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Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : sam. 07 juil. 2012 12:22
par tanaka59
Voilà que le MEDEF Toulouse se préoccupe de l'autoroute A68 - Castres :

http://www.ladepeche.fr/article/2012/07 ... ssite.html
Castres. Autoroute : "une impérieuse nécessité"

« L'impérieuse nécessité d'une liaison routière digne de ce nom entre le Sud du Tarn et la capitale régionale n'est plus à démontrer, et elle a été actée au plus au niveau de l'État par son inscription au schéma national des infrastructures de transport », indique le Medef (Mouvement des entreprises de France) du Tarn qui a jugé utile de se fendre d'une motion adoptée à l'unanimité de ses membres suite aux quelques prises de position récentes d'élus socialistes qui ne se disaient plus favorables au projet d'autoroute. « Après la reconnaissance et l'acceptation unanime de ce projet, il y a aujourd'hui des réticences et des hésitations de la part de politiques qui font peu de cas de l'avenir économique du bassin d'emploi de Castres Mazamet, ajoute les patrons tarnais qui estime que « compte tenu de la grave crise que traverse aujourd'hui notre économie, le moment est vraiment très mal choisi pour hésiter, tergiverser, retarder, et finalement, faire preuve d'inefficacité ». Il faut donc rappeler, que les difficultés de communication constituent aujourd'hui, dans une économie largement ouverte à la concurrence, un lourd handicap pour les entreprises, et qu'il ne s'agit pas simplement d'un frein à leur développement, mais de leur survie. »

« SEULE SOLUTION CRÉDIBLE »

Et le Medef de rappeler pour ceux qui militent pour une 2X2 voies gratuites financée par des fonds publics : « Sur quelques kilomètres, des aménagements partiels ont été faits, mais il a fallu 20 ans pour les mettre en chantier. Compte tenu de cette lenteur, le recours aux investissements privés a été reconnu comme la seule solution crédible. »

Le Medef du Tarn demande donc à l'État, à ses services, aux collectivités, aux responsables politiques, quelles que soient leurs sensibilités, de tout mettre en œuvre pour qu'enfin, l'investissement routier initialement prévu soit réalisé sans retard. » « La destruction systématique des emplois industriels dans notre pays, a lourdement affecté le bassin d'emploi du Sud du Tarn, mais de réels efforts de diversification ont été faits, et sont visibles, dans une région où le Travail a toujours été une tradition, unanimement reconnue » rappellent les chefs d'entreprise du département.
Quid du projet , nouveau bras de fer comme à Grenoble et à Lille ? Encore une fois le PS local change de position , s'agit de nouveaux "Audryste" ?

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : sam. 07 juil. 2012 15:58
par gavatx76
On croirait lire une prose des années '60 du siècle passé. J'aime particulièrement la fin de cette dernière phrase:
La destruction systématique des emplois industriels dans notre pays, a lourdement affecté le bassin d'emploi du Sud du Tarn, mais de réels efforts de diversification ont été faits, et sont visibles, dans une région où le Travail a toujours été une tradition, unanimement reconnue » rappellent les chefs d'entreprise du département.
avec majuscule à travail (-famille-patrie?).

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : sam. 07 juil. 2012 20:45
par lorp
tanaka59 a écrit :Quid du projet , nouveau bras de fer comme à Grenoble et à Lille ? Encore une fois le PS local change de position , s'agit de nouveaux "Audryste" ?
Merci pour cette analyse aussi pertinente et fine qu'une blague de Guy Montagnié. Peut-être serait-il bon que certains en apprennent un peu plus que ce qu'en dit la feuille de chou locale avant d'ouvrir leur gueule à tout va.
Parce qu'en l'occurence, les élus PS tarnais et midi-pyrénéens n'ont jamais fait preuve d'un enthousiasme débordant pour ce projet d'autoroute concédée. Tout au plus ils n'ont pas voulu y mettre des bâtons dans les roues à ses débuts. Mais ils s'aperçoivent aujourd'hui que la concession n'est finalement pas la panacée, tant en terme de coûts que de délais, ce qu'un observateur un tant soit peu objectif ne peut que reconnaitre.
gavatx76 a écrit :On croirait lire une prose des années '60 du siècle passé. J'aime particulièrement la fin de cette dernière phrase:
La destruction systématique des emplois industriels dans notre pays, a lourdement affecté le bassin d'emploi du Sud du Tarn, mais de réels efforts de diversification ont été faits, et sont visibles, dans une région où le Travail a toujours été une tradition, unanimement reconnue » rappellent les chefs d'entreprise du département.
avec majuscule à travail (-famille-patrie?).
On l'a tellement bien reconnu que l'on n'a pas hésité à offrir de longues vacances aux petites mains du textile...

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mar. 10 juil. 2012 07:25
par Bugsss
On dirait la même histoire que l'ex A 51.


:cobra:

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mar. 10 juil. 2012 22:35
par Grygry
De toute façon, à part la sortie de Castres jusqu'à Puylaurens, l'autoroute ne se justifie pas. Le trafic est faible, la distance n'est pas si grande pour aller à Toulouse.
Il vaudrait mieux pour Castres se contenter de refaire la sortie de Castres, et améliorer la route vers Béziers, qui traverse une bonne dose de villages limités à 30km/h, et qui est également stratégique...

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mar. 10 juil. 2012 23:11
par gr9
Grygry a écrit : Il vaudrait mieux pour Castres se contenter de refaire la sortie de Castres, et améliorer la route vers Béziers, qui traverse une bonne dose de villages limités à 30km/h, et qui est également stratégique...
Pas de traversées à limitées à 30 mais à 50. Ca ne change pas le problème ceci-dit, des déviations de Mazamet/Aussillon, Lacabarède et peut-être St Amans avaient été proposées, mais depuis 2004 je n'en ai plus entendu parler. Côté héraultais par contre on améliore encore la route après les gros travaux en montagne il y a trois ans, avec la déviation de Puisserguier qui se dessine.

Bref, il faudrait déjà améliorer la RN112 jusqu'à Mazamet car c'est l'autre point noir avec Mélou/Chartreuse, en finissant la déviation de St Alby au delà pour Aussillon et Mazamet jusqu'à la Richarde.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : ven. 27 juil. 2012 00:49
par fanautoroutes31
gr9 a écrit :
Grygry a écrit : Il vaudrait mieux pour Castres se contenter de refaire la sortie de Castres, et améliorer la route vers Béziers, qui traverse une bonne dose de villages limités à 30km/h, et qui est également stratégique...
Pas de traversées à limitées à 30 mais à 50. Ca ne change pas le problème ceci-dit, des déviations de Mazamet/Aussillon, Lacabarède et peut-être St Amans avaient été proposées, mais depuis 2004 je n'en ai plus entendu parler. Côté héraultais par contre on améliore encore la route après les gros travaux en montagne il y a trois ans, avec la déviation de Puisserguier qui se dessine.

Bref, il faudrait déjà améliorer la RN112 jusqu'à Mazamet car c'est l'autre point noir avec Mélou/Chartreuse, en finissant la déviation de St Alby au delà pour Aussillon et Mazamet jusqu'à la Richarde.
Il y a aussi la traversée de St Pons de Thomières diffilcile, Courniou également et Labastide-Rouairoux. D'autant plus que le trafic p.l. est très important à cet endroit-là. Ensuite, de St Chinian à Béziers, la route est bien aménagée avec plusieurs créneaux de dépassement à 2*2 voies. C'est donc de St Pons à Mazamet le côté le plus important car on est bien dans une vallée ou il me semble difficile de faire de grands aménagements. Est-il possible de faire une déviation de St Pons? ça me parait difficile a réaliser... Même entre St Pons et St Chinian, il n'y a pas de problèmes, il y a 2 créneaux à 2*2 voies. Bref, tout à fait d'accord avec toi, il faudrait aussi faire des aménagements vers Béziers...

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mer. 24 oct. 2012 18:06
par tanaka59
http://www.ladepeche.fr/article/2012/10 ... enace.html
Le ministre des transports Frédéric Cuvillier vient de confier à une commission la mission de hiérarchiser les grands projets d'infrastructures d'ici 25 ans. L'autoroute Castres-Toulouse fait partie de la liste. Mais pas forcément en bonne place.

On attendait depuis le mois de juin un signe, un début de réponse du nouveau gouvernement concernant la poursuite ou pas des études et concertations sur le projet d'autoroute concédée Castres-Toulouse. Le ministre des transports Frédéric Cuvillier vient d'envoyer le premier signal qui ne fera pas sauter de joie les «pro-autoroute». Le ministre en effet vient tout juste de décider la mise en place d'une mission composée de parlementaires et de personnes qualifiées chargées de trier, hiérarchiser, et mettre en perspective les grandes infrastructures inscrites pour les 25 prochaines années dans le schéma national des infrastructures de transport (SNIT).

Le ministre explique en substance: «Le SNIT, conçu par le précédent gouvernement, comprend de nombreux projets de liaisons ferroviaires, routières et fluviales ainsi que des opérations d'intervention sur les réseaux existants. L'ampleur des investissements est évaluée à 245 milliards d'euros sur 25 ans. Le niveau de participation de l'Etat nécessaire serait de l'ordre de 90 milliards d'euros, alors que les dépenses annuelles de l'Etat pour les infrastructures sont de l'ordre de 2 milliards ; de même le SNIT prévoit 56 milliards d'euros à la charge des collectivités locales, ce qui est également hors de proportion. Le SNIT n'est pas compatible avec l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques.»

La commission dispose d'un delai de six mois pour rendre ses conclusions. Autrement dit, il va falloir faire des coupes claires et le journal «Le Figaro» dans son édition de vendredi désignait déjà l'autoroute Castres-Toulouse comme faisant partie des projets en danger. Ceci dit, le comité de soutien à l'autoroute, composé de la quasi totalité des élus et décideurs sud-tarnais, doit être reçu par Frédéric Cuvillier le 30 octobre et il ne manquera pas de lui rappeler les arguments dits et redits depuis plusieurs années en faveur d'une autoroute privée dont les études sont très avancées (lire ci-contre). Sans jouer les Cassandre, on peut dire aujourd'hui qu'il ne va pas se passer grand chose de concret sur ce dossier d'ici le printemps prochain et que la partie semble loin d'être gagnée d'avance par les pro-autoroute. Pour rassurer tout le monde, le ministre a cependant indiqué dans sa lettre de mission: «Il est nécessaire de construire une vision soutenable des transports en donnant la priorité aux transports du quotidien. Le gouvernement souhaite dégager une vision partagée, réaliste et cohérente à court, moyen et long termes.» Chacun trouvera dans cette phrase matière a mettre de l'eau dans son moulin.

Le chiffre : 6 mois>
Au cours des six mois que vont durer les travaux de la commission, les membres vont étudier les différents dossiers et peuvent même auditer les parties concernées. Tous les moyens du ministère sont mis à sa disposition pour mener à bien la mission.
Où en était le projet ?

Décidée fin 2010 par le précédant gouvernement à l'issue d'un long débat public, la mise en concession de l'axe Castres-Toulouse faisait l'objet d'études et de concertations très avancées. Fin mars, toutes les procédures avaient été stopées en raison des élections présidentielles et législatives. A ce moment là, le projet a été mis en sommeil juste avant que le préfet de région n'annonce ce que l'on appelle le tracé de référence. C'est à dire la bande d'une largeur de 40 à 50 mètres dans laquelle devait s'inscrire l'autoroute. Il restait alors notamment trois points durs non tranchés: le contournement de Cuq-Toulza, le passage de la vallée du Girou et enfin la déviation de Verfeil. Autant de sites sur lesquels plusieurs options restaient ouvertes.

Linda Gourjade: «contre l'autoroute»

Reçue jeudi dernier par la cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier, la nouvelle députée socialiste de la 3e circonscription Linda Gourjade est satisfaite de la décision prise par le Gouvernement: «Nous ne devons pas nous sentir responsables des engagements électoraux irréalistes de nos prédécesseurs. Je partage la position du Ministre qui engage cette réflexion sur l'avenir des grands projets d'infrastructure. J'ai fait part des solutions alternatives à l'autoroute qui permettront le nécessaire désenclavement du bassin Castres-Mazamet. Il y a des solutions qui existent et qui sont possibles aujourd'hui. Cette commission va enfin pouvoir mettre à plat tous ces dossiers annoncés mais non financés. Et nous aurons une réponse d'ici six mois. Dans tous les cas, les études sur le projet concédé de Castres-Toulouse sont de fait suspendues. Cela semble logique.»

La députée souhaite dans la foulée saisir le préfet de région pour plaider une autre approche de l'aménagement du tracé.

Ainsi, elle estime que l'on peut d'ores et déjà engager une partie du tracé: «A mon sens , le plus urgent, le moins onéreux et de façon réaliste, c'est de réaliser sur des fonds publics une 2x2 voies gratuite entre Castres et Soual. C'est là que les difficultés de circulation sont les plus importantes. Dans un deuxième temps, je pense qu'il est aussi nécessaire de prolonger le tracé jusqu'à Puylaurens. Je suis persuadée qu'un tel plan est possible et que les collectivités territoriales qui pourraient le co-financer avec l'Etat nous suivront.»

La mission parlementaire est composée de André Chassaigne (Député Puy-de-Dôme PCF), Michel Delebarre (Sénateur du Nord PS), Philippe Duron (Député du Calvados PS), Louis Nègre (Sénateur des Alpes Maritimes UMP), Bertrand Pancher (Député de la Meuse UDI), Eva Sas (Députée de l'Essonne Europe Ecologie - les Verts), Jean-Michel Charpin (Inspecteur général des finances), Yves Crozet (Economiste), Marie-Line Meaux (Inspectrice générale de l'administration et du développement durable), Patrice Parisé (ingénieur général des ponts et chaussées).

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mer. 24 oct. 2012 19:23
par G.E.
Ainsi, elle estime que l'on peut d'ores et déjà engager une partie du tracé: «A mon sens , le plus urgent, le moins onéreux et de façon réaliste, c'est de réaliser sur des fonds publics une 2x2 voies gratuite entre Castres et Soual. C'est là que les difficultés de circulation sont les plus importantes. Dans un deuxième temps, je pense qu'il est aussi nécessaire de prolonger le tracé jusqu'à Puylaurens. Je suis persuadée qu'un tel plan est possible et que les collectivités territoriales qui pourraient le co-financer avec l'Etat nous suivront.»
Je suis tout à fait d'accord avec cette députée. Et on concèdera le dernier morceau à ASF par adossement.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mer. 24 oct. 2012 19:41
par lorp
G.E. a écrit :Je suis tout à fait d'accord avec cette députée. Et on concèdera le dernier morceau à ASF par adossement.
Si seulement les édiles du coin avaient autant de houilles et de bon sens qu'elle...

Parti comme c'est mal fichu, je sens bien qu'on en a pour 10 ans de plus. Et dire qu'il fut un temps où l'on aurait pu espérer une 2x2 voie continue entre Puylaurens et la rocade de Castres pour 2012. Je peux admettre que le relief de la vallée de l'Ariège n'ait pas aidé à la réalisation de la RN20. Mais là, je ne vois que la bêtise des élus sud-tarnais... :roll:

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mer. 24 oct. 2012 20:45
par G.E.
Je me dis qu'avec la fin des travaux sur la RN124, des crédits pourront se reporter sur la RN126. Mais comme tu dis, on aura perdu 10 ans avec un projet autoroutier fantoche...

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : jeu. 01 nov. 2012 18:35
par Guillaume
La Dépèche a écrit :
Castres. Les «pro-autoroute» plaident au ministère

Pour le comité de soutien au projet autoroutier, il n'y a pas d'autre alternative que de continuer le processus.

Le comité de soutien au projet autoroutier, sous l'égide de la CCI du Tarn, a été reçu hier soir pendant deux heures par le cabinet du ministre des transports. Il a plaidé d'une voix unanime pour la poursuite des études.

Impulsé par la chambre de commerce du Tarn et de nombreux élus sud-tarnais, le groupe de soutien au projet d'autoroute concédée entre Castres et Toulouse était reçu hier soir au cabinet du ministre des transports Frédéric Cuvillier (1). Deux heures d'échanges au cours desquelles les «pro-autoroute» n'ont pas désarmé afin de demander à l'Etat de continuer le processus d'études vers une enquête publique et jusqu'à l'appel d'offres aux concessionnaires. Peu de choses ont filtré pour l'instant concernant les indications qu'ont pu apporter les conseillers du ministre sur ce dossier. Le comité de soutien devrait de son côté très prochainement produire un communiqué commun. «Je me félicite simplement du fait que tout le monde ait parlé d'une seule et même voix» a indiqué hier soir Philippe Folliot à la sortie de la réunion.

Le projet d'autoroute Castres-Toulouse reste donc inscrit dans la liste des grands projets d'infrastructures de transport qui doivent être examinés et hiérarchisés par une commission ad hoc désignée il y a quelques jours par le ministre Cuvillier. Cette commission a pour mission, dans un délai de six mois, de donner un avis sur les priorités et les projets qui seront retenus et soutenus par l'Etat dans les prochaines années. C'est devant cette commission maintenant que le comité de soutien à l'autoroute concédée devra fournir les bons arguments, notamment financiers, pour convaincre. Une véritable course contre la montre.

1- Etaient présents à la rencontre quatre parlementaires tarnais, la sénatrice Jacqueline Alquier, le sénateur Pastor, les députés Valax et Folliot, Pascal Bugis (président de l'agglo), Michel Dhomps (CCI du Tarn), Louis Cazals (conseiller général) et Bernard Raynaud (conseiller régional).


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La voix de J.-Louis Chauzy
Jean-Louis Chauzy, président du conseil économique et social Midi-Pyrénées défend le projet autoroutier. «Il y a eu sur ce projet depuis près de 30 ans suffisamment de débats, de concertations et de promesses non tenues pour ne pas en rajouter. Il est urgent pour l'Etat de finaliser les études de mettre à l'enquête publique ce projet et procéder à l'appel d'offre de concessionnaires. La députée du Tarn Linda Gourjade a le droit bien sûr de penser différemment et de le dire, mais en octobre 2012 nous connaissons tous l'état des finances publiques et l'incapacité durable de l'Etat à assumer les investissements nécessaires pour la modernisation des routes nationales qui sont de sa compétence. Il n'y aura pas de nouveaux programmes de modernisation des itinéraires routiers. Dénoncer le projet de concession sans être capable d'annoncer le financement exact de l'alternative par le Conseil Général et le Conseil Régional dont nous connaissons déjà la réponse, c'est encore faire reculer le Sud-Tarn. Brillante stratégie ! Aujourd'hui le choix est entre la concession ou ne rien faire. Castres- Mazamet participe largement à l'équilibre métropolitain, il ne peut rester à l'écart de l'accessibilité sauf à vouloir renforcer la création d'emplois dans la métropole toulousaine.»


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Castres. Martin Malvy : «Ne pas polémiquer»
Réagissant aux propos de Pascal Bugis repris hier dans nos colonnes, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, a déclaré : «Je n'ai en aucune manière l'intention de répondre aux propos de M. Bugis. Mais Castrais et Tarnais doivent s'interroger. Pourquoi sommes-nous arrivés à régler le problème du désenclavement de Rodez ou d'Auch en direction de Toulouse malgré la lenteur de la mise en œuvre des chantiers provoquée par les retards d'engagement de l'Etat. Parce que les maires de ces villes et leurs parlementaires se sont mobilisés. Ils ont défendu quand il était temps de le faire les projets qui les concernaient et que nous avons appuyés et co-financés. Je regrette - je l'avais dit - que la même mobilisation n'ait pas eu lieu pour Castres quand c'était le moment, c'est-à-dire quand les décisions se prenaient au niveau national. J'ai toujours considéré que la ville et son bassin devaient être vus comme l'équivalent d'un chef lieu de département. Castres doit être désenclavée. Et l'itinéraire est d'intérêt national. Au moment où le gouvernement Fillon arrêtait le Programme de Modernisation des Itinéraires Routiers, le PDMI, en 2008, il est regrettable que l'itinéraire Castres-Toulouse n'ait pas été retenu. Mais je n'y suis pour rien. Par contre, pour reconstruire le réseau ferré de Mazamet à Toulouse, pour doubler les voies entre Toulouse et St-Sulpice afin de sauver le réseau, pour faire passer de 68 à 84 le nombre de dessertes quotidiennes, la Région a pris ses responsabilités. Quant à connaître le pourquoi d'un coût de billet SNCF supérieur entre Castres, Albi et Toulouse je rappelle simplement au maire de Castres qu'en France comme ailleurs, les tarifs SNCF sont au kilomètre. Enfn je trouve particulièrement désagréable les allusions aux relations que nous pouvons avoir avec les Laboratoires Pierre Fabre et son président à qui j'ai toujours affirmé mon intention de soutenir l'amélioration des communications entre Castres et Toulouse. En choisissant de plaider pour la solution autoroutière M. Bugis a-t-il choisi le bon créneau ? Je l'ignore. L'avenir le dira. Cherche-t-il aujourd'hui, après 17 ans de présidence de la République de Droite - et alors que la situation budgétaire de la France et des collectivités locales était meilleure - à faire porter sur d'autres la responsabilité d'une défense insuffisante d'un projet qui demeure parfaitement légitime ? Je ne suis pas loin, ni de le croire, ni de le déplorer. Castres doit être désenclavée par une amélioration de l'itinéraire routier. Mais ce n'est pas davantage aujourd'hui qu'hier que la polémique fera progresser le dossier».

J.-M.G.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : ven. 02 nov. 2012 17:11
par Guillaume
Suite à la réunion au cabinet, les études se poursuivent malgré l'inscription dans les projets du SNIT examinés
La Dépèche a écrit :
Castres. Autoroute : les études sont relancées

La délégation sud-tarnaise reçue avant-hier soir au ministère des transports (notre édition d'hier) à propos du projet d'autoroute Castres-Toulouse a obtenu quelques engagements précieux de la part de l'Etat. On a appris hier en effet: «La délégation tarnaise a été reçue au Ministère des Transports par François Poupard, Directeur Adjoint de Cabinet du Ministre Frédéric Cuvillier et Olivier Rolin, conseiller des infrastructures et des ports. Elle a obtenu de ce dernier la réouverture du dossier, et l'engagement de l'Etat à saisir le Préfet de Région pour le lancement d'étude d'impact et l'enclenchement de l'enquête publique. Le dossier ainsi constitué pourra alors être présenté à la commission dès le premier semestre 2013.»

C'est plutôt une bonne nouvelle pour les défenseurs de l'autoroute qui constatent que le dossier n'est pas arrêté. Dans la suite logique du travail mené par le comité de suivi et de pilotage du projet jusqu'en mars 2012, ces études qui doivent être dilligentées par les services de l'Etat permettront d'avoir des éléments plus précis, notamment sur le tracé mais aussi le coût du projet et ses incidences sur les finances publiques. Dès lors, c'est un dossier plus pertinent qui pourra être examiné par la commission désignée par le ministre il y a quelques jours. Laquelle a pour mission de hiérarchiser les grands projets d'infrastructures (Snit) afin d'en dégager des priorités et donc des choix puisque le Gouvernement considère qu'il ne peut pas concrétiser tous les projets annoncés d'ici 25 ans.

Les membres de la délégation auraient certainement préféré que le projet Castres-Toulouse ne soit pas inclu dans les dossiers à examiner par la commission ad hoc. Mais c'est certainement un projet mieux ficellé qui sera alors examiné avant qu'une décision soit prise. «La délégation tarnaise sera vigilante et s'attachera à ce que les engagements proposés soient tenus. Elle ne manquera pas, si besoin, d'interpeller à nouveau le Ministère.» ont indiqué les signataires.

La délégation était composée des députés Philippe Folliot et Jacques Valax, les sénateurs Jean-Marc Pastor et Jacqueline Alquier, La Communauté d'agglomération de Castres-Mazamet - Pascal Bugis, La Région Midi-Pyrénées - Bernard Raynaud, Le Conseil général du Tarn - Louis Cazals, La Chambre de Commerce et d'Industrie du Tarn - Michel Dhomps.

J.-M.G


Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : sam. 03 nov. 2012 10:58
par G.E.
Reste à savoir si cette commission va juger des projets tels qu'ils sont actuellement montés (par exemple "concession intégrale" pour l'A680) ou bien si elle va se permettre de suggérer quelques modifications.

Les "experts" ne connaissent pas tous les projets, leur histoire et leurs tenants et aboutissants, de sorte qu'une vision purement financière ou a contrario purement environnementale (comme il y a peu) risque de conduire à des jugements biaisés.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : ven. 22 févr. 2013 10:29
par tanaka59
http://www.ladepeche.fr/article/2013/02 ... oiles.html
Castres-Toulouse. Les contours de l'autoroute ont enfin été dévoilés

On connaît maintenant de façon plus précise les intentions de l'État sur le tracé définitif de l'autoroute Castres-Toulouse, les échangeurs et quelques autres points qui restaient à arbitrer.

Lorsque le dossier de l'autoroute Castres-Toulouse a été mis en sommeil en mars 2012 en raison des élections présidentielles et législatives, le comité de pilotage ainsi que le préfet de Région qui le préside, n'avaient pas encore arbitré les derniers points d'achoppement concernant le tracé de référence de la 2x2 voies et ses échangeurs.

Dans une note récente du Préfet de Région destinée à informer la commission nationale Mobilité 21 (lire en encadré), on apprend que les différents points incertains sur le tracé ont été tranchés. En voici les grandes lignes.

Les coûts. La construction de l'autoroute est estimée à 403 millions d'€ TTC (valeur 2012). Ce montant ne comprend pas le doublement de la section Verfeil/A68 qui doit être pris en charge dans le cadre du contrat État/ASF.

Le montant de la subvention d'équilibre, à payer pour moitié par l'État et pour moitié par les collectivités locales, est estimé à 146 millions d'€ HT. Mais son montant définitif ne sera connu qu'à l'issue de l'appel d'offres européen.

Échangeurs. Sont donc retenus dans la première mouture du projet les échangeurs de Verfeil, Puylaurens, Soual Est et Castres (Saint-Palais). L'échangeur de Vendine n'est pas retenu compte tenu de l'opposition des communes concernées. L'échangeur supplémentaire demandé à Castres-Chartreuse fera l'objet d'études complémentaires.

Tracé global. Les secteurs de Castres, Soual, Saint-Germain des Prés et Puylaurens ne faisaient pas l'objet de discussions particulières. Ils sont maintenus tels qu'annoncés depuis de nombreux mois maintenant.

Cuq Toulza. Trois tracés étaient proposés. C'est le tracé Nord qui est choisi par le comité de pilotage car le plus éloigné de l'urbanisation de Cuq.

Maurens-Scopont. C'est le tracé nord qui est choisi. Il a un plus fort impact sur le bâti mais en revanche il touche moins la zone inondable du Girou.

Plaine du Girou. Six tracés étaient en étude. C'est le tracé numéro 2 qui longe la Nationale 126 par le nord sur Verfeil et Teulat puis par le sud pour Bannières et Montcabrier qui est retenu.

Verfeil. C'est la version nord qui comprend le maintien de la déviation déjà existante qui est finalement choisi.
Mobilité 21 arbitrera au printemps

Depuis l'automne dernier, le dossier de l'autoroute Castres-Toulouse est donc entre les mains de la commission «Mobilité 21». Il s'agit d'une mission confiée par le Ministre des transports Frédéric Cuvellier à un groupe de travail chargé d'examiner le Snit, le schéma national des infrastructures de transport, afin d'y trier et hiérarchiser les nombreux projets d'infrastructures annoncés dans tout le pays.

La commission est chargée d'émettre des avis sur l'ensemble de ces dossiers en fonction des contraintes budgétaires fixées par le gouvernement. Le comité de soutien à l'autoroute est toujours très mobilisé pour demander la mise en concession de l'itinéraire et a avancé ses arguments. Le «collectif RN 216» qui s'oppose au projet d'autoroute s'est de lui-même saisi et a communiqué à la commission «Mobilité 21» un argumentaire détaillé, sous la forme d'un questionnaire, pour plaider les solutions alternatives à l'autoroute.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mer. 13 mars 2013 21:40
par tanaka59
http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/12/1580348-autoroute-castres-toulouse-les-patrons-cherchent-le-coup-d-eclat.html

Autoroute Castres-Toulouse : les patrons cherchent le coup d'éclat

Avant que l'État ne donne sa réponse, les chefs d'entreprise sud-tarnais se mobilisent pour créer une action afin de montrer leur détermination à obtenir l'autoroute.

«C'est l'instant crucial, c'est votre cri pour que cette autoroute voie le jour». Plus habitué des micros, l'animateur télé et radio Laurent Cabrol, qui milite pour l'autoroute depuis longtemps, s'est fait le porte-parole de la poignée de chef d'entreprises sud-tarnais qui avait invité tous les acteurs économiques du bassin à une réunion vendredi soir à la salle de la Fabrique à Labruguière. L'objectif était de «prendre la température» suite à leur initiative lancée sur Facebook d'organiser une journée de mobilisation baptisée «Tous pour l'autoroute». «Il y a un consensus politique pour l'autoroute, tout le monde est pour mais rien est encore complètement acquis et je trouve que les acteurs économiques n'ont pas assez pris la parole», indique Serge Rouanet à l'origine de la mobilisation. «On a l'impression que les quelques opposants se font plus entendre que nous, ajoute Guy Bousquet qui veut que l'action ait lieu avant la mi-avril, date de la décision de la commission Mobilité 21 chargée par le ministre des Transports de se prononcer sur un certain nombre de projets dont l'autoroute Castres-Toulouse (voir encadré). On préfère influer une éventuelle décision que de devoir faire changer une décision». Une soixantaine de patrons, artisans et commerçants avaient fait le déplacement pour débattre des modalités de cette action qu'ils veulent suffisamment percutante pour qu'elle arrive aux oreilles des décideurs. Plusieurs pistes ont été lancées allant de la manifestation à Toulouse à une opération durant le match Castres-Agen. Certains ont pensé à créer un «bug administratif» en incitant les chefs d'entreprise à payer 1 € de plus sur leurs charges afin de créer la zizanie ou de couper les vannes du canal du Midi à Saint-Ferreol pour «montrer aux Toulousains qui nous tournent le dos que nous, on peut garder l'eau de notre montagne». Pour l'instant, rien n'a été décidé. «On a créé un petit groupe de travail qui se réunit mercredi matin pour faire la synthèse des débats et déterminer la date de l'action , indique Guy Bousquet qui souhaite que cette action vienne en complément du travail des élus. On veut parler avec notre langage».

«Nous arrivons au bout, dans un mois la décision sera prise, il faut que ceux qui ont la responsabilité de faire vivre cette région sur le plan économique enfoncent le clou. Quand on voit Auch, Montauban, Albi ou encore Foix qui sont en train de grandir parce qu'elles sont reliées à l'agglomération toulousaine, on ne peut pas rester en plan. Cette autoroute c'est notre chance, notre survie, sinon on va crever», insistait Laurent Cabrol pour mobiliser les acteurs économiques qui commencent à en avoir assez de «répéter tous les 6 mois depuis des années combien cette autoroute est vitale pour nous».
Le projet soumis à Mobilité 21

Depuis l'automne dernier, le dossier de l'autoroute Castres-Toulouse est donc entre les mains de la commission «Mobilité 21». Il s'agit d'une mission confiée par le Ministre des transports Frédéric Cuvillier à un groupe de travail chargé d'examiner le Snit, le schéma national des infrastructures de transport, afin d'y trier et hiérarchiser les nombreux projets d'infrastructures annoncés dans tout le pays. La commission est chargée d'émettre des avis sur l'ensemble de ces dossiers en fonction des contraintes budgétaires fixées par le gouvernement. L'un des arguments des «pro-autoroute», dont le comité de soutien composé d'élus et de représentants institutionnels (syndicats, chambres consulaires…), est d'affirmer que ce projet ne coûtera presque rien à l'État. La réalisation de l'autoroute sera à la charge d'un concessionnaire privé qui installera des péages. Et la subvention d'équilibre restant à la charge de l'État sera en grande partie amortie par la récupération de la TVA sur les travaux.
repères
Le chiffre : 130

entreprises > Mobilisées. 130 entreprises sud-tarnaises ont déjà répondu à l'appel lancé sur Facebook par les initiateurs de cette mobilisation pour rappeler les enjeux de l'autoroute. Ce qui représente 1 800 salariés.

«Certains chefs d'entreprises, et pas des petites, commencent à dire que s'il n'y a pas l'autoroute ils vont déménager. Cela serait une catastrophe en terme d'emplois».

Laurent Cabrol à la tête d'une société basée à Saint-Amans

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : dim. 24 mars 2013 12:08
par G.E.
Quelques nouvelles du projet... A vrai dire, il y a plusieurs articles par semaine sur la future autoroute et il faut faire le tri pour éliminer ceux qui n'apportent rien.

Si la région souhaite participer, c'est une bonne nouvelle. En attendant juin (!), comme il est dit dans l'article, il faudrait «Ne pas répandre de fausses rumeurs».
La Dépêche a écrit :Castres. Autoroute : l'agitation gagne du terrain

Publié le 21/03/2013 08:02 - Modifié le 21/03/2013 à 09:53

En attendant la décision de la commission Mobilité 21 au sujet de l'autoroute Castres-Toulouse, les chefs d'entreprises sud-tarnais peaufinent leur action et les élus s'activent en coulisses.

C'est un projet tellement important pour le sud du Tarn que tout le monde est à l'affût de la moindre petite information qui filtrerait. Une nouvelle rumeur circule au sujet du projet d'autoroute entre Castres et Toulouse qui fait partie des 70 projets d'infrastructures de transports au niveau national que la commission Mobilité 21, composés de parlementaires et d'experts, doit hiérarchiser afin d'établir les priorités d'investissement des 245 milliards d'€ que l'État va mettre sur la table pour les 25 prochaines années. Et pour cela, la commission va mettre des notes à chaque projet selon plusieurs critères afin de les classer dans trois catégories «pour les inscrire dans une temporalité» indique Philippe Duron, député socialiste de Caen qui préside la commission. Et des rumeurs courent en effet selon lesquelles le projet d'autoroute Castres-Toulouse se retrouverait classé en «catégorie 2», soit les projets à engager dans les 10 prochaines années. Dans la «catégorie 1», les projets à engager immédiatement, se trouveraient seulement retenus les grands projets «transeuropéen» telle la liaison ferroviaire Lyon-Turin ou encore le projet de «Grand Paris». La troisième regroupera les projets qui ont vocation à être engagés ultérieurement, c'est à dire renvoyés aux calendes grecques. Le député centriste UDI Philippe Folliot, interrogé, n'a pas démenti les rumeurs. «Si tel était le cas, je ne partage pas le choix de la commission qui reconnaîtrait l'importance du projet d'autoroute Castres-Toulouse mais pourrait suggérer qu'elle ne soit pas réalisée immédiatement mais plutôt dans quelques années. Castres-Toulouse ne peut pas attendre dix ans pour être mise en chantier. C'est urgent. Être classé en «catégorie 2», ne doit pas retarder le projet. Mais dans tous les cas, il faut que ce soit une décision politique qui nous dise quel sera l'avenir du projet. C'est l'État, par un choix politique, qui a décidé de la mise en concession. Il revient maintenant au politique de nous dire ce que le gouvernement veut faire de ce projet», indique le parlementaire qui affirme que la commission devrait rendre sa décision au ministre des Transports d'ici trois semaines. Des déclarations du député qui ont surpris d'autres partisans de l'autoroute qui suivent le dossier. À commencer par le maire divers droite de Castres Pascal Bugis qui affirme ne pas avoir d'informations. «Je peux entendre qu'il y ait des projets plus importants mais pas plus urgents», indique-t-il seulement.

«Ne pas répandre de fausses rumeurs»

Le député socialiste tarnais Jacques Valax, qui défend aussi le projet, est plus incisif. «Aucune décision n'est prise, indique-t-il ne comprenant pas la «sortie» de Philippe Folliot. J'ai encore interrogé récemment le conseiller des transports à l'Élysée et la décision ne sera pas prise avant le 1er juin au plus tôt. Je suis optimiste. Je me battrai jusqu'au bout et je ne baisserai pas la garde. Mais sur ce genre de dossier, il faut rester discret et solidaire pour être efficace et surtout ne pas répandre de fausses rumeurs.» Le parlementaire rappelle d'ailleurs que le projet d'autoroute Castres-Toulouse coûterait 70 millions à l'État, «la plus petite contribution des 70 projets». «C'est un élément positif, dit-il. D'autant que l'État récupérera la TVA sur les travaux et qu'il va même gagner de l'argent». Du côté de la préfecture, on a aussi été surpris de cette rumeur. D'autant que tout le monde n'a pas encore été entendu par les membres de la commission sur ce projet.

Une action le 12 avril

Une rumeur d'autant plus surprenante que les élus locaux avaient plutôt le sentiment que les clignotants étaient à «l'orange-vert» sur ce dossier. Après une période de flottement liée au changement de gouvernement tout le monde semblait être rentré dans le rang au profit de cette autoroute concédée entre Castres et Toulouse. Le conseil général est finalement enclin à apporter sa contribution à la subvention d'équilibre. Et les services de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) ont apporté un rapport plutôt positif à la commission Mobilité 21. Depuis les décennies qu'ils attendent ce désenclavement, les sud-tarnais sont passés par toutes les couleurs. Mauvaises et bonnes nouvelles se sont succédé. C'est pour çà que les chefs d'entreprise sud-tarnais, réunis dans un collectif, ont décidé une nouvelle fois de rappeler l'importance de ce projet pour l'économie et l'emploi sur le bassin. Ils projettent une action avant que la commission ne rende son rapport. Une «dernière cartouche» pour mobiliser la population le 12 avril. Le contenu de l'action est pour l'instant gardé secret. En attendant, les chefs d'entreprise sud-tarnais vont tous écrire au conseil régional pour lui «mettre la pression» afin qu'il se positionne également clairement sur sa contribution au projet.

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : ven. 05 avr. 2013 21:48
par fanautoroutes31
Si certain(e)s ne les ont pas encore vus, voici les futurs panneaux de l'A680.
Il faut aller dans Sud Ouest et ensuite, sélectionner A680.
Ils n'ont pas été mis à jour et il y a des quelques erreurs sur l'orthographe de certains noms de villages, mais cela donne déjà un aperçu des quelques panneaux que l'on pourra voir sur cette future autoroute :wink:
http://autorout.free.fr/2_Pdf/News.htm

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : sam. 06 avr. 2013 10:47
par Alexandre
Heureusement qu'il y a les sites SARA... :D

Re: [ A680 ] + [ N126 ] Toulouse - Castres

Posté : mar. 09 avr. 2013 13:23
par Fantomas
G.E. a écrit :
La Dépêche a écrit :[...]Ils projettent une action avant que la commission ne rende son rapport. Une «dernière cartouche» pour mobiliser la population le 12 avril. Le contenu de l'action est pour l'instant gardé secret.
Le secret est levé :
http://www.lindependant.fr/2013/04/08/d ... 743681.php
Ils veulent une autoroute : des patrons en colère veulent assécher le Canal du Midi !

Le 08 avril à 19h24

Des chefs d'entreprise du Tarn, qui réclament la construction de l'autoroute Toulouse-Castres pour désenclaver leur département, menacent de couper l'alimentation en eau du Canal du Midi vendredi.

"Nous allons couper l'alimentation en eau du Canal du Midi. Nous avons tous les outils nécessaires", a annoncé à une correspondante de l'AFP l'un d'eux, Guy Bousquet. "Nous en avons assez des beaux discours des gouvernements de droite comme de gauche. Nous avons participé au débat public à travers une quinzaine de réunions. Nous avons aujourd'hui décidé d'agir et de faire une action plus spectaculaire" en coupant l'alimentation en eau du canal à partir du lac de Saint-Ferréol, a-t-il expliqué. Ce lac artificiel, situé à cheval sur les départements de la Haute-Garonne, du Tarn et de l'Aude, demeure la principale réserve d'alimentation en eau du Canal du Midi.

"Nous avons besoin de cette autoroute comme le canal à besoin d'eau", a insisté le collectif de patrons du Tarn dans un communiqué transmis à l'AFP. Le projet d'autoroute entre Toulouse et Castres (75 km environ) est actuellement soumis, avec quelque 70 autres grand projets d'infrastructures, à l'examen de la commission Mobilité 21.

Les écologistes, notamment un "collectif RN126", sont farouchement opposés au projet qu'il soit public ou privé. L'extrême gauche, le Front de gauche, mais aussi le Front National sont contre toute autoroute et pour des aménagements de la RN126.
:boire2: