SebDau a écrit :
Parce que le fret routier n'est pas payé à sa juste valeur (subvention publiques via les itinéraires gratuits, pollutions, nuisances, absences d'interdiction de traversées d'agglomérations aux heures de pointe, etc, etc.).
Le jour où on se décidera à augmenter par de multiples mesures de bon sens le prix du fret routier, le fret ferroviaire deviendra bien plus rentable, et ça réduira aussi les délocalisations.
Mais évidemment, ça aura un impact sur l'ensemble de l'économie car le prix des marchandises s'en ressentira.
Mais déjà à l'heure actuelle le fret ferroviaire devrait être plus rentable au kilomètre que le fret routier. Et ça ne peut que aller dans ce sens avec l'augmentation du prix du gazole, de plus en plus d'itinéraires payants, exct. Le problème du fret ferroviaire, c'est qu'il n'est pas développé, disons carrément qu'il est quasi-inexistant par rapport à ce qu'il devrait y avoir. L'enjeu est toujours le même: le jour où on aura une autoroute ferroviaire avec des liaisons suffisamment régulières pour absorber le trafic PL entre Paris et l'Espagne Atlantique, en plus de libérer les agglos de Bordeaux et Tours, on résoudra le problème de la cohabiation de plus en plus difficile entre PL et VL sur l'ensemble des A10 et A63, et ce tout en offrant un moyen de transport plus rapide, moins cher, et plus écologique pour les marchandises. C'est résoudre le problème à grande échelle.
Donc bien sûr l'enjeu local à Bordeaux est de limiter les déplacements locaux pour laisser la place au transit sur le périph, mais également foutre une bonne fois pour toutes massivement les PL sur des trains, pour également réduire le gros transit, et en l'occurence celui qui gène le plus.
Quel rapport maintenant avec une vague de nouvelles mises en concession? Car finalement ça ne fait pas d'investissements routiers (sauf l'entretien de l'existant, rien de nouveau), et à ce que je sache l'adossement est interdit; donc à fortiori on ne peut pas se servir des bénéfices d'une route pour financer le rail
