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Posté : dim. 25 janv. 2009 18:46
par STP
eomer a écrit :STP a écrit :Sur le fond, je te rappelle que cette fameuse A89 est aussi baptisée l'autoroute des présidents et passe au bon milieu de ce que les géographes appellent "la diagonale du vide".
FORMIDABLE !
Laissons donc mourrir ces Régions: on ne va tout de même pas utiliser les bénéfices des sociétés d'autoroutes pour desservir ces bouseux.
Ce genre de reflexion pleine de mépris, venant de la part d'un banlieusard Lyonnais, témoigne d'une certaine conception des choses...
D'ailleurs, pourquoi bénéficient tu d'une autoroute gratuite pour te rendre à Lyon ? Je ne vois pas bien pourquoi je la finance...
A croire qu'avant l'A 89, les gens étaient terriblement malheureux et crevaient la gueule ouverte au bord des chemins...
Saches que je n'ai aucun mépris et aucune pitié pour les habitants de ta région. Heureusement que certains sont là pour que l'on puisse conserver une agriculture de qualité en France.
Pour ma part je considère que ce n'est pas une autoroute qui fait l'attrait du centre de la France : n'y d'un point de vue économique, ni de point de vue démographique. Au mieux cela apporte quelques touristes parisiens perdus ainsi que les éffluves des gaz d'échappement de poids lourds en transit.
Enfin je précise mon propos : je met sur un pied d'égalité les "bouseux du centre de la France" (comme tu dis) et les bourgeois de Neuilly qui se payent l'enterrement de la RN 13. La question n'est pas là .
Posté : dim. 25 janv. 2009 19:05
par Maastricht
Bon aller, ça dérape trop, on a deux camps aux pensées opposées, donc on va fermer ça jusqu'à ce que le CE rende sa décision, je crois que tous les arguments pour/contre ont été donnés ...
Posté : mer. 11 mars 2009 19:04
par paskwa
Mon petit doigt me dit que le CE va approuver la concession de l'A89 :
les travaux sur cette section, contrairement à la section Thénon Brive qui ont été, un temps, interrompus, tournent actuellement à plein régime.
http://photostp.free.fr/phpbb/viewtopic ... 89#p148189
Mais tout le monde peut se tromper...
Posté : sam. 28 mars 2009 13:14
par Portos
le Progrès a écrit :
Le rapporteur public au Conseil d'Etat favorable à l'A89
Dans trois ans, on devrait pouvoir relier Lyon à Bordeaux par l'A89, en passant par Balbigny. Les conclusions du rapporteur public du Conseil d'Etat y sont favorables
L'autoroute A89 entre Balbigny et la Tour de Salvagny, tronçon manquant entre Lyon et Bordeaux, devrait ouvrir comme prévu fin 2012. C'est en tout cas dans ce sens que sont allées, hier, les conclusions du rapporteur public du Conseil d'Etat.
C'était la seconde audience que consacrait la plus haute instance administrative du pays à ce dossier ultrasensible, véritable serpent de mer depuis plus de vingt ans. En octobre, le rapporteur public (le même qu'hier) avait présenté des conclusions favorables à l'annulation de la concession du tronçon autoroutier de 50 km à ASF (les Autoroutes du Sud de la France). Quelques mois plus tard, contraint de remettre le nez dans le dossier pour une seconde audience où siégeait une formation supérieure, il a donc changé d'avis. Fait rare, il a mis plus d'une heure à argumenter ses conclusions.
Le nœud principal de cet imbroglio juridique est le non- respect des règles de concurrences, imposées par les directives européennes. Pour justifier ses changements de conclusions, le rapporteur public s'est appuyé sur la promesse faite par l'Etat à ASF d'obtenir la concession de cette autoroute dès 1987, alors même que l'Europe n'imposait pas de mise en concurrence. Il a rappelé que la commission considérait que ce n'était pas irrégulier, compte tenu de l'antériorité du dossier.
C'est donc la volonté de ne pas aller à l'encontre de l'avis communautaire qui a été validée hier.
Le rapporteur public a aussi longuement insisté sur les conséquences qu'aurait une annulation de la concession: la valeur de la société ASF, récemment rachetée par Vinci, serait certainement revue à la baisse ; un nouveau délégataire devrait être choisi avec, pour conséquence, un énième retard pour l'autoroute. Cerise sur le gâteau : les tarifs des autres autoroutes qui avaient été augmentés pour financer ce tronçon devraient logiquement être rabaissés et entraîneraient pour les usagers la possibilité de demander le remboursement de la différence.
Dans le jargon du droit administratif, c'est faire la balance entre le respect du droit et la stabilité des acquis. Entre le 1er mars 2006, date de la validation législative de l'avenant contesté par les requérants et permettant la concession de l'autoroute, et la date de l'audience d'hier, il y a de l'eau coulée sous les ponts. Et surtout des pelletées de terre retournée pour construire le tunnel de Violay. « Il faut prendre en compte l'écoulement du temps » a dit le rapporteur. Dans deux semaines, le Conseil d'Etat lui donnera sans doute raison.
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-lo ... l-A89.html
Posté : sam. 28 mars 2009 15:11
par Maastricht
Enver a écrit :C'est le même bonhomme qui a opportunément changé d'avis depuis l'automne ?
Oui, juste pour préciser, le commissaire au gouvernement est devenu le rapporteur public le 1er février 2009, histoire d'éviter toute confusion ou ambiguïté.
Posté : jeu. 09 avr. 2009 20:06
par Maastricht
Et les dernières nouvelles, transmises par Dionysos ...
La Montagne a écrit :LA MONTAGNE JEUDI 9 AVRIL 2009 3
Le fait du jour Désenclavement
Correze
Tronçon de 49,5 km
Le tronçon de l'A89 pour rejoindre Lyon prend corps au nord de Balbigny, dans la Loire, et rejoint La Tour-de-Salvagny, dans le Rhône, à quinze kilomètres de la capitale des Gaules.
Un chiffre
1,3 milliard. C'est le coût estimé de cette portion d'autoroute, longue de 49,5 km. À ce jour, près de 600 millions d'euros auraient été engagés.
Objectif fin 2012
Lancés le 28 juin 2008, les travaux pour la réalisation du tronçon de l'A89 Balbigny-La Tour-de-Salvagny doivent être achevés en 2012, pour une mise en service en fin d'année.
INFRASTRUCTURES ¦ Le Conseil d'État rejette les requêtes des opposants lyonnais au barreau de Balbigny. La voie est libre pour l'autoroute A89.
L'inverse était impensable. Et pourtant... En octobre 2008, lors d'une première audience devant le Conseil d'État, le rapporteur public s'était prononcé pour une annulation des clauses réglementaires de l'avenant à la concession passée entre l'État et les Autoroutes du Sud de la France (ASF) pour l'A89.
Si tel avait été le cas, l'actuel projet mené par ASF aurait été complètement remis en cause.
Les incidences financières auraient été considérables et la mise en service du tronçon Balbigny/La Tour de Salvagny reportée pour plusieurs années.
Depuis ? Le rapporteur public Nicolas Boulouis, éclairé par un courrier de la Commission européenne du 12 avril 2005, assurant de la compatibilité de l'attribution de la concession avec le droit communautaire, a changé de position.
En audience, le 27 mars dernier, au Conseil d'État, à Paris, il avait finalement conclu au rejet des requêtes déposées par les opposants lyonnais au projet.
Dans leur jugement rendu hier, les sages du PalaisRoyal, réunis en section du contentieux, ont suivi cette dernière position et rejeté les quatre requêtes, jointes dans un même dossier.
De fait, l'avenant du 31 janvier 2006, par lequel l'État avait confié
à la société ASF la réalisation et l'exploitation de la portion d'autoroute, sans publicité ni mise en concurrence préalable, est validé.
Le Conseil d'État a très clairement suivi la position de la Commission européenne, les règles communautaires de mise en concurrence et de publicité étant postérieures à l'engagement de l'État, en 1987, de confier la réalisation du tronçon de l'A89 à la société ASF.
Toutefois, et alors même que les partisans du projet le mettaient
en exergue, les juges ont considéré que la loi votée le 1er mars 2006, pour « prémunir la réalisation du projet », était contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.
Et ce, pour avoir voulu empêcher « d'éventuels recours en annulation ». Cet aspect n'a cependant aucune conséquence sur le fond.
Pour les habitants du Limousin et d'Auvergne, la décision rendue hier est d'importance.
La mise en service de ce tronçon de 49,5 km entre Balbigny et La TourdeSalvagny, fin 2012, va permettre des gains de temps considérables. C'est surtout la perspective d'une porte ouverte ouest-est tant attendue.
Une autoroute nommée désir. ¦
La plus haute juridiction administrative a validé, hier, un avenant de 2006 par lequel l'État confie la réalisation de l'autoroute à la société ASF.
Clermont-Ferrand à 95 km
Lyon, par St-Étienne 112 km
LYON Aujourd'hui : Bordeaux / Clermont : 3 heures 40 - 370 km, dont 315 par autoroute
Aujourd'hui : Bordeaux / Lyon par St-Etienne : 5 heures 30 - 590 km, dont 573 par autoroute
Gain de temps par l'A89
Aujourd'hui : Clermont / Lyon par St-Etienne :
2 heures 15 - 205 km dont 197 par autoroute
Fin 2012 :
Clermont / Lyon par le tronçon
A89 Balbigny/La Tour-de-Salvagny :
1 heure 45 - 165 km dont 140 par autoroute ,
Fin 2012 : Bordeaux / Lyon par le tronçon A89 Balbigny / La Tour-de-Salvagny : 5 heures - 555 km, dont 525 par autoroute
Erick Morel LA MONTAGNE
BORDEAUX
JEAN-JACQUES LACAZE
Directeur des opérations pour l'A89, à ASF. Il a suivi le chantier dans sa traversée de la Corrèze et du Puy-de-Dôme.
Les travaux ont-ils été ralentis du fait de la procédure
administrative ?
Nous avons poursuivi l'exécution du contrat qui nous lie à l'État, lequel ne nous a jamais donné l'indication de modifier le cap.
Nous avons donc continué notre travail d'études et les premiers travaux préliminaires.
Le tronçon d'autoroute ouvrira donc fin 2012 ?
N'ayant pas modifié notre rythme de travail, l'objectif de
2012 est maintenu.
Quelles sont les principales
étapes à venir ?
L'opération compte des ouvrages majeurs, notamment le tunnel de Violay, avec ses deux tubes de 4 km de long.
Huit viaducs, 15 millions de m3 de terrassement, c'est une grosse masse de travaux à réaliser. Nous avons toutes les
autorisations nécessaires. En 2009 nous allons attaquer les
terrassements généraux.
L'insertion paysagère du tronçon vous préoccupe ?
Nous avons fait un gros travail pour que l'A89 soit la mieux
insérée possible dans son paysage et ce, en collaborant
avec des associations locales de protection de la nature.
Par Cédric Gourin
QUESTIONS À
Auvergne et Rhône-Alpes : deux voisines de plus en plus proches
Auvergne et Rhône-Alpes sont deux voisines presque inséparables
géographiquement mais surtout économiquement.
Si on peut s'en tenir aux statistiques, la réalité est là : 50 % de
des échanges économiques de l'Auvergne se font avec sa voisine
rhônalpine. Sur 100 camions qui partent d'Auvergne, 30 vont
en RhôneAlpes et viceversa.
25 % des échanges migratoires passent par cette proximité. En
clair, plus de 4.000 habitants de RhôneAlpes arrivent chaque
année en Auvergne tandis que près de 3.500 Auvergnats y partent.
Ce qui fait que plus de 100.000 Auvergnats vivent et travaillent aujourd'hui dans cette région. C'est d'ailleurs plus qu'il n'en vit à Paris alors que près de 85.000 Rhônalpins ont élu domicile en Auvergne.
Une coopération naissante dans un grand axe stratégique qui va de Genève à l'Auvergne puis vers le bassin aquitain, via le Limousin.
Pour les acteurs économiques, les alliances entre les deux régions
font partie de la vie quotidienne.
Pour exemple, le Cancéropôle LyonAuvergneRhôneAlpes
(CLARA), né en 2003, se démarque des six autres plateformes
du même type créées en France par l'ampleur des financements
qui lui sont accordés par les collectivités territoriales. ¦
A89. Les travaux ont débuté dès l'été dernier pour rapprocher encore les deux capitales régionales.
Fouilles
Les fouilles archéologiques se poursuivent en plusieurs
endroits du tronçon.
Tunnel
Les travaux d'aménagements des abords du tunnel de Violay,
entre Loire et Rhône se terminent. Le chantier de percement du tunnel doit débuter en mai.
Aménagements
Au total, le tronçon de l'A89 va compter deux aires de repos,
trois tunnels (Violay, Bussières, Chalosset) et sept viaducs
(1,8 km de longueur totale).
Nous rouvrons, du coup.
Posté : jeu. 09 avr. 2009 20:58
par dark_green67
Enfin !

Posté : jeu. 09 avr. 2009 21:03
par eomer
Ouf !
Malgré les tentatives pressions des pseudo-écologistes et des nymbistes de tous poils sur la justice, le bon sens l'a emporté.
Posté : jeu. 09 avr. 2009 21:15
par jml13
Ca ressemble plutôt à des arguties juridiques qui l'ont emporté sur d'autres arguties juridiques.
Je suis bien d'accord qu'il vaut mieux rester dans un État où l'on peut continuer à contester les décisions publiques (je l'ai dit plus haut sur ce topic), mais je me demande si l'on ne pourrait pas trouver un juste milieu...
Posté : jeu. 09 avr. 2009 22:39
par Biglower
Posté : ven. 10 avr. 2009 21:31
par super5
Au final, il aura fallu 34 ans pour achever l'autoroute Clermont-Lyon ...
(1978-2012)
Remember :
http://www.ina.fr/archivespourtous/inde ... 7808271401
(Et encore, il manque la connexion avec l'A6 et l'A46)
Posté : sam. 11 avr. 2009 09:13
par eomer
Ce document évoque l'ouverture du tronçon Clermont Ferrand - Thiers mais le premier tronçon a relié l'actuel diffuseur de Thiers-Ouest à Chabreloche (quelques kilomètres après Thiers-Est) et a permis d'éviter la difficile traversée de Thiers.
Posté : dim. 12 avr. 2009 13:56
par STP
eomer a écrit :Ouf !
Malgré les tentatives pressions des pseudo-écologistes et des nymbistes de tous poils sur la justice, le bon sens l'a emporté.
Ce dont tu parle n'est pas une tentative de pression mais un recours contre une décision ministérielle.
En revanche le lobbying effréné de M. Clement, ça c'est ce que l'on peut appeler mettre la pression...
Bref la justice n'en ressort pas grandie car elle s'est ecrasée face à la raison d'état.
Dont acte.
En tout état de cause, ce recours permet au moins d'enterrer définitivement toute vélléité future d'adossement. En effet il y a fort a parier que nos hauts fonctionnaires et nos élus, après avoir frolé une catastrophe économique, réflechirons à 2 fois avant d'arguer un contact téléphonique pris il y a 30 ans par le ministre de l'époque !
Posté : lun. 20 avr. 2009 16:34
par Portos
Le Progrès a écrit :Etienne Tête : « On se trompe en construisant l' A89 »
Pourquoi vous êtes vous opposé à l'A89 ?
Il y a d'abord une question de fond sur cette autoroute. D'une manière générale, la décroissance de l'activité automobile est inéluctable. La voiture baisse en ville, sur les nationales, et pour la première fois sur les autoroutes en 2008, nonobstant le cours du pétrole. La baisse des activités est encore plus forte sur les transports de marchandises. La meilleure chose pour lutter contre les gaz à effets de serre, c'est de développer le transport collectif, et de ne pas faire de nouvelles autoroutes. On se trompe à faire ce projet qui traîne dans les tiroirs depuis 30 ans.
Rétrospectivement, comment percevez-vous le rejet par le Conseil d'Etat de votre recours, la semaine dernière ?
Je m'étonne du changement d'avis du commissaire du gouvernement, après l'intervention de Pascal Clément (député de la Loire, ndlr) auprès de l'Elysée. On doit croire à l'indépendance de la justice, mais cela relève de la foi alors qu'on aimerait des actes...
Quelles suites comptez-vous donner à ce dossier ?
Nous allons saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, même si cela ne bloquera pas ce projet. La question juridique posée était de savoir si la loi faisait écran à tout débat devant le Conseil d'Etat : la réponse est non. Il est intéressant d'avoir l'angle du citoyen, puisque tous les Français payent cette autoroute, par la surtaxe mise en place sur tout le réseau ASF (Autoroute du sud de la France, concessionnaire de l'A89, ndlr). Pourtant, ASF a un rendement après impôts de 17 à 18 %.
Pensez-vous que l'avancée des travaux ait pesé sur la décision du Conseil d'Etat ?
Les travaux ont à peine commencé. Le Conseil d'Etat n'en parle pas d'ailleurs dans son arrêt. Il n'évoque pas le discours de Clément, sur le thème « ça va coûter des millions si on arrête » : c'était de la communication politique. Cela a pu jouer sur le psychisme des juges, c'est un autre problème : c'est un discours mensonger. Mais la vraie question, ce sont les plus de 2 000 expropriés, soit autant de bastions de résistance possibles.
A l'exception des Verts, tous les élus et décideurs économiques jugent l'A89 indispensable au développement du Roannais : vous comprenez cet argument ?
On l'entend, mais toutes les études ont montré que c'est l'inverse qui se passe. Quand on lie une grosse ville à une petite, cette dernière se vide. On l'a vu à Feurs, avec l'arrivée de l'A72. Une voirie rapide participe au déménagement du territoire. Cela favorise un emploi qui va de plus en plus loin.
Posté : lun. 20 avr. 2009 19:03
par eomer
Portos a écrit :Quelles suites comptez-vous donner à ce dossier ?
Nous allons saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, même si cela ne bloquera pas ce projet.
P...mais c'est pas vrai !
Il ne va pas s'arreter ce c... !
Portos a écrit :A l'exception des Verts, tous les élus et décideurs économiques jugent l'A89 indispensable au développement du Roannais : vous comprenez cet argument ?
On l'entend, mais toutes les études ont montré que c'est l'inverse qui se passe. Quand on lie une grosse ville à une petite, cette dernière se vide.
Le raisonnement débile de Waechter depuis plus de 20 ans.
Pourtant, "toutes les études" ont montré que les villes non desservies par les réseaux performants avaient tendance à se vider.
Conclusion: quel abr...ce mec !
Posté : lun. 20 avr. 2009 19:29
par Thomas
Portos a écrit :Quelles suites comptez-vous donner à ce dossier ?
Nous allons saisir la Cour européenne des droits de l'Homme, même si cela ne bloquera pas ce projet.
Quel rapport entre les Droits de l'Homme et la construction d'une autoroute ? Difficile à suivre comme raisonnement...
Posté : lun. 20 avr. 2009 20:41
par STP
eomer a écrit :Portos a écrit :Quelles suites comptez-vous donner à ce dossier ?
Pourtant, "toutes les études" ont montré que les villes non desservies par les réseaux performants avaient tendance à se vider.
Conclusion: quel abr...ce mec !
Pourtant "les faits" ont montré qu'une ville extrèmement bien desservie par des réseaux performants peut tout aussi bien se vider... Connais tu la ville de Valence dans le beau département de la Drôme ? Desservie par ... une autoroute (tu sais laquelle ? indice : ses usagers vont payer l'A89)... 2 nationales ou ex... Plusieurs voies ferrées dont une LGV... Accessoirement un fleuve. Et bien figure toi que ... on y trouve le record absolu pour le taux de chômage en Rhône Alpes.
Conclusion : tu as une vision très manichéenne du problème... Autoroute ne rime pas
necessairement avec développement économique.
Par ailleurs, le phénomène d'aspiration évoqué par ton enemi écolo-abruti, lui existe réellement... Et pas seulement dans l'esprit tordu du M. Tete. Les économistes du transport du CERTU en ont de nombreux exemples.
Conclusion : on ne doit pas parler des mêmes études
Posté : lun. 20 avr. 2009 20:42
par super5
Toujours est-il qu'une autoroute désenclave des territoires, ce que ne fait pas une LGV ...
Posté : mar. 21 avr. 2009 08:15
par Alexandre
STP a écrit :Portos a écrit :Quelles suites comptez-vous donner à ce dossier ?
Pourtant, "toutes les études" ont montré que les villes non desservies par les réseaux performants avaient tendance à se vider.
Conclusion: quel abr...ce mec !
Pourtant "les faits" ont montré qu'une ville extrèmement bien desservie par des réseaux performants peut tout aussi bien se vider... Connais tu la ville de Valence dans le beau département de la Drôme ? Desservie par ... une autoroute (tu sais laquelle ? indice : ses usagers vont payer l'A89)... 2 nationales ou ex... Plusieurs voies ferrées dont une LGV... Accessoirement un fleuve. Et bien figure toi que ... on y trouve le record absolu pour le taux de chômage en Rhône Alpes.
Conclusion : tu as une vision très manichéenne du problème... Autoroute ne rime pas
necessairement avec développement économique.
Par ailleurs, le phénomène d'aspiration évoqué par ton enemi écolo-abruti, lui existe réellement... Et pas seulement dans l'esprit tordu du M. Tete. Les économistes du transport du CERTU en ont de nombreux exemples.
Conclusion : on ne doit pas parler des mêmes études
La route ou l'autoroute a elle seule ne fait pas tout. Elle dessert un territoire. Mais si après, les territoires traversés ne font pas ce qu'il faut derrière pour attirer les investisseurs, et bien ca peu donner des cas comme Valence. Si on prend le cas de Montélimar, l'effet est peut-être l'inverse.
Donc je ne pense pas que l'on peut imputer uniquement à l'infrastructre le fait qu'une ville se repeuple ou non. Ca aide mais ce n'est pas le seul facteur.
Posté : mar. 21 avr. 2009 09:01
par Biglower
N'empêche que l'on constate souvent que les autoroutes (mais il faut du temps), contribuent grandement à l'arrêt d'un dépeuplement voire d'un repeuplement. Les exemples sont légions. En Bourgogne par exemple, toutes les villes bien desservies ou leurs alentours (Dijon, Auxerre, Sens, Châlon) grossissent. Le reste de la Bourgogne n'a pas encore inversé la tendance (Nevers (cul de sac autoroutier et récent), Creusot/Montceau (RCEA en 2X2 voie à peine achevée) ...)
Autre exemple : Clermont, qui est maintenant à un carrefour autoroutier majeur. Tous ses environs se repeuplent.
Bref, l'autoroute ne fait bien évidemment pas tout, mais cela y contribue fortement et surtout, dans le cas de Roanne, cela permettra de l'intégrer enfin à sa région administrative et de la raccorder à sa capitale. Pour la deuxième ville de la Loire, ce n'est pas un luxe. Et peut-être même que ça profitera à l'Allier derrière avec l'avancement de la mise à 2X2 voies de la N7.
Ca fait trop longtemps que le centre de la France est isolé des grandes métropoles comme Lyon alors qu'en distance Clermont est par exemple quasiment aussi éloigné que Annecy. Tout est question d'équilibre, ou plutôt de rééquilibre entre l'ouest et l'est de Lyon avec cette autoroute.
C'est qu'on appelle l'aménagement du territoire.