Re: [ A154 ] et [ A120 ] Rouen - Orléans
Posté : lun. 08 juin 2026 07:25
1) Déjà le classement de l'article: climat. On parle d'abord de transport non
"C'est vraiment le projet de la honte !" : mobilisation des opposants à l'autoroute A154-A120
Plus sur le thème :
climat
Les opposants au projet autoroutier A154-A120 se sont donnés rendez-vous devant la gare de Chartres ce dimanche 7 juin. Parmi eux, de nombreux cyclistes.
Le projet de nouvel axe autoroutier entre Orléans et Dreux semble s'accélérer, après la réunion par le préfet d'Eure-et-Loir d'un comité de suivi le 28 mai dernier. Redoutant un démarrage des travaux avant la fin de l'année 2026, les opposants ont organisé une manifestation devant la gare de Chartres ce dimanche 7 juin.
Très ancien et très controversé, le projet vise à relier Orléans et Rouen par autoroute. Il prévoit la création d'un nouvel axe autoroutier de 97 kilomètres, en Eure-et-Loir, combinant 69 kilomètres de sections nouvelles et la modernisation de 28 kilomètres de la RN 154 existante.
Un vrai serpent de mer qui refait surface depuis le début de l'année : en février, l'Etat a annoncé l'ouverture de négociations avec le groupe Vinci, chargé à la fois de la construction et de l'exploitation de la nouvelle autoroute. Et la réunion du comité de suivi, le 28 mai, fait craindre aux opposants une signature prochaine du contrat de concession, avec un démarrage des travaux dans la foulée.
"On a eu la confirmation par le concessionnaire qu'il n'y aura pas de subvention d'équilibre, s'insurge Caroline Duvelle porte-parole du Collectif Non A154-A120. C’est-à-dire que le financement de ce projet autoroutier de 1,4 milliard d'euros va reposer exclusivement sur les péages, qui seront hors de prix. Que va-t-il se passer pour les nombreux navetteurs qui font chaque jour le trajet le trajet Dreux-Chartres ou Chartres-Orléans sur nos routes nationales gratuites à 2x2 voies ?"
"Ce projet est assis sur des besoins obsolètes, confirme la FNAUT, Fédération nationale des usagers de transports en commun. En transformant des 2x2 voies en autoroute à péage, et en l'absence de subvention d'équilibre, il va coûter cher aux collectivités, aux automobilistes et aux contribuables locaux, sans profiter à l'économie des territoires."
Les opposants ont calculé que le coût des péages pourrait s'élever à 2800€ par an, et réclamé la gratuité pour les navetteurs. Le concessionnaire a répondu qu'une remise de 58% leur serait accordée sur les abonnements mensuels. Mais sur le montant de ces abonnements, le mystère plane...
Moins de routes, plus de trains...et de vélos
On remet le ferroviaire sur les rails et on ne fait pas l'autoroute ! On n'a pas besoin de cette autoroute, les deux-tiers du tracé, ce sont nos routes nationales à 2x2 voies, à 110 km/h, gratuites et déjà payées avec nos impôts. On ne va pas donner ça maintenant à un concessionnaire privé pour lui payer un péage, c'est ridicule !
Caroline Duvelle, porte-parole Collectif Non A154-A120
Construire une nouvelle autoroute à l'heure où les bouleversements climatiques nous imposent la décarbonation des transports est une aberration : les opposants réclament donc à la place la remise en service de l'axe ferroviaire Orléans-Rouen.
"Avec le soutien de la Région, nous souhaitons remettre en marche le ferroviaire Orléans-Chartres-Dreux dans un premier temps, puis Dreux-Rouen dans un second, poursuit la porte-parole. Le ferroviaire n'imperméabilise pas les sols, ne produit pas de CO2, est beaucoup moins cher pour les navetteurs et le réseau ferré existe, il faut juste le rénover. Le trajet Chartres-Dreux, voyageurs et fret, vient d'ailleurs d'être acté au CPER (contrat de plan Etat-Région, NDLR) 2027."
Faible mobilisation en ce dimanche 7 juin, mais la lutte est loin d'être terminée, promettent les opposants.
Et sur Orléans-Chartres, 9 kilomètres de voies seulement doivent être régénérés pour permettre une continuité pour le fret ferroviaire. Caroline Duvelle rappelle, à ce sujet, que le coût de la restauration d'une ligne ferroviaire existante s'élève à environ 1,5 million d'euros au kilomètre et que la création d'une piste cyclable sécurisée coûte, quant à elle, 250 000 euros le kilomètre.
"On demande 200 kilomètres de voies cyclables autour des agglomérations de Chartres et Dreux pour sécuriser les transports entre les maisons et les gares, une dépense de 50 millions d'euros, pour un déplacement gratuit et écologique. On est très loin du 1,4 milliard d'euros pour une autoroute dont l'essentiel du tracé reprend des routes existantes. C'est vraiment le projet de la honte."
Des collectifs cyclistes affiliés à la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette) ont ainsi rejoint le club des nombreux opposants au projet A154-A120. Tout comme la FNE (France Nature Environnement), qui fédère pour sa part les associations environnementales. Évidemment, alors que l'on devrait tendre vers le zéro artificialisation nette, les impacts environnementaux du nouvel axe autoroutier sont bien loin d'être négligeables :
"La création d'autoroutes appartient au passé"
"Ce sont près de 600 hectares de terres agricoles qui devraient être artificialisés, 577 aux dernières nouvelles, mais aussi 100 hectares de forêts et d'espaces à la biodiversité très riche, concentrés sur les 3 vallées de l'Avre, de la Blaise et de l'Eure, s'indigne Caroline Duvelle. On continue d'ailleurs à y recenser les espèces protégées afin que l'autoroute ne puisse pas y passer."
"Alors que le dérèglement climatique s’accélère, que de nombreux projets autoroutiers sont enterrés pour développer les modes de déplacements plus vertueux, cette autoroute est aussi un contresens environnemental, conclut Vincent Degeorge, président de la FNAUT Centre-Val de Loire. L’heure est à la massification et à la décarbonation des mobilités, qui vont entraîner une décroissance des trafics routiers. La création d’autoroutes appartient au passé, et le développement du ferroviaire doit être la priorité."
2) des usagers vélos: déjà eux affaire à eux. Des vrais intégristes débilos écolos. Certains sont capables de se jeter sous les voitures lors des manifestations. J'en suis témoin... ca a failli m'arriver
3) serpent de mer: à cause de qui?
4) de subvention d'équilibre: ok, mais alors si je suis ok avec eux pour dire que certains tronçons aujourd'hui gratuit, deviendront payants, s'il y a subvention d'équilibre, ca sera encore à l'Etat et donc au contribuable de payer. On évite la double peine
=> en général les péages sur des axes existants gratuis, sont moins chers que des traçés neufs. Voir A63, ou A79. A voir lors de la présentation des tarifs
5) artificialisation des sols: en quoi l'impact est énorme, sachant que la Beauce est déjà bourrée d'engrais, de pesticides et d'une 2x2 voies déjà existante comme il est aussi évoqué
6) le blabla insupportable " ca appartient au passé", pour des gens qui prônent la décroissance. La France qui avance, ca n'est pas ca
7) massivation des déplacements. S'ils peuvent expliquer le concept, car je vois pas. Une armada de vélos peut etre? Le parc auto se décarbonne de plus en plus. Qu'est ce qu'ils veulent de plus? Plus de VL électriques, des moteurs thermiques peu polluants. C'est un faux argument digne d'une doctrine marxiste
=> l'article évoque quand même le peu de participants. Mais ca n'empêche pas encore le service public de prendre le parti de ces gens là, fût-il minoritaire.... ah, ces directeurs d'édition qui ont leur carte à EEVL ou à LFI...
Ca fait un bail que je boycotte le service public qui n'est qu'une tribune politique, ni plus, ni moins