Posté : lun. 27 avr. 2009 18:03
TeozMarcheur 2418 a écrit : Oublions pas que pour relier l'A89 à l'est Lyonnais il y a Teoz qui est pas trop mal, même s'il est cher et que ce n'est pas la meilleure solution.
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TeozMarcheur 2418 a écrit : Oublions pas que pour relier l'A89 à l'est Lyonnais il y a Teoz qui est pas trop mal, même s'il est cher et que ce n'est pas la meilleure solution.
Hihihi! Et perso tu le sens comment?Biglower a écrit :J'avais plutôt l'impression de me rapprocher après avoir été à Cahors et à Chartres...![]()
Plus sérieusement, comme il y aura vraisemblablement un péage spécial soit vers Lyon soit vers l'A46 ou les deux, à quel prix pourrait-il s'élever ?
En tous cas, il ne faudrait pas qu'il soit supérieur à 1€50 justement.
La subtilité réside dans le fait que le schéma directeur dans lequel A89 a été projetté repose sur un réseau autoroutier actuel mais surtout futur.eomer a écrit : Que Mr Tête s'inquiète de projets délirant et parfaitement inutiles comme l'A45 (sauf au sud de Lyon), l'A51 et surtout le COL, je le comprend et je le soutient. Mais lorsqu'il qu'il refuse l'A89, l'A48 et l'A432, je ne comprend pas. Demain, il sera contre la LGV Centre-France....
Le péage est effectivement une solution (qui pourrait pousser un certain nombre d'automobilistes à utiliser le réseau secondaire ?). Une autre pourrait être d'envisager A89 comme une simple bifurcation de l'A6 : pas de retour possible vers Fourvière pour ne pas augmenter la capacités des pénétrantes dans l'agglomération lyonnaise. Cette solution serait envisageable si le projet se réalisait plus au nord et venait mailler sur l'A46N (c'est le cas de l'A46 sud qui ne permet pas de prendre la direction de Lyon sur l'A7).Biglower a écrit :Je sais pas. 1€ symbolique pour tout le monde ça serait pas mal (sauf peut-être vers Lyon puisque de toute façon il y a soit TEO payant, plus cher et plus long ou Fourvière, ses bouchons et le détour que ça fait pour aller vers l'est).
Ca me paraît être un bon prix sachant que je pense que TEO aura au final coûté plus cher que ce petit bout manquant d'A89 sans tunnels et sans viaduc probablement.
Ce que certains n'arrivent pas à comprendre, c'est que la vocation première de l'A89 est de relier Lyon à l'ouest. Ces histoires de COL et d'A45 n'ont rien à voir avec une liaison Lyon-Clermont-Bordeaux.STP a écrit : La subtilité réside dans le fait que le schéma directeur dans lequel A89 a été projetté repose sur un réseau autoroutier actuel mais surtout futur.
Visiblement non, car l'A89 est en construction, dans sa partie finale et ouvrira en 2012 sans sa partie finale...STP a écrit :Enfin, pour mémoire, la commission d'enquète préalable aux jonctions A89 A6 A46N a rendu un avis défavorable.
Pour mémoire aussi, ces jonctions sont des conditions sine qua non à la mise en service d'A89 (engagement de l'Etat).
C'est à dire que l'Etat est encore dos au mur et va encore nous pondre une solution à la mords moi le n.....
Visiblement non effectivement... En l'occurence et pour ce point je plébiscite M. TETE pour qu'il fasse en sorte que l'Etat respecte ses engagements :Alexandre a écrit :Visiblement non, car l'A89 est en construction, dans sa partie finale et ouvrira en 2012 sans sa partie finale...STP a écrit :Enfin, pour mémoire, la commission d'enquète préalable aux jonctions A89 A6 A46N a rendu un avis défavorable.
Pour mémoire aussi, ces jonctions sont des conditions sine qua non à la mise en service d'A89 (engagement de l'Etat).
C'est à dire que l'Etat est encore dos au mur et va encore nous pondre une solution à la mords moi le n.....
Je suis curieux de savoir par quel artifice juridique notre cher ministre compte nous sortir de l'ornière... L'exposé des motifs de la DUP ( http://www.loire.equipement.gouv.fr/art ... rticle=274 - voir en particulier le 3) est annexé au decret de DUP et à ce titre en constitue l'essence. Sans être juriste, je pense que ce serais apporter de l'eau au moulin des procéduriers que de revenir sur cet engagement.Direction régionale de l'équipement Rhône Alpes a écrit :
La commission d'enquête du projet A89 Balbigny-La Tour-de-Salvagny a émis un avis favorable à la réalisation de
cette autoroute avec une réserve : « le raccordement de l'A89 devra se faire sur l'autoroute A6, par des voiries ayant
les caractéristiques d'un aménagement autoroutier. La date de mise en service de l'A89 et celle de son raccordement
sur l'A6 devront être concomitantes ». De plus, la commission a recommandé qu'une liaison A6-A46 complète le
dispositif, en permettant l'accès à l'Est de l'agglomération lyonnaise avec le même délai de réalisation. L'État, Maître
d'ouvrage, a décidé de donner une suite favorable à ces réserves, dans le cadre du décret de DUP de l'autoroute A89
Balbigny - La Tour-de-Salvagny du 17 avril 2003.
Déverser 70 000 véhicules jour dans l'un des points noirs du réseau autoroutier français ne se fait pas sans envisager des solutions aux problèmes que l'on ne manquera pas d'occasionner : à court terme, bouclage du périph' / à moyen terme, bouclage de la rocade...eomer a écrit :Ce que certains n'arrivent pas à comprendre, c'est que la vocation première de l'A89 est de relier Lyon à l'ouest. Ces histoires de COL et d'A45 n'ont rien à voir avec une liaison Lyon-Clermont-Bordeaux.STP a écrit : La subtilité réside dans le fait que le schéma directeur dans lequel A89 a été projetté repose sur un réseau autoroutier actuel mais surtout futur.
Et puis quoi plus.... Ce n'est pas le premier projet qui se réalise sans qu'une condition écrite soit respecté. L'A10 entre Poitiers et Bordeaux devait être ouverte en même temps que la N10 à 2x2 voies. Aujourd'hui, la N10 n'est toujours pas achevé, 28 ans après. A quoi bon bloquer un projet pour une querelle administrative de nymbiste...?STP a écrit :Visiblement non effectivement... En l'occurence et pour ce point je plébiscite M. TETE pour qu'il fasse en sorte que l'Etat respecte ses engagements :
Direction régionale de l'équipement Rhône Alpes a écrit :
La commission d'enquête du projet A89 Balbigny-La Tour-de-Salvagny a émis un avis favorable à la réalisation de
cette autoroute avec une réserve : « le raccordement de l'A89 devra se faire sur l'autoroute A6, par des voiries ayant
les caractéristiques d'un aménagement autoroutier. La date de mise en service de l'A89 et celle de son raccordement
sur l'A6 devront être concomitantes ». De plus, la commission a recommandé qu'une liaison A6-A46 complète le
dispositif, en permettant l'accès à l'Est de l'agglomération lyonnaise avec le même délai de réalisation. L'État, Maître
d'ouvrage, a décidé de donner une suite favorable à ces réserves, dans le cadre du décret de DUP de l'autoroute A89
Balbigny - La Tour-de-Salvagny du 17 avril 2003.
La petite nuance c'est que nous ne sommes plus en 1980 et l'Etat n'est plus ni omnipotent ni intouchable. Le législateur nous a gratifié entre temps d'un certain nombre de textes législatif propres à faire cogiter nos ministres.Alexandre a écrit : Et puis quoi plus.... Ce n'est pas le premier projet qui se réalise sans qu'une condition écrite soit respecté. L'A10 entre Poitiers et Bordeaux devait être ouverte en même temps que la N10 à 2x2 voies. Aujourd'hui, la N10 n'est toujours pas achevé, 28 ans après. A quoi bon bloquer un projet pour une querelle administrative de nymbiste...?
Pour finir, voilà un propos qui a du sens.Biglower a écrit : il y a foule d'écologistes plus discrets, pragmatiques, qui agissent avec discernement pour allier écologie et développement. à‡a s'appelle faire du développement durable. Et j'en connais beaucoup de ces gens là , qu'ils soient des professionnels exclusifs d'expertise environnementale, ou de simples citoyens lambdas ayant un métier quelconque, mais amenés à prendre des décisions qui vont dans le sens du développement durable.
On ne peut pas ne pas réaliser de bretelle A6 Lyon<->A89 Clermont. Pourquoi ?STP a écrit :Le péage est effectivement une solution (qui pourrait pousser un certain nombre d'automobilistes à utiliser le réseau secondaire ?). Une autre pourrait être d'envisager A89 comme une simple bifurcation de l'A6 : pas de retour possible vers Fourvière pour ne pas augmenter la capacités des pénétrantes dans l'agglomération lyonnaise. Cette solution serait envisageable si le projet se réalisait plus au nord et venait mailler sur l'A46N (c'est le cas de l'A46 sud qui ne permet pas de prendre la direction de Lyon sur l'A7).
Ce que je veux juste dire, c'est que je considère irresponsable de bloquer une construction en cours sous prétexte qu'un texte n'est pas appliqué en raison d'un décalage de juste quelques années. Tu n'aurais pas fait tout un scandale si c'était la N7 qui était aménagée en 2x2 voies jusqu'au portes de Lyon, n'est-ce pas?STP a écrit :La petite nuance c'est que nous ne sommes plus en 1980 et l'Etat n'est plus ni omnipotent ni intouchable. Le législateur nous a gratifié entre temps d'un certain nombre de textes législatif propres à faire cogiter nos ministres.Alexandre a écrit : Et puis quoi plus.... Ce n'est pas le premier projet qui se réalise sans qu'une condition écrite soit respecté. L'A10 entre Poitiers et Bordeaux devait être ouverte en même temps que la N10 à 2x2 voies. Aujourd'hui, la N10 n'est toujours pas achevé, 28 ans après. A quoi bon bloquer un projet pour une querelle administrative de nymbiste...?
De plus ton propos ne peut qu'exacerber le lobby anti-autoroute dans la mesure où l'Etat a tendance à se comporter comme un véritable mystificateur.
Sur le fond tu fais fausse route en considérant cette affaire comme une querelle de Nimbystes. S'agissant du rapport de la commission d'enquête de l'A89, la réserve repose entre autre sur un point de vue technique : peut on faire déboucher notre belle A89 sur la vieille nationale inadaptée...
S'agissant de celui relatif à la jonction A89 A6 A46, je t'invite à consulter les avis des 3 derniers présidents du grand Lyon, celui du conseil général du Rhône, ceux de la quasi totalité des communes du nord du Rhône qui ne peuvent pas tous être taxé de nimbysme.
Pour finir, voilà un propos qui a du sens.Biglower a écrit : il y a foule d'écologistes plus discrets, pragmatiques, qui agissent avec discernement pour allier écologie et développement. à‡a s'appelle faire du développement durable. Et j'en connais beaucoup de ces gens là , qu'ils soient des professionnels exclusifs d'expertise environnementale, ou de simples citoyens lambdas ayant un métier quelconque, mais amenés à prendre des décisions qui vont dans le sens du développement durable.
Il ne suffit pas de reléguer toute opposition à un projet d'infrastructure soit à un problème d'extrémistes ecolos, soit à un problème de nimbyste. "Il y a aussi foule d'écologistes plus discrets, pragmatiques, qui agissent avec discernement pour allier écologie et développement. à‡a s'appelle faire du développement durable."
Je suis tout à fait d'accord sur ce point: il est urgent de réaliser la jonction A89-A6-A46. Je suis également heureux que Mr Tête ait décidé de faire acelerer les études de ce tronçon manquant.STP a écrit :Sur le fond tu fais fausse route en considérant cette affaire comme une querelle de Nimbystes. S'agissant du rapport de la commission d'enquête de l'A89, la réserve repose entre autre sur un point de vue technique : peut on faire déboucher notre belle A89 sur la vieille nationale inadaptée...
http://www.actualites-news-environnemen ... offre.htmlactualites-news-environnement.com a écrit :A89, le Conseil d'Etat oublie les appels d'offre
A89, le Conseil d'Etat oublie les appels d'offre. L'Etat a « oublié » une directive européenne et a accordé la concession du tronçon A89 (Balbigny / La-Tour-de-Salvagny) aux Autoroutes du Sud de la France (ASF) sans appel d'offres
Selon FNE, l'Etat a « oublié » une directive européenne et a accordé la concession du tronçon A89 (Balbigny / La-Tour-de-Salvagny) aux Autoroutes du Sud de la France (ASF) sans appel d'offres.
Selon FNE, désormais, les instances européennes interdisent aux sociétés autoroutières de pratiquer l'adossement, soit la possibilité d'utiliser les bénéfices réalisés sur l'ensemble de leur réseau pour financer les tronçons déficitaires et inutiles, comme c'est le cas pour l'A89. Or l'Etat est passé outre cette directive et a accordé sans appel d'offres la concession du tronçon A89 (Balbigny / La-Tour-de-Salvagny) aux Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Le 10 octobre 2008, suite aux recours déposés devant le Conseil d'Etat par plusieurs parties - dont l'association Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais et ALCALY, représentant 110 communes, le rapporteur public avait donné raison aux associations : il demandait au Conseil d'Etat d'annuler la concession attribuée aux Autoroutes du Sud de la France (ASF) et de procéder à un appel d'offres conforme à la réglementation européenne, assure France Nature Environnement (FNE).
Malheureusement, cinq mois plus tard, à notre grand étonnement, le rapporteur public à modifié ses conclusions.
Et le Conseil d'Etat a finalement suivi l'avis du rapporteur dans un arrêt en date du 8 avril 2009 (n° 290604), acceptant ainsi l'attribution du tronçon de l'A89 (Balbigny / La-Tour-de-Salvagny) à la société ASF sans appel d'offres européen.
Les associations requérantes poursuivront leur action juridique en appel et auprès de l'Europe, car il s'agit manifestement d'un détournement du droit européen et d'un « saucissonnage », seules façons pour l'Etat de faire aboutir ce projet contraire aux logiques écologiques et économiques.
En effet, la Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais et FNE rappellent que la Commission d'Enquête de 2003 - très logiquement - avait exigé la réalisation concomitante de l'A89 et de sa jonction avec l'A6, l'une n'ayant pas de logique fonctionnelle sans l'autre. Or la Commission d'Enquête de 2008 a donné un avis défavorable à la jonction A89/A6. Par conséquent, le tronçon Balbigny La-Tour-de-Salvagny, indépendant du reste du projet, ne doit pas être réalisé.
Enfin, les associations soulignent que la réalisation de cette autoroute accentuera la circulation périurbaine, les bouchons et la pollution, tout en coûtant très cher. Elle est contraire aux engagements du Grenelle de l'Environnement qui perdent leur crédibilité.
http://www.zoom42.fr/actu/ACT_detail.as ... rtTypId=48Zoom42.fr a écrit :A 89: les travaux avancent
Lancés à l'été 2008, les travaux de construction des 50 km Balbigny/La Tour de Salvagny se poursuivent activement. Actuellement, les pistes d'accès et les terrassements pour dégager les "têtes" du futur tunnel de Violay (tunnel bi-tube de 4 km de longueur) sont achevés. Les travaux de terrassements des deux côtés du futur tunnel et le creusement du tunnel vont démarrer d'ici quelques semaines.
Côté Loire
Le chantier confié à l'entreprise Guintoli consiste à dégager "la tête ouest" du tunnel de Violay, élargir une voie communale sur 1,4 km et créer une piste d'accès au tunnel sur 1 km. Au plus fort de son activité à la fin de l'été 2008, ce chantier a compté jusqu'à 40 personnes. Plus de 100 000 m3 de terre ont été déblayés. Les travaux préparatoires sont aujourd'hui achevés avec la mise en oeuvre de la terre végétale sur les remblais et l'ensemencement pour une meilleure intégration de l'ouvrage dans le paysage. Les terrassements de 1.2 km de l'A89 dans la Loire entre le futur viaduc du Rey sur la commune de Sainte-Colombe-sur-Gand et l'entrée du tunnel de Violay vont démarrer dans quelques semaines après la phase de déboisement actuellement en cours. Ce marché de terrassemenst et ouvrages d'art entre le viaduc du Rey et le tunnel de Violay a été attribué au groupement Guintoli / NGE Génie Civil / Demathieu et Bard. Pour le tunnel de Violay, le marché des travaux principaux de génie civil a été attribué au groupement Eiffage TP / Campenon Bernard TP. Le tunnel du Violay mesure près de 4 km et comporte deux tubes. Il comportera 4 points d'attaque. L'entreprise s'installe sur le commune de Violay pour commencer le creusement début juin.
Côté Rhône
Le chantier préparatoire est achevé. Confié au groupement d'entreprises Vinci Construction Terrassement, plus de 600 000 m3 de terre ont été déplacés pour créer une piste d'accès de 1,4 km et 1 km de section courante pour dégager la "tête est" du futur tunnel. Au plus fort des travaux, plus de 120 personnes ont travaillé sur ce chantier qui se déroule dans un milieu naturel préservé et dans un relief très marqué (identique à une zone montagneuse). Ce chantier achevé, il laissera la place aux travaux du creusement du tunnel. Parallèlement le marché de Terrasements, ouvrages d'art, rétablissements de communication et chaussée entre le tunnel de Vioaly et le viaduc de Goutte-Vignole sur la commune de Pontcharra sur Turdine vient d'être attribué au groupement d'entreprises Vinci Construction Terrassements/Dodin Campenon Bernard/GTM GCS Lyon/Eurovia grands projets/Eurovia Lyon. Ce chantier démarre au mois de juin. Ce chantier démarre au mois de juin. Le marché des travaux du Viaduc du Torranchin est attribué au groupement Eiffage TP /Eiffel Constructions métalliques/Forezienne d'entreprises et de terrasements. Ce viaduc de 200m de long sur 30m de haut est situé sur la commune de Pontcharra-sur-Turdine dans le Rhône. Dans le même temps, ce groupement a obtenu le marché de la construction du Pont Rail et de la déviation de la voie ferrée Lyon/Tarare au niveau de Pontcharra sur Turdine. Il s'agit de construire un pont sur l'A89 pour faire passer les 2 voies SNCF. Le démarrage des travaux de ces 2 marchés est prévu pour le mois de mai 2009.
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-lo ... n-mai.htmlleprogres.fr a écrit :A89 : les travaux du tunnel de Violay débuteront fin mai
Le creusement commencera d'abord côté Loire, puis en août côté Rhône. Il durera 24 mois, 24 heures sur 24, 5 jours sur 7 au minimum. Un million de mètres cubes de matériaux sera extrait
Un marché de 158 millions d'euros sur une durée de 37 mois. C'est ce que représente le tunnel de Joux/Violay pour le groupement Eiffage TP/Dodin Campenon Bernard qui l'a emporté. Il couvre le génie civil, c'est-à -dire le gros œuvre. Les équipements (ventilation, éclairage, signalisation...) ne sont pas inclus.
Après quatre mois de préparation, la phase de creusement proprement dite débutera fin mai côté Loire, en août côté Rhône, pour une durée de 24 mois. Elle commencera par le confortement des entrées du tunnel (voûtes-parapluies).
« On creusera simultanément des deux côtés », indique Alban Martinotto, directeur de projet. « En raison de la géologie et du type de tunnel, le creusement se fera de façon traditionnelle : on utilisera l'explosif, dès que le terrain deviendra trop dur pour la pelle mécanique. Il y aura trois à quatre tirs par jour de chaque côté. Ils provoqueront un bruit sourd. La progression sera en moyenne de 15 mètres par jour ».
En moyenne car, par exemple, il faudra 7 à 8 mois pour seulement 130 m, à environ 1 300 m de l'entrée Loire, en raison d'un « accident » géologique révélé par les prélèvements.
« Le chantier fonctionnera 24 heures sur 24, en trois postes de huit heures, du lundi au samedi matin, voire le week-end », informe encore Alban Martinotto. « Comme tous travaux souterrains, un tunnel présente plus de risque qu'un chantier à l'air libre mais toutes les précautions sont prises. Les accidents sont plus souvent liés à la circulation des engins ou à la manipulation qu'à un éboulement ».
Au total, c'est environ un million de mètres cubes de matériaux qui va être extrait (le « marin »), contenant en partie de la roche granitique. La majorité des déblais sera réutilisée sur place en terrassement, de part et d'autre du tunnel.
Des stations sont prévues à chaque tête de tunnel pour récupérer les eaux d'exhaure (issues du creusement) ; elles seront traitées, canalisées et rejetées 4 km plus loin dans la Turdine côté Rhône (pour ne pas perturber l'eco-système du ruisseau Boussuivre), à la confluence du Gand et du Gantet côté Loire. Une centrale de béton sera aussi installée de chaque côté.
Après la phase de creusement, suivront encore neuf mois de revêtement et finitions.