eomer a écrit :On pourrait expérimenter le concept de "double voie unique TGV Fret". Sur les tronçons difficiles, on sépare les deux types de trafics. On construit alors, à quelques centaines de mètres l'une de l'autre:
- une VU TGV qui nécessite des courbes de grands rayons mais autorise des pentes de 4%
- une VU fret qui necessite un profil plus plat (2%) mais autorise des courbes de plus faible rayon.
Cela impliquera de multiplier les études, les emprises, etc. C'est une fausse bonne idée, je pense.
Altro a écrit :La dernière partie de l'étude a montré que c'est le fret qui contribuerait pour 60% à la rentabilité de l'ensemble, c'est pourquoi le fret reste une dimension importante du projet.
Ouf, j'ai cru en lisant des messages précédents que le taux de rentabilité du projet était de 60%...
Les itinéraires que tu sites seront performants mais pas très performants car ils ne s'affranchiront pas des contraintes techniques hérités du XIXe siècle (gabarit, longueur et tonnage des trains principalement)
Ce sont des contraintes du passé mais elles n'empêchent pas de faire de l'excellent fret, cf. la Suisse. C'est une question de volonté et d'organisation.
L'itinéraire sud via arc languedocien, que tu connais bien, et sillon rhodanien, utilise un axe déjà bien congestionné, non ?
L'artère languedocienne est saturée, en effet mais le CNM va régler partiellement la situation d'ici 2014, avant la réalisation du tronçon Montpellier - Narbonne en 2025 : 4 voies pour des TER, des TGV et du fret, ça devrait suffire. Le sillon rhôdanien est quant à lui tout à fait disponible. La cause en est la perte de vitesse du fret de la SNCF. Devant ce désastre, on va même jusqu'à réintroduire un trafic passager (bienvenu d'ailleurs !).
Le fret empruntant Transline sera(it) le trafic des conteneurs et le fret express rémunérateur dont un réseau est en cours de réflexion actuellement.
Pourquoi pas, mais y aura-t-il des hubs ferroviaires partout en France ?
Ensuite, en affrontant l'obstacle, des économies d'exploitation et d'énergies seront réalisées par rapport à l'itinéraire sud grâce au raccourci de 350 km ainsi procuré.
Pour les passagers et le fret express, c'est important, mais est-ce-que la majorité des marchandises en sont à 3 ou 4 heures près si le système devient enfin performant ?
Question trafics, la dernière partie de l'étude a estimé que Transline sur sa partie centrale ce serait 24 Mt soit l'équivalent du Lyon-Turin
Il va falloir la diffuser en haut lieu, cette étude, alors ! Si j'ai bien compris, Transline sera au moins aussi coûteux que le Lyon-Turin (projet complet) mais il n'y aura pas de pays avec qui partager la note, ni de région riche à traverser...
Plus généralement, Transline a donné le coup d'envoi aux études sur les transversales et c'est là son problème en remettant en cause bon nombre de croyances et de préjugés.
Ce qui est tout à son honneur !
Je pense sérieusement que Transline a intérêt à promouvoir ses idées avec un site amélioré. J'avais suggéré le blog ou toute autre forme de site communicatif et intéractif. Comme le souligne Enver, il faut absolument clarifier certains points comme la rentabilité et les perspectives de dessertes, les phasages possibles, les coûts, etc. Pourquoi pas sous la forme de dossiers et de cartes mis progressivement en ligne ? A l'heure actuelle, hormis l'idée vague de LN1bis, le projet est trop brouillon et quasiment inaccessible au grand public, aux décideurs et aux futurs clients. Pourtant, le projet Altro peut intéresser beaucoup de monde...