Bonjour,
A en croire la dernière réunion publique concernant le projet de la rocade sud d'Angers qui s'est tenue cette semaine, même les promoteurs (agglo + CG49) du projet semblent se retirer...(ça me rend malade

)
..l'avenir de la rocade au sud d'Angers est plus que compromis

.
Autant dire qu'Angers n'aura pas de contournement complet.

Mais dans tous les cas, la décision sera prise en fin d'année.
Voici un article OUEST FRANCE.
Pourquoi la rocade Sud a du plomb dans l'aile...
Rien n'est officiel, mais il se murmure que le conseil général réfléchit à se désengager du projet. En cinq points, voici les raisons qui peuvent inciter la collectivité à ne plus financer cette voie rapide.
Le projet est remis en cause par les juges
Le plan local d'urbanisme centre a été annulé en avril. Et l'une des raisons soulevées par les juges du tribunal administratif de Nantes, c'est que ce projet « jouxte une zone densément peuplée, le quartier de la Roseraie » ; qu'il traverse des espaces boisés, dont « un site archéologique d'une valeur patrimoniale rappelée par le préfet en 2005 » ; qu'aucune information n'a été fournie par l'agglo sur « les incidences que pourrait comporter la mise en ouvre de ce projet », et notamment sur l'environnement. Bref, copie à revoir.
Divergences au sein de la majorité municipale
Depuis les élections municipales de 2008, la première adjointe d'Angers, également chargée des déplacements à l'agglo, n'est autre que Bernadette Caillard-Humeau. Or, en 2007, alors qu'elle se trouvait encore dans l'opposition, elle déclarait : « La rocade Sud n'est pas le projet à promouvoir : les périphériques sont-ils toujours nécessaires alors qu'ils sont un aspirateur et un encouragement au déplacement en voiture ? » On la voit mal changer d'avis sur un sujet qui lui tient tellement à coeur. Idem pour les élus Verts qui en ont fait depuis toujours l'un de leurs chevaux de bataille. Après l'annulation du PLU, ils ont souhaité « que les élus des communes concernées et de l'agglomération approfondissent les éléments avancés par le tribunal administratif sur la rocade sud ». En clair, rien ne presse.
Le vote écolo rejette le « tout voiture »
Des élus verts dont le poids est devenu crucial depuis le scrutin européen : à Angers, avec 20 % des voix, la liste Europe écologie est passée devant celle du Parti socialiste. Parce que les électeurs angevins ont donné un signe clair, il ne peut plus être question de promouvoir un projet qui favoriserait, une fois de plus, la circulation des voitures dans la ville.
La crise est passée par là
Comment être sûr que l'agglomération elle-même tient encore au projet ? Jean-Claude Antonini l'a dit et redit : la crise est là , et les finances de l'agglomération ne sont pas au mieux. Des incertitudes pèsent sur certaines aides de l'État qui n'arrivent pas, et sur l'avenir de la taxe professionnelle qui va disparaître. Les priorités changent, et du coup, il faudra certainement faire des choix dans certains projets impulsés par l'agglomération angevine. Un argument pour laisser de côté un projet qui coûterait cher ¯ quelque 80 millions d'euros ¯ à l'agglo...
Le conseil général aurait le « mauvais rôle »
Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le conseil général accepterait-il d'avoir « le mauvais rôle » en prenant la maîtrise d'ouvrage d'un projet qui ne fait pas l'unanimité au sein même de la majorité angevine ? De là à ce que Christophe Béchu annonce à la prochaine session du conseil général, le 22 juin, qu'il donne coup d'arrêt au projet ? Interrogé, il se contente de dire que « ce point n'est pas à l'ordre du jour de la prochaine session de l'assemblée départementale ». Mais de confier qu'il pourrait y avoir du neuf à la rentrée. Il doit rencontrer, au mois de septembre, le comité d'usagers de la liaison Sud. « On décidera après. »
Arnaud WAJDZIK.
Un trafic évalué à 37 000 véhicules par jour
160 millions d'euros : c'est le chiffre officiel annoncé pour financer ce projet de rocade Sud. En 2006, Angers-Loire métropole (demandeur de cette infrastructure) et le conseil général s'étaient d'ailleurs mis d'accord pour le co-financer à 50-50, soit 80 millions par collectivité.
Un projet qui permettrait, à l'horizon 2015, de boucler la ceinture de la ville grâce à une 2 X 2 voies de 6,5 km de long reliant la rocade Est à la RN 23 en passant à proximité de la Roseraie. Le tout, un trafic estimé, lundi soir, par Laurent Dupuy, à 37 000 véhicules jour. Un chiffre surprenant pour les représentants de l'association Stop rocade pour qui « il avait, jusqu'ici, toujours été question de 50 000 véhicules jour ».
Ouest-France