Nationalisation des concessions autoroutières

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Argentoratum
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par Argentoratum »

Synthèse dans cet article du Moniteur :
https://www.lemoniteur.fr/article/fin-d ... re.2339097
Fin des concessions autoroutières : l’ART se prépare
Dans un rapport publié le 30 novembre, l’Autorité de régulation des transports alerte : les concessionnaires d’autoroutes devraient encore réaliser 10 milliards d’euros d'investissements d’ici la fin des sept contrats historiques. Le régulateur formule plusieurs recommandations pour veiller au respect des obligations.

Un mois après le Sénat, au tour de l’Autorité de régulation des transports (ART) de s’intéresser à la fin des sept concessions d’autoroutes dites « historiques », dont les échéances s’échelonnent entre 2031 et 2036. Le régulateur a publié le 30 novembre la troisième édition de son rapport consacré à l’économie des concessions autoroutières. Un document dont le principal enseignement est « que les obligations de fin de contrat doivent être précisées pour permettre leur achèvement dans de bonnes conditions », note Thierry Guimbaud, président de l’ART. L’enjeu est de taille : les investissements restant à la charge des concessionnaires représentent près de 10Mds€.

Les infrastructures reviennent à l’Etat

Les contrats prévoient que les concessionnaires sont tenus de remettre les infrastructures à l'Etat gratuitement et en bon état d'entretien. A cet effet, l’Etat concédant doit « établir sept ans avant la fin de [chaque] concession un programme d’entretien et de renouvellement », relève l’ART qui souligne que « l’année 2024 apparaît donc comme une année charnière, avec la notification des premiers programmes » qui auront alors « valeur de précédents » et fixeront le niveau d’exigence attendu des concessionnaires.

C’est quoi le bon état d’entretien ?

Mais les contrats historiques souffrent d’une lacune, ils ne définissent pas le « bon état d’entretien ». Quatre interprétations sont alors possibles, qui vont du « bon état courant » à « l’état neuf ». Le régulateur penche pour une approche intermédiaire, dans laquelle « le niveau d’exigence de fin de contrat doit être plus élevé que celui d’un gestionnaire avisé pour l’entretien courant de l’infrastructure » notamment en ce qu’il impose de réaliser tous les investissements de gros entretien, y compris ceux qui ne sont pas requis de façon immédiate pour des raisons de sécurité.

Une approche que semble aussi retenir l’Etat mais que les sociétés concessionnaires contestent. Ils estiment notamment qu’elle serait contraire au droit et que la notion de « bon état d’entretien » devrait rester inchangée sur toute la durée de la concession. Or, en exploitation, « il est usuel de reporter certains travaux [pour] réduire les charges en allongeant les cycles d’entretien », relate l’ART.

Surcoût à prévoir

Le régulateur estime que son approche « devrait induire, sur les cinq dernières années de leurs contrats, des dépenses cumulées de plus de 5 Mds€ » pour l’ensemble des concessions historiques. 4 Mds€ correspondent aux dépenses d’entretien habituelles des concessionnaires. Le surcoût lié aux obligations de remise des infrastructures en bon état est chiffré par l’ART à 1,2 Md€ et est principalement concentré sur la réhabilitation des ouvrages d’art classés 2E, dont les risques d'évolution des désordres peuvent à court terme affecter la structure (selon la classification IQOA).

Divergences sur les investissements de seconde phase

Second point de vigilance pour préparer l’échéance des concessions : les investissements de seconde phase. Il s’agit des travaux prévus dans les contrats mais que les concessionnaires n’étaient pas tenus de réaliser immédiatement dès la prise d’effet. L’ART observe que plusieurs opérations (élargissement ou aménagement de bretelles, construction d’échangeurs…) n’ont pas été réalisées. Elle constate également « qu’aucun consensus clair n’émerge sur la portée de l’ensemble des obligations d’investissements de seconde phase », plusieurs sociétés estimant que ces travaux ne sont dus que sous réserve d’être compensés financièrement.

Une analyse écartée par le régulateur qui considère que « les concessionnaires avaient l’obligation de réaliser les travaux permettant de respecter les spécifications contractuelles relatives à la consistance du réseau à l'échéance du contrat » et que « les coûts correspondants sont réputés avoir déjà été pris en compte dans l’équilibre des contrats ». Il estime ainsi que l’abandon des investissements prévus initialement « implique qu’il n’y a plus de contrepartie à la compensation octroyée lors de la contractualisation », constituant ainsi l’octroi d’un avantage indu.

Un choix à faire

L’ART invite l’Etat à prendre position concernant les opérations non réalisées. Soit en demandant « dès maintenant » leur réalisation, soit en actant « sans attendre » l’abandon des investissements. Dans ce dernier cas, le concédant doit utiliser les sommes correspondantes aux « dépenses évitées par les concessionnaires » au bénéfice des usagers en réalisant des investissements alternatifs comme le déploiement d’un système de péage en flux libre ou l’adaptation de l’infrastructure au dérèglement climatique.

Un rendement cohérent

L’ART chiffre le montant des investissements de seconde phase concernés à 5,1Mds€. Si les concessionnaires les réalisent, tout en effectuant aussi la totalité des investissements de bon entretien, cela ne remettra pas en cause la rentabilité des concessions, analyse l’ART. Elle établit le taux de rendement interne (TRI) de l’ensemble des sept contrats historiques à 7,9 % ce qui est « cohérent avec les risques transférés » aux concessionnaires et « ne peut être considéré comme manifestement excessif ».

Les travaux de bon entretien et de seconde phase ne diminueraient ce taux que « d’au plus 0,03 point de pourcentage » peut-on lire dans le rapport. Lequel souligne aussi que le TRI calculé a légèrement baissé depuis la précédente estimation réalisée en 2020, en raison de l’introduction depuis 2024 de la taxe sur les infrastructures de transports de longue distance qui est venue « contrebalancer l’effet haussier du TRI lié à la réduction progressive de l’impôt sur les sociétés de 2018 à 2022 ».
L’ART prend comme indicateur le TRI dit « projet ». Il s’intéresse à la rentabilité de la concession proprement dite et « renseigne sur l’équilibre économique global du contrat ». Ainsi un TRI projet de 7,9 % signifie qu’en moyenne le contrat rapporte 7,9 % de sa valeur chaque année.

Une autre approche est de retenir le TRI dit « actionnaires », qui mesure la rentabilité perçue par ces derniers à travers les dividendes.

A noter également que l’ART calcule un TRI « à terminaison », c’est-à-dire à l’échéance des contrats. Il implique de combiner des données historiques et prospectives.
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jml13
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par jml13 »

Je n'ai pas lu les 183 pages in extenso, mais quelques points me paraissent drôles, pour ne pas dire étonnants :
- Concernant Escota, ils parlent d'un seul élargissement restant à effectuer, celui de Sisteron-Nord - La Saulce. Sans parler des sections entre Aix et Manosque ! Inutile de dire l'inutilité de cet élargissement et, a contrario, le manque de remarque sur l'éventuel utilité d'un élargissement au nord d'Aix.
- Le seul échangeur à compléter évoqué est celui de la Saulce !
- La réponse de Vinci comporte des paragraphes cinglants, exemple : "L'ART confesse ne pas être en mesure de porter un jugement sur l'état actuel d'entretien des autoroutes concédées, qui est objectivement satisfaisant.(...) En réalité, l'ART ne sait rien de l'état précis des infrastructures, ne sait rien de ce qu'il faudrait qu'il soit, et ne peut pas non plus, de son propre aveu, se prononcer sur un programme de travaux à convenir pour qu'il soit ce qu'il devrait être. Ce qu'elle sait, en revanche, c'est qu'elle est compétente et légitime à se prononcer sur ce qu'elle ne sait pas".

Bref, l'État a largement intérêt à blinder son discours s'il ne veut pas se faire renvoyer dans les cordes par des gens qui, eux, connaissent à la fois leur travail et les moyens légaux de le faire respecter.
Guillaume
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par Guillaume »

Interessant cette liste des élargissements et nouveaux échangeurs prévus dans les concessions qui sont détaillés dans l'annexe 2.2
Petite analyse

Elargissements
APRR
- A 39 entre A 36 et A 40 : pas de seuil dans le contrat. Le TPC est déjà dimensionné pour l'élargissement mais c'était surement prévu pour le jour où l'A 48 serait prolongée jusqu'à Ambérieu et l'A 51 complète afin de créer une alternative l'Autoroute du Soleil.
- A 42 jusqu'à l'A 40 : le seuil étant atteint, ça plaide surement pour l'élargir
- A 5 jusqu'à l'A 19 : pas de seuil et vu que l'A 5 semble surdimensionnée sur la partie déjà à 2*3 voies, cela ne semble pas nécessaire même si le TPC est dimensionné pour
- A 77 : pas de seuil, le TPC est dimensionné pour l'élargissement. Le trafic devrait croitre avec l'achèvement de la transformation de la N 7 en voie express

Il manque :
- A 6 entre a 77 et A 19 : le TPC est dimensionné pour et cette partie est souvent chargée malgré la création de l'A 19 et l'A 77
- A 6 entre Auxerre et A 38 : les ouvrages sont dimensionnés et cette partie est également très chargée
- A 36 entre Belfort et Mulhouse pour faire la continuité entre les sections déjà élargies entre Belfort et Montbeliard d'une part et Mulhouse d'autre part

Area
- A 41 jusqu’à Brignoud : le seuil étant atteint, ça semble plaider pour l'élargir, d'autant que cela peut être fait en partie par le TPC.
- A 43 de L'Isle d'Abeau jusqu'à l'A 48 : le seul est atteint pour un élargissement à 2*4 voies mais les ouvrages semblent limites
- A 48 de Rives à l'A 49 : le seuil est atteint pour élargir à 2*3 voies et le TPC est déjà dimensionné entre Voiron et A 49
- A 48 de l'A 49 jusqu'à l'A 480 : le seuil est atteint pour élargir à 2*4 voies
- A 51 de A 480 à Vif : pas de seuil et ne semble pas prioritaire tant que l'A 51 n'est pas terminée
- A 51 : doublement jusqu’à col de Fau : pas de seuil et ne semble pas prioritaire pour les mêmes raisons

Il manque :
- A 43 section commune avec l'A 41 au sud de Chambéry, qui est particulièrement chargée notamment pour les vacances scolaires
- A 43 La Tour du Pin à Chambéry : idem

ATMB
Il Manque l'A 40 : le contournement au sud de Geneve entre A 41 et Annemasse voire l'A 410

ASF
- A 46 sud pas de seuil (les ouvrages sont dimensionnés) : l'élargissement était prévu mais a été mis en pause
- A 54 St Martin - Salon : pas de seuil, le TPC est dimensionné : à élargir en vue du contournement Arles ?
- A 61 entre Port Laurageais et Lezignan, pas de seuil, le TPC est dimensionné pour et c'est la suite logique des élargissements déjà réalisés à l'est et à l'ouest
- A 62 entre La Brède et Langon : Pas de seuil. Il faudrait déjà élargir la section entre la rocade de Bordeaux et La Brède quitte à la concéder
- A 64 entre Toulouse et Muret : pas de seuil : il faudrait aussi élargir la section non concédée au delà de Muret
- A 89 entre St Romain et La Tour de Salvigny : pas de seuil, le TPC est dimensionné pour. ça ne semble par urgent mais deviendra surement nécessaire quand la N 7 aura été intégralement transformée en Voie Express

Il manque
- A 7 entre à 54 Salon et l'A 8 qui mériterait de passer à 2* 4 voies
- A 7 entre Valence et Orange qui mériterait aussi de passer à 2* 4 voies mais c'est peu probable
- A 9 entre Orange et Remoulins : dernière section qui n'est pas à 2*3 voies, le TPC est dimensionné pour entre Remoulins et Roquemaure
- A 54 entre Nîmes et Arles

Cofiroute
- A 11 contournement nord angers : pas de seuil

Il manque l'A 11 entre Angers et l'A 85

Escota
- A 51 entre Sisteron et La Saule : lié à la fin de l'A 51
- A 52 entre Aubagne et Auriol : elle a déjà été élargie à 3+4 voies

Sanef
- A 16 L’Isle Adam / Amiens : pas de seuil : cela semble pas pertinent puisque l'A 24 entre Amiens et Lille a été abandonnée
- A 26 Aix Noulette et Arras : seul non atteint, les ouvrages sont aux normes mais cela ne semble pas urgent
- A 26 entre l'A 2 à Cambrai et St Quentin sud : seuil non atteint, les ouvrages sont aux normes mais cela ne semble pas urgent
- A 4 entre Meaux et Reims : seuil non atteint, cela ne semble pas urgent
- A 4 entre Reims et l'A 26 sud : le seuil n'est pas atteint alors que c'est une section beaucoup plus chargé et les ouvrages sont aux normes
- A 4 entre Chalon et Sté Marie : seuil non atteint, pas pertinent au vu du faible trafic
- A 4 entre Sté Marie et Rombas : seuil non atteint, un peu plus chargé que la précédente mais cela semble pas justifier un élargissement
- A 4 contournement sud de Reims : pas de seuil : l'élargissement serait peut être nécessaire en vue de la transformation de l'ancienne A 4 en boulevard urbain
- A 4 entre Saverne et Brumath : seuil non atteint : non prioritaire
- A 4 entre Brumath et l'A 35 : seuil atteint : à élargir d'autant que les ouvrages sont dimensionnés pour

SAPN
- A 139 pas de seuil : non prioritaire
- A 13 entre A 131 et Beuzeville : pas de seuil mais cela semble urgent entre les sections déjà élargies
- A 14 entre Montesson et Carrières : seuil non atteint, non prioritaire ?

Il manque l'A 13 entre Cabourg et Caen

Échangeurs

APRR
- A 31 Damblain : fait doublon avec l'échangeur 8.1
- A 39 Genlis : prévu
- À 46 : demi diffuseur vers A 432 : complément pour permettre d'accéder à l'A 432 depuis le sud ?

ASF
- A 64 Diffuseur complet sur bretelle à l'ouest de Peyrehorade : en cours sur l'A 641
- A 66 Pamiers sud demi échangeur orienté vers nord : curieux car l'A 66 s'arrête au nord de Pampers
- A 89 demi échangeur est : localisation non précisée
- À 89 Mussidan est : complément est de l'échangeur 13.1

Escota
- A 51 Peyrolles
- A 51 La saulce pour prolongement vers Gap
- A 57 le luc : demi puis complet : dans les tuyaux

Sanef
- A 26 Mont Espin à Cormicy : semble trop près de l'échangeur 14
- A 14 Montesson : toujours à l'étude
- A 14 D 311 prolongée : celle ci est elle toujours d'actualité ?
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benjisop
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par benjisop »

Je comprends la réponse de Vinci quand on voit l'analyse de Guillaume sur les échangeurs et les élargissements...
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G.E.
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par G.E. »

Pour réaliser tous ces aménagements (enfin, ceux qui le nécessitent), il faudrait d'urgence lancer la très lourde machine administrative. Comme il faut désormais 6-8 ans en moyenne pour construire un modeste diffuseur et 10-12 ans pour un élargissement, on est déjà limite hors délai d'ici la fin des concessions.

C'est encore une fois la preuve que l'Etat n'a aucune vision et qu'il n'optimise pas du tout les moyens à sa disposition pour améliorer le réseau routier concédé. On peut bien sûr envisager de substituer des aménagements par des autres, mais là où il y a saturation, il faut se dépêcher !
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Alexandre
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par Alexandre »

Attention, les phases définitives inscrites dans les contrats ne signifient pas que les élargissements sont automatiquement prévus, et encore moins qu'ils font l'objet d'une compensation dans le cadre du contrat. D'ailleurs, certains ne seront sans doute jamais réalisés (A43 à 2x4 voies jusqu'à Bourgoin-Jallieu), et d'autres l'ont été alors qu'ils n'étaient pas prévus (A63 par exemple)

Le principe était juste de faire les choses intelligemment à l'époque, et de permettre un élargissement ultérieur, via des ouvrages bien dimensionnés et un foncier maîtrisé, selon les normes et besoins de l'époque. Mais ça ne veut pas dire que l'opération était contractualisée, et c'est ce que confondent les sénateurs et l'ART sur ce sujet. Quand on parcourt d'ailleurs le rapport de l'ART, on voit que l'argumentaire est assez brouillon et ne s'appuie finalement que sur de vagues interprétations des articles des différents contrats de concession...

Bref, in fine, encore beaucoup de fantasmes sur ce sujet qui mériterait surtout du factuel.
Guillaume
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Re: Nationalisation des concessions autoroutières

Message par Guillaume »

Alexandre a écrit : sam. 04 janv. 2025 08:51 Attention, les phases définitives inscrites dans les contrats ne signifient pas que les élargissements sont automatiquement prévus, et encore moins qu'ils font l'objet d'une compensation dans le cadre du contrat. D'ailleurs, certains ne seront sans doute jamais réalisés (A43 à 2x4 voies jusqu'à Bourgoin-Jallieu), et d'autres l'ont été alors qu'ils n'étaient pas prévus (A63 par exemple)

Le principe était juste de faire les choses intelligemment à l'époque, et de permettre un élargissement ultérieur, via des ouvrages bien dimensionnés et un foncier maîtrisé, selon les normes et besoins de l'époque. Mais ça ne veut pas dire que l'opération était contractualisée, et c'est ce que confondent les sénateurs et l'ART sur ce sujet. Quand on parcourt d'ailleurs le rapport de l'ART, on voit que l'argumentaire est assez brouillon et ne s'appuie finalement que sur de vagues interprétations des articles des différents contrats de concession...

Bref, in fine, encore beaucoup de fantasmes sur ce sujet qui mériterait surtout du factuel.
Dans le cas de l’élargissement de l’A43 jusqu’à Bourgoin, il est indiqué que le seuil de trafic est atteint donc s’il n’est pas réalisé, ce serait logique qu’il y ait une compensation
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