Re: [ Autocar ] Liaisons interurbaines intérieures
Posté : mar. 06 sept. 2011 19:32
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Mais desservi par le BP, l'A3 et le métro 3.mr-harry a écrit : Pour moi Gallieni, c'est rédibitoire.
Mobilicités a écrit : Lignes nationales par autocar : le gouvernement annonce un avant-projet de loi
En marge du congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) le 19 octobre 2011 à Paris, Thierry Mariani a annoncé qu'un projet de loi sur les lignes "express" par autocar était dans les tuyaux. Les élus régionaux, départementaux et les opérateurs sont consultés. Officiellement pas la SNCF, même si ces nouvelles liaisons routières ne devront pas mettre en danger les lignes TER.
"Je prends ! C'est un premier pas, l'autocar devient visible dans le paysage des transports", a commenté Michel Seyt, président de la FNTV, à la lecture de l'avant-projet de loi sur les lignes express nationales par autocar. Il vient compléter le dispositif des liaisons routières déjà autorisées dans le cadre du cabotage international (lire notre précédent article).
Le texte a été transmis par le gouvernement aux organisations professionnelles (UTP, FNTV) ainsi qu'aux élus départementaux, régionaux et au Groupement des autorités responsables de transport (GART).
La SNCF ne sera officiellement pas consultée, assure Thierry Mariani, "Je défends le ferroviaire mais à chaque mode de transport son utilité, a relevé le ministre. Comme pour les lignes de cabotage international, ces lignes nationales par car "ne devront pas bousculer l'équilibre économique des lignes TER", précise-t-il.
Une manière d'amadouer les présidents de régions qui ont hérité de la compétence et du financement des lignes TER (train et autocar) et ne sont pas franchement favorables à la concurrence de la route. Et si les liaisons concernent plus de deux régions, c'est l'État qui donnera son autorisation.
"Notre objectif est de soumettre ce projet au Parlement aussi vite que possible, l'autorisation des lignes d'autocar express est l'un de nos deux dossiers prioritaires avec les ports d'outre-mer", a indiqué le ministre des Transports devant des autocaristes et la presse au congrès de la FNTV le 19 octobre au matin.
Le projet a-t-il une chance d'être discuté à la session parlementaire d'automne ? Les professionnels de la route veulent y croire.
De son côté, la SNCF affûte ses armes : "Nous ne voulons pas faire de l'Eurolines bis mais un produit amélioré en terme de service, de confort et de gares routières (critique à peine masquée de la gare routière Eurolines Paris-Porte de Bagnolet ndlr)", avait lancé Jean-Pierre Farandou lors d'une rencontre organisée début octobre 2011 par TDIE sur le sujet des lignes de cabotage.
Au congrès de la FNTV, le patron de SNCF Proximités (la branche gère déjà des lignes TER par autocar) a réitéré son intérêt pour la route, en s'appuyant sans doute sur son bras armé Keolis, spécialisé dans le transport par bus et autocar. "Un train-km coûte 15 millions d'euros, un autocar 3 euros au kilomètre. L'achat d'un autorail coûte 6 millions d'euros, un autocar 300 000 euros, le tout ferroviaire n'est pas la solution, il faut un service complémentaire à l'offre ferroviaire pour irriguer le territoire là où le train ne peut pas aller. Ce n'est pas la guerre des mondes", a conclu Jean-Pierre Farandou
Visiblement, l'ouverture des lignes d'autocar express n'intéresse pas que les autocaristes privés.
Le Figaro a écrit : La SNCF se prépare à contrer les cars Eurolines
Si la SNCF a bien l'intention de contrer Eurolines, elle ne doit pas cannibaliser ses dessertes ferroviaires.
Baptisé «Speed», le projet d'autocars de grande distance mobilise les équipes de la SNCF et de Keolis. Le transporteur ferroviaire ne veut pas que Veolia, copropriétaire d'Eurolines, fasse cavalier seul sur ce marché.
Nom de code: Speed. Objectif: contrer le déploiement des cars d'Eurolines en France. Chef de la mission: Barbara Dalibard, directrice générale de la branche voyages de la SNCF. Depuis quelques semaines, une «task force» s'est mise en place au siège de l'entreprise publique. Elle est composée d'experts en marketing, habituellement chargés de réfléchir aux nouveaux services, aux prix des billets ou bien aux systèmes de réservation des trains grandes lignes. Mais, cette fois, la SNCF imagine la création d'un réseau d'autocars de longue distance qui relieront entre elles des cités européennes et pourront desservir des villes françaises comme le fait déjà Eurolines depuis l'été.
Une fois n'est pas coutume, les membres de cette équipe travaillent main dans la main avec leurs collègues de Keolis, la filiale dédiée au transport public de voyageurs détenue à 56,5% par la SNCF. Keolis est d'autant mieux placé pour éclairer Barbara Dalibard que, jusqu'en 2005, la filiale privée de la SNCF détenait 50% d'Eurolines France aux côtés de Veolia, désormais seul à bord en France.
Les cars à petits prix qui mettent des heures à transporter les passagers là où le TGV a battu tous les records de temps de parcours inquiètent-ils donc la SNCF au point de la faire sortir du train? «L'offre des cars peut être une véritable alternative sur les lignes empruntées par le TGV, souligne un consultant spécialisé dans le transport. Elle permet à des personnes qui ne bénéficient pas de réductions ou qui prennent leur billet au dernier moment de trouver des places à des tarifs bon marché.»
Des lignes interrégionales également
Il est vrai que la grille tarifaire des trajets nationaux proposés par Eurolines est alléchante: un Rennes-Paris en autocar ne coûte que 24 euros quand il faut débourser 55 à 72 euros pour un voyage en TGV. En revanche, le temps de parcours est de six heures par la route contre 2h20 en TGV. Cela n'empêche pas Veolia d'affirmer que son objectif de 40.000 passagers d'Eurolines en France sera atteint à la fin de l'année.
Déployer des cars n'est pas simple pour la SNCF. Elle doit contrer Eurolines sans cannibaliser ses propres dessertes ferroviaires. «Elle privilégiera les routes à fort potentiel où les flux sont les plus importants comme par exemple le Paris-Bruxelles via Lille ou Valenciennes en veillant à la complémentarité des horaires par rapport au TGV», estime un bon connaisseur du dossier.
Mais la réflexion de la SNCF est encore plus vaste: outre l'ouverture de lignes internationales, concurrentes d'Eurolines, l'entreprise ferroviaire pourrait lancer avec les conseils régionaux des services de cars interrégionaux qui compléteraient l'activité des trains d'équilibre du territoire (TET), les trains Corail que l'État subventionne.
Interrogée sur le projet «Speed», Barbara Dalibard confirme la mobilisation de ses équipes. En revanche, elle n'indique pas de calendrier de lancement. Techniquement, «Speed» se doit d'obtenir l'autorisation du ministère des Transports après une étude d'impact sur les lignes ferroviaires subventionnées. La directrice générale de la branche voyages de la SNCF compte loger cette nouvelle activité dans une filiale privée, autrement dit sans cheminot. Il faudra veiller à ne pas agacer les syndicats.
On peut trouver des exemples meilleurs : avec des lignes de car qui partent des villes nouvelles autour de Paris : ça évite d'aller chercher le TGV à Paris, ce qui prend 1 heure pour être tranquille à cause des irrégularités des trains de banlieue.Il est vrai que la grille tarifaire des trajets nationaux proposés par Eurolines est alléchante: un Rennes-Paris en autocar ne coûte que 24 euros quand il faut débourser 55 à 72 euros pour un voyage en TGV. En revanche, le temps de parcours est de six heures par la route contre 2h20 en TGV. Cela n'empêche pas Veolia d'affirmer que son objectif de 40.000 passagers d'Eurolines en France sera atteint à la fin de l'année.
58€ en plein tarif et 4h, en comptant le temps de correspondance. Le Rennes-Le Mans étant un TGV (4€ plus cher qu'un TER, mais il n'y a qu'un seul TER le matin...). Entre Le Mans et Paris il y a 23€ de moins en prenant le TER.super5 a écrit :En cumulant le TER Paris-Le Mans puis un TER Le Mans-Rennes, ça donne quoi en prix et en temps de parcours ?
Mobilicités a écrit :Lignes nationales en autocar : le projet de loi passe à la trappe avant la présidentielle
Le projet de loi porté par Thierry Mariani autorisant l'ouverture de liaisons nationales longue distance par autocar n'était pas à l'ordre du jour du conseil des ministres du 29 février. C'était sa dernière fenêtre de tir pour pouvoir être examiné en session parlementaire avant l'échéance de la présidentielle du printemps 2012.
En Suisse, la compagnie publique CarPostal opère des lignes longue distance depuis plus de 100 ans et irrigue des territoires impossibles à deservir par le train. © N.A
Dans une vidéo diffusée lors d'une conférence européenne sur le transport longue distance par autocar organisée par l'International road union (IRU) le 29 février à Bruxelles, le ministre delégué aux Transports Thierry Mariani, "espérait présenter le projet de loi français sur les lignes routières nationales lors d'un tout prochain conseil des ministres". Raté !
Le 29 février était un mercredi, jour du dernier conseil des ministres au cours duquel ce projet de loi attendu par la profession (et la SNCF qui peaufine son projet "Speed" - lire l'encadré "La SNCF compte disputer les JO de Londres en autocar") aurait pu être présenté. Thierry Mariani n'était pas à Bruxelles et son projet de loi pas à l'agenda de l'Elysée.
"Il y a eu engorgement au conseil d'Etat qui n'a pas pu l'examiner, le projet de loi devrait être présenté en conseil de ministres courant mars", indique t-on au cabinet de Thierry Mariani.
S'il "ouvre des perspectives que certains refusent, le réseau ferroviaire ne pouvant pas desservir tout le territoire français, s'il faut s'inspirer "du modèle des pays d'Europe du sud et redonner une nouvelle vocation à l'autocar que certains lui nient", dénonçait le ministre délégué aux Transports dans son discours vidéo, le projet de loi ne pourra pas être discuté au Parlement avant l'élection présidentielle d'avril-mai.
Passé à la commission consultative des normes qui a donné son feu vert, sa seule fenêtre de tir était fin février pour avoir une chance d'être discuté lors de la session parlementaire qui s'achève le 6 mars. Les travaux reprendront en juillet 2012, mais avec un nouveau gouvernement. Quel sort sera alors fait à ce projet dévoilé par le ministre lors du dernier congrès de la FNTV, le 19 octobre 2011 (lire) ?
Pour rappel, à l'automne 2011, le gouvernement a déjà autorisé l’ouverture de 230 liaisons express en autocar interégionales dans le cadre de lignes de cabotage international (lire).
L'enjeu de ce projet de loi "qui est un sujet de crispation à cause du monopole de la SNCF et de la position des Régions attachées au ferroviaire", a souligné le secrétaire général de la FNTV, Eric Ritter, au cours de la conférence de l'IRU, est de créer "un niveau intermédiaire de décision entre l'Etat et la Région pour organiser des liaisons routières longue distance. L'initiative de créer une ligne, sans subvention publique, reviendrait aux transporteurs qui demanderait à l'Etat de l'examiner pour autorisation", a-t-il expliqué.
Le projet de loi stipule clairement que ces lignes ne devront pas porter atteinte à un contrat de service public ferroviaire ou privé existant. S'il s'ouvre un jour, ce nouveau marché de lignes d'autocar nationales sera donc très régulé.