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Posté : mer. 03 janv. 2007 19:48
par denis
puisque cela vous réjoui tant la privatisation de la sncf ainsi que le libéralisme.......je souhaite du fond du coeur que soyez touchez par une catastrophe ferroviaire "façon libéralisme à  l'anglaise" bande de gens d'avis différent.vous croyez qu'un privé gerera mieux que la sncf?je pense que vous etes tres mal informé de la complexité qu'il y a à  faire rouler des trains!

Posté : mer. 03 janv. 2007 20:05
par Maastricht
C'est délicat ... Une contre argumentation un peu plus développée que des injures ne serait-elle pas un peu plus appropriée ?

Posté : mer. 03 janv. 2007 20:13
par marsupilud
denis a écrit :bande de naz.
Eh ho, grand gars, un peu de discernement, merci.

Ces propos ont quatre ans, et même si la situation n'a pas forcément changé, qu'apporte de "forcément mal" la libre concurrence dans l'offre de service ferroviaire ? Personnellement, je pense que c'est jouable à  condition que l'infrastructure reste dans le domaine public, c'est-à -dire en l'occurence que RFF continue à  s'occuper du réseau (et plus tard des gares) en restant une entreprise publique (  la limite semi-publique), dans la lignée de ce qui se passe dans le domaine de l'aviation, avec des compagnies privées (Air France..) et des infrastructures publiques (ADP). Le risque est d'ailleurs grand de voir par exemple ADP privatisé, sur quoi on arriverait là  d'accord à  un système à  l'anglaise, avec les risques que l'on connaît, qui plus est dans l'aérien. RFF doit donc rester public au moins à  51%, et ce à  vie. On ne sait pas encore ce qui nous attend pour les autoroutes maintenant que l'on est passé dans ce fameux système à  l'anglaise, mais il y a des raisons pour avoir peur. Dans le cadre du ferroviaire, le prestataire de service peut très bien être privé, circulant sur une infrastructure publique contrôlée, entretenue, et contrôlant ce qui y circule, sur quoi le client peut choisir s'il prend un TGV bleu ou rouge ou vert, en fonction de la compagnie qu'il aura choisi selon ses critères. Si la Connex propose un Paris-Lyon à  24 € et la SNCF ne peut pas faire moins de 34 €, tant pis pour elle. Mais comme elle le sera, pourquoi avoir peur ?

De perdre la sécurité de l'emploi ? La question, c'est pas comme ça qu'il faut l'aborder, mais plutôt comme ça : pourquoi l'aurait-on, alors que dans la saciété actuelle on ne rend pas (plus) directement service à  l'Etat en faisant rouler des trains ?

La privatisation a été selon moi ratée dans la téléphonie. Ou en fait non, elle a été trop bien faite, et voilà  le désastre : trois compagnies de téléphonie mobile, trois réseaux distincts d'émetteurs : gaspillage de moyen, triplement des risques sanitaires. France Télécom aurait dû jouer le rôle de RFF : infrastructure publique, et Orange celui de la SNCF : un opérateur parmi d'autres. Va-t-on avoir la même chose dans l'électricité ? Trois opérateurs, trois réseaux de centrales nucléaires et de lignes à  haute tension ? Ce n'est pas crédible, et ça montre bien l'erreur illogique (mais réparable, la séparation de FT et d'Orange montrant la voie, reste le problème des réseaux) qui s'est produite dans la téléphonie. Pour l'électricité, une société publique propriétaire de l'infrastructure (RTE), et des sociétés privées pour vendre l'énergie (EDF, Areva..) -- Note : quid dans ce domaine de la production ? Pour les autoroutes, on a toujours du mal à  comprendre pourquoi on a besoin d'un prestataire de service privé qui fait du fric sur le dos de ce qui s'y déplacent, sans valeur ajoutée vu que c'est une fausse concurence. L'idéal aurait été une simple et unique société publique, propriétaire du réseau et qui se charge d'organiser le péage, comme sur le réseau ferré : les bénéfices sont publics, dédiés à  l'entretien ou à  l'extension du réseau, et le principe de l'utilisateur payeur est respecté.

Posté : mer. 03 janv. 2007 20:48
par lorp
Libéraliser le rail, c'est presque comme si c'était fait.
Je vais peut-être passé pour un cégétiste poussiéreux ou pour un idiot plein d'idéaux, mais je préfère un service public (oh le vilain mot) gage de la solidarité nationale envers des zones isolés qu'un rail à  plusieurs vitesses. Pas sûr que les auvergnats gagnent quelque chose de la libéralisation du rail.
Vous pensez peut-être que les grèves sont interdites dans les entreprises privées ?

Posté : mer. 03 janv. 2007 21:15
par G.E.
marsupilud a écrit :c'est-à -dire en l'occurence que RFF continue à  s'occuper du réseau (et plus tard des gares) en restant une entreprise publique (  la limite semi-publique)
C'est sûr que l'exemple anglais a donné une bonne leçon et qui voudrait des dettes de RFF ? Cependant, la libéralisation arrive et RFF ne sera pas le gestionnaire de la LGV Perpignan-Figueras... en attendant d'autres comme la LGV SEA...
dans la lignée de ce qui se passe dans le domaine de l'aviation, avec des compagnies privées (Air France..) et des infrastructures publiques (ADP).

Le risque est d'ailleurs grand de voir par exemple ADP privatisé, sur quoi on arriverait là  d'accord à  un système à  l'anglaise, avec les risques que l'on connaît, qui plus est dans l'aérien.
Le capital d'ADP vient d'être ouvert. C'est d'ailleurs la norme dans le monde que les entreprises gestionnaires d'aéroport soient privées, au même titre que les autoroutes, par exemple. Il faut dire que les aéroports sont des cash-machines et que la concurrence entre eux est somme toute limitée (malgré les low-costs).
On ne sait pas encore ce qui nous attend pour les autoroutes maintenant que l'on est passé dans ce fameux système à  l'anglaise, mais il y a des raisons pour avoir peur.
Théoriquement, l'Etat surveille les hausses de péages, etc. Après, joura-t-il son rôle, c'est une autre question...
La privatisation a été selon moi ratée dans la téléphonie. Ou en fait non, elle a été trop bien faite, et voilà  le désastre : trois compagnies de téléphonie mobile, trois réseaux distincts d'émetteurs : gaspillage de moyen, triplement des risques sanitaires.
Elle a été ratée car on a voulu créer et protéger 3 "champions" nationaux. Un vrai désastre pour la concurrence et les tarifs... Ce ne sont pas les nouveaux opérateurs virtuels qui vont changer la donne, l'Etat nous a floué sous un prétexte de nationalisme économique. Après, ça ne me gêne pas que 3 réseaux parallèles soient développés. Dans les campagnes à  l'origine non couvertes, des émetteurs communs aux réseaux sont construits, avec des subventions publiques...
France Télécom aurait dû jouer le rôle de RFF : infrastructure publique
Et bien figure-toi que c'est une partie de l'activité de France Télécom. Quelque soit ton fournisseur d'accès au téléphone ou à  internet, tu payes sans le savoir une belle somme (8 € je crois) pour l'entretien de la boucle locale, c'est-à -dire de la connexion entre ta prise téléphonique et le standard de ton opérateur. Ca, c'est public et France Télécom reçoit de l'argent public pour cette tâche en tant qu'opérateur historique !
Va-t-on avoir la même chose dans l'électricité ? Trois opérateurs, trois réseaux de centrales nucléaires et de lignes à  haute tension ?
L'électricité, c'est encore autre chose. A la limite, tu n'as pas besoin d'en produire pour en vendre puisqu'il existe un marché financier de l'énergie très actif ! Mais pour faire simple tu as RTE (société possédée par l'Etat et la CDC) qui possède les pylônes et des compagnies (dont EDF, Suez...) qui peuvent emprunter le réseau. La seule contrainte est qu'à  tout instant il y ait assez de production au niveau de l'Europe, ce qui suppose de solides opérateurs...
Pour les autoroutes, on a toujours du mal à  comprendre pourquoi on a besoin d'un prestataire de service privé qui fait du fric sur le dos de ce qui s'y déplacent, sans valeur ajoutée vu que c'est une fausse concurence. L'idéal aurait été une simple et unique société publique, propriétaire du réseau et qui se charge d'organiser le péage, comme sur le réseau ferré : les bénéfices sont publics, dédiés à  l'entretien ou à  l'extension du réseau, et le principe de l'utilisateur payeur est respecté.
Là , je suis 100 % d'accord ! Dieu que cette privatisation est énervante...

Posté : mer. 03 janv. 2007 23:59
par laurent
Selon Bruxelles, la libéralisation du fret en GB et Allemagne a permis au fret de regagner des parts de marché alors qu'en France on connait la situation catastrophique du fret. Maintenant que le marché est enfin libéralisé en France et cela en toute sécurité, il suffira de refaire le point d'ici un an.

Posté : jeu. 04 janv. 2007 00:54
par marsupilud
G.E. a écrit :
marsupilud a écrit :c'est-à -dire en l'occurence que RFF continue à  s'occuper du réseau (et plus tard des gares) en restant une entreprise publique (  la limite semi-publique)
C'est sûr que l'exemple anglais a donné une bonne leçon et qui voudrait des dettes de RFF ? Cependant, la libéralisation arrive et RFF ne sera pas le gestionnaire de la LGV Perpignan-Figueras... en attendant d'autres comme la LGV SEA...
A bien me souvenir, je crois bien qu'RFF a plus vocation à  construire le réseau plutôt qu'à  l'exploiter, ce qui peut expliquer que ça ne peut pas être une entreprise rentable. Mais l'idéal serait me semble-t-il qu'ils soient les seuls à  faire les deux sur le territoire français. Il ne s'agit pas d'un monopole, il s'agit simplement de savoir où commencent les 'services' (marché concurrentiel) d'un côté, et les 'infrastructures' (aménagement public) de l'autre. Et là , l'Europe s'est légèrement (!) plantée.
dans la lignée de ce qui se passe dans le domaine de l'aviation, avec des compagnies privées (Air France..) et des infrastructures publiques (ADP).
G.E. a écrit :
La privatisation a été selon moi ratée dans la téléphonie. Ou en fait non, elle a été trop bien faite, et voilà  le désastre : trois compagnies de téléphonie mobile, trois réseaux distincts d'émetteurs : gaspillage de moyen, triplement des risques sanitaires.
Elle a été ratée car on a voulu créer et protéger 3 "champions" nationaux. Un vrai désastre pour la concurrence et les tarifs... Ce ne sont pas les nouveaux opérateurs virtuels qui vont changer la donne, l'Etat nous a floué sous un prétexte de nationalisme économique. Après, ça ne me gêne pas que 3 réseaux parallèles soient développés. Dans les campagnes à  l'origine non couvertes, des émetteurs communs aux réseaux sont construits, avec des subventions publiques...
Dans ce cas, elle est plutôt réussie car Orange s'exporte bien, ainsi que Vodafone.. Mais pour la concurrence, on reviendra, car il y a matière à  dénigrer.
G.E. a écrit :
France Télécom aurait dû jouer le rôle de RFF : infrastructure publique
Et bien figure-toi que c'est une partie de l'activité de France Télécom. Quelque soit ton fournisseur d'accès au téléphone ou à  internet, tu payes sans le savoir une belle somme (8 € je crois) pour l'entretien de la boucle locale, c'est-à -dire de la connexion entre ta prise téléphonique et le standard de ton opérateur. Ca, c'est public et France Télécom reçoit de l'argent public pour cette tâche en tant qu'opérateur historique !
Effectivement, mais il faut finir de ce côté là  le processus, en séparant totalement Orange de France Télécom (j'avoue ne pas savoir comment ils sont liés, si toutefois ils le sont).
G.E. a écrit :
Va-t-on avoir la même chose dans l'électricité ? Trois opérateurs, trois réseaux de centrales nucléaires et de lignes à  haute tension ?
L'électricité, c'est encore autre chose. A la limite, tu n'as pas besoin d'en produire pour en vendre puisqu'il existe un marché financier de l'énergie très actif ! Mais pour faire simple tu as RTE (société possédée par l'Etat et la CDC) qui possède les pylônes et des compagnies (dont EDF, Suez...) qui peuvent emprunter le réseau. La seule contrainte est qu'à  tout instant il y ait assez de production au niveau de l'Europe, ce qui suppose de solides opérateurs...
Justement, qui produit de l'électricité en France ? Areva (groupe privé) ? Qui possède les centrales nucléaires ?

Posté : jeu. 04 janv. 2007 01:06
par cartomi
JRL a écrit :Le libéralisme à  l'angaise, en ce qui concerne le réseau ferré, a été une vrai catastrophe !
Voui, m'enfin le réseau ferré anglais, il etait deja peu/mal entretenu bien avant la liberalisation (j'ai failli écrire libération.. ;-) Du fait d'une mauvaise gestion de BR

ET LES AUTRES COMPAGNIES?

Posté : jeu. 04 janv. 2007 08:26
par YET
Il serait drôle que, lors de la construction d'une ligne TGV en France, des compagnies de chemin de fer françaises postulent lors d'un appel d'offres pour l'exploitation d'une ligne TGV. Je ne sais pas si cet appel d'offre existe, mais des compagnies de chemin de fer françaises, si! (Je pense aux compagnies de "tacot" qui existent encore: les "Chemins de Fer Départementaux" (CFD), les "Chemins de Fer Economiques" (maintenant CFTA), etc... Ca mettrait une belle pagaille! Mais ça ferait réflechir....

Posté : jeu. 04 janv. 2007 09:53
par Didier
La libéralisation du fret commence visiblement à  intéresser de nouveaux opérateurs: ECR, Véolia... Ce n'est pas étonnant vu que l'activité fret SNCF a laissé tomber de nombreux trafics. Cette libéralisation existe déjà  depuis plusieurs années en Allemagne et en Suisse par exemple, sans que cela n'ait causé beaucoup de tort aux opérateurs historiques.

Mais dans le domaine voyageurs, il ne faut pas s'imaginer voir déferler plein de TGV "privés" sur le réseau: les sillons sont rares, les trafics rentables sont déjà  bien captés par le réseau existant, et la SNCF sait très bien exploiter le réseau TGV. Quant au prix, les péages d'infrastructure sont les mêmes pour tous les opérateurs, les contraintes d'exploitation aussi... Il ne faut pas s'attendre à  voir de gentils opérateurs "low cost" qui iraient piquer tout le trafic de la méchante SNCF incompétente et chère, qui plus est publique... Ils feront au mieux aussi bien.
Il serait drôle que, lors de la construction d'une ligne TGV en France, des compagnies de chemin de fer françaises postulent lors d'un appel d'offres pour l'exploitation d'une ligne TGV. Je ne sais pas si cet appel d'offre existe, mais des compagnies de chemin de fer françaises, si! (Je pense aux compagnies de "tacot" qui existent encore: les "Chemins de Fer Départementaux" (CFD), les "Chemins de Fer Economiques" (maintenant CFTA), etc... Ca mettrait une belle pagaille! Mais ça ferait réflechir....
Sauf qu'on n'exploite pas une ligne en point à  point comme dans l'aviation, mais un réseau entier avec diverses origines/destinations. Parler de l'exploitation d'une ligne n'a pas de sens. Qu'est ce qui empèche dans l'absolu d'avoir des opérateurs différents sur la liaison Paris-Genève et sur Paris-Annecy, empruntant tous deux la LGV SE ? Par contre, je doute que ça soit pratique pour le voyageur: je suis bien content de trouver un seul et même opérateur, avec le même tarif (un seul billet), des horaires un minimum intégrés, quand je traverse toute la France en empruntant successivement un TER, et plusieurs TGV. Alors les "bienfaits" de la concurrence... Pour engraisser quelques grosses têtes peut-être, ou pour "faire bien", c'est à  la mode, mais pour le voyageur, je doute de l'utilité.

Posté : jeu. 04 janv. 2007 10:09
par G.E.
laurent a écrit :Selon Bruxelles, la libéralisation du fret en GB et Allemagne a permis au fret de regagner des parts de marché alors qu'en France on connait la situation catastrophique du fret. Maintenant que le marché est enfin libéralisé en France et cela en toute sécurité, il suffira de refaire le point d'ici un an.
Parce que la SNCF (et RFF) protègent à  fond leur marché. La rationalisation des sillons du côté de RFF donnera peut-être quelques créneaux intéressants aux opérateurs alternatifs. Pour le moment, ce n'est pas le cas. Et puis il y a le pacte (tacite ?) de non-agression frontale entre la SNCF et la DB.
Didier a écrit :Mais dans le domaine voyageurs, il ne faut pas s'imaginer voir déferler plein de TGV "privés" sur le réseau: les sillons sont rares, les trafics rentables sont déjà  bien captés par le réseau existant, et la SNCF sait très bien exploiter le réseau TGV. Quant au prix, les péages d'infrastructure sont les mêmes pour tous les opérateurs, les contraintes d'exploitation aussi... Il ne faut pas s'attendre à  voir de gentils opérateurs "low cost" qui iraient piquer tout le trafic de la méchante SNCF incompétente et chère, qui plus est publique... Ils feront au mieux aussi bien.
Air France, Virgin... sont potentiellement sur les rails. Les sillons sont chers mais la grande vitesse rapporte, heureusement pour la SNCF. Et puis, des rames TGV, comme des avions, ça se loue. Pour des questions fiscales, la SNCF ne possède pas directement ses rames mais une de ses filiales luxembougeoise (je crois) les lui loue...
marsupilud a écrit :A bien me souvenir, je crois bien qu'RFF a plus vocation à  construire le réseau plutôt qu'à  l'exploiter, ce qui peut expliquer que ça ne peut pas être une entreprise rentable. Mais l'idéal serait me semble-t-il qu'ils soient les seuls à  faire les deux sur le territoire français. Il ne s'agit pas d'un monopole, il s'agit simplement de savoir où commencent les 'services' (marché concurrentiel) d'un côté, et les 'infrastructures' (aménagement public) de l'autre. Et là , l'Europe s'est légèrement (!) plantée.
RFF est censé entretenir et gérer le réseau qui lui est dévolu. Le problème, c'est que pour l'entretien, il est très dépendant de la SNCF via son secteur infrastructure. En théorie, RFF peut s'adresser à  n'importe qui. En pratique, il fait souvent appel à  la SNCF pour l'entretien... D'où la question de la filialisation de l'activité infrastructure à  la SNCF pour établir une saine concurrence. Evidemment, ça râle côté syndicats et le projet est reporté à  chaque fois qu'il est évoqué.
Dans ce cas, elle est plutôt réussie car Orange s'exporte bien, ainsi que Vodafone.. Mais pour la concurrence, on reviendra, car il y a matière à  dénigrer.
Itineris a atteint une taille critique en payant très cher Orange, un groupe anglais. Tant pis pour les actionnaires de FT, dont je fus. SFR a longtemps été indépendante car c'est une vache à  lait pour Vivendi ! Depuis, Vodafone est entré dans son capital mais il n'est toujours pas majoritaire. Quant à  Bouygues, il est encore là , évidemment, ça rapporte !
Effectivement, mais il faut finir de ce côté là  le processus, en séparant totalement Orange de France Télécom (j'avoue ne pas savoir comment ils sont liés, si toutefois ils le sont).
Pour se faire du cash alors qu'il était en grande difficulté, FT a filialisé Wanadoo et Orange et ouvert leur capital. Puis, peu de temps après, il a racheté toutes leurs actions et créé l'actuel groupe Orange qui regroupe toutes les activités fixe, mobile et internet. Seules les Pages Jaunes ont été effectivement et définitivement vendues.
Justement, qui produit de l'électricité en France ? Areva (groupe privé) ? Qui possède les centrales nucléaires ?
EDF possède les centrales nucléaires et thermiques et certains barrages. Suez possède des barrages dont ceux situés sur le Rhône. Toi-même, si tu possèdes une chute d'eau ou une éolienne tu peux produire de l'électricité et la vendre à  un tarif avantageux !

Areva est un groupe public qui s'occupe de la construction des centrales et du traitement des déchets nucléaires. A ma connaissance, il n'exploite pas de centrale.

Posté : jeu. 04 janv. 2007 11:33
par Fantomas
On entend souvent des choses faussées sur le rail britannique.
La liberalisation s'est faite avec douleur, mais depuis l'infra a été re-nationnalisée, et de fortes sommes ont été investies dans le réseau, et aujourd'hui le rail britannique est très efficace, et ne correspond plus à  l'image qu'on lui donne encore : les accidents et cie, c'est du passé.

Encore une fois, avec la libéralisation des trafics fret et voyageurs, il ne faut pas s'attendre (comme l'aviation) à  avoir le choix entre 2 ou 3 compagnies pour faire un même trajet. Ceux qui auront le choix, ce seront les autorités organisatrices : la région aura le choix entre SNCF, Véolia ou autre pour attribuer telle ligne TER. L'état ou l'autorité de régulation choisira entre SNCF et AirFrance pour la ligne Paris-Lyon, par exemple. Mais une fois ce choix fait (pour x années), le client prendra uniquement la compagnie choisie.
Et c'est comme ça que ca se passe au Royaume Uni, avec leur système de franchises. Pour aller de Londres à  Glasgow, c'est Virgin et que Virgin.
C'est comme ça que ca se passe dans les transports urbains et départementaux : la concurrence existe déjà .

Avoir 3 transporteurs sur une même liaison entraîne une dispersion de moyens, et au final, ce sera la collectivité qui paiera.

Posté : jeu. 04 janv. 2007 13:11
par marsupilud
En fait, si je comprends bien, c'est de la concurrence de grandes huiiles, comme pour les autoroutes : les compagnies sont en concurrence uniquement face à  l'autorité régulatrice. En gros, le client direct (le voyageur) ne doit rien en attendre et n'aura jamais le choix. Tout est question d'échelle.
G.E. a écrit :Pour des questions fiscales, la SNCF ne possède pas directement ses rames mais une de ses filiales luxembougeoise (je crois) les lui loue...
C'est sain, ça !
G.E. a écrit :RFF est censé entretenir et gérer le réseau qui lui est dévolu. Le problème, c'est que pour l'entretien, il est très dépendant de la SNCF via son secteur infrastructure. En théorie, RFF peut s'adresser à  n'importe qui. En pratique, il fait souvent appel à  la SNCF pour l'entretien... D'où la question de la filialisation de l'activité infrastructure à  la SNCF pour établir une saine concurrence. Evidemment, ça râle côté syndicats et le projet est reporté à  chaque fois qu'il est évoqué.
Il est aussi difficile de ne pas comprendre que d'anciencs collègues qui font le même métier sur le même territoire ne continuent pas de coopérer !
G.E. a écrit :
Dans ce cas, elle est plutôt réussie car Orange s'exporte bien, ainsi que Vodafone.. Mais pour la concurrence, on reviendra, car il y a matière à  dénigrer.
Itineris a atteint une taille critique en payant très cher Orange, un groupe anglais. Tant pis pour les actionnaires de FT, dont je fus. SFR a longtemps été indépendante car c'est une vache à  lait pour Vivendi ! Depuis, Vodafone est entré dans son capital mais il n'est toujours pas majoritaire. Quant à  Bouygues, il est encore là , évidemment, ça rapporte !
Hum, je me doutais bien que ce que disais était faux. Vodafone n'est pas non plus un groupe français. Bouygues serait donc le seul résistant à  ne pas avoir été lorgné par un étranger ?
G.E. a écrit :
Effectivement, mais il faut finir de ce côté là  le processus, en séparant totalement Orange de France Télécom (j'avoue ne pas savoir comment ils sont liés, si toutefois ils le sont).
Pour se faire du cash alors qu'il était en grande difficulté, FT a filialisé Wanadoo et Orange et ouvert leur capital. Puis, peu de temps après, il a racheté toutes leurs actions et créé l'actuel groupe Orange qui regroupe toutes les activités fixe, mobile et internet. Seules les Pages Jaunes ont été effectivement et définitivement vendues.
Alors Orange, c'est français, anglais, ou y'en a deux ?
G.E. a écrit :
Justement, qui produit de l'électricité en France ? Areva (groupe privé) ? Qui possède les centrales nucléaires ?
EDF possède les centrales nucléaires et thermiques et certains barrages. Suez possède des barrages dont ceux situés sur le Rhône. Toi-même, si tu possèdes une chute d'eau ou une éolienne tu peux produire de l'électricité et la vendre à  un tarif avantageux !

Areva est un groupe public qui s'occupe de la construction des centrales et du traitement des déchets nucléaires. A ma connaissance, il n'exploite pas de centrale.
Et qu'annonce la privatisation dans ce secteur ?

Posté : jeu. 04 janv. 2007 14:56
par guy21
Pour ce qui est de la production d'électricité, domaine où se trouvent mes clients, en France on a:
EDF (Nucléaire, Thermique, Hydraulique et Energies Nouvelles) pour à  peu près 95% du total.
Pour le reste, nous avons:
- la SNET (ex- charbonnages, dont 30% à  Endesa) en Thermique sur les anciens bassins miniers à  St Avold (57), Hornaing (59), Montceau (71) et Gardanne (13)
- la Compagnie Nationale du Rhône (CNR, dont Suez est actionnaire majoritaire) avec ses barrages de Génissiat (01) à  Tarascon (13)
- la SHEM (Société Hydroélectrique du Midi, filiale de la SNCF assurant ainsi 33% de ses besoins propres) et ses barrages pyrénéens
- Electricité de Strasbourg (ES, filiale d'EDF)
- Usine d'Electricité de Metz (UEM)
Avec un fort développement en Thermique gaz naturel (beaucoup de projets d'ici à  2012) par:
- Gaz de France
- Poweo
- Electrabel
- Atel
Sans oublier les cogénérations des grands industriels (papetiers, sidérurgistes, aluminiers, cimenteries, usines d'incinération d'ordures ménagères), ni les quelques chutes et barrages privés ou en régies municipales, ni les raccordements de parcs éoliens (en plein boum actuellement).

Pour le transport, il y a RTE EDF Transport, gestionnaire des réseaux HTB à  400 kV, 225 kV, 150 kV (rare), 90 kV et 63 kV.

Pour la distribution, c'est le rôle dévolu à  une filiale commune à  EDF et Gaz de France: EDF Gaz de France Distribution, appelée EGD dans la profession, sauf si vous habitez à  Strasbourg, Metz, Grenoble (pour citer les plus grandes régies urbaines) et dans certains départements ruraux où régies, SICAE et syndicats d'électrification rurale s'en chargent.

Voilà , j'espère avoir été le plus complet possible...

Pour le reste, il y a toujours Wikipédia.

Bonne année à  tous les saranautes, au fait. :wink:

Posté : jeu. 04 janv. 2007 15:11
par G.E.
guy21 a écrit :Pour le reste, il y a toujours Wikipédia.
Attention, ça donne un bon aperçu mais les données ne sont pas toujours fiables... :?

Posté : jeu. 04 janv. 2007 15:21
par Gilles V
marsupilud a écrit :En fait, si je comprends bien, c'est de la concurrence de grandes huiiles, comme pour les autoroutes : les compagnies sont en concurrence uniquement face à  l'autorité régulatrice. En gros, le client direct (le voyageur) ne doit rien en attendre et n'aura jamais le choix. Tout est question d'échelle.
Ben, ca depend, le choix fait par l'autorité regulatrice est quand meme fait selon des critères qui peuvent profiter au consommateur non? Notamment en terme de prix et/ou de desserte...?

Posté : jeu. 04 janv. 2007 16:17
par laurent
Fantomas a écrit :On entend souvent des choses faussées sur le rail britannique.
La liberalisation s'est faite avec douleur, mais depuis l'infra a été re-nationnalisée, et de fortes sommes ont été investies dans le réseau, et aujourd'hui le rail britannique est très efficace, et ne correspond plus à  l'image qu'on lui donne encore : les accidents et cie, c'est du passé.
d'ailleurs il est intéressant de noter un paradoxe : ceux qui argumentent sur la sécurité pour lutter contre la libéralisation ferroviaire sont souvent ceux qui luttent contre les politiques sécuritaires en ce qui concerne monsieur tout le monde dans la rue

Posté : jeu. 04 janv. 2007 19:23
par marsupilud
guy21 a écrit :la SHEM (Société Hydroélectrique du Midi, filiale de la SNCF assurant ainsi 33% de ses besoins propres) et ses barrages pyrénéens.

Bonne année à  tous les saranautes, au fait. :wink:
Merci, et pour tes explications précises. Quant à  la privatisation annoncé, cela semble délicat de s'avancer sur ce qu'il va se passer, n'est-ce pas ?

Et pour revenir au sujet principal, la SNCF ferait donc rouler 33% de ses trains à  l'énergie hydraulique ? Intéressant, mais pourquoi n'en parlent-ils pas ?
Gilles V a écrit :
marsupilud a écrit :En fait, si je comprends bien, c'est de la concurrence de grandes huiiles, comme pour les autoroutes : les compagnies sont en concurrence uniquement face à  l'autorité régulatrice. En gros, le client direct (le voyageur) ne doit rien en attendre et n'aura jamais le choix. Tout est question d'échelle.
Ben, ca depend, le choix fait par l'autorité regulatrice est quand meme fait selon des critères qui peuvent profiter au consommateur non? Notamment en terme de prix et/ou de desserte...?
Oui mais la concurrence n'est pas directe comme dans l'aviation.

Posté : jeu. 04 janv. 2007 19:35
par G.E.
marsupilud a écrit :Et pour revenir au sujet principal, la SNCF ferait donc rouler 33% de ses trains à  l'énergie hydraulique ? Intéressant, mais pourquoi n'en parlent-ils pas ?
C'est un héritage de la Compagnie du Midi qui se servait des cours d'eau pyrénéens pour alimenter la caténaire de ses voies dès les années 20 !

La SNCF n'en parle pas car elle aimerait bien vendre ses parts dans la Compagnie...

Posté : jeu. 04 janv. 2007 20:42
par Nono
marsupilud a écrit :Alors Orange, c'est français, anglais, ou y'en a deux ?
A la base, Orange est anglais et Itinéris était une filiale de France Telecom.

Itinéris a racheté Orange mais FT a mis en bourse une partie du capital de la nouvelle entité (qui a pris le nom d'Orange).

Finalement, FT a racheté les actions Orange qui étaient sur le marché boursier.

Donc, aujourd'hui, FT contrôle tous les réseaux : le fixe, l'internet (Wanadoo devenu Orange), le portable (Orange), (sans compter Alapage et pas mal d'autres sociétés) en vue d'arriver dans quelques temps à  la fusion de ces services : on n'aura plus qu'une seule facture (ça commence déjà  avec le fixe et le portable).