Re: [ A69 ] Toulouse - Castres
Posté : lun. 25 sept. 2023 21:40
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C'est bien ce que je pense.Bugsss a écrit :Il devient vraiment nécessaire de faire des contre manifestations... et en nombre.
C'est vrai.Laurent19 a écrit :L'avantage, non négligeable, des anti-tout, c'est qu'ils n'ont que ça à foutre.
Ce qui n'est pas notre cas, puisque nous on bosse pour les alimenter.
« Nous, scientifiques, nous avons décidé de sortir nos labos pour prendre pied sur le projet de l’A69, emblématique du déni écologique », lance Laure Teulières, enseignante-chercheuse, contactée par Le HuffPost.
Ils ont publié une tribune sur un blog de Mediapart le 24 septembre, qui réclame l’arrêt immédiat des travaux de l’A69 et démontre une volonté d’éclairer le débat « dans une approche scientifique et non partisane », selon Laure Teulières.
La vitesse n'a rien à voir avec les enjeux climatiques. Sinon que dire d'un TGV ?Premier point : une A69 « permettant à plus de voitures individuelles de rouler plus vite » est selon eux « absurde au vu des enjeux climatiques ».
Libre à ces associations d'œuvrer pour le développement des TC. Personne ne leur interdit. Mais pas sur que l'attractivité soit là. Et nul doute que les gens qui prennent leur voiture pour aller sur Toulouse, le font déjà.Deuxièmement, l’autoroute va entrer « en concurrence » avec les transports en commun, moins polluants, comme le train et l’autocar.
Oui et non. Permettre à des entreprises de s'implanter pour moins cher sur Castres, avec un axe performant pour assurer le transport des marchandises, c'est une chance.A69 ne va pas « désenclaver la région Castres-Mazamet », mais profiter au développement économique de Toulouse au détriment des petites villes alentour.
L'agriculture ne pollue pas? Ah bon. Il n'y a qu'à voir en Bretagne, avec les marées vertes...Quatrième point : ce projet ne mérite pas, selon les scientifiques, une perte aussi importante de terres agricoles, ni de mettre en danger la santé des populations à cause des tonnes de CO2 émises par les travaux et la circulation ensuite.
On fait toute une histoire pour quelques alignements d'arbres, alors que dans un autre sens, combien de km² ont été brulés l'an dernier. Combien de platanes ont été coupés le long du canal du midi, même s'ils sont malades, le résultat est le même....« Un arbre centenaire ne peut être remplacé par cinq jeunes arbres : il est irremplaçable dans les échelles de temps qui nous concernent, en raison du carbone qu’il contient, qu’il continue de capter, des autres vivants avec lesquels il interagit, de son importance dans la régulation du cycle de l’eau et du microclimat local ».
Beaucoup de scientifiques ont une (très) forte sensibilité à l'écologie car il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte de certains changements à l'oeuvre. Il y a aussi différentes formes de sciences : on entend beaucoup s'exprimer les climatologues et les écologues qui observent les changements au premier plan, et il y a aussi les sciences humaines et sociales, etc.Bugsss a écrit :Quand les arguments cherchent des appuis, on va voir vers les scientifiques, pour les preuves irréfutables. Les mêmes scientifiques, qui ont leur carte chez EELV.
Le gain de temps n'est pas l'objectif premier du projet qui est la "sécurisation" (temps de parcours, accidentologie...) d'un axe majeur et le désenclavement d'une agglomération importante actuellement isolée du réseau routier structurant. Ce point a été validé à la fois par les différentes enquêtes et aussi en dépit des multiples procédures judiciaires (certaines clairement abusives) tentées par les opposants.Premier point : une A69 « permettant à plus de voitures individuelles de rouler plus vite » est selon eux « absurde au vu des enjeux climatiques ».
Où étaient ces personnes lorsque le fret ferroviaire a disparu de Castres et Mazamet dans l'indifférence quasi-générale ? Le rail conserve une très forte pertinence sur l'axe Mazamet - Castres - Toulouse. A mon avis, rail et route n'ont pas la même clientèle. La route récupère de fait le fret après l'abandon du rail par la SNCF (et l'Etat), mais côté voyageurs, le prix du futur péage et le confort du rail (hors qualité de service souvent aléatoire) pour accéder à Toulouse en dissuaderont plus d'un de prendre la route pour des trajets fréquents.Deuxièmement, l’autoroute va entrer « en concurrence » avec les transports en commun, moins polluants, comme le train et l’autocar.
La polarisation de Toulouse est déjà bien présente puisque tout y converge. Reste le désenclavement qui est encore une fois une justification majeure du projet. Castres-Mazamet possèdent encore un tissu industriel, je doute qu'il file sur Toulouse ou ailleurs à cause de l'autoroute !A69 ne va pas « désenclaver la région Castres-Mazamet », mais profiter au développement économique de Toulouse au détriment des petites villes alentour.
Beau détournement de l'argumentation : le projet va certes coûter des terres agricoles et du CO2, mais il a été optimisé et il va préserver la santé des populations aujourd'hui exposées à un trafic intense. Rien n'est jamais parfait, à mon sens (et cela a été validé par les différentes procédures), les bons côtés l'emportent sur les mauvais.Quatrième point : ce projet ne mérite pas, selon les scientifiques, une perte aussi importante de terres agricoles, ni de mettre en danger la santé des populations à cause des tonnes de CO2 émises par les travaux et la circulation ensuite.
C'est l'arbre qui cache la forêt (désolé pour le mauvais jeu de mots). A ce rythme là, on ne pourra même plus couper un arbre. Un peu de sérieux ! Il faut là aussi prendre beaucoup de recul : la forêt française est menacée à cause d'une gestion globalement défaillante, du changement climatique, etc. Le problème dépasse les malheureux arbres abattus pour le projet d'autoroute et qui seront plus que compensés. Notre pays manque d'une vision et de moyens pour sa forêt. Certes, il y a un plan haies qui vient de sortir, il en faudrait plus.« Un arbre centenaire ne peut être remplacé par cinq jeunes arbres : il est irremplaçable dans les échelles de temps qui nous concernent, en raison du carbone qu’il contient, qu’il continue de capter, des autres vivants avec lesquels il interagit, de son importance dans la régulation du cycle de l’eau et du microclimat local ».
Bien sur qu'il y a du changement. On ne peut pas le nier. Encore que j'en connais certains qui continuent à nier.G.E. a écrit :Beaucoup de scientifiques ont une (très) forte sensibilité à l'écologie car il faudrait être aveugle pour ne pas se rendre compte de certains changements à l'oeuvre. Il y a aussi différentes formes de sciences : on entend beaucoup s'exprimer les climatologues et les écologues qui observent les changements au premier plan, et il y a aussi les sciences humaines et sociales, etc.Bugsss a écrit :Quand les arguments cherchent des appuis, on va voir vers les scientifiques, pour les preuves irréfutables. Les mêmes scientifiques, qui ont leur carte chez EELV.
Pour en revenir aux scientifiques, tous sont heureusement loin d'avoir une carte dans certains partis qui ne comprennent rien à la science et aux principes fondamentaux de la science. C'est facile depuis un bureau ou un écran de s'opposer à tout ou de vouloir tout interdire ou règlementer. Dans la vraie vie, les choses sont différentes et la science éclaire aussi les comportements et les façons de les orienter.
Quant aux journalistes, bien peu ont reçu une formation scientifique, au sens d'une initiation minimale à la recherche. Cela pourrait pourtant changer leur façon de traiter l'actualité en leur ouvrant l'esprit et en leur permettant d'être moins binaires ou généralisateurs. La pauvreté de la réflexion dans les articles postés sur ce forum est sidérante.
Rêvons d'un monde idéal.

En dehors de cette lecture, quand on creuse le sujet, on voit qu'il y a un malentendu et un mélange des termes.frantz58 a écrit :C'est vrai que ça fait très, très orienté ces deux articles ; c'est franchement de l'écologie de bas étage.
En revanche, c'est bien qu'ils organisent des visites du chantier, afin justement de montrer et d'expliquer aux personnes que cette future autoroute est bien loin du crime contre la nature que certains clament haut et fort.
Il n'y a pas de bon ou de mauvais domaines. S'il y a des jeunes que ca peut intéresser et susciter des vocations dans le domaine du BTP.rafi a écrit :En dehors de cette lecture, quand on creuse le sujet, on voit qu'il y a un malentendu et un mélange des termes.frantz58 a écrit :C'est vrai que ça fait très, très orienté ces deux articles ; c'est franchement de l'écologie de bas étage.
En revanche, c'est bien qu'ils organisent des visites du chantier, afin justement de montrer et d'expliquer aux personnes que cette future autoroute est bien loin du crime contre la nature que certains clament haut et fort.
Le directeur a précisé dans un reportage radio que l'école propose effectivement une visite du chantier de l'A69 et montrer comment les opérateurs du chantier compensent l'impact environnemental du chantier (qui existe quoi qu'on en dise) et prennent en compte la biodiversité avec les crapoducs etc.
Bref, ce qu'une autoroute est obligée de prendre en compte depuis déjà plusieurs années.
Le vrai sujet dans ce débat de sortie scolaire, ce n'est pas ça en tant que tel, c'est plus le symbole de l'autoroute aujourd'hui.
Faire visiter une autoroute à des enfants aujourd'hui, c'est comme faire visiter une nouvelle centrale au gaz, qui malgré une compensation de son impact physique sur l'environnement, reste une centrale au gaz qui pollue.
En soi, c'est pas fou.
Il y a d'autres types de chantiers plus "vertueux" à visiter.
Autoroute A 69 Castres-Toulouse : le monde économique tarnais a décidé de montrer les muscles
Après des années de combat pour obtenir l’autoroute entre Castres et Toulouse, les chefs d’entreprise s’exprimaient peu pensant que le projet était enfin bel et bien lancé. Mais la menace d’une suspension des travaux et une "ultracommunication" des opposants les font sortir du bois à nouveau.
Après une période de flottement, voire de tensions, les partisans de l’autoroute entre Castres et Toulouse, sont soulagés. Il n’y aura pas de suspension des travaux. Une menace qui planait depuis quelques jours.
Après la rencontre à Paris entre les opposants à l’A69 mercredi, des représentants du cabinet du ministre des Transports, Clément Beaune, Carole Delga a réaffirmé « qu’il n’existe aucune autre alternative crédible pour désenclaver les 150 000 habitants du sud du Tarn, très largement favorables au projet. » Même si elle a proposé notamment une médiation en associant les opposants à des groupes du travail sur les compensations environnementales et le tarif des péages, la présidente de la Région Occitanie a acté « un désaccord majeur avec les collectifs sur la nécessité de nouvelles infrastructures et, plus largement, sur un objectif exprimé de décroissance pour notre société. »
A lire aussi : Autoroute A69 Castres-Toulouse : Carole Delga favorable à "des groupes de travail" associant les opposants
« Je reste profondément convaincue que la France a besoin de projets de voies de transports, ferroviaires, routières ou encore fluviales, comme de nouveaux équipements de souveraineté industrielle, sanitaire, énergétique et alimentaire. Sauf à conduire notre pays à l’immobilisme, à décliner, à concentrer les richesses dans les Métropoles et à voir de plus en plus de territoires s’isoler, se paupériser et perdre en population. Ce n’est pas ce que je veux pour les Français » a écrit Carole Delga.
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« Des centaines d’emplois » à la clé
« On est très satisfait de la position de Carole Delga qui est dans la continuité », indique Via 81, association d’acteurs socio-économiques du Tarn qui milite pour l’autoroute depuis des années et qui regrette « la dimension nationale disproportionnée prise par ce dossier qui a respecté toutes les procédures ». Et qui se dit prêt s’il le fallait à « montrer une énième fois la volonté de ce territoire » par différentes actions.
« On ne tolère pas que ceux qui ont tout et qui ne sont pas de ce territoire viennent nous demander de ne rien avoir, continuent les pro-autoroute qui voient comme « une insulte », la proposition des opposants de désenclaver le sud du Tarn par « une véloroute ». Le territoire bouge. Des chefs d’entreprise tapent à la porte pour s’implanter dans le sud du Tarn et créer des centaines d’emploi sous condition de l’arrivée de l’autoroute. Des entreprises historiques, qui hésitaient à partir sur Toulouse, ont décidé de rester et de se développer ici grâce à l’A69. Nous aussi on est vigilant sur l’impact environnemental. C’est d’ailleurs pour cela qu’Atosca a été choisi comme concessionnaire pour toutes les mesures qu’il prend dans ce domaine. Il n’y a pas un seul chef d’entreprise qui n’est pas conscient des enjeux écologiques et qui ne cherche pas à réduire son empreinte carbone. »
Ne pas céder aux « menaces et au chantage »
Le monde économique sud-tarnais qui ne s’exprimait plus, estimant que ce projet était enfin « lancé démocratiquement » et « occupé à gérer nos entreprises », a donc estimé qu’il devait à nouveau sortir du bois face à « la bataille de communication menée par les opposants ». À l’image de la chambre de Commerce et d’Industrie du Tarn qui s’est fendu d’une tribune d’un collectif de 539 entreprises « qui se battent pour le maintien de l’emploi dans le dernier territoire isolé d’Occitanie ».
« Si nous cédons aux menaces et aux chantages d’une minorité ennemie de la libre entreprise, les dommages sur la démocratie et l’économie locale seront irréversibles, indiquent ces chefs d’entreprise qui rappellent tout le bien qu’il pense de l’A69. Nous avons déjà trop attendu ! Nous patientons depuis des décennies et trop d’entreprises ont déjà disparu, d’autres se sont installées sur des territoires bien plus attractifs et beaucoup ne sont jamais venues faute d’une liaison routière digne de ce nom avec Toulouse ! » .