Le Maître d'ouvrage, le 09/10/2011,
Le projet de Ligne Nouvelle Paris Normandie n’entraîne pas la suppression des trains normands en direction de Lyon et Marseille.
Pour ces trains dits « intersecteurs », c'est-à-dire qui desservent des villes de province sans desservir Paris, il n’est pas prévu, dans le cadre du projet LN PN, d'étudier une rocade raccordant la ligne à Roissy et au réseau des Lignes à Grande Vitesse. Les trains contournant Paris devront donc comme aujourd'hui utiliser les lignes existantes.
Ainsi, le train Le Havre-Marseille pourra quitter la ligne nouvelle avant Mantes et poursuivre son trajet via Versailles et Massy-Palaiseau. Les trains vers Roissy et au-delà utiliseront la ligne fret de "Grande Ceinture" à partir de Sartrouville ou Argenteuil. Ces trains bénéficieront de l'accélération permise par la LNPN jusqu'à l'Ile-de-France.
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La réalisation d’une gare à la Confluence de la Seine et de l’Oise est un critère de différenciation entre les scénarios d’Ile-de-France : parmi les 4 options de passage privilégiées en Ile-de-France, une consiste à relier Mantes directement sans desservir Confluence.
Dans le cas d’une implantation de cette gare à Achères Grand Cormier, il conviendrait en effet de créer un point d’arrêt supplémentaire sur la branche Cergy du RER A à Achères, car la correspondance entre cette branche et la LNPN est celle qui présenterait la meilleure valeur ajoutée. Un tel arrêt supplémentaire serait toutefois pénalisant pour tous les usagers du RER A ne souhaitant pas utiliser cette correspondance. Si la gare LNPN est située à Achères Ville, cette correspondance peut être assurée sans ajouter de nouvel arrêt.
La « double desserte » de La Défense et de Paris Saint-Lazare, mentionnée dans votre question, constitue effectivement l’hypothèse appelée dans les scénarios « desserte en ligne de La Défense », l’autre hypothèse étant une desserte de La Défense « en fourche » (cf. p. 81 du dossier du Maître d’Ouvrage). Cette hypothèse « en ligne » offre bien les souplesses que vous évoquez en terme de desserte et en terme d'exploitation, sous réserve de dimensionnements de gares qui restent à approfondir avant de pouvoir répondre à toutes les questions que vous posez judicieusement
(je mentionnais des études complémentaires visiblementnégatives pour cette option : Exploitabilité de la gare St Lazare et étude technique des aménagements nécessaires rapport C).
A terme, dans le cas où la future rocade LGV Ouest IDF passerait par La Défense, des trains intersecteurs pourraient quitter la LN PN à La Défense vers Carrefour Pleyel au lieu de poursuivre vers Saint-Lazare, ce qui limiterait le nombre de trains terminus dans cette gare.
Concernant les prévisions de trafic de la gare nouvelle Nanterre-La Défense, il est estimé que la gare intéressera potentiellement 3,2 millions de voyageurs par an (cf. p. 83 du DMO). Cette gare qui assurerait plusieurs fonctionnalités (accès à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, via une connexion avec le futur métro automatique, desserte de proximité du centre d’affaires de La Défense, alternative pour la desserte de l’ouest francilien, etc.) capterait entre 20 et 23 % des voyageurs en relation avec la Normandie.
Ce pourcentage est du même ordre de grandeur que la croissance de trafic due à la ligne nouvelle. De sorte que le nombre de voyageurs utilisant la gare Paris Saint Lazare ne serait pas supérieur à ce qu'il serait en situation de référence (c'est à dire sans Ligne Nouvelle) aux mêmes horizons.