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Posté : ven. 30 nov. 2007 15:41
par jocderv
eomer a écrit :jocderv a écrit :
Paris Toulouse en avion, c'est a peu pres 1 heure.
Non: 1 heure, c'est à peu près le temps de vol entre Orly et Blagnac. Pour aller du centre de Paris à celui de Toulouse, tu peux ajouter facilement 2h00 (trajet, enregistrement, contrôles de sécurité, marche dans le terminal, embarquement, débarquement, re_visite du terminal, trajet...plus eventuelleemnt l'attente des bagages). Si en plus la DDE94 a décidé de faire du jardinage sur le terre-plein central de l'A6 en pleine heure de pointe, le temps de trajet est multiplié par deux.
Pour moi, la situation de Toulouse est similaire à celle de Marseille: la SNCF s'attendait à une répartition à 50/50 des passagers entre le TGV et l'avion mais on est désormais plus proche des 60/40.
Bien sur, pour ceux qui se rendent à Blagnac (Airbus) et à Mérignac (Dassault), la problématique est un peu différente de celle des voyageurs Paris-Marseille et Paris-Lyon.
J'en ai déjà parlé quelque part sur le forum (si si je me souviens, je suis pas encore completement gateux !)
mais moi je ne vais pas de Toulouse centre à Paris centre (si c'etait le cas c'est vrai que le train pourrait peut etre concurrencer l'avion - un jour !) mais je vais de Toulouse banlieue a Paris banlieue en général,
alors aller à la gare plutot qu'à l'aéroport c'est encore plus long et plus compliqué pour se garer ! (j'exagere a peine)
Je prend evidemment de la marge sur les horaires de train et donc arrive aussi a l'avance, et les trains ont aussi ca arrive du retard (bon c'est vrai les avions aussi !!), et le temps d'embarquement, de controle etc n'est pas si long que çà en règle générale (la Navette à Blagnac et Orly, c'est une grosse machine qui marche pas mal)
Mais surtout, le temps à rester assis à sa place prend une importance plus forte sur le temps passé au total: pour l'avion c'est 1h, meme si tu passes 2h de plus (total 3) en deplacement etc, alors que pour le train ce sera peut etre 3h mini (meme si j'y crois pas trop !) mais avec aussi a peu pres 2h de plus en deplacement etc
N'empeche que Toulouse est vraiment la ville de l'avion ! et que meme si le train mettait le meme temps de trajet que l'avion, au meme prix, je pense que la majorité prendrait l'avion quand meme !
moi je suis pas du milieu, meme si j'en profite comme beaucoup de la région de toulouse forcement, et je me sens plus en sécurité en train (bien que je n'ai jamais su y dormir), j'ai plutot peur de l'avion, ca m'arrive encore !, mais pour des rdv ou des réunion sur une journée à Paris, c'est la seule solution
Posté : ven. 30 nov. 2007 16:06
par G.E.
En gares nouvelles, on aura à terme Nîmes, Montpellier, Vallée de l'Aude (Béziers-Narbonne) et Perpignan. Montpellier et Nîmes privilégient une desserte de leur centre ville. Ce sera pertinent pour les liaisons vers Paris. Pour le temps de parcours, desservir Montpellier-centre sera très pénalisant à cause du raccordement à niveau de Saint-Brès qui est en plus placé très loin. Nîmes-centre ne pourra être desservie que si les trains passent par Montpellier-centre.
FDH a écrit :Donc j'ai du mal à imaginer un Paris-Barcelone qui n'effectuerait pas d'arrêts intermédiaires (au moins Montpellier et Perpignan, voire Lyon)
Je pense que Lyon sera rattaché à des missions Lille / Strasbourg - Barcelone. Sinon, il est prévu actuellement que les missions vers Barcelone soient des prolongements de TGV existants, avec leurs arrêts actuels, donc. N'oublions pas que les premiers trains à grande vitesse transfrontaliers circuleront dès 2010, la ligne entière espagnole ouvrant en 2012. Pour le CNM, ce sera 2014.
Posté : ven. 30 nov. 2007 17:15
par altro
Dans ses cartons, l'opérateur historique prévoit des TGV Paris-Madrid via Barcelone (7h15) qui ne concernerait qu'une faible part de voyageurs de bout en bout, mais qui compte les remplr en trois temps :
Paris-Montpellier,
Montpellier-Barcelone
Barcelone-Madrid...
Posté : ven. 30 nov. 2007 17:30
par joe57in67
G.E. a écrit :Je pense que Lyon sera rattaché à des missions Lille / Strasbourg - Barcelone. Sinon, il est prévu actuellement que les missions vers Barcelone soient des prolongements de TGV existants, avec leurs arrêts actuels, donc. N'oublions pas que les premiers trains à grande vitesse transfrontaliers circuleront dès 2010, la ligne entière espagnole ouvrant en 2012. Pour le CNM, ce sera 2014.
En prenant toujours référence à l'Association du TGV RR, sans connaître les fréquences, Lyon devrait avoir des relations :

Francfort/Stuttgart-Strasbourg-Barcelone :

en quotidien : Francfort-Mannheim/Stuttgart-Karlsruhe-Strasbourg-Belfort Montbéliard TGV-Besancon TGV-Dijon-Lyon Part Dieu-Valence TGV, Nîmes-Montpellier-Béziers-Narbonne-Perpignan-Barcelone

plus une seconde en été : Francfort-Mannheim/Stuttgart-Karlsruhe-Strasbourg-Lyon St Exupéry TGV-Nîmes-Montpellier-Béziers-Narbonne-Perpignan-Barcelone

Zurich-Lyon-Barcelone toujours en quotidien avec Zurich-Bâle-Mulhouse-Lyon Part Dieu-Valence TGV-Nîmes-Montpellier-Béziers-Narbonne-Perpignan-Barcelone

Luxembourg-Metz-Nancy-Lyon-Barcelone juste en été avec :

Luxembourg-Metz-Nancy-Lyon Part Dieu-Nîmes-Montpellier-Béziers-Narbonne-Perpignan-Barcelone

une relation Metz-Montpellier prolongée jusqu'à Barcelone en été avec Metz-Nancy-Dijon-Châlon sur Saône-Mâcon Ville-Lyon Part Dieu-Valence TGV-Nîmes-Montpellier-Béziers-Narbonne-Perpignan-Barcelone
Maintenant, je ne pense pas que ces relations seront mises en place lors de le MES de Perpignan-Figueras mais seulement lors de la MES de la RRE (quoique les relations Luxembourg-Barcelone ne gagnent rien avec la RRE...)
Sinon, pour en rajouter dans le débat TGV-avion notemment sur Paris-Toulouse, je voulais dire qu'il me semblait qu'avec le Grenelle de l'Environnement, on allait taxer les relations aériennes intérieures très fortement lorsqu'il existe une bonne desserte ferroviaire (ce qui sera certainement le cas entre Paris et Toulouse où on devrait avoir comme Strasbourg et Marseille une quinzaine d'allers-retours quotidiens).
Posté : ven. 30 nov. 2007 17:45
par jocderv
joe57in67 a écrit :
Sinon, pour en rajouter dans le débat TGV-avion notemment sur Paris-Toulouse, je voulais dire qu'il me semblait qu'avec le Grenelle de l'Environnement, on allait taxer les relations aériennes intérieures très fortement lorsqu'il existe une bonne desserte ferroviaire (ce qui sera certainement le cas entre Paris et Toulouse où on devrait avoir comme Strasbourg et Marseille une quinzaine d'allers-retours quotidiens).
Ca n'arretera surement pas les déplacements professionnels, et tant mieux si ce sont les entreprises qui payent les taxes sur la pollution.
Je pense que sur Toulouse / Paris, on aura du mal a avoir une "bonne desserte ferroviaire" : a + de 3 h de trajet, difficile de faire un aller retour dans la journée pour une réunion ou un rdv ! Ce qui se fait courrament avec l'avion !
Posté : ven. 30 nov. 2007 19:14
par gavatx76
Eomer a écrit:
Il ne faut pas réver: le TGV ne sera JAMAIS compétitif avec l'avion sur Paris-Barcelone. Même avec une LGV de bout en bout, on ne passera pas sous les 4 heures.
4 heures, pour moi, ce serait plus rapide que l'avion, de centre à centre.
En plus, d'ici 2020, avec une forte taxe sur la pollution et le kérosène à un prix très élevé, cela pourrait être intéressant... parce que, pour le moment l'avion est bien moins cher que le train

Posté : dim. 02 déc. 2007 15:14
par revas
G.E. a écrit : N'oublions pas que les premiers trains à grande vitesse transfrontaliers circuleront dès 2010, la ligne entière espagnole ouvrant en 2012. Pour le CNM, ce sera 2014.
Vu qu'entre Figueras et Barcelone on aura tjrs une ligne à voie large, ça veut dire qu'on compte ouvrir dans un premier temps une ligne Paris - Figueras ? Par prolongement "tout bête" des Paris - Perpignan ?
Posté : dim. 02 déc. 2007 23:24
par gavatx76
Va voir le sujet TGV Espagne.
A priori, dans un premier temps, il n'y aura pas de changement dans les trains voyageurs, jusqu'à l'ouverture de la LGV en 2012.
Posté : lun. 03 déc. 2007 04:30
par gavatx76
Je rectifie, j'ai posté sans réflechir

.
A priori pas de TGV tranfrontalier jusqu'à Figueres.
Evidemment, la logique est de remplacer les talgo Espagne-Montpellier par des Alvia à double écartement d'essieux passant par le nouveau tunnel. Voir à ce sujet, l'excellente information de L.Willms. Rien qu'en utilisant la nouvelle ligne, l'actuelle de Figueres à Cerbère étant, disons "précaire"

(les trains doivent y passer à toute petite vitesse), on doit pouvoir gagner à vue de nez une bonne heure et demie.
Posté : lun. 03 déc. 2007 19:34
par lorp
jocderv a écrit :Ca n'arretera surement pas les déplacements professionnels, et tant mieux si ce sont les entreprises qui payent les taxes sur la pollution.
Je pense que sur Toulouse / Paris, on aura du mal a avoir une "bonne desserte ferroviaire" : a + de 3 h de trajet, difficile de faire un aller retour dans la journée pour une réunion ou un rdv ! Ce qui se fait courrament avec l'avion !
Pour continuer le débat, j'ai souvent l'occasion de faire Grenoble-Toulouse tour à tour pour des raisons professionnelles et des raisons personnelles : le temps de parcours est à peu de chose égal à un Paris-Toulouse. Il est vrai que l'avion a la préférence des trajets professionnels à la différence des trajets personnels, mais au vue du prix du billet Lyon-Toulouse, et du peu de temps gagné (un peu plus d'une heure actuellement), il n'est pas impossible que la hiérarchie des "professionnels" rechigne un jour, surtout si à l'avenir, une taxe pénalise le transport aérien.
Après, c'est sûr que Grenoble et l'aéronautique...
Posté : sam. 08 déc. 2007 15:27
par altro
joe57in67 a écrit :
Je pense que sur Toulouse / Paris, on aura du mal a avoir une "bonne desserte ferroviaire" : a + de 3 h de trajet, difficile de faire un aller retour dans la journée pour une réunion ou un rdv ! Ce qui se fait courrament avec l'avion !
Les villes à 3heures de Paris ont en général une bonne desserte ferroviaire. Je pense notamment à Bordeaux, à Marseille...dont bon nombre de voyageurs effectue l'aller-retour dans la journée.
A l'achèvement de Tours-Bordeaux-Toulouse, la Ville Rose aura accès à ce type de desserte. Enfin, à l'horizon de sa réalisation, on aura tranché entre desserte aérienne et TGV.
Ce qui se fait de plus en plus : un départ en soirée, une nuit à l'hôtel (soirée étape à partir de 60 euros) ou chez des amis-qu'on-n'a-pas-vu-depuis-longtemps, réunion le matin, départ vers midi, déjeuner sur le train et fin d'après-midi au bureau. Il y a toutes sortes de montages qui rendent acceptables les parcours à plus de trois heures....
Posté : sam. 08 déc. 2007 16:14
par G.E.
Altro a écrit :Ce qui se fait de plus en plus : un départ en soirée, une nuit à l'hôtel (soirée étape à partir de 60 euros) ou chez des amis-qu'on-n'a-pas-vu-depuis-longtemps, réunion le matin, départ vers midi, déjeuner sur le train et fin d'après-midi au bureau. Il y a toutes sortes de montages qui rendent acceptables les parcours à plus de trois heures....
Cà , c'est de la théorie ! A Paris, trouver un hôtel "acceptable" à moins de 60 € est plutôt difficile. Quant aux amis, ça va bien une fois, mais à la longue il ne faut pas abuser quand même ! D'autre part, si l'employeur donne un jour de déplacement, c'est 1 jour et pas 2.
Sur ce, je clos le HS.
Posté : ven. 11 janv. 2008 09:07
par G.E.
Peu avant le sommet franco-espagnol, Frêche a débloqué le financement de la LGV CNM en prenant à la charge de la région la part du département (égoïste) de l'Hérault qui ne voulait rien financer. Les premiers appels-d'offres sont annoncés pour la fin de l'année !!!

Menace de Georges Frêche sur Nîmes-Montpellier
Posté : mar. 29 avr. 2008 17:24
par Auriom
Et trois mois après :
Les Echos a écrit :Nouveau coup de froid sur le projet de LGV entre Nîmes et Perpignan
La région Languedoc-Roussillon menace de ne pas cofinancer la ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier si le gouvernement n'acte pas la globalité de la liaison entre Nîmes et Perpignan.
De notre correspondant à Montpellier
Ayant, semble-t-il, appris par une indiscrétion que le projet de loi sur la programmation des lignes à grande vitesse ne prenait pas en compte avant 2020 la réalisation de la ligne à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, menace, si tel est le cas, de se retirer du plan de financement du tronçon entre Nîmes et Montpellier. L'accord donné au cofinancement de cette ligne par la région a été lié à son inscription dans un projet global incluant la réalisation du "tronçon manquant" entre Montpellier et Perpignan. La région a toujours demandé que le projet global soit acté dans le cadre d'un Ciact (1). Malgré de multiples promesses, les Ciact tenus sous Jean-Pierre Raffarin puis Dominique de Villepin n'ont jamais pris en compte les deux projets. Un nouveau Ciact avait été annoncé après les municipales, mais aucune date n'est fixée pour l'instant.
Georges Frêche dénonce "l'axe Raffarin, Royal, Juppé, Alliot-Marie", qu'il considère comme le lobby en faveur de la liaison Paris-Bordeaux-Hendaye vers l'Espagne. Il va à nouveau solliciter le gouvernement espagnol pour qu'il renouvelle, comme il le fait à chaque sommet franco-espagnol, la demande de réalisation complète de la LGV à travers le Languedoc-Roussillon. Toutefois, la LGV venant de Barcelone n'arrivera à Perpignan qu'en 2012 avec trois ans de retard sur le calendrier initial.
Le préfet minimise le différend
Après le retard accumulé sous la présidence de l'UMP Jacques Blanc, qui avait refusé de participer à tout cofinancement sous prétexte qu'il s'agissait d'un projet européen reliant la péninsule ibérique à l'Europe, Georges Frêche avait inversé la vapeur en annonçant que les collectivités concernées prenaient en charge 20 % du coût du chantier Nîmes-Montpellier évalué à 1,4 milliard d'euros. Face au refus surprenant du Conseil général de l'Hérault socialiste de participer à ce cofinancement, la région avait même annoncé sa décision d'en assurer le portage financier au côté des autres collectivités.
Cyrille Schott, préfet de région, qui a longuement œuvré pour associer les collectivités de la région au cofinancement, tente de minimiser le différend. Il souligne que, grâce à l'engagement financier des collectivités, les appels d'offres pour Nîmes-Montpellier seront lancés en temps voulu pour une réalisation à l'horizon 2013. Concernant le tronçon Montpellier-Perpignan, il rappelle que, "techniquement, l'horizon 2020 est incontournable". Il espère que la saisine de la commission du débat public pourra se faire dès cet été avec un démarrage du débat début 2009.
Jacques Ramon
(1) Comité interministériel d'aménagement et de compétivité du territoire
(Les Echos du 29/04/2008)
Une région française demande donc à un pays étranger un soutien contre son propre gouvernement national. Mais si la fin justifie les moyens...
Re: Menace de Georges Frêche sur Nîmes-Montpellier
Posté : mar. 29 avr. 2008 18:43
par eomer
Auriom a écrit :
Une région française demande donc à un pays étranger un soutien contre son propre gouvernement national. Mais si la fin justifie les moyens...
C'est surtout l'autre abr...de Frêche qui fait encore des siennes.
Pourquoi le PS local ne le met il pas en minorité pour le virer ? Bon, c'est vrai que si l'on compte sur Hollande pour prendre une décision qui fâche, on n'est pas rendus.
Posté : mar. 29 avr. 2008 19:27
par lorp
Pas de quoi traiter Frêche d'abrutis ou Hollande de lâche ! C'est pas la première fois qu'un président de région hausse le ton et en appelle de soutien du gouvernement espagnol : c'est souvent le cas en ce qui concerne les projets trans-pyrénéens.
Re: Menace de Georges Frêche sur Nîmes-Montpellier
Posté : mer. 30 avr. 2008 12:54
par G.E.
eomer a écrit :C'est surtout l'autre abr...de Frêche qui fait encore des siennes. Pourquoi le PS local ne le met il pas en minorité pour le virer ? Bon, c'est vrai que si l'on compte sur Hollande pour prendre une décision qui fâche, on n'est pas rendus.
Frêche tient le PS via son premier secrétaire dans l'Hérault ! Il participe même aux réunions de section (officiellement en tant qu'invité) alors qu'il n'a rien à y faire, étant exclu ! Son grand opposant, c'est le fameux Vézinhet, président du CG34, qui lui a déclaré une guerre ouverte. La première victime : la LGV CNM puisque Vézinhet, préférant entrer dans le jeu des intérêts partisans, a refusé de la cofinancer !
Si je ne suis pas d'accord avec tout ce que fait et dit Frêche, il est capable d'impulser une réelle dynamique dans cette région qui s'asphyxie à coup de rond-points débiles et d'inactivité dans les transports routiers et ferroviaires.
Ce qui me gêne, c'est que le projet Montpellier - Perpignan repart de zéro ! Mécaniquement, avec toutes les procédures et les recours prévisibles des nymbistes, il va falloir attendre 2020 grand minimum avant le tout premier coup de pioche ! Et on n'est plus sûr d'avoir une LGV.
Dans les scénarios étudiés par RFF en vue du Débat Public, une option privilégiée est la simple construction d'une ligne nouvelle mixte limitée à 200 km/h. Le gain de temps sera réel en raison du passage au Nord de l'Etang de Thau, bien que faible pour une ligne nouvelle. En revanche, une ligne mixte est plus couteuse, plus contraignante dans son exploitation et il n'y a pas pour le moment d'expérience de ce genre en France, hormis un petit bout à Tours.
On notera que la ligne Narbonne - Toulouse est passée à la trappe. Si L'Etat et la région avaient joué leurs rôles à l'époque, quand les études de la LGV Montpellier - Perpignan étaient bouclées, on en serait à étudier cette ligne là actuellement !
Posté : mar. 17 juin 2008 19:27
par Nono
Le "protocole d'intention" vient d'être signé et on connaît maintenant la clé de répartition du financement :
Le Moniteur a écrit :Contournement ferroviaire LGV de Nîmes et Montpellier : c'est signé
Le coût total de la nouvelle liaison ferroviaire à grande vitesse est estimé à 1,4 milliard d'euros.
Un protocole d'intention préalable à la réalisation du contournement ferroviaire grande vitesse de Nîmes et de Montpellier a été signé mardi à Montpellier par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et Georges Frêche, président (divers gauche) de la région Languedoc-Roussillon. Le document formalise le mode de financement de ce contournement, dont le coût total est estimé à 1,4 milliard d'euros.
L'Etat y participera à hauteur de 685 millions d'euros et les collectivités locales à hauteur de 420 millions. A elle seule, la Région en apportera 300. RFF (Réseau ferré de France) et l'Europe participeront respectivement à hauteur de 130 et 65 millions d'euros.
Un projet vieux de 17 ans
Le protocole, paraphé aussi par le président de RFF, Hubert du Mesnil, et le président PS du Conseil général du Gard, Damien Alary, précise que seront lancés d'ici 2020 les projets de lignes nouvelles jugées prioritaires par l'Etat, parmi lesquels figurent, outre le contournement de Nîmes et Montpellier, la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. Le tronçon Nîmes-Perpignan constitue le chaînon manquant entre Amsterdam et Séville. "Ce protocole va enfin rendre irréversible ce qui était attendu" depuis 17 ans, a déclaré le ministre. Les études avaient été lancées dans les années 1990 avant qu'en 1995 soit décidé l'arrêt de la LGV Méditerranée à Manduel, au sud de Nîmes.
20.000 emplois
Les travaux du contournement de Nîmes et Montpellier pourraient démarrer d'ici 2010. Pour la ligne Montpellier-Perpignan, "je veux que les travaux démarrent en 2015", a dit M. Borloo.
"C'est une opération fondamentale pour le Languedoc-Roussillon", a déclaré M. Frêche. "Le contournement, sur trois ans de travaux, c'est plus de 20.000 emplois induits au sud du Gard et au nord de l'Hérault", a-t-il dit. Selon lui, la ligne nouvelle permettra de doubler les TER entre Nîmes et Montpellier et d'augmenter le fret.
(17/06/2008)
(c) Le Moniteur Expert
Et un nouveau débat public...
Posté : jeu. 04 sept. 2008 19:46
par otto
Sur le site du débat public...
http://debatpublic.fr/docs//ligne_montp ... pignan.pdf
http://debatpublic.fr/docs//montpellier ... n_psdt.pdf
Projet de ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan
Création d'une infrastructure ferroviaire nouvelle permettant d'achever la grande liaison entre la péninsule ibérique côté méditérranéen, la France et le Nord de l'Europe. Développement dse services suivants : voyageur longue distance, voyageur courte distance et marchandises.
Saisine du 04/08/2008 par Réseau Ferré de France
La Commission, saisie le 4 août 2008 par le Président de Réseau Ferré de France du projet de réseau ferroviaire de « ligne nouvelle Montpellier-Perpignan », a décidé que ce projet doit faire l'objet d'un débat public que la Commission organisera elle-même et dont elle confiera l'animation à une commission particulière.
Cette décision est fondée sur les éléments suivants :
- l'intérêt national et européen du projet qui a pour objet d'achever la grande liaison (côté méditerranéen) entre la péninsule ibérique, la France et le Nord de l'Europe et qui est inscrite au Réseau Trans-européen de Transport,
- l'importance des enjeux en termes socio-économiques et en termes d'aménagement du territoire de la Région Languedoc-Roussillon,
- l'étendue de la zone d'étude et la diversité des impacts possibles sur l'environnement selon les scénarios envisagés.
La Commission a considéré par ailleurs que le dossier du débat devrait comporter les résultats des études en cours citées dans le dossier de saisine ainsi que les effets dans le domaine des nuisances sonores.
La Commission a nommé M. Claude BERNET Président de la Commission particulière du débat public sur le projet ferroviaire de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan.
Posté : jeu. 04 sept. 2008 19:52
par marsupilud
Voilà une bonne nouvelle !
On n'annonce cependant pas d'échéance ..