Il faut lire les Echos du jour, un article intitulé "L'Etat à la rescousse du privé pour relancer les grands travaux" nous dit notamment :
Après le tram-train réunionnais, une vingtaine de grands projets sont dans les tuyaux (tous supérieurs à 250 millions d'euros) dont six sont en cours d'instruction. Le gouvernement entend faire avancer rapidement la liaison ferroviaire directe entre Paris et l'aéroport Charles-de-Gaulle (CDG express), la LGV Sud Europe Atlantique (Tours-Bordeaux), la LGV Bretagne-Pays de la Loire, ainsi que les autoroutes entre Bordeaux et Bayonne et Le Havre-Caen. Autant de projets que les banques rechignent toujours à financer sans filet de sécurité. « Moins les banques utiliseront la garantie, mieux ce sera, résume-t-on à Bercy. Mais pour l'instant, sans l'Etat, ces projets s'arrêteraient. »
Et pourquoi l'Etat s'entête à vouloir faire CDG Express alors que la foule (apparemment éclairée) préfererait nettement que les voies utilisées par le CDG Express puissent être utilisées par des RER B directs (ou semi-directs) parrallèlement aux RER B omnibus ?
On l'a dit et redit, un train qui finit en cul-de-sac à Gare de l'Est ne sera pas satisfaisant, pour plein de raisons, et comment faire d'un machin peu utilisé et finalement peu pratique une vitrine de la France? En plus c'est bien beau de dire que ça ne coutera rien au contribuable mais on ne sait pas ce qui se passera si le modèle économique n'est pas rentable (pourquoi les banques sont-elles réticentes).. Et ça coûte quand même car à mon avis (enfin c'est à vérifier), le prix payé pour un Paris-Roissy sur le RER B est supérieur à son côut donc tous les voyageurs qui se dérouteront du RER B pour prendre CDG Express (bon, c'est vrai, pas sûr qu'il y en ai beaucoup), ce sera autant de sous en moins pour le RER B.
Finalement, la seule utilité de CDG Express c'est sûrement que ça relance la construction. Mais les pistes de projets d'infrastructure (si besoin en concession) ne manquent pas si l'Etat veut relancer la construction.