Quelques échos de la réunion qui s'est tenue récemment à Orléans :
CG45 a écrit :
TGV Grand Centre : Le Loiret veut une réalisation rapide
> Lors d'une table ronde organisée par l'association TGV Grand Centre-Auvergne, le Président Doligé a réaffirmé la volonté du Département de tout faire pour que cette ligne d'aménagement du territoire soit réalisée dans les meilleurs délais.
Désengorger la ligne TGV Paris-Lyon. Le 23 avril dernier, une table ronde, organisée par l'association TGV Grand Centre-Auvergne, réunissait Michel Mercier, Ministre de l'Espace Rural et de l'Aménagement du Territoire, Gérard Moisselin, Préfet de la région Centre et du Loiret ainsi qu'Eric Doligé, Président du Conseil général du Loiret. Soutenant dès septembre 2007 l'idée d'une ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) Grand Centre, le Département considère, à l'instar du ministre que ce projet est "un besoin pour l'attractivité des territoires". En l'occurrence une chance pour le développement économique et touristique du Loiret qui permettra également de faciliter les déplacements de ses habitants. Sa réalisation est également indispensable pour désenclaver certaines régions fragilisées du Grand Centre et pour désengorger et doubler la ligne TGV Paris-Lyon qui devrait passer de 30 millions de voyageurs par an aujourd'hui à 50 millions à l'horizon 2025.
Rappelons qu'Eric Doligé est le secrétaire de l'Association TGV Grand Centre Auvergne, créée le 15 décembre 2007. Composée de nombreux élus ou collectivités, elle a pour but de promouvoir une LGV reliant Paris à Lyon en passant par les régions Centre, Limousin et Auvergne. Une convention lie les cinq régions concernées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne, Auvergne, Rhône-Alpes), l'Etat, l'AFIT (Agence de Financement des Infrastructures de Transport) et RFF (Réseau Ferré de France) afin de mobiliser des crédits d'études.
Une LGV intégrée dans le "Grenelle 2". Ce projet de LGV Paris - Lyon, via Orléans et Clermont-Ferrand, déjà inscrit dans la loi de programmation du Grenelle de l'Environnement (le "Grenelle 1") du 23 juillet 2009, doit être intégré dans le projet de loi portant engagement national pour l'environnement (le "Grenelle 2") qui sera examiné à l'Assemblée nationale à partir du 4 mai 2010. Il a déjà été adopté par le Sénat en octobre 2009.
Si le tracé du projet de la future ligne, d'un coût estimé à 12 milliards d'euros, n'est pas encore finalisé, il existe en revanche une cartographie d'hypothèses de tracé de ligne réalisée par le Conseil régional d'Auvergne en mai 2009. Par ailleurs, RFF, maître d'ouvrage de la future LGV, "planche" sur 5 scénarios de tracés qui seront dévoilés le 19 mai par le comité de pilotage du projet. Enfin, le débat public devrait être lancé début 2011 dans les 5 régions, sous la houlette de la Commission nationale du débat public, en vue de comparer les différents scénarios et d'évaluer leur pertinence. L'objectif est que les premiers usagers de la nouvelle LGV puissent l'emprunter à l'horizon 2020.
http://www.leberry.fr/editions_locales/ ... GBBQ-.html
Le Berry Républicain a écrit :Le TGV Grand Centre sur les rails
Le 23 avril dernier, une table ronde sur le TGV Grand Centre Auvergne a mis tout le monde d'accord. Sauf sur la question des tracés, qui seront présentés le 19 mai à Paris.
« Notre projet est devenu irréversible. D’ailleurs, les études sont en cours » Voilà ce qu’a martelé hier Rémy Pointereau, président de l’association TGV Grand Centre Auvergne, qui tenait une table ronde à Orléans, au musée des Beaux-Arts, afin de préparer le débat public.
De nombreux acteurs économiques et politiques y assistaient (la gauche étant toutefois peu représentée). Michel Mercier, ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, s’était déplacé. Rappelons que le TGV Grand Centre doit relier Paris à Lyon via Clermont d’ici 2020 : 450 km de linéaire, douze millions d’euros et cinq régions impliquées.
Les tracés feront débat
Les intervenants étaient unanimes à souhaiter le TGV, à l’image d’Yves Broussoux, président de la CRCI du Centre : « C’est un projet impératif pour notre territoire. Bourges a absolument besoin du TGV. » Michel Mercier a insisté : « Cette ligne, c’est vraiment la ligne d’aménagement du territoire. » La SNCF a énuméré les avantages : aller à Paris facilement, desservir les villes de la région Centre, et ouvrir une porte vers le sud.
Mais le plus dur reste à venir. Le 19 mai prochain, à Paris, se réunira le comité de pilotage où seront proposés les tracés possibles de la ligne TGV. Ensuite le débat public pourrait être lancé en 2011, avant la mise en service de la ligne en 2020.
Mais d’ici là, de nombreuses difficultés ne sont pas réglées. D’abord, le ministre a reconnu que « la topographie du sud de la ligne est assez difficile ». Surtout, la question des tracés risque de faire rage, à l’image d’une petite phrase de Patrick Stefanini, préfet coordonnateur : « Comment fait-on avec la Loire ? Doit-on la traverser ? N’est-il pas préférable de la longer ? »
Si Orléans est assurée d’avoir le TGV, rien n’est encore décidé pour Bourges. Michel Mercier, que nous avons interrogé, s’est montré très clair : « C’est après le débat public qu’on pourra trancher. On peut faire vingt kilomètres pour aller à la gare TGV et être bien desservi. Si demain on fait passer du fret sur ces lignes TGV, est-ce que vous serez content de voir passer des trains de fret ? Donc il faut aussi réfléchir à toutes ces utilisations possibles des voies ferrées. »