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Posté : lun. 16 juin 2008 20:11
par Marcheur 2418
Il faudrait transformer la Tours-Le Mans-Surdon en V220, créer une ligne nouvelle (LGV ou V220)entre Surdon et Bernay le long de l'A28(problème du Perche?) puis transformer la Bernay-Rouen en V220.
Cela ouvre un itinéraire voyageur mais sutout fret trés interressant entre Lille-Rouen/Le Havre et Tours (et continuation).
Cependant une ligne nouvelle entre Rouen et le Havre par le sud de la Seine (le long de l'A13 et l'A131) pourrait être une bonne chose (problème du cout du pont).
Le pont de Tancarville (4 voies et une pente de 6.5%) pourrait il servir au passage du train ? :idea:

Posté : lun. 16 juin 2008 20:42
par altro
OK pour la Tours-Le Mans-Surdon en V220 comme prévu dans le cadre du réseau Armorique.

Dans ce dernier, on prévoit égalemet un shunt de Bernay avec une ligne nouvelle (220) Lisieux-Elbeuf St-Aubin pour accélérer la relation Caen-Rouen plus importante. Dans ce schéma le différentiel temps sur Elbeuf - Surdon, via Bernay ou via Lisieux, serait sensiblement égal avec le même linéaire de ligne à  construire mais pas situé au même endroit...

Posté : mar. 15 juil. 2008 12:03
par altro
Un petit Harraps LGV est désormais nécessaire afin de mettre un terme à  la confusion engendrée par de multiples appelations qui font croire à  une multiplicité de projets (et effraye les futurs financeurs !) et de traduire tout ça en branches de Transline :

-TGV Grand Centre Auvergne, "projet Hortefeux", TGV Paris-Clermont = branche Nord,

-doublement de Paris-Lyon, Paris-Lyon bis, LN1bis = branches Nord et Est

-Transline, T3A, TAA : branches Est et Ouest,

-"barreau Bernadette", Poitiers-Limoges = composante de la branche Ouest

Posté : mar. 15 juil. 2008 17:23
par Thomas
Joli stand effectivement, même si je n'ai osé m'approcher de peur de me faire "marabouter".

Bref, la liaison Clermont-Ferrand <-> Paris devient visiblement la priorité, les Auvergnats le savent et le désirent fort logiquement depuis bien longtemps. La Transversalité Altro, tout comme nous, ça les dépasse et seule une liaison Nord-Sud vers Paris leur importe. Au sein même d'Altro y a ce schisme, même si, grand Dieu, tout le monde s'en défend.
Alors l'arc Atlantique via 150 km de tunnels, pourquoi pas un jour très très lointain, celui où le port de La Rochelle sera l'équivalent à  celui de Marseille.

Reviendrait-on enfin aux fondamentaux et au réalisme même si la pilule de la "non-transversalité" sera difficile à  faire avaler aux accros? Remarquez, il suffit de tourner la carte vers la droite... question de point de vue. :wink:

Posté : mar. 15 juil. 2008 19:26
par eomer
Thomas a écrit :Bref, la liaison Clermont-Ferrand <-> Paris devient visiblement la priorité, les Auvergnats le savent et le désirent fort logiquement depuis bien longtemps.
En réalité c'est un peu différent: les priorités Auvergnates sont les liaisons vers Paris et vers Lyon. Une fois le problème posé, on peut définir un projet combiné avec le doublement de l'axe Paris-Lyon et fixer des objectifs réalistes.
A plus long terme, on pourra se soucier des liaisons vers la Bretagne et l'Aquitaine mais il vaut mieux ne pas courrir trop de lièvres à  la fois.

Posté : mar. 15 juil. 2008 19:38
par altro
C'est ben dommage que vous l'ayez joué "voir sans être vu" car rien ne vaut l'échange et un bon débat en "live". Le virtuel a pour vocation de se transformer en réel car nous restons envers et contre tout des êtres humains, non ? Alors, timidité excessive indécelable derrière le clavier ? Bah, on finira bien par se voir un jour, en 2016, lors de l'nauguration du premier tronçon de Transline.

Bref, le débat, c'est tout sauf se faire "marabouter".

-dans le Rhin-Rhône, la branche Ouest n'a pas grand chose à  voir ni avec Rhin, ni avec Rhône mais a un cohérence en apportant des trafics radiaux à  la Branche Est voir à  la branche Sud.
A Transline, c'est pareil : la Nord apporte du trafic à  l'Est voire à  l'Ouest si on intègre un doublement de Paris-Bordeaux.

-Bien vu Enver : la branche Ouest se divise effectivement en deux à  LIMOGES, vers Nantes et Rennes via le Poitiers-Limoges d'une part et vers Angoulème et le sud-ouest d'autre part.

-pas d'opportunisme avec l'émergence de la branche Nord, certaines de nos cartes ont été élaborées il y a trois ans bien avant l'emballement électoralo-médiatique de l'automne dernier. Nous avions travaillé la question avec Clermont-Métropole. Le "schisme" Altro était, en effet, entre ceux qui voulaient tout mettre sur la table, et les autres qui ne voulaient pas divulguer cette partie de la réflexion de peur de décrédibiliser l'ensemble du projet, puis, le Grenelle est arrivééé...

-Enfin, n'étant pas en politique, je n'ai pas d'adversaires politiques, et je ne peux que me réjouir de ce soutien ministériel pour la branche Nord en attendant qu'il concerne la globalité du projet.

Je dirai que question "payage de tête" vous êtes beaucoup plus forts. Ne vous payez-vous pas la tête (un peu,beaucoup, etc...) de ceux qui promeuvent des projets auxquels vous ne souscrivez pas pour des raisons qui vous sont propres ? Et qui n'a pas souri , ici-même, des annonces de délais faites par des politiques : on a eu le 2012 de JC Gayssot pour le Lyon-Turin, le 2014 de Douste-Blazy pour le Paris-Toulouse, etc...

-Tous les Auvergnats pour Clermont-Paris en priorité ?
Eh non, Thomas, tu n'as bien qu'une vision partielle de la problématique Transline ce qui explique tes erreurs d'analyse et ta sympathique condescendance depuis le début. En effet, les acteurs économiques priorise Clermont-Lyon (voir intervention de la CCI de Clermont Issoire vde@clermont-fd.cci.fr)

Posté : mar. 15 juil. 2008 19:54
par Marcheur 2418
Une question, pourquoi ne pas faire alliance avec les partisans et financeurs de la RCEA pour que route et rail soit combiné sur un même couloir et ainsi réduire les coûts et les camions sur la RCEA.

Cela sachant que la problématique et couteuse branche centrale de la Transline passe vers cette RCEA.

Posté : mer. 16 juil. 2008 09:40
par eomer
Bien cher Enver,
Tu sais que j'apprecie généralement tes interventions très constructives mais je pense qu'une fois de plus, dans le cas d'Altro, tu es de mauvaise foi. D'ailleurs, je regrette de ne pas avoir fait ta connaissance lors du fameux salon de la mobilité: nous aurions eu l'occasion d'échanger quelques idées.
Enver a écrit :Ainsi donc, Altro qui depuis le début promeut la transversalité (objectif louable !), faisant l'apologie de nouveaux chemins d'orientation est-ouest ne passant pas par l'Ile-de-France, désirait secrètement une liaison vers Paris
Les premières ébauches datent de 2000 avec la publication de l'ouvrage "la transversale Alpes-Atlantique" par Michel Caniaux, Michel Joidot et Yvon Roccon aux édition L'Harmattan (disponible sur commande sur www.fnac.com). Il s'agissait à  l'époque d'un projet portant uniquement sur la transversalité. De plus, la vision était clairement centrée sur l'Ouest.
Enver a écrit : Certes, vos cartes ont été faites il y a trois ans ... cela dit, si votre désir secret (qu'il ne fallait donc pas divulguer de peur de décrédibiliser l'ensemble du projet) était d'aller à  Paris, vous auriez pu au moins ajouter par précaution l'Ile-de-France dans cette "zone d'influence de Transline" (encart dans V&T du 28 novembre distribué au Salon, dont j'avais fait une lecture critique à  l'époque) qui va de Faro à  Kiev en passant par Dreux et le sud de l'Albanie !
Sur ce point, tu as raison: la desserte d'un "Massif Central élargi à  la Sologne et au Berry" depuis la capitale aurait du apparaitre bcp plus tôt dans les discours d'Altro.
Enver a écrit : Parce que maintenant, le moins qu'on puisse en dire, c'est que c'est franchement confus.
D'où l'interêt d'une situation clarifiée avec un projet phasable et compatible avec d'autres projets en cours. La "LN1 Bis" et "Transline" sont complémentaires et non pas concurrents.

Construisons donc tout d'abord la "LN1 Bis" avec:
- les raccordements depuis Paris: desserte d' Orléans, Vierzon, Bourges-Nevers-Montluçon, Moulins-Vichy-Clermont et Roanne-St Etienne.
- les raccordements depuis Lyon: desserte de Vichy-Clermont, Moulins-Nevers, Bourges-Vierzon-Tours et Orléans)
- les gares d'interconnexion (Orléans, Bourges, au croisement avec la ligne Paris-Clermont, Roanne)
- l'électrification des lignes complémentaires (Bourges-Saincaize, Bourges-Montluçon, St Germain-Roanne-St Etienne, Tours-Le Mans...) dont certaines sont de toutes façons prévues.
- l'aménagement à  V220 des sections Moulins-Riom (sauf traversée de Vicy) et Saincaize-Bourges-Tours-Le Mans.

La branche Ouest de Transline viendra ensuite s'y greffer pour relier cette "LN1 Bis" à  la LGV SEA du côté d'Angoulème. Il faudra alors déterminer la forme de cette nouvelle liaison purement transversale: je verrais bien une "double voie unique TGV-Fret" limitée à  270 km/h.

Quant à  la partie Ouest du projet (Poitiers-Nantes-Rennes), un aménagement de Angers-Tours à  V220 peut suffire dans un premier temps. Le barreau Nantes-Rennes est de toutes façons tributaire de l'aéroport de ND des Landes et une liaison Nantes-Poitiers sans passer par Tours ne peut se justifier sans le prolongement à  Rennes....
Enver a écrit : Quelle que fut votre réflexion secrète (ou quelle que fut l'influence d'Auvergnats qui ont "perverti" la réflexion de base en voulant tout de même monter plus vite à  la capitale ou en redescendre ?), je continue à  penser que cette soudaine récupération de la liaison Paris-Clermont rebaptisée "branche nord de Transline" est franchement opportuniste.
Il s'agit finalement d'une évolution analogue à  celle du projet de LGV Rhin-Rhône: en incurvant les liaisons transversales vers Paris, on peut mutualiser des flux de nature differentes sur un même axe et contribuer à  la rentabilité de l'ensemble.
Enver a écrit : Et que lis-je maintenant ? "la Nord apporte du trafic à  l'Est
C'est vrai qu'il s'agit davantage d'une "LN1 Bis" avec antennes vers l'Auvergne que de deux branches Nord et Est. L'important, c'est de souligner la possibilité de relier Lyon à  Clermont et à  la façade Atlantique (via Bourges et Tours dans un premier temps en attendant mieux).
Enver a écrit : voire à  l'Ouest si on intègre un doublement de Paris-Bordeaux" ...
On est d'accord: ce n'est pas pour tout de suite.
Autant parler d'une LGV Paris-Toulouse via Limoges avant d'évoquer un doublement de Paris-Bordeaux.
Enver a écrit :
Cela dit, je trouve ça surprenant que l'on nous ressorte encore des schémas vieux de trois ans alors que la préétude est visiblement terminée (tout de même, vous avez des subventions, et même des p'tits gars idéalistes qui savent manier les logiciels idoines et seraient sans doute prêts à  vous faire des cartes gratos) ...
Les schémas présentés au salon ont été réalisé récemment.
Celui réalisé il y a 3 ans était vraiment très succinct.
Enver a écrit :
Et qu'on nous dise encore (cf. au Salon, justement, je suis venu, j'ai posé la question) qu'il est trop tôt pour dire où ça passera(it) vraiment, et surtout combien ça coûtera(it) ...
A ce stade du projet "LN1 Bis", on ne sait pas encore:
- si l'on passera par Vierzon, Bourges ou Nevers
- si l'on coupera la ligne Paris-Clermont à  Nevers, Saincaize (Magny-Cours !!!) , Moulins, Varennes ou encore St Germain
- si l'on descendra jusqu'à  Montluçon et Vichy ou même jusqu'à  Clermont voir jusqu'à  St Etienne (!!!)
- si l'on desservira Roanne ou Macon
Alors, comment pourrait on définir le tracès et le coût ?
A moins que tu ne soit dans le secret des Dieux bien entendu....
Enver a écrit :
alors qu'on nous sort encore des schémas avec de jolies lignes droites sous la chaîne des Puys, qu'on nous annonce Limoges-Bâle en tout juste trois heures...
C'est une vision caricaturale des choses: cela fait bien longtemps qu'il n'est plus question de passer sous la chaine des Puys ou les Monts du Forez. Ce genre de schéma doit dater de 2003 au moins.
Enver a écrit :
Tout cela ajoute à  la confusion.
Si tu veux une vision plus claire du projet Transline, tu as toutes les infos sur le présent forum et sur lineoz. Il faut simplement faire un petit effort de synthèse: cela ne doit pas être très compliqué pour un journaliste sensé avoir d'importantes capacités littéraires (je n'ai qu'un pauvre bagage scientifique et technique et j'y arrive...)

Posté : mer. 16 juil. 2008 11:24
par Auriom
Bonjour à  tous,

Le débat est vif, tant mieux. Reste à  espérer qu'il le sera un jour en place (vraiment) publique.
Enver a écrit :Enfin, une petite remarque :
Altro a écrit :brice-tout-puissant a dit que
Et là , c'est tout de même un peu osé, maitenant que l'association est présidée par le président d'un conseil régional, de se payer la tête de son principal adversaire...
Ca, c'est effectivement un point problématique.
Dans la mesure où Altro ne s'exprime pas ici en tant que personne privée mais en tant qu'association vivant largement de fonds publics, il faudrait faire attention au mélange des genres...

Posté : mer. 16 juil. 2008 12:27
par altro
Enver a écrit :Et donc, maintenant, Altro a abandonné la transversalité au profit du désenclavement de l'Auvergne, son principal sponsor ? Ben ça va mieux en le disant.
Dans la toute première version (2000), il était déjà  question de voir comment on pouvait accélérer les relations Paris-Limoges et Paris-Clermont, ce qui n'est pas étonnant vu que de tous temps l'axiome de base Altro a été maximum de fonctionnalités, minimum de linéaire LGV. Le premier jet était un Paris-Clermont en 2h15 via Limoges (cette drnière ville étant atteinte en1h35 suite à  un débranchement au nord de Poitiers) soit un détour de 160 km.

Bref, Transline a toute une histoire dont la connaissance aide certainement pour échapper à  la confusion. C'est la preuve que c'est une réflexion dynamique.
Enver a écrit :Certes, vos cartes ont été faites il y a trois ans ... cela dit, si votre désir secret (qu'il ne fallait donc pas divulguer de peur de décrédibiliser l'ensemble du projet) était d'aller à  Paris, vous auriez pu au moins ajouter par précaution l'Ile-de-France dans cette "zone d'influence de Transline" (encart dans V&T du 28 novembre distribué au Salon, dont j'avais fait une lecture critique à  l'époque) qui va de Faro à  Kiev en passant par Dreux et le sud de l'Albanie !
Cf. point précédent ...
Dans les dernières cartes et notamment celle exposée au salon, cela avait été corrigé : l'Ile de France fait partie de la zone d'influence Transline.
Enver a écrit :Là -dessus, nous sommes d'accord. Mais de là  à  dire que la LN1bis est un morceau de "Transline" (ex-T3A, par essence transversale), il y a un pas.
Il y a un pas que l'on a franchi car le doublement Paris-Lyon peut bien faire Paris-Nevers-Mâcon-Lyon et... adieu synergies... On a là  effectivement deux projets. Ce n'est bien sûr pas le schéma que nous privilégions. Pourquoi ce qui est possible pour Rhin-Rhône ne l'est pas pour Transline ?
Enver a écrit : Oui ... sauf que pour Rhin-Rhône, y'a quand même Dijon au milieu, qui a toujours joué ce rôle de carrefour .. (jusqu'à  la construction de l'A6 et de la LN1, tout du moins)
La construction européenne nous impose de sortir des schémas dits des "itinéraires historiques" pour en créer de nouveaux desquels émergeront de nouveaux carrefours tels que l'Allier ou Limoges. Rien ne doit être figé si nous voulons nous adapter aux nouvelles donnes.
Eomer a écrit :C'est vrai qu'il s'agit davantage d'une "LN1 Bis" avec antennes vers l'Auvergne que de deux branches Nord et Est. L'important, c'est de souligner la possibilité de relier Lyon à  Clermont à  la façade Atlantique (via Bourges et Tours dans un premier temps en attendant mieux).
Attention, le président de région et le ministre ont bien précisé qu'ils rejetaient toute idée d'antennes, il faut descendre le plus au sud possible, la notion de branches écarte toute idée d'antennes.
Le seul cas on l'on peut parler de LN1 Bis à  part entière ce serait dans le cas d'un projet totalement dissocié comme Paris-Nevers-Mâcon-Clermont. Mais dès le moment où l'on veut faire, avec raison, de l'aménagement du territoire, le doublement de Paris-Lyon n'est plus qu'un élément parmi d'autres, et dans Transline, c'est un des 7 critères incontournables.
Enver a écrit :Moi, je ne parle que de choses que j'ai vues et récupérées au Salon.
La préétude avait déjà  pour but d'estimer le potentiel à  partir d'un fuseau assez large ET de voir si le projet était pertinent : elle a conclu que c'était le cas.
Enver a écrit :Récupéré au Salon sur le stand d'Altro, petit prospectus daté de 2008.
Il doit s'agir de notre bulletin n°17, verdad ? Or, je n'y vois que des schémas avec des lignesdroites comme dans un schéma. Un schéma, c'est un schéma, pas une carte au 200 000e ...

Merci Enver de te faire l'avocat du diable cela nous permet d'affiner notre argumentaire . Et je suggère que, suite aux regrets partagés et sincères d'Eomer et de moi-même de ne pas t'avoir rencontré sur le stand, d'organiser une rencontre où l'on mettra tout à  plat et où tu apporteras tes suggestions afin que ce projet (j'ai noté le côté louable dont tu caractérises malgré tout notre démarche) avance.

Posté : mer. 16 juil. 2008 13:45
par eomer
Altro a écrit :Attention, le Président de région et le Ministre ont bien précisé qu'ils rejetaient toute idée d'antennes, il faut descendre le plus au sud possible, la notion de branches écarte toute idée d'antennes.
On joue sur les mots mais tu as raison de préciser: il ne s'agit pas de construire des morceaux de LGV reliant la "LN1 Bis" à  Clermont, St Etienne ou Tours mais plutôt de "dessertes en antenne" grace à  des raccordements et à  l'aménagement des lignes existantes (d'ailleurs, des travaux de mise à  V220 sont en cours entre Moulins et St Germain et la ligne Tours-Saincaize sera électrifiée entèrement d'ici la fin des études LN1 Bis).

Un parcours Orléans-Nevers-Macon permettrait une desserte plus que correcte sur Paris-Clermont (on serait proche des 2h00) et un gain relativement important sur Lyon-Tours (et au dela Nantes-Rennes et Bordeaux) mais n'apporterait rien sur Clermont-Lyon.

Je pense donc qu'un passage par Bourges, Moulins et Roanne constituerait un bon compromis. Il suffirait de deux raccordements judicieusement placés pour desservir Moulins, Vichy et Clermont depuis Paris et Lyon. Reste à  savoir si l'on doit passer plutôt au nord ou au sud de Moulins: en fonction de l'option retenue, la desserte de la ville risque en effet d'être très différente.

Posté : mer. 16 juil. 2008 16:41
par G.E.
C'est vrai que c'est un peu brouillon, tout ça...

D'ailleurs, en 2005, l'Auvergne en était encore là  : http://www.cesr-auvergne.fr/publi.asp?id=20

Posté : mer. 16 juil. 2008 17:27
par altro
Enver a écrit :@Altro ... Tu m'y as vu, tu m'y as vu ...
dommage que tu ne te sois pas présenté... tu aurais eu droit au grand jeu...
Enver a écrit : Je voulais avoir le discours général servi à  autre chose ! Et on m'a plus parlé du développement port de La Rochelle que du grand carrefour dans l'Allier !
Le port de La Rochelle, c'est une réalité, j'en ai eu encore confirmation ce matin : leurs projets de développement avancent.
Transline répond à  des problématiques multiples dans laquelle sont impliqués plusieurs territoires fédérés par une communauté d'intérêts : 11 régions, 44 départements et une centaine d'intercommnalités ont quelque chose à  y gagner. Donc, pour chaque territoire on peut évoquer une ou plusieurs retombées positives. Ensuite d'ores et déjà  les réflexions doivent être lancées sur les aménagements et l'accueil d'activités, une LGV ne faisant pas le printemps à  elle toute seule.
Enver a écrit :C'est pour ça que je m'étonne ... Et que je demande de quoi on parle. J'imagine que si Eomer avait été là , il aurait mis l'accent sur Clermont-Paris & Clermont-Lyon (  lire sa participation dans la discussion, il a l'air de s'en foutre un peu de Limoges !), et que Marsupilud serait davantage parti à  la conquête de l'est à  partir de la "branche (sud-)ouest de la TAA. Il y a visiblement plusieurs discours, plusieurs projets ...
Ensuite, que chacun ait, à  titre personnel, plus d'affinité avec ce qui concerne directement son territoire, et insiste sur ce qui finit par caractériser sa sensibilité, ce n'est pas choquant. En revanche, l'association se doit de défendre une vision globale et je crois que c'est ce que je parviens à  faire ici tout comme lorsque je rencontre mes nombreux interlocuteurs. Quoi de plus simple que "trois branches, un projet" ?

Comme il n'est pas possible de faire un projet pour chaque région, chaque département voire chaque communauté d'agglo, communauté de communes ou communauté urbaine, il y a cette possibilité de fédérer. C'est le nombre important de projets générés qui peut donner cette impression de confusion mais le projet est clair dans sa globalité, comme peut l'être le Rhin-Rhône, pour les collectivités concernées qui s'y retrouvent.

Le projet est d'une limpidité extrême.
Enver a écrit :Cela dit, le grand carrefour ferroviaire dans l'Allier, ... bon. Après tout, si vous avez des sous à  dépenser ! Mais je pense que la SNCF (et a fortiori RFF) plaide(ro)nt pour une LN1bis qui permettre de doubler Paris-Lyon efficacement sans grands détours ... Quitte à  privilégier des branches, ou antennes, comme on voudra ... N'oubliez pas qu'on n'a pas beaucoup de sous.
Revenons sur la saturation de LN1 :
RFF prévoit une saturation à  l'horizon 2030-2035, la SNCF en 2015... alors quelle saturation ? Une ligne est-elle saturée lorsque des points de saturation apparaissent les vendredis et les dimanches de 15h30 à  20h ? L'opérateur justifie d'ailleurs l'extension des périodes blanches pour mieux répartir la clientèle afin de remplir les trains qui le seraint moins et de compter sur l'effet vases communicants... comme quoi, il n'y a pas de fatalité.

Les acteurs économiques auvergnats ne s'y trompent pas en réaffirmant leur priorité pour Clermont-Lyon sur Clermont-Paris.

Parlons, en effet de sous. La 4è phase de la pré-étude a montré que c'est le fret qui portera la construction des 1070 km des trois branches de Transline en assurant un retour sur investissement à  hauteur de 60%.
Enver a écrit : Et si vos schémas ont trois ans et sont caducs, ma foi, videz les de la page d'accueil du site internet ! Alors, vous pourrez déjà  plus légitimement parler au futur !!
c'est dingue comme tu généralises : je n'ai évoqué qu'un schéma vieux de trois ans, mais qui est encore d'actualité puisqu'il reprenait déjà  les trois branches, c'est tout. Cependant, pour le site, je te l'accorde : il y a surement quelque chose à  faire !

Donc, ce n'est pas brouillon et si l'Auvergne a fait du chemin depuis 2005, pourquoi s'en plaindre : Transline, c'est la fédération trans-sensibilités politiques de tous ceux qui veulent construire le territoire...

Posté : mer. 16 juil. 2008 20:07
par eomer
Enver a écrit : J'imagine que si Eomer avait été là , il aurait mis l'accent sur Clermont-Paris & Clermont-Lyon (  lire sa participation dans la discussion, il a l'air de s'en foutre un peu de Limoges !),
Pourtant, j'étais là  mais seulempent le jeudi.
Je ne me fout pas de Limoges mais je sais également que l'on ne peut pa tout faire en même temps. Alors, je privilégie naturelement les liaisons qui interessent l'Auvergne: cela tombe bien puisque ce sont les plus rentables et les plus urgentes.

Ensuite, je pense qu'il faut concevoir le projet e "LN1 Bis" de manière à  laisser la porte ouverte à  des évolutions futures.
Par exemple, on peut envisager de commencer par deux tronçons Brétigny-Bourges et Roanne-Lyon puis de les relier ensuite entre eux. A plus long terme, on peut créer, par exemple:
- un barreau Bretigny-Austerlitz via Orly,
- une antenne vers Clermont desservant Vichy par une nouvelle gare
- une branche ouest reliant la LN1 Bis à  Angoulème via Montluçon, Gueret et Limoges (Transline)
- une branche Bourges-Tours-Le Mans / Angers
- un barreau vers Brive
- ....

Je pense qu'il ne faut pas se raccorder à  la LN1 dans le secteur de Cluny: déja, cela imposerait un doublement de la LGV dans le Val Lamartinien et surtout, cela ne permettrait pas d'irriguer convenablement la partie Ouest de la Région Rhône-Alpes.
Je préfererais un passage par Roanne qui non seulement autoriserait des Paris-St Etienne en 2h00 mais permettrait aussi, à  très long terme, un passage des TGV Paris-Mediterrannée à  l'ouest de Lyon: il faudrait créer un barreau Roanne-St Etienne-Annonay-Valence. Cette aspect du projet Transline, inspiré du "Delta T3A" a été dernièrement soulevé par le délégué Rhône-Alpes d'Altro.

Posté : mer. 16 juil. 2008 20:57
par Maastricht
On part dans des horizons de réalisation 2050-2060 là  :tourne:

Posté : mer. 16 juil. 2008 21:04
par Marcheur 2418
Je ne comprend pas trop cet interêt pour vouloir faire une transversale dans le massif central alors que les régions sont peu peuplés, le relief difficile et que le port de La Rochelle est limité dans son développement (périmétre réduit et ville plus touristique qu'industrielle), de même que celui de Bordeaux (Le Verdon est peu commode à  relier et le port du centre est en berne).

Alors que par la vallée de la Loire, le sillon semble plus évident. D'abord les lignes sont déja pas mal et facilement améliorables. Ensuite les ports de Nantes, Rouen et le Havre c'est autre chose pour l'avenir fret de la France.

Ainsi il faudrait faire une véritable ligne fret voyageur entre Vierzon/Tours/Angers/Nantes/Rennes et une autre entre Tours/Le Mans/Rouen/Le Havre (ou entre Orléans/Rouen/le Havre).
mais peut être qu'il manque quelque chose par rapport à  Altro c'est l'entente entre tous ces acteurs.

Ce n'est pas pour cela qu'il faut opposer les deux projets, celui ci semble plus réalisable mais celui d'Altro est intélligent quoique un peu idéaliste.

Posté : mer. 16 juil. 2008 23:11
par marsupilud
C'est finalement utile, de remonter le topic à  la surface... Sara a déjà  pas mal permis d'améliorer l'esprit de synthèse de l'association, il faut continuer, et c'est bien l'état d'esprit dans lequel nous sommes ici.

Finalement, nos espions préférés ont finement joué à  ce fameux salon, car en ayant ainsi eu le discours officiel neutre, il est plus facile maintenant d'y voir les problèmes ou failles. Mais attention cependant à  ne pas prendre chaque élément isolément et à  le monter en problème majeur, car c'est vite visible et peu crédible, en plus d'être un exercice plutôt facile. Il y a des remarques intéressantes et pertinentes ici, mais souvent on ne fait pas l'effort de synthèse et de lucidité qui permet de relativiser les contraintes ... se forcerait-on à  voir les choses négativement ?

Quelqu'un ici est-il le gardien du Trésor Public ? Qui ici sait quelles sont les vraies capacités d'investissement, tant publiques que privées, pour les trente prochaines années ? Personne. Autant dans le "y'a plus" que dans le "y'en a", de l'argent. Personne ne semble se poser la question (et si c'est pas là , je me demande où c'est..) du financement des dernières autoroutes, pourtant elles restent largement programmées, et ce malgré une rentabilité douteuse et des motivations pour les faire en baisse.

Bref. Sans refaire, donc, l'histoire de Transline, il serait peut-être bon de pointer - et normalement ce n'est pas moi ici qui fait ce genre d'exercice - la page 6 (si si, en janvier 2007 !) de ce sujet, et lire qu'Altro pense déjà  au doublement de la LN1 via l'Auvergne.... Et de constater que l'annonce électoraliste - quoique, de la SNCF - de ce dernier n'arrive qu'en page 12 de ce même topic, c'est-à -dire en septembre 2007, reprise par les ministres en octobre 2007. L'opportunisme n'est donc pas de mise, car on en parlait dans le cadre du Clermont-Lyon.

Le discours était certes moins clair qu'aujourd'hui, mais on avait déjà  les trois branches. ... Après, cette dernière vision du découpage est-elle plus claire ?

Image
© Carte originale : SNCF

Parce qu'effectivement officiellement c'est ça :

Image
© Carte originale : SNCF

C'est que la branche Ouest divise, et Marsupilud, s'il a pris le projet tel quel au vol, il est bien seul aujourd'hui dans sa région pour défendre le barreau sud-ouest... pourtant avoué comme utile par tous d'un point de vue du fret ! C'est vrai que l'Arc Atlantique, c'est vaste, et il faut à  tout prix chercher à  maximiser les flux sur un même axe. Cela doit s'appliquer à  cette branche du projet, et à  l'ensemble du projet, d'où l'apparente "annexion" de la LN1-bis, puisqu'on y trouve intéressant, depuis les débuts de la T3A, d'y adjoindre les flux Paris-Clermont et Clermont-Lyon. Et si St-Etienne pouvait aussi s'y intéresser, ce serait encore plus pertinent.

Il s'agit en fait, comme le montrait l'une des cartes du salons (il faudrait toutes les publier du reste), de s'intégrer le plus possible aux projets existants. Le doublement de Paris-Lyon en est maintenant un. Mais la branche nord (Paris-Auvergne) n'a pas du tout un rôle de transversalité, d'où le fait que les trois transversalités ne correspondent pas aux trois branches du projet : Rennes-Bordeaux s'appuie sur la branche ouest et sur la LGV SEA, et Bordeaux-Lyon comme Rennes-Lyon s'appuient sur les branches ouest et est mises bout-à -bout.
Thomas a écrit :Reviendrait-on enfin aux fondamentaux et au réalisme même si la pilule de la "non-transversalité" sera difficile à  faire avaler aux accros? Remarquez, il suffit de tourner la carte vers la droite... question de point de vue. :wink:
C'est indéniable qu'Altro aujourd'hui s'appuie sur l'Auvergne pour avancer. L'association y a son siège, y trouve ses moyens, mais c'est un juste retour des choses, car qui parlait de TGV en Auvergne avant Altro ? Il n'en reste pas moins que les grands objectifs d'Altro ne sont pas limités à  la seule desserte tout azimut de l'Auvergne, mais bien à  un maillage équilibré du territoire par la grande vitesse ferroviaire. Et il se trouve que l'Auvergne est la plus concernée.

En ce qui concerne l'histoire de la zone d'influence verte ..... n'est-ce pas là  un des fameux points pris isolément et discrédité gratuitement ? En plus avec un peu d'analyse, comment le trait rouge pourrait-il sortir de la zone verte, c'est-à -dire de sa zone d'influence ?? D'ailleurs, Transline est sensée intéresser l'Ile-de-France dans le sens de la désaturation. Ce serait innonvant, que quelqu'un paie pour se voir écarter... Sinon, pour l'avoir dessiné cette carte, je vois plutôt ce manque de zone verte comme un excès de fainéantise, et une erreur de jeunesse logicielle, car le fond est maladroitement colorié sous Photoshop, le reste étant fait sous Illustrator, et que les modifs sous Photoshop, puis les réimportations, c'est long et fastidieux, et qu'il fallait rendre la carte rapidement car les presses de V&T n'attendent pas .... ce n'est pas mon métier.

Et donc :
Enver a écrit :Cela dit, je trouve ça surprenant que l'on nous ressorte encore des schémas vieux de trois ans alors que la préétude est visiblement terminée (tout de même, vous avez des subventions, et même des p'tits gars idéalistes qui savent manier les logiciels idoines et seraient sans doute prêts à  vous faire des cartes gratos) ...
.... gars qui paient, dirai-je même, une adhésion pour les faire .... je ne suis pas nourri par les encarts de V&T ! Et j'espère qu'on ne mélange pas sur Sara positions personnelles et enjeux professionnels... (ce n'était clairement pas le cas à  l'époque de la sortie de ce fameux encart, et on connaît les positions des uns d'une part, et de V&T d'autre part). Sara n'est pas une tribune pour porter le projet, mais un espace de travail pour en discuter, ce n'est pas pareil. Alors c'est possible qu'il y ait des cartes et des idées contradictoires : le projet est fait par des hommes, et Altro n'est pas une machine de communication. Un effort d'actualisation a quand même été fait pour le salon : les vieilles cartes plaçaient à  peine les villes au bon endroit. Elles n'ont effectivement plus leur place dans les débats et publications actuelles, je suis d'accord avec toi. Tout comme les vieilles idées.

Par exemple, une des premières idées était de mettre Clermont-Ferrand au milieu des ces fameuses trois branches, comme l'est Dijon pour le Rhin-Rhône. Ce n'est finalement pas possible vu le relief : on fait évoluer le projet, mais en gardant le cap. Et c'est clair qu'avec la multitude des acteurs économiques intéressés par le projet, il n'est pas étonnant aujourd'hui qu'on entendent tout et son contraire sur le projet, notamment en terme d'objectifs de dessertes et de liaisons. Aujourd'hui par exemple, il faut se demander pourquoi on veut doubler Paris-Lyon, et voir un peu plus loin : ne peut-on pas avoir un axe sur Lyon (LN1 actuelle) et un autre sur le Midi (LN1 bis) ?
Enver a écrit :c'est à  nous que vous vendez vos idées, ...
En l'occurrence, plutôt aux politiques et aux acteurs économiques, mais oui
Enver a écrit :Et si vos schémas ont trois ans et sont caducs, ma foi, videz les de la page d'accueil du site internet ! Alors, vous pourrez déjà  plus légitimement parler au futur !!
+1

Posté : jeu. 17 juil. 2008 01:15
par Maastricht
marsupilud a écrit : Quelqu'un ici est-il le gardien du Trésor Public ? Lui ici sait quelles sont les vraies capacités d'investissement, tant publiques que privées, pour les trente prochaines années ? Personne. Autant dans le "y'a plus" que dans le "y'en a", de l'argent. Personne ne semble se poser la question (et si c'est pas là , je me demande où c'est..) du financement des dernières autoroutes, pourtant elles restent largement programmées, et ce malgré une rentabilité douteuse et des motivations pour les faire en baisse.
Je trouvais au contraire qu'on avait déjà  abordé ce point, notamment sur le topic Grenelle, pour en arriver en effet à  la conclusion que dans l'état actuel des choses, on ne peut disposer que d'une visibilité très, très réduite sur les capacités d'investissements mais surtout sur les politiques d'investissement de la part de l'Etat, a fortiori en termes de transports. C'est précisément cette absence de visibilité qui à  mon sens devrait conduire à  davantage de prudence sur les projets à  très long terme du type Transline : c'est extrêmement séduisant, des temps de parcours de 55mns entre Clermont et Lyon, de 45mns entre Nantes et Poitiers ou entre Limoges et Clermont ...

Sauf qu'indiquer déjà  ces temps de parcours pour convaincre le lecteur, l'interlocuteur, c'est déjà  prendre une option sur le type d'aménagement qui aura à  être réalisé : Limoges-Clermont, si on veut éviter le massif du Sancy et remonter par Guéret, c'est 230 kms au grand, grand minimum. En 45mns, ça nous fait un bon 306 km'h de moyenne. Pas impensable avec un AGV, mais ça suppose déjà  un profil en long et des rayons de courbes pas franchement en adéquation avec la réalité du relief.

Bref oui, on ne sait absolument pas de quoi est-ce qu'on va disposer dans 20 ou 30 ans (ce qui correspondrait, en restant relativement optimiste, à  la date optimale d'un début de réalisation de la dite ligne), mais Altro utilise déjà  les temps de parcours les plus otpimistes possibles qui par conséquent sont aussi ceux qui réclament le plus de sous. Ce qui me gêne ce n'est pas afficher un grand otpimisme sur ce type de données, why not, mais c'est de ne pas en profiter pour communiquer sur le coût, évidemment indicatif, qu'implique de tels temps de parcours.

Itou pour les chiffres du trafic fret et voyageurs : un cabinet spécialisé a été payé pour ça, et a donc j'imagine dû se baser sur les mêmes temps de parcours : si des études ont quand même pu être poussées jusque là , pourquoi ne peut-on pas communiquer sur le coût ? Parce que le fameux point x n'a pas encore été fixé ? Alors à  ce moment là , comment peut-on avoir les dits temps de parcours et trafics marchandises/voyageurs ?

Tout ça sans parler des fantastiques Cholet/Milan en 5h ou Roanne/Madrid en 5h15, évidemment avec un charter c'est possible, mais en conditions courantes un 24 février 2042, ça demandera deux correspondances et ça prendra 9h, onglet à  l'échalotte à  la brasserie de la gare de Bordeaux compris.

Bref Altro continue à  vendre du rêve : l'encart de V&T ne parle que de passer du rêve à  la réalité, mais la dite réalité après un rencart avec une superbe blonde au grand Véfour, c'est aussi la douloureuse apportée par le garçon à  la fin du repas. On vend des temps de parcours, on vend Lisbonne, Kiev, Tirana, Madrid et Vitoria, on vend les 300 ou 350 km'h, l'honneur retrouvé des contrées évitées par l'étoile de Langrand des LGV, mais à  côté de ça on arrive à  quelquechose qui n'est pas raisonnable, et qui tend encore à  mon goût à  l'amateurisme, la directe Limoges-Clermont, qu'on voit encore dans le dit encart de V&T, en étant un bon exemple. Itou au niveau du simple linéaire : je lis « le cumul de plusieurs fonctionnalités permet d'atteindre un potentiel de demandes pertinet ». Tout ça sous une carte présentant une LGV Limoges-Angoulême et Limoges-Poitiers permettant des circulations à  300 à  l'heure. Bref, 200kms de linéaire de LGV quand une seule ligne rejoignant la SEA en un point y (aller au hasard ... Ruffec ?) permettrait d'en économiser plus de la moitié, pour une perte de temps de dix minutes, à  la louche et en étant généreux. On veut redescendre vers Bordeaux ? Pas de problème, on est sur la SEA. On veut remonter vers Nantes ? Alors on passe par Niort et La Roche, c'est un peu plus long que par Cholet, mais au moins on se rapproche du fameux port de La Rochelle. Hop, ça nous fait déjà  70-80 kilomètres en moins à  construire, soit un milliard qu'on aura pas à  sortir, youpi.

Pour revenir aux autoroutes là  aussi il faut je crois être encore assez prudents sur ce qui reste programmé et ce qui est passé à  la trappe, le flou artistique qui règne baignant dans le même bouillon que celui des LGV et TCSP annoncées par le Grenelle. Les transports ne sont dans tous les cas pas la priorité du budget 2009 en préparation, où à  part l'armée, la recherche et la justice c'est période de vache maigre partout pour ce qui est des investissements. Alors on peut toujours continuer à  chercher des PPP, concessions ou affermages tous plus illislbes les uns que les autres.
Par exemple, une des premières idées était de mettre Clermont-Ferrand au milieu des ces fameuses trois branches, comme l'est Dijon pour le Rhin-Rhône. Ce n'est finalement pas possible vu le relief : on fait évoluer le projet, mais en gardant le cap. Et c'est clair qu'avec la multitude des acteurs économiques intéressés par le projet, il n'est pas étonnant aujourd'hui qu'on entendent tout et son contraire sur le projet, notamment en terme d'objectifs de dessertes et de liaisons. Aujourd'hui par exemple, il faut se demander pourquoi on veut doubler Paris-Lyon, et voir un peu plus loin : ne peut-on pas avoir un axe sur Lyon (LN1 actuelle) et un autre sur le Midi (LN1 bis) ?
C'est René Souchon qui doit être content d'avoir vu le point x émigrer 60 ou 70 kilomètres au nord de Clermont :tourne : Et pourtant rien qu'avec ça le projet gagne déjà  en crédibilité, reste encore à  reporter ça sur toutes les cartes.


Ah oui en parlant du site web, pour en remettre une dernière couche, j'avoue n'avoir qu'assez rarement vu un tel foutoir, qui tranche radicalement avec l'image quasi bling-bling (ou en tout cas user-friendly) du site de com' faisonsbougerleslignes ... Les cartes synoptiques avec la directissime Limoges-Clermont et la gare internationale de Feurs-s-Loire figurent encore en bonne place : j'ai un mal de chien à  chaque visite à  retrovuer des documents cartographiques récents. Des propos clairs sur le coût, le type de circulation prévu, itou, tout juste est-ce que je peux lire dans les premiers documents de 2001-2002 que la traversée du Massif Central était prévue à  300-350 km'h ... Le serpent se mord la queue, tout ça ...

Posté : jeu. 17 juil. 2008 09:05
par altro
Maastricht a écrit :indiquer déjà  ces temps de parcours pour convaincre le lecteur, l'interlocuteur, c'est déjà  prendre une option sur le type d'aménagement qui aura à  être réalisé
Right.
Maastricht a écrit :Ce qui me gêne ce n'est pas afficher un grand otpimisme sur ce type de données, why not, mais c'est de ne pas en profiter pour communiquer sur le coût, évidemment indicatif, qu'implique de tels temps de parcours.
RFF a donné une indication avec 12 milliards pour le doublement de Paris-Lyon (branches Nord et Est). La branche Ouest est évaluée à  6,5-7 milliards environ suivant les options, soit 18,5 à  20 milliards pour 1070 km et pour voir large suivant les options.
Maastricht a écrit :Itou pour les chiffres du trafic fret et voyageurs : un cabinet spécialisé a été payé pour ça, et a donc j'imagine dû se baser sur les mêmes temps de parcours : si des études ont quand même pu être poussées jusque là , pourquoi ne peut-on pas communiquer sur le coût ? Parce que le fameux point x n'a pas encore été fixé ? Alors à  ce moment là , comment peut-on avoir les dits temps de parcours et trafics marchandises/voyageurs ?
A 300 km/h, 5 minutes correspondent à  une distance de 28/30 kilomètres soit une marge suffisante pour élargir le fuseau sans influer grandement sur le temps de parcours.
Maastricht a écrit :Tout ça sans parler des fantastiques Cholet/Milan en 5h ou Roanne/Madrid en 5h15, évidemment avec un charter c'est possible, mais en conditions courantes un 24 février 2042, ça demandera deux correspondances et ça prendra 9h, onglet à  l'échalotte à  la brasserie de la gare de Bordeaux compris.
Ces temps ont été estimés à  raison de deux correspondances et un battement de 10 minutes pour chacune d'elle, le tout dans un contexte d'exploitation optimisée rendue possible grâce au maillage LGV du territoire européen. Par ailleurs, il est de bonne guerre d'annoncer les meilleurs temps de parcours (ex Paris-Marseille en 3h, etc...) Cependant, dans le système Altro basé sur un cadencement, les meilleurs temps ne seront pas l'exception.
Enfin, je prends note que tu évoques 2042 ce qui est, avouons-le plus optimiste que les 2050/2060 auxquels tu te réfèrais précédemment.
Maastricht a écrit :la directe Limoges-Clermont, qu'on voit encore dans le dit encart de V&T, en étant un bon exemple.

Well, combien de fois faudra-t-il répéter qu'ils'agit de schémas et non de cartes au 100 ou 200000è...
Maastricht a écrit : Itou au niveau du simple linéaire : je lis « le cumul de plusieurs fonctionnalités permet d'atteindre un potentiel de demandes pertinet ». Tout ça sous une carte présentant une LGV Limoges-Angoulême et Limoges-Poitiers permettant des circulations à  300 à  l'heure. Bref, 200kms de linéaire de LGV quand une seule ligne rejoignant la SEA en un point y (aller au hasard ... Ruffec ?) permettrait d'en économiser plus de la moitié, pour une perte de temps de dix minutes, à  la louche et en étant généreux.
Alors là , excuse-moi mais nous ne t'avons pas attendu ! Lors du débat public Poitiers-Limoges, nous avions proposé l'option sud...via Ruffec. La perte de temps pour des Limoges-Paris était de 7' exactement. Les décideurs en ont décidé autrement. Donc merci pour le conseil qui vient, un peu, après la bataille... Comme quoi, suivre l'historique n'est pas forcément une perte de temps... puisque cela permet d'en gagner dans la réflexion... et d'éviter de tendre vers... l'amateurisme.
Maastricht a écrit :On veut remonter vers Nantes ? Alors on passe par Niort et La Roche, c'est un peu plus long que par Cholet, mais au moins on se rapproche du fameux port de La Rochelle. Hop, ça nous fait déjà  70-80 kilomètres en moins à  construire, soit un milliard qu'on aura pas à  sortir, youpi.

Ca pourrait se défendre mais quid des Cholet-Nantes, des Niort-Nantes et des Nantes-Lyon. A ce propos, personne ici ne parle des réseaux interrégionaux type Armorique et Mssif Central et qui sont, amha, une composante non négligeable de Transline (desserte fine des territoires). Et si on en parlait justement ? Transline est bien un projet global qui ne saurait se réduire à  + ou - 5' entre tel et tel point.
Maastricht a écrit :Alors on peut toujours continuer à  chercher des PPP, concessions ou affermages tous plus illislbes les uns que les autres.
Il y a actuellement une quasi-mobilisation générale, notamment de la FNTP, sur les moyens de financement, tout le monde étant conscient que c'est le point faible du Grenelle. Par conséquent, il faut trouver,et on trouvera parce que nous n'avons plus le choix ! (Eh oui, encore des grands mots !)
Maastricht a écrit :C'est René Souchon qui doit être content d'avoir vu le point x émigrer 60 ou 70 kilomètres au nord de Clermont :tourne : Et pourtant rien qu'avec ça le projet gagne déjà  en crédibilité, reste encore à  reporter ça sur toutes les cartes.

Enfin, grâce à  x, un point sur lequel nous sommes d'accord ! ça m'inquiétait aussi de voir que tout ce qui était proposé était délirant... Mettre ça sur toutes les cartes ? Encore une fois, les cartes ne sont pas à  une échelle qui permette ce niveau de précision.
Maastricht a écrit : Ah oui en parlant du site web, pour en remettre une dernière couche, j'avoue n'avoir qu'assez rarement vu un tel foutoir, qui tranche radicalement avec l'image quasi bling-bling (ou en tout cas user-friendly) du site de com' faisonsbougerleslignes ... Les cartes synoptiques avec la directissime Limoges-Clermont et la gare internationale de Feurs-s-Loire figurent encore en bonne place : j'ai un mal de chien à  chaque visite à  retrovuer des documents cartographiques récents. Des propos clairs sur le coût, le type de circulation prévu, itou, tout juste est-ce que je peux lire dans les premiers documents de 2001-2002 que la traversée du Massif Central était prévue à  300-350 km'h ... Le serpent se mord la queue, tout ça ...
C'est vrai que pour le site, je le répète, il y a surement quelque-chose à  faire ! Tes suggestions sont les bienvenues.

En fait, la question réelle qui se pose :
- pensez-vous que Transline, avec ses 3 branches, soit un projet utile ?
Si oui, on rejoint la mobilsation et on y apporte ses suggestions pour la rendre plus ceci ou moins cela, ou l'inverse. A travers le site, on peut au moins voir que c'est un projet évolutif et non figé ce qui lui permet d'être encore dans la course aux projets qui ont une réelle chance d'aboutir.
Si non, si, par exemple, on considère que le maillage du territoire n'est pas la priorité, c'est vrai, la messe est dite.

Encore une fois, et plus généralement, je tiens à  remercier tous ceux qui se font ici l'avocat du diable pour aider à  l'avancée d'une réflexion qui, qu'on le veuille ou non, a fini par s'imposer dans le débat des infrastructures et par permettre l'inconcevable : une LGV dans le Massif Central au sens large comme le soulignait Marsu. Et le regard extérieur, lorsqu'il est animé par un esprit positif et construcif est non seulement utile mais indispensable.

Posté : jeu. 17 juil. 2008 10:10
par G.E.
Altro a écrit :La branche Ouest est évaluée à  6,5-7 milliards environ suivant les options, soit 18,5 à  20 milliards pour 1070 km et pour voir large suivant les options.
Alors qu'on peine à  trouver 1,5 milliard d'euros pour une LGV PACA passant par Marseille et Toulon...
Maastricht a écrit :A 300 km/h, 5 minutes correspondent à  une distance de 28/30 kilomètres soit une marge suffisante pour élargir le fuseau sans influer grandement sur le temps de parcours.
Ce sont des valeurs en ligne. Si c'est pour faire un crochet avec un raccordement dans la foulée, la vitesse du train sera bien inférieure...
Altro a écrit :Well, combien de fois faudra-t-il répéter qu'ils'agit de schémas et non de cartes au 100 ou 200000è...
Comme dit plus haut, c'est une question de crédibilité, surtout pour un projet à  20 milliards d'euros. Je trouve d'ailleurs que les dernières cartes Marsupilud sont assez réussies.

Il faut cependant mettre le projet en comparaison avec ses 2 concurrents :
:arrow: Une LGV Paris - Nevers - Lyon pour des TGV bolides qu'affectionne de plus en plus la SNCF dans sa frénésie de copier à  tout prix le modèle aérien. Ce projet aurait un coût moins élevé et il permettrait une diminution générale des temps de parcours vers Lyon, les Alpes, la Méditerranée, soit de gros marchés.
:arrow: Un passage par l'Est de la LGV PSE actuelle, via l'ensemble Rhin-Rhône. Ne sous-estimez pas cette option qui a des partisans et limitera le coût ! On l'a vu, les régions de l'Est savent se faire entendre...

Si le projet (vu de Paris) est de faire un Paris - Lyon Bis, il faudra prouver que le passage par Orléans et Bourges est le meilleur.
Altro a écrit :Lors du débat public Poitiers-Limoges, nous avions proposé l'option sud...via Ruffec. La perte de temps pour des Limoges-Paris était de 7' exactement. Les décideurs en ont décidé autrement. Donc merci pour le conseil qui vient, un peu, après la bataille... Comme quoi, suivre l'historique n'est pas forcément une perte de temps... puisque cela permet d'en gagner dans la réflexion... et d'éviter de tendre vers... l'amateurisme.
Le projet de LGV Poitiers - Limoges n'avait rien de transversal. Pas étonnant que le fuseau nord ait été retenu !

Pour ce qui est de l'amateurisme, ça ne t'empêche pas de venir prendre le pouls régulièrement par ici...
Maastricht a écrit :Alors on peut toujours continuer à  chercher des PPP, concessions ou affermages tous plus illislbes les uns que les autres.
Les projets les plus chanceux auront droit à  ce type de financement ruineux à  long terme pour les finances publiques (même si celà  libère des capacités à  court terme). Bref, seuls les premiers arrivés seront les premiers servis car les collectivités ne pourront pas financer plusieurs projets de ce type et les capitaux privés recherchent de la rentabilité (surtout pour un investissement à  50 ans).