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Posté : mer. 14 mai 2008 08:57
par G.E.
Aujourd'hui, une Blay (Elf) de 1968. On voit des projets aujourd'hui abandonnés : A10, B1...

Mais surtout une partie de la DRB (que veut dire le D ?) à  Montreuil entre l'A3 en construction et la RN34.

:arrow: http://dl.free.fr/mu4F6QIxm/IDF.pdf

Posté : mer. 14 mai 2008 10:29
par zabadu
Au hasard: "Deuxième" ?

Non, ce serait trop simple :)

Posté : mer. 14 mai 2008 21:41
par zabadu
G.E. a écrit : Mais surtout une partie de la DRB (que veut dire le D ?) à  Montreuil entre l'A3 en construction et la RN34.
...et se raccordant cette fois directement à  la RN4a dans le Bois de Vincennes.
Décidément, la Porte Jaune aura tout vu...

Posté : jeu. 26 févr. 2009 19:50
par dark_green67
G.E. a écrit : Mais surtout une partie de la DRB (que veut dire le D ?) à  Montreuil entre l'A3 en construction et la RN34.
Avec de la persévérance et un peu de chance, on arrive à  tout : DRB = Doublure de la Rocade de Banlieue !

Réponse obtenue du Directeur du Musée de l'Histoire vivante à  Montreuil. Ce Monsieur, très aimable, n'a aucune archive sur les projets routiers des années 60 (ni son musée d'ailleurs) mais il a de la mémoire. :bravo:

Posté : ven. 27 févr. 2009 08:49
par G.E.
A l'époque, ils voyaient très grand ! :lol:

Posté : ven. 27 févr. 2009 11:08
par dark_green67
Non, je ne crois pas que ça correspondait, à  l'époque où ça a été conçu (début des années 60), à  une vision "grandiose" des aménagements à  réaliser ; ça consistait simplement à  prévoir un maillage plus fin pour mieux desservir les communes de la proche banlieue. Il ne faut pas oublier qu'à  l'époque, il n'y avait pratiquement aucune infrastructure homogène pour assurer des déplacements rapides de banlieue à  banlieue.

A mon avis, la DRB en banlieue Est répondait à  la même logique que la rocade interurbaine sud dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne : créer une liaison inter-banlieue à  2 ou 3 km de Paris là  où la RB s'en trouvait à  plus de 5, en libérant la voirie locale du trafic de transit. Il ne s'agissait pas d'autoroutes, au sens où on l'entend maintenant, mais de liaisons rapides, sans accès des riverains et avec échanges la plupart du temps dénivelés (ce qui signifie qu'ils ne l'étaient pas tous).

J'ai appris qu'il y a eu, aux archives de la Seine Saint Denis, un versement de la Direction Départementale de l'Equipement intitulé "Réseau autoroutier du département de la Seine-Saint-Denis, 1946-1979" et qui comporte 85 cotes. J'espère que je vais y trouver des choses assez précises sur cette DRB... :bave:

Posté : ven. 27 févr. 2009 14:05
par G.E.
On en parle (un peu) page 49 : http://archives.assemblee-nationale.fr/ ... -09-30.pdf

Quant aux archives, tu vas trouver énormément de choses à  coup sûr !

Posté : lun. 28 sept. 2009 17:58
par dark_green67
Maastricht a écrit : Je me fesais d'aillers récemment la remarque : On a A17, A18, visiblement A20 (enfin, faut que j'essaie de retrouver ce que j'ai l dessus à  ce sujet), mais quid de l'A19, qui n'a évidement pas toujours fait Sens-Artenay ?
Je reprends cette question qui avait été posée par Maastricht il y a deux ans car j'ai trouvé deux cartes dans les archives de l'IAURP où on a le trio A18/A19/A20 en projet dans l'Ouest parisien. Je suppose que ça en intéresse quelques-uns... 8)

Document d'études IAURP n°4 de novembre 1964 :

Image

Document d'études IAURP n°2 de juin 1964 :

Image

Le projet A19 avait, dans l'Ouest, la même fonction que l'A17 dans l'Est : absorber, à  long terme, le surplus de trafic qui ne pourrait pas être évacué par le couple A13/A14. Son tracé allait grosso modo du Pont de Chatou (début du tronc commun RB/ARISO) au Pont de Suresnes, en contournant le Mont Valérien. Il se prolongeait à  travers le Bois de Boulogne pour rejoindre tout droit la radiale Boulainvilliers - Montparnasse. Pratique pour aller prendre le train en venant du Vésinet ! :P

Il a disparu tout début 1965, suite à  un courrier du Directeur des Routes au Préfet Delouvrier pour lui dire que ce n'allait pas être possible de passer par là  ! Intervention efficace puisque l'A19 n'apparaît plus dans les documents d'études suivants (nota : le document d'études n°5 de mai 1965 correspond exactement au schéma routier du SDAU 1965 et il y en a eu beaucoup d'autres ensuite, jusqu'au n°14 de juin 1967. J'ai presque tout retrouvé...)

Posté : lun. 28 sept. 2009 18:00
par Maastricht
Merci pour ce dossier résolu ! :)

Posté : lun. 28 sept. 2009 18:20
par basco - landais
Belle trouvaille !!!
Ce qui serait intéressant, c'est de superposer ces projets de 1964 et l'existant 45 ans après :wink:

Posté : lun. 28 sept. 2009 18:20
par polak
Une 2x3 voies en plein bois de Boulogne :shock:
Pas etonnant que le projet fut vite fait enterré...

Superbe trouvaille en tout cas :D

Posté : lun. 28 sept. 2009 20:33
par glouby
On remarquera les inscriptions Grandes écoles et universités sur le plateau de Saclay si je ne me trompe pas.
45 ans après, ce site est toujours au coeur des futurs développements.

Posté : lun. 28 sept. 2009 20:59
par G.E.
Merci beaucoup !!! :D

Les cartes que tu nous montres ici sont des extraits, non ? Parce que si tu résouts le problème des A18/A19/A20, tu vas pouvoir élucider celui des B10/C10...

Si on en revient au sujet, il y a eu pas mal de renommages (avec les variantes de tracé habituelles) :
A20 > B15
A19 > F14

Dans un autre document que tu nous avait donné, l'A20 devenait une autoroute au Sud de Paris. C'était vers 1966, de mémoire...

Posté : lun. 28 sept. 2009 21:10
par basco - landais
glouby a écrit :On remarquera les inscriptions Grandes écoles et universités sur le plateau de Saclay si je ne me trompe pas.
45 ans après, ce site est toujours au coeur des futurs développements.
L'X a demenagé de Paris à  Palaiseau en 1976, dix ans après que la décision du déménagement de la Montagne Ste geneviève ait été prise, et c'était G.Pompidou qui avait posé la première pierre en 70 ou 71.

Posté : mar. 29 sept. 2009 10:27
par vivelescartes
basco - landais a écrit :
glouby a écrit :On remarquera les inscriptions Grandes écoles et universités sur le plateau de Saclay si je ne me trompe pas.
45 ans après, ce site est toujours au coeur des futurs développements.
L'X a demenagé de Paris à  Palaiseau en 1976, dix ans après que la décision du déménagement de la Montagne Ste geneviève ait été prise, et c'était G.Pompidou qui avait posé la première pierre en 70 ou 71.
Et aussi Sup Elec
Sur le document 4 de 1964, le grisé du plateau de saclay à  gauche de Grandes écoles correspond à  la ville nouvelle de l'époque (Trappes plateau de Saclay) réduite ensuite au seul plateau de Trappes sous le nom de Saint Quentin en Yvelines.
Un grand merci pour tes documents dark_green67. Je ne les avais pas vu à  l'IAURP.

Posté : mar. 29 sept. 2009 21:01
par Ced
whow ! Quel maillage !! :D

L'A19 et l'A18 ce sont vraiment des projets dont on se demande si les concepteurs ont réfléchis 5min : Le but du jeu étant des radiales régulièrement réparties sans aucune réflexion sur le tracé "IRL" !!!!

Posté : mar. 29 sept. 2009 21:07
par Maastricht
Cela dit c'est surtout des tracés de principe, qui sont là  pour assurer une cohérence à  l'ensemble ; dans l'absolu je pense que les concepteurs eux-mêmes pensaient que ces voies ne seraient pas réalisées, même avec la planification la plus coercitive possible et 16 millions de franciliens en l'an 2000.

Posté : mar. 29 sept. 2009 21:18
par basco - landais
Maastricht a écrit :Cela dit c'est surtout des tracés de principe, qui sont là  pour assurer une cohérence à  l'ensemble ; dans l'absolu je pense que les concepteurs eux-mêmes pensaient que ces voies ne seraient pas réalisées, même avec la planification la plus coercitive possible et 16 millions de franciliens en l'an 2000.
Pourtant l'idée n'était pas mauvaise, surtout à  cette époque du tout automobile.
Il y avait déjà  cette notion de super périph et d'interconnections à  toutes les futures pénétrantes

Re: [ A17 ] + [ A18 ] Tracés passés et présents

Posté : mer. 18 avr. 2012 17:51
par dark_green67
Tiens, tiens, tiens !!! Je viens de découvrir qu'il existait une A17 "primitive" antérieure à l'A17 qu'on connait ! :o

Apparemment, c'était le précurseur de la F18/RN118. Je viens d'en trouver une trace dans un carton des AD94 (où je trouve plein d'autres choses sur l'A17 "normale"...). Il s'agit en l'occurence d'un échange de courriers entre l'Ingénieur en Chef des Ponts-et-Chaussées de Seine-et-Oise et son homologue du département de la Seine au sujet d'un aménagement qui concernait leurs deux départements :
Le 29 juin 1961, l'ICPC Seine-et-Oise a écrit : J'avais soumis à M. le Ministre des Travaux Publics une modification du projet primitif d'aménagement de la R.N. 187 entre la Route des Gardes (C.D. 181) et le Pont de Sèvres, modification tendant à la transformer en une sorte de voie-expresse ne compportant aucun échange à niveau.

Par décision du 22 juin 1961, M. le Ministre approuve mes propositions, mais indique (ce que je n'avais pas proposé) :

"Cette nouvelle voie qui sera classée dans le réseau des autoroutes portera le numéro A. 17.
Je vous invite enfin à examiner au moment de l'étude du prolongement de cette voie vers le sud les possibilités de raccordement, soit direct, soir par emprunt partiel de la R.N. 186, à la section de l'Autoroute Paris - Chartres située dans votre Département."
Le 24 juillet 1961, l'Ingénieur en Chef de la Seine lui répond en lui présentant les projets de voies rapides prévus par le Service Régionl de l'Equipement pour la desserte de la future ville de Vélizy-Villacoublay (voie express N. 187, voie express C.D. 2 et voie express N. 186) et lui signale que :
les échanges entre la voie express N. 187 (A. 17) et l'Autoroute du Sud-Ouest pourraient s'effectuer :

- soit par le moyen de la V.E. N. 186
Nous avons demandé au Service Spécial des Autoroutes qu'à l'autre extrémité de la section, un autre échangeur complet soit également prévu à l'intersection de la V.E. N. 186 et de l'Autoroute du Sud-Ouest.
- soit par le prolongement de la N. 187 au Sud de la N. 186, la N. 306 et l'Interurbaine de Seine-et-Oise.
Il conclut en présentant les aménagements du carrefour du Petit-Clamart, dont la consistance ne lui paraît pas devoir être modifiée par la décision ministérielle.

Au ministère, la Direction des Routes avait donc déjà en tête son projet d'A17 quand la première nomenclature autoroutière a été publiée début 1963. Dans cette nomenclature officielle, les numéros des autoroutes de la région parisienne s'arrêtent à A15 "De Paris (Porte de Clichy) à Pontoise". On peut donc en conclure deux choses :

1°) le Directeur des Routes était un petit cachotier ! :P
2°) nous voilà bien parce que, maintenant, il va falloir trouver à quoi correspondait l'A16 primitive, vu qu'il ne pouvait pas y avoir d'A17 sans A16 :pong:

Encore un autre sujet à ne pas oublier quand j'aurai le temps d'aller fouiner aux AN à Rambouillet...

Re: [ A17 ] + [ A18 ] Tracés passés et présents

Posté : mer. 18 avr. 2012 19:21
par G.E.
Bien vu !
dark_green67 a écrit :2°) nous voilà bien parce que, maintenant, il va falloir trouver à quoi correspondait l'A16 primitive, vu qu'il ne pouvait pas y avoir d'A17 sans A16 :pong:
Et si c'était... l'A16 !
Encore un autre sujet à ne pas oublier quand j'aurai le temps d'aller fouiner aux AN à Rambouillet...
A Fontainebleau. :wink:
D'ailleurs, elles vont bientôt déménager à Pierrefitte.