Autant je suis globalement d'accord sur le reste du message, Autocar, que là, en ce qui concerne RFF pour le moins, je tends à pencher du coté de Lorenzo.Autocar a écrit :Merci de présenter tes chiffres et tes sources permettant de comparer. Car franchement, en lisant les budgets, ce n'est pas flagrant !Lorenzo a écrit :Cette destruction de l'outil (voir le réseau RFF, RTE, France télécom, GDF...) nous coutera une fortune et toute les concurrences du monde ne nous permettront jamais de compenser les petites sommes gagné par le client.
Franchement, il ne passe pas un mois sur ce forum sans que l'on relate l'état dégradé d'une ligne ferroviaire qui manque d'entretien par RFF, et qui cause des reductions de vitesse.
L'argument de Lorenzo, qu'il etend au reste des services "à infrastructures non doublables", est que les petites sommes gagnées par le client en cas de concurrence ne compenseront jamais, soit la perte de qualité de service causée par le manque d'infra (fermetures de lignes qui deviennent non rentables faute d'investissement, notamment), soit le prix de cette remise à niveau.
Ainsi, le montant du Plan Rail Auvergne (409.5 millions d'euros, tous acteurs confondus) n'est quand même pas rien ! Et pour refaire un réseau efficace, d'autre régions aurait bien besoin d'un plan rail. RFF débourse au total 1.3 milliards d'euros cette année pour ces opérations sur le territoire francais, et pourtant ces opérations de "modernisation" sont comprises uniquement entre Lyon et Toulouse (en gros), alors que la carte de RFF est remplie de projets qui attendent leur tour. Ces "plans spéciaux de réparation" ne sont ils pas le prix que l'on paie pour des années de négligence d'entretien commun du réseau pour le maintenir en état?
(HS, mais pas trop : Remarque, que ce soit dans le public ou dans le privé, tous secteurs confondus, la tendance est à faire des économies de bout de chandelle sur la maintenance. Les entreprises, majoritairement gérées uniquement comme des centres de profits aujourd'hui ne semblent pas s'apercevoir que le curatif coute plus cher. Aveuglement, elles sembles croire que leur matériel va durer des siècles sans maintenance...
Maintenant, pour répondre à Lorenzo, qui a tapé sa réponse dans le temps de la mienne, c'est pas parce qu'on ne donne pas aux entreprises de régulation publiques les moyens de bien faire que le système est mauvais en soi. En plus, je crois, comme je viens de le taper plus haut, que cette tendance à la perte de savoir-faire et d'exigence de réduction des couts est un mouvement général qui n'a rien à faire avec le privé. Du reste, dans le service public proprement dit (administrations), l'efficacité exemplaire et le juste financement ne sont plus trop monnaie courante non plus...





