Il y aurait un moyen "low cost" de relier la Normandie et l'ouest de l'IDF au réseau TGV, par la grande ceinture. Il faudrait pour ça faire un raccordement nord-ouest entre la GC et la ligne paris-lille, pour pouvoir rejoindre la LGV nord et l'interconnexion (donc la LN1 via coubert). Les TGV nordmandie-roissy, faut d'un tel raccordement, devait faire un rebroussement à Bobigny, énorme perte de temps. Pour aller sur la LGV est, on prendrait le racco existant à Noisy-Le-Sec.
Si on rejoint la normandie via la ligne par Poissy, on peut mettre une gare TGV à Val D'Argenteuil, Sartrouville, Achères-Grand-Cornier ou encore Poissy. Mais comme cette ligne n'a que deux voies après Poissy et sera utilisée par le RER E, il faudrait peut être mieux passer par la ligne de Conflans. Dans ce cas on peut mettre une gare à Val d'Argenteuil encore, ou alors à Conflans fin d'Oise (gare en viaduc au dessus de l'oise et en correspondance avec le RER A qui passe en dessous!).
Mais ces solutions ont des limites :
* Utilisation de la Grande Ceinture qui est déjà très encombrée, et où on circule lentement
* Pas d'accès pratique à la LN2 (enfin très long)
* et surtout, emplacement pas génial de la nouvelle gare TGV.
C'est sur qu'une gare TGV à la Défense, c'est dans l'absolu 100 fois mieux qu'à Sartrouville! Des directs vers Lille, Lyon, Bruxelles, Londres ou Francfort se justifieraient amplement.
Bien sur la dessert ne serait pas tout à fait la même qu'au départ des gares terminus parisienne. Pas question par exemple d'avoir des prolongements dans des tas de villes moyennes. Pas non plus de superexpress dans aucun arrêt intermédiaire (par exemple des trains allant à Strabourg sans s'arrêter à champagne-ardennes TGV ni Lorraine TGV).
On aurait un nombre limité de lignes, chacune desservant plusieurs villes (par exemple La Défense -> Tours -> Poitiers -> Angoulème -> Bordeaux -> Bayonne), ce qui implique d'utiliser souvent les gares "hors murs" (par exemple, pas de directs pour Reims mais des arrêts à Champagne Ardennes TGV). Bref une logique de desserte ressemblant plus à celle des intersecteurs.
Entre Chatelet et Paris-Nord, on passe les RER B et D (soit pas loin 1000 trains par jour!) dans un seul tunnel à deux voies. Certes c'est laborieux.
Il ne devrait donc pas être insurmontable, entre la Défense et le fuseau gare de l'est, de passer le RER (500 trains?) plus 30 TGV.
On peut supposer qu'une partie des TGV seraient au départ de la normandie avec un arrêt à la Défense, et d'autres terminés à la Défense - notamment ceux pour Londres, car il faut des quais sous douane,et je pense pas qu'on en mettra à Rouen...
Le problème c'est qu'il faut alors passer par Poissy pour les TGV normands, d'omù conflit de circulation avec les RER A et E
on se retrouve alors à avoir plusieurs projets inextricablement :
* Le prolongement du RER E (donc on est pas hors-sujet

) jusqu'à Mantes
* L'hypothétique LGV normande (petit segment GV Mantes-Rouen?)
* L'augmentation de la capacité entre Nanterre (où le RER E sortira de terre) et Mantes, peut être par une ligne nouvelle.
* Un moyen de rallier la LGV nord depuis le fuseau de la gare de l'est, soit par le viaduc prévu pour le CdG express, soit par un raccordement "intérieur" entre la LGV est la LGV interconnexion (ou entre la paris-strabourg et la LGV interconnexion si on préfère) - notez qu'on pourrait aussi utiliser la Paris-Mulhouse avec un nouveau raccordement pour aller sur la LN1
* La réouverture de Rouen-Rives-Gauche, car Rouen Rives-Droite n'a pas la capacité de voir arriver des TGV
* Un nouveau pont à Rouen, pour pouvoir aller vers le Havre après passage à Rouen RG
* Une gare TGV à la Défense, qui devra sans doute être souterraine, avec au strict minimum quatre voies de passage à quai. et deux voies de rebroussement.
* Et avec tout ça il manque encore une solution pratique pour relier la Défense (et donc la Normandie) à la LGV atlantique.
Quelqu'un aurait 10 milliards?
