[ LN9 ] LGV Sud-Europe-Atlantique (1) : Tours - Bordeaux

Aménagements, constructions, projets, ferroutage, ...
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basco - landais
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par basco - landais »

Le recours a la sous traitance,ou / et accord tacite entre les trois majors sera ineductable ou alors Vinci veut "écraser ses deux principaux concurrents, Bouygues et Eiffage.
Compte tenu des engagements actuels et proches futurs de Vinci (A89, A63, A9), ces travaux de la LGV SEA risquent fort d'etre la goutte d'eau qui va faire déborder le vase au niveau des capacités de travaux (hommes et matériels) de Vinci et de l'ensemble de ses filiales.

Au niveau des appels d'offres européens, la procédure a été respecté, puisqu'au départ, qui voulaient s'inscrire et remettre des offres pouvaient le faire (appel à candidatures au niveau européen), pus le maitre d'ouvrage a choisi qui pouvait soumissioner, et le lapin est sorti du chapeau :pong:
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gailu
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par gailu »

Sud-Ouest du 02/04/2010 a écrit :« Pourquoi pas un aéroport !»
Déjà traversée par l'autoroute A 10 et deux voies ferrées, la commune d'Ambarès-et-Lagrave sera la ville la plus impactée en France par le réseau à grande vitesse.

3,5 km de voies, de Vinci à RFF
Le tracé de la LGV à Ambarès traversera la commune du Sud-Ouest au Nord-Est, et c'est à Ambarès aussi que se trouvera la jonction entre la partie gérée par le concessionnaire et celle, d'agglomération, restant sous tutelle RFF. En arrivant de Tours, les 3,5 km de voies arriveront par les gravières limitrophes avant d'enjamber l'A 10 puis de s'intégrer progressivement le long de la ligne Bordeaux-Paris existante.
Sous la pression des associations notamment, la piste initiale d'un viaduc a été abandonnée au profit d'un « saut de mouton » moins brutal dans le paysage. Sans ouvrage particulier hormis celui-ci, le kilomètre de voie ambarésienne sera de 17 millions d'euros environ. « Des protections phoniques jalonneront la portion allant du Chêne-vert à la Gorp », assure Pascal Beugnon, responsable de l'intégration de la LGV dans le réseau existant. « Les conditions d'habitation de beaucoup de riverains devraient ainsi être meilleures qu'aujourd'hui. »
Si le trafic sera plus important, le TGV ne roulera pas plus vite sur Ambarès : s'il arrivera à 320 km/h, peu avant, il circulera sur la commune à 180 km/h maximum.

Image
Le tracé de la LGV traversera la commune d'Ambarès et c'est sur la commune
également que se trouve déjà l'intersection des lignes Bordeaux-Nantes et
Bordeaux-Paris. (Photo Claude Petit)


L'Ambarésien cultive volontiers le recul et la décentration quand la question des transports s'invite au menu de la discussion. Bien obligé. Parlez-lui cheminements doux, il a le sourire jaune pâle. À l'est de sa commune, file l'A 10 et son chatoyant trafic de dizaines de milliers de véhicules quotidiens. Plus au cœur de son territoire, Ambarès est traversée par les rails de la Bordeaux-Nantes et ceux de la Bordeaux-Paris qui sort de la commune au Nord-Est aujourd'hui pour rallier Libourne. On lui avance le bourg relativement préservé, le poumon vert au Nord… Il nous rappelle les industries à l'Ouest près du port. Ronchon, le gars.
En 2011, le groupe emmené par Vinci, tout récemment choisi par Réseau Ferré de France (RFF), démarrera les travaux de la Ligne à grande vitesse (LGV) qui reliera Tours à Bordeaux. En passant par Ambarès. « Il ne nous manque plus qu'un aéroport ! », tonne un riverain du quartier de Lagrave, excentré du bourg mais à la confluence autoroutière et ferroviaire.

51 bâtiments détruits
« De tout le réseau à grande vitesse en France, c'est effectivement le centre-ville le plus impacté », confirme-t-on à la direction régionale de RFF. Le critère principal : le nombre de bâtiments appelés à être détruits : 51 sur les 3,5 km du tracé ambarésien (lire par ailleurs). Quarante maisons, trois locaux d'entreprises et huit enseignes d'artisans ou commerçants, essentiellement sur le quartier de la Gorp.
« Des négociations ont été engagées avec chacun des propriétaires, afin de les dédommager convenablement, se basant sur les estimations du service des Domaines », rappelle Armand Thomas, responsable du pôle foncier au projet Sud-Europe Atlantique. « De ces démarches, on n'aboutira sur Ambarès qu'à deux procédures d'expropriation, concernant des particuliers. »
Des trois entreprises, le négociant viticole Bouey sera la seule à rester sur la commune mais c'est aussi la plus importante avec une cinquantaine d'employés. En décembre dernier, ils ont emménagé dans les nouveaux locaux trouvés à quelques kilomètres. « Cela a été un grand soulagement de trouver une solution si proche », soupire encore Michel Héritié, le maire socialiste d'Ambarès depuis 2004. Les deux autres seront transférées à Macau et à Saint-Loubès.

Compensations
Géographiquement, la commune est difficilement contournable à partir du moment où l'on a fait le choix du passage de la LGV par la gare bordelaise Saint-Jean et non pas d'une nouvelle halte en bordure d'agglomération. « Nous payons déjà un lourd tribut en matière de transports, je compte bien obtenir des compensations à la hauteur des efforts des Ambarésiens », insiste Michel Héritié qui vient de voir naître sur sa commune une section des Verts, opposés à la LGV.
L'élu souhaite notamment la mise en place de deux haltes TER sur les deux voies ferrées existantes au niveau de la Gorp et Lagrave, et un véritable cadencement pour un « TER qui soit un RER ». Autres revendications : la restructuration de deux quartiers (la Gorp et le Chêne-vert), et deux franchissements à redimensionner. RFF, la SNCF, CUB, les Conseils général et régional sont sollicités.
Mobilisées depuis plus de dix ans, les associations de riverains ont fait preuve de fatalisme (« on n'y coupera pas ») dynamité de vigilance musclée (« il s'agit d'obtenir le maximum de protections »). L'été dernier, l'inquiétude est montée d'un sacré cran, lorsque le Conseil régional s'est voulu souple avec l'État, abandonnant les clauses de conditionnalité sur les protections phoniques en échange d'un calendrier plus prompt enclenché par l'État.
« Nous n'avons pas eu une seule réunion avec RFF depuis un an et demi », râlent Pierre Carreau et Michel Moreau, les présidents des associations de défense des quartiers de Lagrave (Assodef) et des intérêts des riverains (Aadir), soutenus par une troisième, Sabarèges. « La mairie semble négocier seule. Il faudra encore compter avec nous, notamment pendant le chantier. »

YANNICK DELNESTE
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marsupilud
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par marsupilud »

On devrait les emmener voir du côté de Villenave d'Ornon, ou de Lormont, les élus d'Ambarès !
Ambarès a laissé depuis des décennies se construire des maisons au plus près de la voie ferrée, ce n'est pas étonnant.
Ce qui n'est pas très logique dans ce secteur, c'est de vouloir faire passer et les TGV et l'autoroute ferroviaire sur la même ligne, alors qu'on pourrait séparer les deux.
Une bonne idée de halte TER serait de la placer justement à l'intersection des deux lignes. Évidemment avec le passage ici de la LGV, ce n'est pas facile d'y développer un quartier attractif, mais déjà on peut commencer par créer un début d'attraction.. Pourquoi pas en plus avec un parking relais branché directement sur l'autoroute toute proche, et des trains directs vers le centre de Bordeaux (RER Libourne - Arcachon ?). Je crois qu'au lieu de se battre assez vainement contre l'infrastructure, et d'en subire toutes les nuisances, les élus et les habitants feraient mieux de se battre pour les services qu'on peut développer dessus. Et presque comme par magie, les nuisances disparaissent.
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gailu
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par gailu »

Sud-Ouest du 13/04/2010 a écrit :LGV : Philippe Madrelle signe un protocole d'accord
Le président du Conseil général a accepté de payer mais obtient des équipements de l'État.

Le président du Conseil général de la Gironde, Philippe Madrelle, avait fait du financement de la LGV un élément clé de son conflit avec l'État concernant le transfert de ses compétences. Bien qu'ayant engagé déjà 138 millions d'euros pour le tronçon Tours-Bordeaux, il faisait « mariner » le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, pour les sommes à attribuer à la LGV Sud Europe Atlantique. D'où le courroux non seulement du gouvernement mais aussi de la mairie de Bordeaux, qui s'impatientait pour son grand projet d'affaires Euratlantique autour de la gare Saint-Jean.

Image
Philippe Madrelle. (Photo S. Lartigue)

Depuis hier soir, ces inquiétudes sont levées. Philippe Madrelle a en effet signé un protocole d'accord avec l'État par lequel il obtient, dit-il, « la prise en considération de ses demandes ». Celles-ci concernaient en effet divers équipements comme les protections phoniques de quartiers riverains de Sainte-Eulalie, Lormont et Cenon, sur la rive droite de la Garonne, mais aussi sur la rive gauche, à Talence, Pessac, Bègles et Villenave-d'Ornon pour la future ligne vers l'Espagne. En outre, le protocole s'engage à la création d'une gare à Captieux ainsi qu'à une dotation de l'État pour la restauration du pont Eiffel à Cubzac-les-Ponts et à un arrêt TGV à Libourne. Par ailleurs, Philippe Madrelle entend solliciter un amortissement de très longue durée (sur cinquante ans) de la participation du Conseil général girondin.
Faut-il voir dans ce protocole d'accord une marche arrière d'un farouche adversaire des transferts de l'État non compensés, puisque ce dossier consistait en une sorte de monnaie d'échange ?

« Double langage » de l'État
« Nous agissons avec pragmatisme, réplique le vice-président, Gilles Savary ; le plus gros bénéficiaire de ce carrefour ferroviaire avec 20 millions de passagers, ce sera Bordeaux. Il était impensable que l'on dise niet. Avec cette décision, nous devenons les plus gros contributeurs du projet Euratlantique, qui ne peut réussir qu'avec la LGV, pour laquelle M. Juppé ne met pas 1 centime. »
Pour autant, le Conseil général reste sur ses positions concernant le projet Euratlantique, qu'il se refuse toujours à financer partiellement. Il n'a pas l'intention d'assouplir sa manière vis-à-vis de l'État. Il vient d'ailleurs de lancer une procédure devant le tribunal administratif pour la non-compensation des transferts de charges liés à la protection de l'enfance.
Gilles Savary a néanmoins conscience qu'en signant ce protocole d'accord « avec Henri Emmanuelli pour les Landes et 58 collectivités territoriales dont l'Ariège et les Communautés de communes de Cahors et de Tarbes », il arrange bien les affaires de l'État et s'expose à des remontrances des alliés communistes, opposés à ce financement de la LGV : « Nous ne sommes pas d'accord non plus avec le double langage de l'État, mais nous agissons au nom de l'intérêt général local », conclut Gilles Savary.

Hervé Mathurin
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par basco - landais »

Le "vieux bonze", à force de "patience", a obtenu ce qu'il voulait, mais qui , pour certains de ces souhaits, était déjà prévu dans les travaux :?

Un point positif, la participation de l'Etat pour la rénovation de la passerelle Eiffel, par contre, je ne vois pas l'utilité d'un arret TGV à Captieux (gare pinède) desservant qui, quoi alors qu'un arret SRGV semblait etre positionné.

Il est certain que le CG33 était le point dur du financement, mais il en tirera autant de bénéfice que d'autres villes, départements et régions. :wink:
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par eomer »

basco - landais a écrit :Un point positif, la participation de l'Etat pour la rénovation de la passerelle Eiffel, par contre, je ne vois pas l'utilité d'un arret TGV à Captieux (gare pinède) desservant qui, quoi alors qu'un arret SRGV semblait etre positionné.
Surtout, je ne vois pas bien en quoi cela concerne le projet Tours-Bordeaux.
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par G.E. »

La clef de financement du projet SEA négociée pour Tours - Bordeaux est-elle la même que pour les autres branches ?
Auquel cas, cela possède un certain sens...
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par basco - landais »

En fait, ca c'est joué en deux coups (et demi ....!!)
le premier pour Tours Bordeaux, et ensuite une (petite :? ) rallonge pour Bordeaux Toulouse et Bordeaux Hendaye, et une certaine pression pour que si on ne signait pas pour la rallonge, la première ne se ferait pas (enfin, tout du moins pour les collectivités territoriales : ville, communauté, CG et CR).

Ainsi chacun y va de son oui, oui mais, non et une grande partie de poker menteur :ptdr:
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dionysos
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par dionysos »

eomer a écrit :Visiblement, certains nimbystes ne reculent devant aucune méthode.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/04 ... a-LGV.html

C'est très triste pour notre beau pays démocratique.
Hum, ouais, mais quand tu vois la réalité de la réalisation des expropriations de la LGV SEA, j'ai du mal à compatir... :oops:

http://www.charentelibre.com/article-11 ... cle=319775

A l'époque de l'A20 et de l'A89, ASF, lui, y allait franco avec les expropriations à 100-150 mètres autour de ses autoroutes.
Si il faut faire tout le réseau LGV RFF comme çà, faut pas s'étonner que ça coince...
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par eomer »

dionysos a écrit :Hum, ouais, mais quand tu vois la réalité de la réalisation des expropriations de la LGV SEA, j'ai du mal à compatir... :oops:
http://www.charentelibre.com/article-11 ... cle=319775
Ah oui, mais ce n'est absolument pas le même sujet.
L'article évoque les cas les plus douloureux: ceux des riverains dont le logement n'est pas situé sur le tracès mais à proximité immédiate. Il me semblait que depuis la construction de la LGV Med, le principe du "droit au départ" avait été admis: il n'y a donc rien d'insurmontable et d'inéluctable et les quelques ménages concernés devraient obtenir satisfaction avec un peu de bonn volonté de la part du maître d'ouvrage.
Afin de ne pas laiser les personnes, il est important de se baser sur la valeur estimée du bien "avant LGV" majorée de l'inflation. Même les plus farouches défenseurs des LGV admettent que 26 mètres de distance, ce n'est vraiment pas beaucoup: il faudrait aller jusqu'à 150 mètres en l'absence d'obstacles surtout dans le cas de viaducs ou de remblais.
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par G.E. »

La presse tombe systématiquement dans ce genre de complaintes. On doit comprendre la tristesse des personnes concernées mais il faut arrêter de faire croire que les lignes à grande vitesse tombent du ciel.

On se plaint assez ici de la lenteur (volontaire) des procédures pour savoir que les tracés sont fixés entre 10 et 15 ans à l'avance pour la bande des 1000 mètres et entre 5 et 10 ans pour la bande des 300 mètres. Il suffit de se renseigner auprès de sa mairie lorsque l'on achète un bien. 10 ans, cela laisse le temps de se retourner et de demander réparation !
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par dionysos »

eomer a écrit :
dionysos a écrit :Hum, ouais, mais quand tu vois la réalité de la réalisation des expropriations de la LGV SEA, j'ai du mal à compatir... :oops:
http://www.charentelibre.com/article-11 ... cle=319775
Ah oui, mais ce n'est absolument pas le même sujet.
L'article évoque les cas les plus douloureux: ceux des riverains dont le logement n'est pas situé sur le tracès mais à proximité immédiate. Il me semblait que depuis la construction de la LGV Med, le principe du "droit au départ" avait été admis: il n'y a donc rien d'insurmontable et d'inéluctable et les quelques ménages concernés devraient obtenir satisfaction avec un peu de bonn volonté de la part du maître d'ouvrage.
Afin de ne pas laiser les personnes, il est important de se baser sur la valeur estimée du bien "avant LGV" majorée de l'inflation. Même les plus farouches défenseurs des LGV admettent que 26 mètres de distance, ce n'est vraiment pas beaucoup: il faudrait aller jusqu'à 150 mètres en l'absence d'obstacles surtout dans le cas de viaducs ou de remblais.
OK, mais la LGV Méd, ça ne s'est pas fait en coup de cuiller à pot, et il a fallu de très longues négociations pour arriver à un accord acceptable.

Je doute que RFF ait les budgets pour une indemnisation systématique des départs volontaires, vu la difficulté à plier les budgets actuels; j'ai pu m'en rendre compte avec les débats Poitiers - Limoges où RFF ne promettait rien, sauf engagement des collectivités... :?
G.E. a écrit :La presse tombe systématiquement dans ce genre de complaintes. On doit comprendre la tristesse des personnes concernées mais il faut arrêter de faire croire que les lignes à grande vitesse tombent du ciel.

On se plaint assez ici de la lenteur (volontaire) des procédures pour savoir que les tracés sont fixés entre 10 et 15 ans à l'avance pour la bande des 1000 mètres et entre 5 et 10 ans pour la bande des 300 mètres. Il suffit de se renseigner auprès de sa mairie lorsque l'on achète un bien. 10 ans, cela laisse le temps de se retourner et de demander réparation !
Et ils font quoi? Un procès à RFF? Là, t'encourage les nimbystes de tout poil qui tarderons pas à se fédérer pour un collectif en Class Action au plan national, si ce n'est déjà fait... :police:
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par G.E. »

Pourquoi des procès ? Cela fait partie des procédures normales d'expropriation.
Il serait temps que certains se responsabilisent un peu au lieu d'attendre que les ennuis arrivent !
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordea

Message par Maastricht »

G.E. a écrit :On se plaint assez ici de la lenteur (volontaire) des procédures pour savoir que les tracés sont fixés entre 10 et 15 ans à l'avance pour la bande des 1000 mètres et entre 5 et 10 ans pour la bande des 300 mètres. Il suffit de se renseigner auprès de sa mairie lorsque l'on achète un bien. 10 ans, cela laisse le temps de se retourner et de demander réparation !
Le commun des mortels n'a absolument pas cette culture, surtout quand certains politiques de tous bords vont présenter comme une idée neuve tombée du ciel un projet qui sommeillait en silence depuis 40 ans, et dont pourtant toutes les personnes intéressées à un certain échelon étaient conscientes. J'ajoute que très, très souvent, les autorités décideuses rechignent à donner des informations trop en amont, que ce soit pour des raisons politiques ou pour lutter contre la spéculation. Même si l'on n'est plus dans l'omerta qu'on a pu connaître dans les années 60, où certains tracés pouvaient n'être dévoilés que quoi, 1 ou 2 ans avant le début des travaux, au mieux ? les études étaient certes plus courtes ; toujours est-il que devoir s'informer pose déjà un problème de principe :il faudrait être informé. Là aussi on a vu ce que ça donner avec le contournement de Bordeaux : l'Etat a cru bien faire en présentant toutes les familles de tracé possibles, et ça n'a fait qu'amplifier la polémique ... :roll:

Ce qui doivent se responsabiliser, ce sont avant tout les décideurs au niveau national, que ce soit à l'étape de la planche à dessin ou du règlement des expropriations.
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordeaux

Message par dionysos »

Le dossier Tours - Bordeaux semble re-prendre du retard avec le report de la signature du contrat PPP en Août...
La Nouvelle République.fr a écrit :86 - LGV : le préfet lancé à trop grande vitesse ?
15/06/2010 06:38
Le préfet de la Vienne va-t-il trop vite ? La volte-face qu'il a opérée hier midi pourrait le laisser entendre. Explications.
Image
La réunion prévue hier a finalement été reportée à la fin du mois d'août. - - Photo NR

Hier matin, dans ces colonnes, Patrick Lantrès, le président du comité TGV Réaction Citoyenne, citoyen-fer de lance des populations « victimes » de la LGV, s'étonnait que le préfet de la Vienne Bernard Tomasini ait invité les maires de la Vienne le 21 juin pour leur présenter le groupe Vinci. Patrick Lantrès se disait en effet surpris qu'on annonce Vinci comme étant le concessionnaire de la portion Tours-Bordeaux de la future LGV Sud Europe Atlantique... Tout simplement, se justifiait-il dans son courrier, parce que « cette société n'a pas encore été désignée ».
« On pourrait penser, s'amusait sans rire Patrick Lantrès, que l'appel à candidature n'était que poudre aux yeux et que le nom du concessionnaire est connu depuis bien longtemps. »
Ni une, ni deux. Hier vers midi, à l'heure où les cheminots dépliaient, salive aux lèvres, la feuille d'alu recouvrant leurs sandwichs, le service Communication de la préfecture faisait savoir, dans un communiqué de presse aussi sérieux que lapidaire, que la réunion prévue le 21 juin était finalement reportée « à la fin du mois d'août 2010 ». Allons bon. Et pourquoi ça ? Réponse au paragraphe suivant : « Les conditions de ratification officielle du concessionnaire de la portion Tours-Bordeaux de la LGV Sud Europe Atlantique - à savoir la société Liséa (groupes Vinci, Caisse des dépôts et consignations, Axa) - ne sont pas réunies à ce jour. »
Et la préfecture de conclure en rappelant que cette rencontre « avec l'ensemble des collectivités concernées ainsi que les consulaires et les parlementaires de Poitou-Charentes [...] avait pour objectif de présenter à l'ensemble des élus le point d'avancement de cette opération ferroviaire dont la mise en service est prévue en 2016, et l'occasion pour Liséa de détailler son organisation et planning de travail. »
Le coup de pic de Lantrès a donc eu son petit effet. Habituellement, les trains se présentent à l'heure. Parfois en retard. Mais rarement avec une telle avance. Les wagons avant la loco. Gare au déraillement.
Emmanuel Touron
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordeaux

Message par Maastricht »

Et effectivement, gare au déraillement ... :?
lanouvellerepublique.fr a écrit :En attendant le concessionnaire, le projet de ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux piétine. Sur le terrain, élus et riverains aimeraient y voir plus clair.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les choses n'évoluent pas encore à grande vitesse. Pierre-Denis Coux, le chef du projet à Réseau ferré de France (RFF) est le premier à le reconnaître : « Le dossier de la LGV Sud Europe Atlantique a pris du retard ces derniers mois. »
> CONCESSIONNAIRE. Du côté du maître d'oeuvre, on explique que ce retard est dû aux négociations très complexes entre l'État et le futur concessionnaire privé de la ligne, le groupe Vinci. « Les discussions portent sur les garanties financières », lâche Pierre-Denis Coux, en rappelant que le projet représente un investissement de sept milliards d'euros. Il s'agit là d'un des plus gros chantiers à venir en Europe, financé à hauteur de 50 % par des fonds publics. Or, certaines collectivités territoriales comme la région Centre se font toujours tirer l'oreille pour mettre la main à la poche. Et le groupe Vinci ne veut surtout pas s'engager dans l'inconnu...
> CALENDRIER. Si le concessionnaire est confirmé rapidement (cet été), RFF estime que le calendrier initial ne devrait pas être remis en cause. Une nouvelle phase de concertation devrait être menée sur le terrain dans l'année à venir. La construction des premiers ouvrages d'art pourrait débuter fin 2011. Les travaux de génie civil devraient s'étaler sur trois ans (2012-2014) avant la réalisation des équipements ferroviaires (2015) et la période d'essai. Officiellement, l'ouverture de la ligne reste prévue fin 2016.
> REMEMBREMENTS. Théoriquement, les premiers travaux d'approche auraient dû débuter au printemps par des sondages archéologiques. Ceux-ci ont été reportés à l'automne pour ne pas perturber les récoltes. En attendant, RFF prépare le terrain. Des enquêtes publiques viennent de s'achever pour déterminer les aménagements fonciers (remembrements) à réaliser. 600 hectares de terres agricoles sont concernés dans le département. RFF dispose d'une centaine d'hectares en monnaie d'échange. « En anticipant, on aurait pu avoir le double », note Dominique Malagu, de l'UDSEA, en déplorant l'immobilisme du maître d'oeuvre.
> ACQUISITIONS IMMOBILIÈRES. En Indre-et-Loire, vingt-sept habitations sont situées sur l'emprise de la future ligne à grande vitesse. Dix-huit ont déjà été acquises à l'amiable. Sept locaux économiques sont également appelés à disparaître. RFF en a déjà acquis deux. Selon Pierre-Denis Coux, 5 à 10 % seulement des dossiers devraient aboutir à des expropriations. Celles-ci ne devraient pas intervenir avant l'enquête parcellaire prévue en fin d'année.

le chiffre >> 6.000

Selon RFF, c'est le nombre d'emplois directs qui devraient être générés par le chantier de la LGV entre Tours et Bordeaux. Près de 200 ingénieurs devraient travailler sur le projet dès cette année. 4.000 ouvriers seront employés pour les travaux de génie civil entre 2012 et 2014. Ensuite, 2.000 personnes seront mobilisées pour les aménagements ferroviaires en 2015 et 2016. « L'expérience montre que 50 % des effectifs sont recrutés localement », assure le chef du projet, Pierre-Denis Coux.

la phrase >> '' On va créer de la richesse dans cette région. ''

Pierre-Denis Coux répond du tac au tac aux élus locaux qui répugnent à mettre la main à la poche pour financer une ligne concédée au privé, qui n'apportera guère de retombées commerciales aux régions traversées (à grande vitesse). Selon le chef de projet RFF, en plus des emplois créés, le chantier de la LGV générera plus d'un milliard d'euros de travaux dans la région. Il précise qu'une base logistique sera installée à Nouâtre de façon pérenne. Ainsi, lors de la mise en service de la ligne, cette base de travaux sera transformée en site de maintenance où seront créés 150 emplois.

en bref >> Les maires menacent de faire grève

Depuis plusieurs mois, les maires des communes traversées par la future ligne (21 en Touraine) font le forcing auprès du gouvernement pour obtenir le versement d'une redevance pérenne en guise d'indemnité de passage. Une requête qui n'a pas abouti jusque-là. Devant le refus du Premier ministre de les recevoir, les élus ont brandi la menace d'une grève administrative. « Si rien ne bouge à la rentrée, on passera à l'acte », assure Roland Marriau, maire de Villeperdue. De son côté, RFF assure que 30 M€ seront versés aux collectivités pour favoriser l'intégration de la ligne. Soit 100.000 € au kilomètre.

Pascal Denis
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordeaux

Message par G.E. »

Au sujet du dernier point, je crois que les autoroutes à péage versent une taxe professionnelle aux communes traversées, non ?
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordeaux

Message par dionysos »

G.E. a écrit :Au sujet du dernier point, je crois que les autoroutes à péage versent une taxe professionnelle aux communes traversées, non ?
Et il en sera toujours ainsi avec la dernière réforme?
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Re: [ LN9 ] LGV SEA (Sud Europe Atlantique) : Tours - Bordeaux

Message par basco - landais »

A voir ?
Si cen'est pas par l'intermédiaire de la taxe pro, ce sera d'une autre manière ....
Une telle manne ne peut echapper aux communes :roll:
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Re: [ LN9 ] LGV Sud-Europe-Atlantique (1) : Tours - Bordeaux

Message par basco - landais »

SUD OUEST du 15/07 (qui cite l'AFP)
Vinci va construire et gérer la ligne TGV Tours-Bordeaux

Réseau Ferré de France a confié la construction de la LGV Tours-Bordeaux à BTP Vinci. En mars dernier, c'est le groupe Lisea, mené par Vinci qui s'était vu attribuer la gestion de la ligne


Réseau Ferré de France (RFF) va confier au groupe français de BTP Vinci la construction et l'exploitation de la ligne de trains à grande vitesse Tours-Bordeaux, un contrat de 7,8 milliards d'euros.

RFF avait sélectionné le 30 mars le groupement Lisea, mené par Vinci, pour négocier ce contrat de concession d'une durée de cinquante ans. Le groupe était opposé aux deux autres majors du BTP français, Bouygues et Eiffage.

Le contrat comprend le financement, la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance de la ligne nouvelle. Sa finalisation est attendue à l'automne.

Maillon de la future ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), le tronçon Tours-Bordeaux s'inscrit dans le prolongement de la ligne Paris-Tours existante. Long de 302 km (auxquels s'ajoutent 38 km de raccordements aux lignes classiques), il doit mettre Bordeaux à deux heures et cinq minutes de Paris fin 2016.

Les travaux doivent démarrer fin 2011.
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