions (un grand coup de chapeau à  tous mes ami(e)s des ex DDE qui avaient la passion de leur métier 24h / 24, s'ingienant avec par moments les moyens du bord pour que leur section soit opérationnelle), et c'est vraiment dommage que cet notion de service public passe au grand capital avec tous les bénéfices monstrueux que celà  engendre ......
Ah mais c'est clair que dans les ex DDE, tout comme dans les DIR aujourd'hui, il y a une grande volonté au sein du personnel pour que les sections exploitées soient de la meilleure qualité possible, seulement ca ne suit pas forcément partout...

Posté : ven. 16 janv. 2009 01:22
par flogo
Alexandre a écrit :Ah mais c'est clair que dans les ex DDE, tout comme dans les DIR aujourd'hui, il y a une grande volonté au sein du personnel pour que les sections exploitées soient de la meilleure qualité possible, seulement ca ne suit pas forcément partout...
Justement, et je pense que ce personnel, (dans toutes les catégories, d'ailleurs, et je parle en tant que probable futur collègue), pourrait justement tenir un rôle plus militant, en tant que gens du métier, d'affirmer leur mission et les moyen de les réaliser correctement, plutôt que se réfugier dans le fatalisme dans lequel soit disant les autres feront mieux.

J'avais, rencontré, il y a de ça un ou deux mois, le directeur de la DRE de chez moi, avec qui j'avais échangé les différents projets sur la région (de leur ressort et les autres), ainsi que pas mal d'infos et d'éléments sur la politique des transports (bon, je me suis vraiment éclaté, quoi...).
Et c'est curieux, j'avais l'impression qu'il partageait mes points de vue, et qu'en même temps il se refusait de déroger à  ce que pouvait être des "consignes" préfectorales (ou ministérielles). Soupirs, haussements d'épaules désolés...

On voit que dans les associations autour de projet routiers (ou ferroviaires ou autres), et qu'elles soient pour ou contre, d'ailleurs, c'est souvent mené par des maires et des locaux avoisinant le truc, qui se retrouvent donc indirectement concernés, sans quoi jamais ils ne lèveraient le petit doigt. Sauf que les argument du genre "l'autoroute, oui, mais pas chez moi", ou "je veux ma déviation", ça a ses limites, et du coup, ça a ses limites en crédibilité. Les grands absents sont les professionels, qui justement auraient beaucoup à  dire (ou à  démentir). Et en particulier les cadres des DIR, qui, travaillant à  priori dans le service public, peuvent difficilement être accusés de lobbisme (ou de nymbisme).

Posté : ven. 16 janv. 2009 07:55
par Alexandre
Ah les consignes... c'est plus compliqués que ce que tu crois, tu verras par toi même.

Sinon, regarde pour le transfert de 20000 km de routes nationales aux conseils généraux, je ne me rappelle pas de protestations de la part des agents concernant cette mesure, en tout cas elle n'a pas été relayée au niveau national, alors que ça impactait quand même bon nombre d'entre-eux.

Posté : dim. 18 janv. 2009 21:58
par flogo
Et oui, c'est bien le problème

Posté : lun. 19 janv. 2009 09:59
par bzh-99
flogo a écrit :Justement, et je pense que ce personnel, (dans toutes les catégories, d'ailleurs, et je parle en tant que probable futur collègue), pourrait justement tenir un rôle plus militant, en tant que gens du métier, d'affirmer leur mission et les moyen de les réaliser correctement, plutôt que se réfugier dans le fatalisme dans lequel soit disant les autres feront mieux.

J'avais, rencontré, il y a de ça un ou deux mois, le directeur de la DRE de chez moi, avec qui j'avais échangé les différents projets sur la région (de leur ressort et les autres), ainsi que pas mal d'infos et d'éléments sur la politique des transports (bon, je me suis vraiment éclaté, quoi...).
Et c'est curieux, j'avais l'impression qu'il partageait mes points de vue, et qu'en même temps il se refusait de déroger à  ce que pouvait être des "consignes" préfectorales (ou ministérielles). Soupirs, haussements d'épaules désolés...

On voit que dans les associations autour de projet routiers (ou ferroviaires ou autres), et qu'elles soient pour ou contre, d'ailleurs, c'est souvent mené par des maires et des locaux avoisinant le truc, qui se retrouvent donc indirectement concernés, sans quoi jamais ils ne lèveraient le petit doigt. Sauf que les argument du genre "l'autoroute, oui, mais pas chez moi", ou "je veux ma déviation", ça a ses limites, et du coup, ça a ses limites en crédibilité. Les grands absents sont les professionels, qui justement auraient beaucoup à  dire (ou à  démentir). Et en particulier les cadres des DIR, qui, travaillant à  priori dans le service public, peuvent difficilement être accusés de lobbisme (ou de nymbisme).
Faut pas tout mélanger, les fonctionnaires quels qu'ils soient ne sont pas des militants ! Ils sont chargés de proposer des actions et d'appliquer les décisions de leurs élus (et/ou de leur hiérarchie) sans rechigner. Le fonctionnariat contestataire ça bloque le système (y a qu'à  regarder ce qu'il se passe à  l'éducation nationale...), et de toute façon, le fonctionnaire n'aura jamais raison contre l'élu qui est au-dessus de lui (qu'il soit maire, conseiller général ou ministre).
C'est heureux car sinon on ne serait plus en démocratie mais en technocratie.

Maintenant, ça n'a jamais été le fort de l'Etat de faire de la concertation sur ses projets routiers. Mais ça s'améliore lentement.
Les CG, parce qu'ils ont des élus de proximité, sont plus avancés dans cette discipline, mais ça n'est encore pas parfait.

Posté : lun. 19 janv. 2009 11:18
par basco - landais
La grande différence c'est que les gens des DDE et maintenant des DIR étaient des fonctionnairesde l'Etat, mais avant tout des techniciens qui n'avaient aucun état d'ame et qui faisaient leur boulot de technicien, en l'occurence faire faire des routes et les entretenir pour l'interet general.

Dorenavant, avec la main mise des politiques dans chacune de leur baronnie (CG ou CR), chacun y va de son petit plan, de favoriser tel ou tel maire, député, ou ami dans un seul but : se faire reelire et sans voir ce qui est fait chez le voisin, au grand détriment de l'interet general

Posté : lun. 19 janv. 2009 17:04
par Alexandre
bzh-99 a écrit :
flogo a écrit :Justement, et je pense que ce personnel, (dans toutes les catégories, d'ailleurs, et je parle en tant que probable futur collègue), pourrait justement tenir un rôle plus militant, en tant que gens du métier, d'affirmer leur mission et les moyen de les réaliser correctement, plutôt que se réfugier dans le fatalisme dans lequel soit disant les autres feront mieux.

J'avais, rencontré, il y a de ça un ou deux mois, le directeur de la DRE de chez moi, avec qui j'avais échangé les différents projets sur la région (de leur ressort et les autres), ainsi que pas mal d'infos et d'éléments sur la politique des transports (bon, je me suis vraiment éclaté, quoi...).
Et c'est curieux, j'avais l'impression qu'il partageait mes points de vue, et qu'en même temps il se refusait de déroger à  ce que pouvait être des "consignes" préfectorales (ou ministérielles). Soupirs, haussements d'épaules désolés...

On voit que dans les associations autour de projet routiers (ou ferroviaires ou autres), et qu'elles soient pour ou contre, d'ailleurs, c'est souvent mené par des maires et des locaux avoisinant le truc, qui se retrouvent donc indirectement concernés, sans quoi jamais ils ne lèveraient le petit doigt. Sauf que les argument du genre "l'autoroute, oui, mais pas chez moi", ou "je veux ma déviation", ça a ses limites, et du coup, ça a ses limites en crédibilité. Les grands absents sont les professionels, qui justement auraient beaucoup à  dire (ou à  démentir). Et en particulier les cadres des DIR, qui, travaillant à  priori dans le service public, peuvent difficilement être accusés de lobbisme (ou de nymbisme).
Faut pas tout mélanger, les fonctionnaires quels qu'ils soient ne sont pas des militants ! Ils sont chargés de proposer des actions et d'appliquer les décisions de leurs élus (et/ou de leur hiérarchie) sans rechigner. Le fonctionnariat contestataire ça bloque le système (y a qu'à  regarder ce qu'il se passe à  l'éducation nationale...), et de toute façon, le fonctionnaire n'aura jamais raison contre l'élu qui est au-dessus de lui (qu'il soit maire, conseiller général ou ministre).
C'est heureux car sinon on ne serait plus en démocratie mais en technocratie.

Maintenant, ça n'a jamais été le fort de l'Etat de faire de la concertation sur ses projets routiers. Mais ça s'améliore lentement.
Les CG, parce qu'ils ont des élus de proximité, sont plus avancés dans cette discipline, mais ça n'est encore pas parfait.
Tout à  fait d'accord!
basco - landais a écrit :La grande différence c'est que les gens des DDE et maintenant des DIR étaient des fonctionnairesde l'Etat, mais avant tout des techniciens qui n'avaient aucun état d'ame et qui faisaient leur boulot de technicien, en l'occurence faire faire des routes et les entretenir pour l'interet general.

Dorenavant, avec la main mise des politiques dans chacune de leur baronnie (CG ou CR), chacun y va de son petit plan, de favoriser tel ou tel maire, député, ou ami dans un seul but : se faire reelire et sans voir ce qui est fait chez le voisin, au grand détriment de l'interet general
C'est pas faux non-plus!

Posté : ven. 23 janv. 2009 17:21
par super5
En visite dans le 28, le président de la Région Centre a milité pour la gratuité de l'axe. Des élus UMP répondent :

http://www.larep.com/temps_forts_28-8970.html
RN 154 : face au président de région, l'UMP milite pour une autoroute
Publié le 23 janvier 2009 -

François Bonneau s'est prononcé mardi pour une solution gratuite pour l'usager. Trois membres de l'UMP d'Eure-et-Loir estiment que l'État n'a pas les moyens de payer 700 millions d'euros pour réaliser une quatre voies.

Trois membres de l'UMP, Karine Dorange, déléguée de la première circonscription, Franck Masselus, trésorier départemental et Laurent Lhuillery, secrétaire adjoint départemental, ont réagi mercredi aux propos du président socialiste de la région tenus mardi à  Chartres (La Rep' de mercredi). François Bonneau s'est prononcé pour une RN 154 à  2x2 voies gratuite et a annoncé qu'il « veillera à  ce que le premier coup de pioche pour la ligne SNCF Chartres-Voves ait lieu en 2009 ».

Sur le dossier de la RN 154, Karine Dorange ne trouve qu'un point d'accord avec le président de la région : l'axe est accidentogène et la mise en service de l'A 19, dans le Loiret, risque d'aggraver la situation. « Mais quand le président Bonneau dit que la RN 154 doit être gratuite, j'espère que ce n'est pas uniquement électoraliste. On en a pour 700 à  800 millions d'euros. L'État n'a pas la capacité financière de mettre en place un axe gratuit pour les usagers. Tous les parlementaires d'Eure-et-Loir et la plupart des élus sont pour l'autoroute », affirme-t-elle.

Sur la question du rail, Karine Dorange est sceptique sur la date du premier coup de pioche pour la ligne Chartres-Voves. « Une nouvelle fois, alors que l'on approche d'une échéance électorale, la majorité régionale veut faire croire aux Euréliens qu'elle fait quelque chose pour eux », pense Karine Dorange, qui préfèrerait que la région s'engage « sur un projet concret : le pôle gare à  Chartres. C'est un dossier structurant sur lequel la région ne s'est pas prononcée ».
Et pour mettre en parallèle la route et le rail, les trois membres de l'UMP soulignent que « quand on prend le train, on paye. C'est peut-être désagréable de payer l'autoroute, mais pour le train, on se pose moins de questions ».

« On ne peut plus attendre »

« Pour la RN 154, on ne peut plus attendre, ajoute Franck Masselus.Quand l'État n'a pas les moyens, si ce n'est pas l'utilisateur qui paie, c'est le contribuable. Nous pensons qu'il est préférable de passer par un délégataire prêt à  prendre un risque financier. » On peut toutefois se demander quel est le risque pour la société d'autoroute quand on sait que pour une simple barrière de péage dans le projet de création d'un diffuseur à  Illiers, Cofiroute demande au conseil général de payer 3 millions d'euros de fonctionnement durant cinq ans !
Devant l'état d'avancement pour le moins réduit des dossiers de la RN 154 et de la ligne Chartres-Orléans, Laurent Lhuillery se demande si l'Eure-et-Loir est considéré comme ayant sa place en région Centre : « On est passé à  côté de tout. Il serait temps que ça change. » Des associations sont en cours de constitution pour défendre l'autoroute, le pôle gare, et la ligne Chartres-Orléans - un collectif de gauche existe déjà  -, ont par ailleurs annoncé les trois élus UMP chartrains.
Ce même président de région a parlé également d'arrimer le 28 à  la région Centre.

Posté : ven. 23 janv. 2009 17:35
par Alexandre
Parce que le 28 ne fait pas partie de la région Centre?

Posté : ven. 23 janv. 2009 17:40
par super5
Alexandre a écrit :Parce que le 28 ne fait pas partie de la région Centre?
Si mais c'est le département le plus au nord, le moins bien relié au reste de la région (même pas de train pour Chartres-Orléans ! Et une minable nationale).

En fait le 28 est vraiment tourné vers l'IDF.

Posté : lun. 02 févr. 2009 11:43
par super5
http://www.larep.com/temps_forts_28-9048.html
La Rep a écrit : Le Boullay-Mivoie inaugure sa déviation sur fond d'autoroute
Publié le 02 février 2009

LUNDI, AU BOULLAY-MIVOIE. Bernard Fragneau, préfet de région, (au centre) a présidé une inauguration au Boullay pour des travaux particulièrement attendus dans le nord du département. (Photos Manu Campion)

La première visite en Eure-et-Loir du préfet de région s'est soldée par une double inauguration : la déviation de la RN 154 au Boullay-Mivoie et le pont de Chérisy sur la RN 12. Mais l'autoroute reste dans tous les esprits.

Dans l'aréopage de personnalités venues assister le lundi 26 janvier à  la première visite de Bernard Fragneau, préfet de région, dans le département, ils étaient nombreux à  attendre ce petit signe qui aurait pu permettre de savoir de quel côté va pencher la balance. Concession autoroutière ou quatre voies express ? Le préfet de région a habilement masqué sa préférence en maniant l'humour, tout en reconnaissant que le dossier était prioritaire.

Le soulagement des habitants du Boullay-Mivoie, délestés d'une circulation cauchemardesque, depuis le 18 décembre dernier, en est presque passé au second plan, tant les parlementaires, élus départementaux et régionaux semblent préoccupés par le débat public qui s'annonce.

Fin des travaux en 2117 ?

Alors s'il n'était, selon Albéric de Montgolfier, président UMP du conseil général « ni le jour ni le lieu » de parler de l'autouroute, l'essentiel de son intervention n'a pas pu laisser planer le moindre doute sur sa position en faveur d'un tracé autoroutier. « Pour achever les 30 kilomètres entre Chartres et Dreux il à  fallu trente ans. A ce rythme, pour achever la totalité de la RN 154, il faudra 108 ans, ce qui nous amène à  2117. »

Et soucieux des finances départementales et régionales qui ont contribué « à  hauteur de 60 % des 100 millions engagés dans la RN 154, c'est 360 millions d'euros de financement local qu'il faudra trouver. Et compte tenu de l'ouverture de l'A 19, on ne pourra pas accepter 7.000 véhicules de plus chaque jour. »

Gratuité ?

Du côté de la région, le discours ne varie guère sur le fond, mais Patrick Riehl, vice-président a tenu a rappeler la position du président Bonneau (PS) favorable à  la gratuité, au moins sur le réseau déjà  existant. « S'il devait toutefois y avoir une concession, nous défendrons avec force la gratuité pour les Euréliens sur les routes déjà  en service. » La crainte étant de voir revenir le trafic sur des routes secondaires.

Pour sa part Bernard Fragneau s'est contenté de confirmer qu'il entendait bien porter le dossier de la RN 154 . « J'en ai fait une priorité ». Et en Eure-et-Loir tout le monde souhaite qu'il connaisse la même réussite que celle qu'il avait connue dans l'Eure dont il fut le préfet. Entre Évreux et Nonancourt, la RN 154 est entièrement aménagée... et gratuite.

RE

Posté : lun. 02 févr. 2009 22:04
par mr-harry
COMPTE RENDU DU CIACT DU 2 FEV 2009

Le plan de relance prévoit, au titre des PDMI, un montant de 6 M€ pour la réalisation de la déviation
de Prunay-le-Gillon-Allonnes en Eure-et-Loir sur la RN154.

Hors plan de relance, l'Etat consacrera en 2009 un montant de 7,3 M€ au titre des PDMI et 8,3 M€ au
titre des opérations prévues au contrat Etat Région 2000-2006 portant sur les opérations principales
suivantes :
- RN154- Déviation d'Ymonville (dépt 28 ) ;
- RN154- Réhabilitation de chaussées entre Dreux et Chartres

http://www.diact.gouv.fr/IMG/Fichiers/C ... civils.pdf

Posté : mer. 04 févr. 2009 16:28
par super5
http://www.larep.com/temps_forts_28-9177.html
La Rep a écrit :La relance en région Centre : un plan pour des projets prévus
Publié le 04 février 2009 - 00:52
JEUDI 18 DÉCEMBRE 2008. Élus et riverains bloquent la RN 154 à  Allonnes, lassés de ne pas voir se concrétiser le projet de déviation de la commune. Le plan de relance de l'État prévoit d'engager 6 millions d'euros sur ce dossier. (Photo Sylvia Catarino)
Fidèle à  sa politique de relance par l'investissement, le gouvernement a annoncé lundi les grands chantiers auxquels il donne un coup de pouce en 2009 : des accélérations à  des projets déjà  ficelés pour la plupart.

Les derniers arbitrages n'ont été rendus par le cabinet de François Fillon que dimanche. En début de semaine dernière les préfets de région dont celui de la région Centre, Bernard Fragneau, avaient été réunis à  Matignon. Afin d'affiner le catalogue de 1.000 chantiers retenus par l'État pour son plan de relance de l'économie (lire en informations générales).

Ces mesures concrètes annoncées à  Lyon par le Premier ministre au cours d'un CIACT (comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires), concernent tous les départements français. Sur les 26 milliards du plan de relance, 10 milliards seront des opérations financées par le budget de l'État.

La région Centre (six départements), bénéficiera d'un pécule de 55,11 millions d'euros supplémentaires. Il s'agit « d'autorisations d'engagement sur les crédits dès l'année 2009 ». En clair, la totalité de cet argent ne sera pas investie dès 2009 dans des chantiers en cours ou dont le premier coup de pioche est attendu cette année. Ce qui fait dire à  François Bonneau, le président socialiste de la région Centre, qu'il s'agit là  Â« d'effet d'annonce » et que notre région est « maltraitée au plan volumétrique ».

L'éventail de ces chantiers tous azimuts se répartit sur le ferroviaire, la culture, les infrastructures routières, l'économie et l'université...

Déviation en Eure-et-Loir
Si l'on s'en tient aux enveloppes, la plus étoffée (après l'électrification de la ligne Bourges-Sancaize, un serpent de mer ferroviaire), concerne le financement d'un des points noirs routiers d'Eure-et-Loir, le contournement routier de Prunay-le-Gillon-Allonnes qui a donné lieu à  une série de manifestations des élus et de la population. Ces crédits permettront de lancer les travaux de rétablissement des voiries et la construction des premiers ouvrages d'art. Cette déviation est prioritaire dans le plan de développement et de modernisation des itinéraires routiers.

Autres travaux qui traînent en longueur : la remise en état des canaux dont celui du Loiret (entre Orléans et Montargis). Voie navigable de France (VNF) bénéficiera de 1,18 million d'euros pour la restauration des digues (de même que le canal de Briare et le canal latéral à  la Loire).

À l'université
Autre gros paquet mis par l'État, celui qui concerne les résidences universitaires. Trois millions sont injectés dans la réhabilitation de logements étudiants à  Orléans-La Source. Des travaux déjà  en cours dont la ministre Valérie Pécresse avait visité les premières réalisations en 2008. 2,99 millions sont mis par ailleurs sur la mise en sécurité de bâtiments et d'équipements des deux universités, Orléans et Tours. D'autres travaux sont prévus dans les restaurants universitaires de l'IUT de Blois.

Toujours au plan de relance, l'État entretiendra un patrimoine en mauvais état avec un coup de pouce à  des travaux urgents à  l'église de Montargis et à  la basilique de Cléry, étape de Saint-Jacques-de-Compostelle. À Pithiviers, c'est un dossier un peu en souffrance qui est remis sur le dessus de la pile, celui du centre d'affaires. 0,38 million d'euros sont octroyés à  la réalisation du projet qui faisait d'ailleurs partie du contrat de projet État-région 2007-2012.

Rail : le fret
En Eure-et-Loir, plutôt que de prendre en charge l'effacement du passage à  niveau de l'entrée de Chartres, l'État à  préféré injecter 5,6 millions d'euros « aux premiers travaux de remise à  niveau des lignes ferroviaires afin d'y développer le fret de proximité. Une des premières opérations concernera la ligne Chartres-Voves ». Ces crédits, de même que ceux consacrés à  la déviation d'Ymonville et à  l'amélioration de la chaussée sur la 2x2 voies entre Chartres et Dreux étaient déjà  prévus au contrat de projets État-région. Mais le plan de relance les accélère en dégageant les crédits de paiement sur 2009. Un plan d'urgence en somme.



Un inventaire à  la Prévert

- 22 millions d'euros pour la modernisation et l'électrification de la ligne ferroviaire Bourges-Saincaize.
- 6 millions d'euros pour le contournement routier sur la RN 154 de Prunay-le-Gillon-Allonnes (Eure-et-Loir).
- 0,67 million d'euros pour l'entretien de la traversée routière de Vendôme (Loir-et-Cher).
- 1,18 million d'euros pour des travaux de restauration des digues et de mise en sécurité des canaux du Centre (canal latéral à  la Loire, canal de Briare et canal d'Orléans dans le Cher et le Loiret).
- 5,99 millions au titre des constructions universitaires : 3 millions pour la réhabilitation de 287 logements à  Orléans-La Source et 2,99 millions pour la mise en sécurité de bâtiments des universités d'Orléans (Loiret) et Tours (Indre-et-Loire) et pour l'IUT de Blois (Loir-et-Cher).
- 3,94 millions au titre de la culture et de la rénovation des édifices patrimoniaux : 3,1 millions d'euros pour la restauration de la cathédrale de Tours, 0,15 million pour l'église de Montargis (Loiret) et 0,69 millions pour la basilique de Cléry-Saint-André (Loiret).
- 2,41 millions pour la rénovation des établissements pénitentiaires.
- 0,38 million d'euros pour la réalisation du centre d'affaires de Pithiviers (Loiret).
- 0,638 million d'euros pour sécuriser les hôpitaux psychiatriques et accroître l'offre de soins pour les malades difficiles de la région.
- Création de 15 places d'accueil de jour pour le centre hospitalier de l'agglomération de Montargis (Loiret, 0,35 million).
-1,88 million d'euros pour la mise aux normes de la cité Coligny à  Orléans (Loiret).
- 2,41 millions d'euros pour amplifier l'effort d'amélioration du patrimoine du ministère de la Justice, notamment par la rénovation des établissements pénitentiaires de la région et du palais de justice de Bourges (Cher).
55 millions d'euros pour la région Centre, c'est une somme qui vous satisfait ? C'est un effet d'annonce, une forte somme pour un plan de relance, sauf que sur 2009, les autorisations de programmes, c'est-à -dire les projets à  lancer se limitent à  14 millions, ce qui est loin d'être à  la hauteur.
Christian Bidault

Posté : jeu. 12 févr. 2009 22:22
par super5
La Rep a écrit :Le conseil général booste le démarrage des chantiers des déviations de la RN 154

Publié le 12 février 2009 - 18:30

Les conseillers généraux de la majorité ont décidé d'injecter 3 millions d'euros pour lancer le chantier des déviations d'Allonnes et Prunay-le-Gillon. La Rep' du vendredi 13 février

Posté : mar. 17 mars 2009 13:25
par super5
La Rep a écrit :Les antiautoroute A 154 se mettent en ordre de marche pour le débat
Publié le 17 mars 2009 - 00:29
VENDREDI SOIR AU BOULLAY-THIERRY. Environ 70 personnes ont assisté à  une réunion commune aux associations du Drouais et à  Saint-Prest Environnement.
Les associations du Pays chartrain, de la plaine, et du Drouais ont tenu une réunion publique commune, vendredi, au Boullay-Thierry. Elles ont confié à  un avocat environnementaliste une étude critique de l'A 154.

Conscients du risque de division porté par un mouvement très dispersé sur le plan géographique, les opposants au projet d'autoroute A 154 se rassemblent. Le pôle « Jouons collectif contre l'A 154 », les associations du Drouais, et Saint-Prest Environnement ont tenu, vendredi dernier, une réunion publique au Boullay-Thierry.

Animée avec pédagogie et mesure, par Didier Berthuy, président de « Jouons collectif », et Bertrand Thierry, de Garnay Environnement, la réunion a permis aux 70 personnes présentes de mesurer l'enjeu de ce débat qui oppose les partisans de la poursuite de l'aménagement de la RN 154 en voie rapide, aux promoteurs de la concession autoroutière. Ayant pour figure de proue, le député, maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges, ces derniers mettent en exergue que la concession ferait gagner 10 ans à  l'aménagement (notre édition du 9 janvier 2009).

À cela, les opposants rétorquent que l'A 154 aurait six conséquences très négatives :
- la dévastation des vallées d'Avre et de la Blaise
- la transformation des campagnes en un espace bitumé
- la traversée des villages par des camions évitant le péage
- la mise en place d'un péage alors que les contribuables locaux ont déjà  payé l'aménagement de la RN 154
- le coût du péage 3 à  4 € soit 160 €/mois, et 1600 €/ an pour les usagers réguliers
- la pollution atmosphérique et sonore

Souhaitant se poser en forces de proposition, les associations soutiennent l'alternative consistant à  poursuivre l'aménagement de la RN 154 et à  tracer le barreau Est reliant au sud et à  l'est de Dreux, la RN 154 à  la RN 12.
Ils situent leurs positions dans l'esprit des conclusions du Grenelle de l'Environnement qui soulignaient la nécessité de préférer le ferroutage, le meroutage, ou le transport fluvial plutôt que le transport routier.
Les opposants à  l'A 154 ont confié à  Me Faro, avocat de W.W.F. et de Greenpeace, le soin de réaliser une tierce expertise économique, écologique, et juridique du projet A 154. Le cap est mis sur le grand débat public qui sera organisé par une commission nationale, en septembre.



Des préconisations et une souscription

Les associations opposées au projet d'autoroute A 154 entendent promouvoir une alternative qu'elles définissent en quatre points :
- poursuite et accélération de la sécurisation et l'aménagement en 2x2 voies de l'intégralité du tracé de la RN 154 2015 vs. 2025 peut-être plus vite avec la taxe poids lourds
- contournement d'Allonnes, Ymonville et Allaines
- contournement de l'agglomération drouaise par l'est et solliciter une étude approfondie pour le secteur Nonancourt, Saint-Lubin, et Saint-Rémy-sur-Avre
- intégrer dans ce projet le développement du transport ferré.

Soucieuses de préparer au mieux le débat public, elles ont missionné un avocat spécailisé, Me Faro, pour une tierce expertise. Afin de financer la démarche, elles ouvrent une souscription. Un compte spécifique a été ouvert pour placer les fonds. Le collectif associatif réunit l'ACTS d'Escorpain, l'ASCVE de Garnay, l'APCV de Marville, Vivavre, et l'Avern.


Blog www.nonalautoroute.over-blog.com
Malik Laïdi

Posté : mar. 17 mars 2009 17:18
par glouby
Le mot autoroute fait vraiment peur.
Ils demandent à  la fin l'accélération de la mise à  2x2 voies. Or c'est ce que permet(rait) justement la concession.
Je crois qu'il y a déjà  eu assez d'étude 'approfondies' pour le secteur Nonancourt, Saint-Lubin, et Saint-Rémy-sur-Avre.
On en arrive toujours aux mêmes conclusions:
-Passage central (conservation du tracé): très dur, expropriation de plus de 60 maisons, coupure urbaine comme on n'en fait plus, circulation sous chantier imposant des délais sans fin
-Passage Nord/Est: zone urbanisée entre St Rémy et St germain
-Passage Sud/Ouest: la moins pire !!! Celle qui a été choisie.
Reste le développement du transport ferroviaire. Je suis d'accord, il y a des choses à  faire, mais quand on voit les difficultés pour réouvir Orléans/Chartres avec l'infra qui existe déjà , je ne vous parle pas des endroits où l'infra a disparu (Dreux/Evreux par exemple).
Quant à  Chartres/Dreux, la ligne fait un tel détour (par Chateauneuf en Thymerais) qu'elle ne concurencera jamais la 2x2 voies déjà  en place.

Posté : mer. 18 mars 2009 09:29
par fktui49
glouby a écrit :Le mot autoroute fait vraiment peur.
Ils demandent à  la fin l'accélération de la mise à  2x2 voies. Or c'est ce que permet(rait) justement la concession.
Je crois qu'il y a déjà  eu assez d'étude 'approfondies' pour le secteur Nonancourt, Saint-Lubin, et Saint-Rémy-sur-Avre.
On en arrive toujours aux mêmes conclusions:
-Passage central (conservation du tracé): très dur, expropriation de plus de 60 maisons, coupure urbaine comme on n'en fait plus, circulation sous chantier imposant des délais sans fin
-Passage Nord/Est: zone urbanisée entre St Rémy et St germain
-Passage Sud/Ouest: la moins pire !!! Celle qui a été choisie.
Reste le développement du transport ferroviaire. Je suis d'accord, il y a des choses à  faire, mais quand on voit les difficultés pour réouvir Orléans/Chartres avec l'infra qui existe déjà , je ne vous parle pas des endroits où l'infra a disparu (Dreux/Evreux par exemple).
Quant à  Chartres/Dreux, la ligne fait un tel détour (par Chateauneuf en Thymerais) qu'elle ne concurencera jamais la 2x2 voies déjà  en place.
Enfin bon tu oublie de dire le principal scandale de ce projet que sont les sections déja construites actuellement gratuites qui deviendrons payantes sans alternatives, si ce n'est qu'un chemin vicinal pour les automobilistes. L'accélération c'est bien mais pas à  n'importe quel prix!

Posté : mer. 18 mars 2009 10:07
par glouby
Non je n'oublie pas et je pense que les assoc devraient justement plutôt se battre sur ce point.
En résumé:
Oui à  l'autoroute Allaines-Nonancourt
Oui à  la concession pour accélérer les choses
Non au péage sur les sections déjà  à  2x2 voies. C'est faisable techniquement et en France on est vraiment en retard sur le système de péage automatique (pas télépéage), un vrai péage auto.
Mais il y a déjà  un sujet là -dessus.

Posté : sam. 21 mars 2009 19:46
par dark_green67
fktui49 a écrit :Enfin bon tu oublie de dire le principal scandale de ce projet que sont les sections déja construites actuellement gratuites qui deviendrons payantes

:shock: D'où ça sort, ça ??? Il y a eu des infos officielles à  ce sujet ?