basco - landais a écrit :super5 a écrit : Encore cette manie de dégrader les conditions de circulation
J'ai été à Bordeaux en septembre dernier, et j'ai vu que c'est du grand n'importe quoi : les quais à 2x2 voies seulement (alors qu'il faudrait 2x3 voies) avec des feux partout et des bouchons interminables.
Pas plus que dans d'autres villes de France ... La CUB a misé sur des TC et de virer les voitures de certains coins
"des TC" ? Enfin plutôt un TC (le tramway). Le bus a été le grand oublié de ces dernières années, et ce n'est que maintenant qu'ils se décident à créer des couloirs de bus ...

(réveil tardif)
basco - landais a écrit :Et j'ai même vu pire : une seule voie pour descendre vers le centre dès qu'on tourne à droite en venant de la rue Lucien Faure. ?
Ca dure environ 800 metres (jusqu'au H13) et ca se passe tres bien vu le peu de circulation a cet endroit
Mais qu'en sera-t-il quand le pont levant sera ouvert ? (il y a déjà des inquiétudes concernant la tête du pont rive droite !)
basco - landais a écrit :Ce concept de penetrante autoroutière est completement surranée et devrait etre transformé pour le plus grand bien de tous car cet accès soit disant rapide (autoroute limitée à 90, puis a 50 en amont du Pont Saint Jean) n'est pas le meilleur acces à St Jean
Et ce sera génial de se taper des feux, des bouchons pour accéder à la gare (pour aller prendre le train ...).
Je trouve contradictoire d'améliorer un pôle d'échanges important comme la gare qui va prendre une nouvelle dimension avec la LGV SEA, et en même temps dégrader son lien rapide avec la rocade qui permet d'attirer une clientèle extérieure à Bordeaux (en banlieue voire à la campagne).
djakk a écrit :Tous ces aménagements ne sont que des modes : mode des autoroutes urbaines dans les années 70, maintenant mode des aménagements "doux" … on se rend compte aujourd'hui que la mode des années 70 était une erreur, on verra comment on juge la mode actuelle dans 30 ans. Y a des chances pour qu'elle soit toujours vue de manière positive
La mode actuelle me paraît réactionnaire : on ne peut pas revenir au XIXème siècle ou aux années 30. Depuis 40/50 ans, on a adapté les villes pour faire face à l'accroissement démographique d'une population qui est de plus en plus mobile, avec comme principal vecteur l'automobile (et dans une moindre mesure le scooter, le vélo, les TC).
Alexandre a écrit :Quant aux quais, ils n'ont à la fois jamais été aussi beaux et aussi fréquentés par les piétons, vélos, rollers, etc...
Ce que je conteste, c'est le sous-dimensionnement de la route, pas les aménagements au bord du fleuve (j'y suis allé, j'ai vu que c'est agréable).
J'ai connu l'époque (il y a 10/15 ans) où les hangars du quai Bacalan étaient glauques et à l'abandon. Juppé a quand même fait du beau bouleau de restauration et de ravalement comme ailleurs dans le centre.
marsupilud a écrit :Le trafic automobile a baissé de moitié en 10 ans dans le centre ville, pendant que le nombre d'habitant a nettement augmenté.
Les bouchons n'ont pas diminué (et les élus comme M. Feltesse reconnaissent le problème). Pour ce qui est du nombre d'habitants, il augmente encore plus en périphérie (c'est l'étalement urbain).
marsupilud a écrit :Les élus travaillent en ce moment sur un plan ambitieux de construction de 50 000 logements le long des axes de tramway, ce n'est donc pas qu'ils se refusent à poursuivre leur politique de transports alternatifs.
Avec le risque de saturation des dits-tramways
marsupilud a écrit :Mais c'est vrai, du coup, les automobilistes sont en permanence pris pour cible dans le centre-ville, et ça peut être usant, que ce soit au niveau du parking, de la vitesse ou des feux.
Et Bordeaux souhaite la création d'une ZAPA pour discriminer les vieilles voitures polluantes (donc les pauvres)
Et pour revenir à la rocade, il y a une tendance de fond depuis plusieurs années dans les grandes agglomérations qui est que le centre de gravité de l'agglomération a de plus en plus tendance à se déporter vers la périphérie, pour plein de raisons : étalement urbain (à cause des prix de l'immobilier) qui fait qu'on vit plus à l'extérieur qu'à l'intérieur, localisation du lieu de travail de plus en plus en périphérie (près de la rocade) et en troisième lieu les centres commerciaux plus attractifs que le centre-ville en termes de prix mais aussi en accessibilité et en stationnement.
Des enquêtes récentes de l'INSEE ont montré que les communes périphériques ou périurbaines ont gagné beaucoup d'habitants tandis que les villes-centres stagnent voire perdent des habitants.
Paradoxalement les politiques consistant à piétonniser les centres-villes et à chasser les voitures renforcent les phénomènes évoqués ci-dessus, au point que les commerçants en centre-ville se rebiffent (comme ceux de la rue Fondaudège à Bordeaux qui s'inquiètent du passage du tram D).
Après, faut-il un TC "périphérique" ? Oui, car aujourd'hui le réseau de TC ne peut pas offrir de réponse à tant de déplacements transversaux mais probablement pas un bus sur la BAU de la rocade.
On pourrait imaginer un métro "VAL", un aérotrain en viaduc mais quelque soit le mode, il y aura le problème du franchissement de la Garonne près du pont d'Aquitaine (grand pont suspendu ou tunnel ?).