[ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
- rolex
- Voie Express

- Messages : 1102
- Enregistré le : sam. 16 avr. 2005 13:36
- Localisation : Toulouse
- Contact :
[ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Bonjour,
J'aurais voulu connaitre l'utilité du tunnel du Roux situé en Massif Central parce qu'il se situe dans un endroit assez perdu, selon Michelin.
J'ai eu moi meme du mal à le localiser.
J'aurais voulu connaitre l'utilité du tunnel du Roux situé en Massif Central parce qu'il se situe dans un endroit assez perdu, selon Michelin.
J'ai eu moi meme du mal à le localiser.
-
Eric
- Voie Express

- Messages : 1280
- Enregistré le : ven. 10 oct. 2003 22:33
- Localisation : Saint Martin d'Hères (38)
-
Brice44
- Route Départementale

- Messages : 203
- Enregistré le : lun. 12 avr. 2004 10:54
- Localisation : Région nantaise
J'ai emprunté le tunnel du Roux au cours de l'année 1996. Ce tunnel, est situé dans un endroit pas vraiment peuplé au coeur de l'Ardèche profonde.
A l'époque (est-ce le cas maintenant ?), le tunnel n'était pas éclairé sur ses 2-3km de longueur mais vue le nombre de véhicules croisés, c'est assez logique finalement ...
Edité par Eomer: Merci de ne pas confondre peuplé et civilisé. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas grand monde en Ardèche que l'on s'y éclaire encore à la bougie et que l'on s'y déplace en char à boeufs !!!
A l'époque (est-ce le cas maintenant ?), le tunnel n'était pas éclairé sur ses 2-3km de longueur mais vue le nombre de véhicules croisés, c'est assez logique finalement ...
Edité par Eomer: Merci de ne pas confondre peuplé et civilisé. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas grand monde en Ardèche que l'on s'y éclaire encore à la bougie et que l'on s'y déplace en char à boeufs !!!
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25257
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Tout à fait et cette plaquette vous dira tout sur son fonctionnement particulier l'hiver...Eric a écrit :Il s'agit d'un ancien tunnel ferroviaire de ligne de chemin de fer transcévenole qui allait du Puy en Velay à Nieigles-Prades en Ardèche. La ligne n'a jamais été achevée. Le tunnel a ensuite été réutilisé par la départementale D588.
Et ma petite pub : venez tous découvrir le Plateau Ardéchois ! (Accès par les RN88 et RN102 et le train le Cévenol)
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25257
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Voici un petit reportage fait le week-end dernier au Tunnel du Roux. 
L'entrée côté Montpezat.

Une vue de l'intérieur du tunnel. Celui-ci n'est pas éclairé et on peut en voir le bout, 3 km plus loin. La chaussée est presque droite mais elle est cabossée.

La fameuse porte automatique, en fait un portail levant déclenché automatiquement l'hiver par un jeu de détecteurs. Le tunnel est ainsi protégé efficacement du gel.

Et l'entrée côté Saint-Cirgues.

L'entrée côté Montpezat.

Une vue de l'intérieur du tunnel. Celui-ci n'est pas éclairé et on peut en voir le bout, 3 km plus loin. La chaussée est presque droite mais elle est cabossée.

La fameuse porte automatique, en fait un portail levant déclenché automatiquement l'hiver par un jeu de détecteurs. Le tunnel est ainsi protégé efficacement du gel.

Et l'entrée côté Saint-Cirgues.

- JMB
- Autoroute

- Messages : 1953
- Enregistré le : jeu. 30 mars 2006 18:52
- Localisation : 91 RD186 Km 3
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25257
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Merci ! Il n'était pas prévu de mettre une deuxième voie mais le gabarit est justifié par la nécessité de ventiler le tunnel. Certes, il existe déjà une ventilation naturelle bien perceptible quand on se place dans le tunnel, mais au temps de la vapeur, le parcours aurait infernal pour les mécanos et les passagers. C'est d'ailleurs grâce à cette double voie que le tunnel est aujourd'hui récupéré par la route.JMB a écrit :Très belles photos (qui mérite d''être primé lors d'un prochain concours photo mensuel SARA sur les tunnels!). Il faut que je retrouve l'explication sur la largeur du gabarit (ici manifestement 2 voies) alors que la ligne du transcévenole était prévue à voie unique.
- Arnaud
- Autoroute

- Messages : 2591
- Enregistré le : lun. 02 oct. 2006 18:16
- Localisation : Rambouillet (78)
Exactement comme pour le tunnel Maurice Lemaire, cette histoire de double voie.G.E. a écrit :Merci ! Il n'était pas prévu de mettre une deuxième voie mais le gabarit est justifié par la nécessité de ventiler le tunnel. Certes, il existe déjà une ventilation naturelle bien perceptible quand on se place dans le tunnel, mais au temps de la vapeur, le parcours aurait infernal pour les mécanos et les passagers. C'est d'ailleurs grâce à cette double voie que le tunnel est aujourd'hui récupéré par la route.
- Frédéric SAVIN
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 3820
- Enregistré le : lun. 18 mai 2009 19:12
- Localisation : Val de Marne
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Pour l'anecdote:
Le Tunnel du Roux est le lieu de tournage de la 1ère séquence du film "Gazon Maudit" de Josiane Balasko.
En effet, les trois premières minutes du film nous montrent Marijo sortir de ce tunnel au volant de son Kombi. Le premier plan est un plan subjectif au volant du véhicule et à l'intérieur du tunnel: on aperçoit le "bout du tunnel" grandir progressivement jusqu'au débouché au grand jour. Ensuite, nous continuons sur un travelling aérien dans les tournants de la route en direction de Montpezat.
(Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé... Il y a eu le crash...)
Le Tunnel du Roux est le lieu de tournage de la 1ère séquence du film "Gazon Maudit" de Josiane Balasko.
En effet, les trois premières minutes du film nous montrent Marijo sortir de ce tunnel au volant de son Kombi. Le premier plan est un plan subjectif au volant du véhicule et à l'intérieur du tunnel: on aperçoit le "bout du tunnel" grandir progressivement jusqu'au débouché au grand jour. Ensuite, nous continuons sur un travelling aérien dans les tournants de la route en direction de Montpezat.
(Je ne sais pas si j'en ai déjà parlé... Il y a eu le crash...)
-
cggdu43b
- Route Départementale

- Messages : 145
- Enregistré le : mer. 18 août 2010 15:29
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Bonsoir
Travaux prévus pour le tunnel.
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-ha ... chois.html
Près de 2,5 millions d'euros investis pour sauver la coursive du plateau ardéchois
publié le 10.05.2010 04h00
Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux fait la passerelle avec la vallée. Indispensable l'hiver, le souterrain sera mis aux normes de sécurité
Il y a bientôt un siècle, les ouvriers commençaient à creuser le tunnel du Roux avec l'espoir de voir, bientôt, le train de la Transcévenole siffler dans le souterrain.
Aujourd'hui, c'est pour maintenir le bruit des moteurs à explosion que le conseil général d'Ardèche a décidé d'engager un vaste programme de pérennisation de cet ouvrage situé entre Saint-Cirgues-en-Montagne et Montpezat-sous-Bauzon, entre la montagne et la vallée ardéchoise…
Entre deux mondes.
Avec cet engagement signé lors de sa séance du mois de mars, le conseil général a acté un geste de courage : maintenir en vie le plus long tunnel routier français à la charge d'une collectivité territoriale. Et cela « pour pas grand chose » serait-on tenté d'écrire au vu du trafic dans l'ouvrage : 250 véhicules par jour en moyenne sur l'année, avec des pointes jusqu'à 500 en période estivale. Rarement plus.
Oui mais voilà. Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux, ce n'est pas rien. De la Toussaint à Pâques, il est même indispensable pour ouvrir la route vers un monde englué dans les congères et la burle. Depuis Saint-Cirgues-en-Montagne, à 1 100 mètres d'altitude, le passage par le col des « Sagnas » pour rejoindre la vallée est souvent délicat.
Reste qu'après quatre-vingts ans consacrés au passage des voitures, le tunnel du Roux montre des signes évidents de fatigue. La sécurité des usagers n'est plus garantie dans le tube, en dépit des nombreuses restrictions mises en place (lire par ailleurs).
Le premier budget voté par le conseil général d'Ardèche (2,5 millions d'euros) permettra de mettre en place les dispositions pour la sécurité sous l'ouvrage en suivant les conseils de la CNESOR (Commission nationale de la sécurité des ouvrages routiers). Trois millions d'euros supplémentaires devront être investis dans les années à venir pour des travaux de génie civil et d'amélioration de l'itinéraire alternatif (par le col).
Éric Lespinasse, le maire de Saint-Cirgues-en-Montagne et conseiller général de Montpezat-sous-Bauzon, a été l'un des fervents défenseurs du dossier. Il détaille les travaux qui vont être engagés dans l'immédiat. « Une étude est lancée autour d'un système d'éclairage latéral. Il faut savoir que le tunnel n'est, actuellement, pas éclairé. Une bande médiane sonore va être installée, de même que des demi-barrières à chaque entrée qui s'abaisseront dès que le téléphone de la borne d'appel d'urgence sera décroché. Un gabarit interdisant l'accès aux véhicules de plus de 3,5 mètres de haut sera également installé, ainsi que des signalisations régulières pour indiquer les distances des sorties et la signalisation de l'issue de secours en tête Nord. »
D'ici quelques années, il faudra aussi penser au renforcement de la voûte, rongée par l'humidité. 5,5 millions d'euros et quelques années plus tard, le tunnel du Roux aura sauvé sa peau… Et son histoire.
Dossier réalisé par Rémi Barbe
rbarbe@leprogres.fr
La seconde vie d'un souterrain qui n'a jamais vu passer le train...
L'histoire du tunnel du Roux, il pourrait la raconter sans cesse et sans s'ennuyer. Tellement belle, tellement longue et tellement insolite. Hubert de Bree vit au Roux, ce village qui a donné son nom au tunnel et qui s'accroche sur le flanc Sud.
Pendant des années, et au départ pour une exposition, il a retourné les archives pour retracer l'histoire de cet ouvrage qui a marqué l'histoire du plateau ardéchois et fascine encore ses habitants. Depuis, il a écrit un livre (1) autour de cette histoire incroyable.
Une histoire qui débute à la fin du XIXe siècle, avec la grande épopée de la Transcévenole. La voie ferrée doit relier Le Puy-en-Velay à Aubenas.
Après des décennies de négociations, elle est déclarée d'utilité publique en 1906. Au Roux, en Ardèche, sera creusé le plus long des trente-cinq souterrains de la ligne : 3 325 mètres.
Les travaux débutent en 1911, puis s'arrêtent presque en 1914 avec la guerre. Ils reprennent à la fin du conflit, dirigés par l'entreprise lyonnaise Trunel père et fils.
Le plateau ardéchois est en ébullition. La population explose, notamment avec l'afflux d'ouvriers italiens reconnus pour leurs compétences à manipuler les explosifs.
En 1924, la galerie d'avancement est percée, la jonction est réalisée entre les entrées Nord et Sud. En 1930, le chantier s'achève. Amer. Le tunnel du Roux est prêt, souterrain fantôme sur une ligne qui ne verra jamais le jour. Lorsqu'ils quittent le chantier, les ouvriers savent que leur ouvrage ne verra jamais l'ombre d'un train.
Plus bas, à Montpezat, l'ambitieux projet de la spirale consistant à voir la voie ferrée passer quatre fois sous elle même en réalisant plusieurs boucles pour permettre aux locomotives d'avaler le dénivelé ne restera qu'un rêve sur le papier.
Dès les années trente, la question se pose : que faire de ce bijou de maçonnerie ?
Les automobiles apparaissenent doucement, le tunnel du Roux offre un raccourci de 3,5 kilomètres et évite d'emprunter une route tortueuse et enneigée. Son avenir est tout tracé.
En revanche, ce n'est qu'en 1960 que le tunnel du Roux est goudronné. Pour cela, 17 000 m² de ballast (sur les 25 000 installés pour recevoir les rails) sont évacués. Le drainage de l'eau est amélioré par la même occasion.
Dans les années qui suivent, une première porte est installée à l'entrée Nord du tunnel (lire par ailleurs). En bois, elle est remplacée par un système automatisé et un portail métallique toujours en place.
Voilà comment le tunnel du Roux, dont la traversée procure toujours quelques frissons aux automobilistes, est devenu « la coursive plateau ardéchois ».
> (1) La construction du tunnel du Roux, par Hubert de Bree, juillet 2005. Déjà réédité, l'ouvrage approche actuellement la rupture de stock.
Sur la face Nord, une porte empêche les courants d'air et les congères...
Si parmi toutes ses extravagances il est une particularité à retenir pour le tunnel du Roux, c'est bien... sa porte d'entrée. Oui, une vraie porte installée sur la face Nord (côté Saint-Cirgues-en-Montagne). Cet équipement montre son utilité l'hiver. Il évite les courants d'air et donc la formation de congères à l'entrée du tunnel, mais aussi le gel et la formation de stalagtytes dans le souterrain. Cette porte, automatisée, s'ouvre à l'arrivée des véhicules. Par le passé, il s'agissait seulement d'un portail en bois qu'il fallait ouvrir et fermer soit même.
Le tunnel du Roux en quelques chiffres
3 325 mètres de long, 8 mètres de large et 6 de haut, 66 mètres de dénivelé entre l'entrée Sud et l'entrée Nord, 19 années de travaux entre 1911 et 1930 (phases d'études et arrêt de travail par temps de guerre inclus), jusqu'à 570 ouvriers sur le chantier en simultané (en 1923).
Déjà une batterie de restrictions en place
Aux entrées du tunnel du Roux, un arsenal de panneaux rappelle les interdictions en vigueur dans l'ouvrage. Les piétons, les cyclistes, les véhicules au GPL, les camions de plus de 3,5 tonnes et les transports scolaires. Il est interdit de doubler et la vitesse est limitée à 70 km/h. La hauteur maximale autorisée, actuellement limitée à 4,3 mètres, sera abaissée à 3,5 mètres.
Trois accidents mortels en quinze ans
En quinze ans, trois cyclistes ayant bravé l'interdiction de circuler ont été tués dans le tunnel.
S'y rendre depuis la Haute-Loire
Le tunnel du Roux est situé à une vingtaine de kilomètres de la Haute-Loire, sur le plateau ardéchois. Accès par la RN102 depuis Pradelles. Bifurquer à gauche à Lanarce et suivre Saint-Cirgues-en-Montagne puis Montpezat par la RD160.
.
Travaux prévus pour le tunnel.
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-ha ... chois.html
Près de 2,5 millions d'euros investis pour sauver la coursive du plateau ardéchois
publié le 10.05.2010 04h00
Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux fait la passerelle avec la vallée. Indispensable l'hiver, le souterrain sera mis aux normes de sécurité
Il y a bientôt un siècle, les ouvriers commençaient à creuser le tunnel du Roux avec l'espoir de voir, bientôt, le train de la Transcévenole siffler dans le souterrain.
Aujourd'hui, c'est pour maintenir le bruit des moteurs à explosion que le conseil général d'Ardèche a décidé d'engager un vaste programme de pérennisation de cet ouvrage situé entre Saint-Cirgues-en-Montagne et Montpezat-sous-Bauzon, entre la montagne et la vallée ardéchoise…
Entre deux mondes.
Avec cet engagement signé lors de sa séance du mois de mars, le conseil général a acté un geste de courage : maintenir en vie le plus long tunnel routier français à la charge d'une collectivité territoriale. Et cela « pour pas grand chose » serait-on tenté d'écrire au vu du trafic dans l'ouvrage : 250 véhicules par jour en moyenne sur l'année, avec des pointes jusqu'à 500 en période estivale. Rarement plus.
Oui mais voilà. Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux, ce n'est pas rien. De la Toussaint à Pâques, il est même indispensable pour ouvrir la route vers un monde englué dans les congères et la burle. Depuis Saint-Cirgues-en-Montagne, à 1 100 mètres d'altitude, le passage par le col des « Sagnas » pour rejoindre la vallée est souvent délicat.
Reste qu'après quatre-vingts ans consacrés au passage des voitures, le tunnel du Roux montre des signes évidents de fatigue. La sécurité des usagers n'est plus garantie dans le tube, en dépit des nombreuses restrictions mises en place (lire par ailleurs).
Le premier budget voté par le conseil général d'Ardèche (2,5 millions d'euros) permettra de mettre en place les dispositions pour la sécurité sous l'ouvrage en suivant les conseils de la CNESOR (Commission nationale de la sécurité des ouvrages routiers). Trois millions d'euros supplémentaires devront être investis dans les années à venir pour des travaux de génie civil et d'amélioration de l'itinéraire alternatif (par le col).
Éric Lespinasse, le maire de Saint-Cirgues-en-Montagne et conseiller général de Montpezat-sous-Bauzon, a été l'un des fervents défenseurs du dossier. Il détaille les travaux qui vont être engagés dans l'immédiat. « Une étude est lancée autour d'un système d'éclairage latéral. Il faut savoir que le tunnel n'est, actuellement, pas éclairé. Une bande médiane sonore va être installée, de même que des demi-barrières à chaque entrée qui s'abaisseront dès que le téléphone de la borne d'appel d'urgence sera décroché. Un gabarit interdisant l'accès aux véhicules de plus de 3,5 mètres de haut sera également installé, ainsi que des signalisations régulières pour indiquer les distances des sorties et la signalisation de l'issue de secours en tête Nord. »
D'ici quelques années, il faudra aussi penser au renforcement de la voûte, rongée par l'humidité. 5,5 millions d'euros et quelques années plus tard, le tunnel du Roux aura sauvé sa peau… Et son histoire.
Dossier réalisé par Rémi Barbe
rbarbe@leprogres.fr
La seconde vie d'un souterrain qui n'a jamais vu passer le train...
L'histoire du tunnel du Roux, il pourrait la raconter sans cesse et sans s'ennuyer. Tellement belle, tellement longue et tellement insolite. Hubert de Bree vit au Roux, ce village qui a donné son nom au tunnel et qui s'accroche sur le flanc Sud.
Pendant des années, et au départ pour une exposition, il a retourné les archives pour retracer l'histoire de cet ouvrage qui a marqué l'histoire du plateau ardéchois et fascine encore ses habitants. Depuis, il a écrit un livre (1) autour de cette histoire incroyable.
Une histoire qui débute à la fin du XIXe siècle, avec la grande épopée de la Transcévenole. La voie ferrée doit relier Le Puy-en-Velay à Aubenas.
Après des décennies de négociations, elle est déclarée d'utilité publique en 1906. Au Roux, en Ardèche, sera creusé le plus long des trente-cinq souterrains de la ligne : 3 325 mètres.
Les travaux débutent en 1911, puis s'arrêtent presque en 1914 avec la guerre. Ils reprennent à la fin du conflit, dirigés par l'entreprise lyonnaise Trunel père et fils.
Le plateau ardéchois est en ébullition. La population explose, notamment avec l'afflux d'ouvriers italiens reconnus pour leurs compétences à manipuler les explosifs.
En 1924, la galerie d'avancement est percée, la jonction est réalisée entre les entrées Nord et Sud. En 1930, le chantier s'achève. Amer. Le tunnel du Roux est prêt, souterrain fantôme sur une ligne qui ne verra jamais le jour. Lorsqu'ils quittent le chantier, les ouvriers savent que leur ouvrage ne verra jamais l'ombre d'un train.
Plus bas, à Montpezat, l'ambitieux projet de la spirale consistant à voir la voie ferrée passer quatre fois sous elle même en réalisant plusieurs boucles pour permettre aux locomotives d'avaler le dénivelé ne restera qu'un rêve sur le papier.
Dès les années trente, la question se pose : que faire de ce bijou de maçonnerie ?
Les automobiles apparaissenent doucement, le tunnel du Roux offre un raccourci de 3,5 kilomètres et évite d'emprunter une route tortueuse et enneigée. Son avenir est tout tracé.
En revanche, ce n'est qu'en 1960 que le tunnel du Roux est goudronné. Pour cela, 17 000 m² de ballast (sur les 25 000 installés pour recevoir les rails) sont évacués. Le drainage de l'eau est amélioré par la même occasion.
Dans les années qui suivent, une première porte est installée à l'entrée Nord du tunnel (lire par ailleurs). En bois, elle est remplacée par un système automatisé et un portail métallique toujours en place.
Voilà comment le tunnel du Roux, dont la traversée procure toujours quelques frissons aux automobilistes, est devenu « la coursive plateau ardéchois ».
> (1) La construction du tunnel du Roux, par Hubert de Bree, juillet 2005. Déjà réédité, l'ouvrage approche actuellement la rupture de stock.
Sur la face Nord, une porte empêche les courants d'air et les congères...
Si parmi toutes ses extravagances il est une particularité à retenir pour le tunnel du Roux, c'est bien... sa porte d'entrée. Oui, une vraie porte installée sur la face Nord (côté Saint-Cirgues-en-Montagne). Cet équipement montre son utilité l'hiver. Il évite les courants d'air et donc la formation de congères à l'entrée du tunnel, mais aussi le gel et la formation de stalagtytes dans le souterrain. Cette porte, automatisée, s'ouvre à l'arrivée des véhicules. Par le passé, il s'agissait seulement d'un portail en bois qu'il fallait ouvrir et fermer soit même.
Le tunnel du Roux en quelques chiffres
3 325 mètres de long, 8 mètres de large et 6 de haut, 66 mètres de dénivelé entre l'entrée Sud et l'entrée Nord, 19 années de travaux entre 1911 et 1930 (phases d'études et arrêt de travail par temps de guerre inclus), jusqu'à 570 ouvriers sur le chantier en simultané (en 1923).
Déjà une batterie de restrictions en place
Aux entrées du tunnel du Roux, un arsenal de panneaux rappelle les interdictions en vigueur dans l'ouvrage. Les piétons, les cyclistes, les véhicules au GPL, les camions de plus de 3,5 tonnes et les transports scolaires. Il est interdit de doubler et la vitesse est limitée à 70 km/h. La hauteur maximale autorisée, actuellement limitée à 4,3 mètres, sera abaissée à 3,5 mètres.
Trois accidents mortels en quinze ans
En quinze ans, trois cyclistes ayant bravé l'interdiction de circuler ont été tués dans le tunnel.
S'y rendre depuis la Haute-Loire
Le tunnel du Roux est situé à une vingtaine de kilomètres de la Haute-Loire, sur le plateau ardéchois. Accès par la RN102 depuis Pradelles. Bifurquer à gauche à Lanarce et suivre Saint-Cirgues-en-Montagne puis Montpezat par la RD160.
.
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25257
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
J'ai encore pris ce tunnel cet été : toujours aussi impressionnant ! 
-
cggdu43b
- Route Départementale

- Messages : 145
- Enregistré le : mer. 18 août 2010 15:29
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Bonjour à tous
Des nouvelles du tunnel
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-ha ... urite.html
exercice incendie Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux mis à l'épreuve de la sécurité
publié le 18.11.2010 04h00
La poursuite de l'exploitation de « la coursive du plateau ardéchois » a été autorisée sous plusieurs conditions, notamment la réalisation d'un exercice incendie
Le 3 mai 2010, le préfet d'Ardèche a dit « Oui ». Par arrêté préfectoral, il a autorisé la poursuite de l'exploitation du tunnel du Roux pendant une année supplémentaire. Cet arrêté pourrait être prolongé par la suite, mais à une seule condition : que le conseil général d'Ardèche, propriétaire de l'ouvrage, prenne les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des usagers dans le souterrain.
Dont acte. Deux exercices de feux réels sur des véhicules légers ont donc été réalisés dans le souterrain. La première mise à feu permettait aux ingénieurs de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) d'effectuer diverses analyses liées au déclenchement d'un incendie dans le tunnel. Une seconde mise à feu visait à tester les conditions d'intervention des secours dans le souterrain. Quatre-vingts sapeurs-pompiers étaient mobilisés, ainsi que les gendarmes de la compagnie de Largentière, des hommes de la direction des routes départementales du conseil général et du centre d'étude des tunnels (Cetu).
Cet exercice de simulation d'un incendie n'est qu'une étape dans la longue remise à niveau du tunnel du Roux, le plus long de France à la charge d'une collectivité locale (3 325 mètres). Au total, pour respecter les exigences de l'arrêté préfectoral, le conseil général d'Ardèche va devoir investir 2,5 millions d'euros en travaux. Une partie a déjà été réalisée. La signalétique pour l'évacuation des usagers est en place et des barrières de fermeture du trafic sont en cours d'installation à chaque entrée. L'exercice de sécurité avec feu réel sur véhicule a été réalisé. Reste à mettre à jour le plan d'intervention et de sécurité, à installer un gabarit à chaque entrée pour interdire le passage des véhicules de plus de 3,5 mètres de haut, assurer le fonctionnement des radio transmissions sous le tunnel, sécuriser l'alimentation électrique, prévoir le système d'éclairage et équiper la ligne blanche continue d'un marquage sonore. Enfin, une réunion d'information de la population du plateau ardéchois, principale utilisatrice du tunnel, est programmée demain.
A cela s'ajoutent 3 millions d'euros de travaux prévisibles à plus longue échéance pour le confortement de la voûte et la prévision de travaux de génie civil. Enfin, 2,5 millions d'euros vont également être investis sur l'itinéraire de délestage utilisé par tous les véhicules interdits sous le tunnel (transports en commun, véhicules de plus de 3,5 tonnes, cyclistes et voitures au GPL). Avec ce programme, et d'ici un an, le tunnel du Roux, véritable coursive du plateau ardéchois permettant de relier Saint-Cirgues-en-Montagne à Montpezat-sous-Bauzon, sera redevenu un fringant centenaire.
Rémi Barbe
rbarbe@leprogres.fr
Une étude très pointue
Avec cet exercice, l'Ineris attendait beaucoup de réponses. Il s'agissait de vérifier les conditions de déplacement des fumées dans ce tunnel, non ventilé. Les concentrations en monoxyde de carbone étaient également analysées, ainsi que l'évolution de la température au niveau du foyer et la mesure de l'opacité dans le tunnel.
Pour les pompiers, cet exercice avait valeur de grande première. « C'est pour cela que des représentants des services d'incendie et de secours des départements voisins participaient », a précisé le colonel Didier Amadeï, directeur du SDIS d'Ardèche. Pour la Haute-Loire, le commandant Patrice Achard et le capitaine François Perre observaient la manœuvre. « Nous n'avons pas de tunnel routier en Haute-Loire, mais nous pouvons être amenés à intervenir sur des accidents dans les tunnels ferroviaires », a expliqué le commandant Achard. On se souvient également qu'il y a quelques années une rave-party avait eu lieu à Lantriac, dans un ancien tunnel ferroviaire.
Des nouvelles du tunnel
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-ha ... urite.html
exercice incendie Sur le plateau ardéchois, le tunnel du Roux mis à l'épreuve de la sécurité
publié le 18.11.2010 04h00
La poursuite de l'exploitation de « la coursive du plateau ardéchois » a été autorisée sous plusieurs conditions, notamment la réalisation d'un exercice incendie
Le 3 mai 2010, le préfet d'Ardèche a dit « Oui ». Par arrêté préfectoral, il a autorisé la poursuite de l'exploitation du tunnel du Roux pendant une année supplémentaire. Cet arrêté pourrait être prolongé par la suite, mais à une seule condition : que le conseil général d'Ardèche, propriétaire de l'ouvrage, prenne les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des usagers dans le souterrain.
Dont acte. Deux exercices de feux réels sur des véhicules légers ont donc été réalisés dans le souterrain. La première mise à feu permettait aux ingénieurs de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) d'effectuer diverses analyses liées au déclenchement d'un incendie dans le tunnel. Une seconde mise à feu visait à tester les conditions d'intervention des secours dans le souterrain. Quatre-vingts sapeurs-pompiers étaient mobilisés, ainsi que les gendarmes de la compagnie de Largentière, des hommes de la direction des routes départementales du conseil général et du centre d'étude des tunnels (Cetu).
Cet exercice de simulation d'un incendie n'est qu'une étape dans la longue remise à niveau du tunnel du Roux, le plus long de France à la charge d'une collectivité locale (3 325 mètres). Au total, pour respecter les exigences de l'arrêté préfectoral, le conseil général d'Ardèche va devoir investir 2,5 millions d'euros en travaux. Une partie a déjà été réalisée. La signalétique pour l'évacuation des usagers est en place et des barrières de fermeture du trafic sont en cours d'installation à chaque entrée. L'exercice de sécurité avec feu réel sur véhicule a été réalisé. Reste à mettre à jour le plan d'intervention et de sécurité, à installer un gabarit à chaque entrée pour interdire le passage des véhicules de plus de 3,5 mètres de haut, assurer le fonctionnement des radio transmissions sous le tunnel, sécuriser l'alimentation électrique, prévoir le système d'éclairage et équiper la ligne blanche continue d'un marquage sonore. Enfin, une réunion d'information de la population du plateau ardéchois, principale utilisatrice du tunnel, est programmée demain.
A cela s'ajoutent 3 millions d'euros de travaux prévisibles à plus longue échéance pour le confortement de la voûte et la prévision de travaux de génie civil. Enfin, 2,5 millions d'euros vont également être investis sur l'itinéraire de délestage utilisé par tous les véhicules interdits sous le tunnel (transports en commun, véhicules de plus de 3,5 tonnes, cyclistes et voitures au GPL). Avec ce programme, et d'ici un an, le tunnel du Roux, véritable coursive du plateau ardéchois permettant de relier Saint-Cirgues-en-Montagne à Montpezat-sous-Bauzon, sera redevenu un fringant centenaire.
Rémi Barbe
rbarbe@leprogres.fr
Une étude très pointue
Avec cet exercice, l'Ineris attendait beaucoup de réponses. Il s'agissait de vérifier les conditions de déplacement des fumées dans ce tunnel, non ventilé. Les concentrations en monoxyde de carbone étaient également analysées, ainsi que l'évolution de la température au niveau du foyer et la mesure de l'opacité dans le tunnel.
Pour les pompiers, cet exercice avait valeur de grande première. « C'est pour cela que des représentants des services d'incendie et de secours des départements voisins participaient », a précisé le colonel Didier Amadeï, directeur du SDIS d'Ardèche. Pour la Haute-Loire, le commandant Patrice Achard et le capitaine François Perre observaient la manœuvre. « Nous n'avons pas de tunnel routier en Haute-Loire, mais nous pouvons être amenés à intervenir sur des accidents dans les tunnels ferroviaires », a expliqué le commandant Achard. On se souvient également qu'il y a quelques années une rave-party avait eu lieu à Lantriac, dans un ancien tunnel ferroviaire.
- G.E.
- Patrouilleur

- Messages : 25257
- Enregistré le : ven. 29 avr. 2005 19:22
- Localisation : Alpes
- Contact :
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
La pérennisation de cet ouvrage est une excellente chose. Il y a un courant d'air naturel dans l'ouvrage, de sorte qu'il est en permanence ventilé, ce qui est un avantage.
- Frédéric SAVIN
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 3820
- Enregistré le : lun. 18 mai 2009 19:12
- Localisation : Val de Marne
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Oui, d'autant plus que les conditions de circulation en hiver sont très éprouvantes dans cette région et que ce tunnel est très utile pour désenclaver les villages de la région quand les routes aux alentours sont difficilement praticables.G.E. a écrit :La pérennisation de cet ouvrage est une excellente chose. Il y a un courant d'air naturel dans l'ouvrage, de sorte qu'il est en permanence ventilé, ce qui est un avantage.
- jml13
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 4927
- Enregistré le : ven. 08 déc. 2006 23:16
- Localisation : A50 sortie 4a
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
OK bien sûr pour les exercices de secours.
Par contre, le CG doit quand même s'étrangler de devoir dépenser 5 M€ pour sécuriser 3 km d'itinéraire (le tunnel plus son contournement PL) où passent qq centaines de voitures par jour... En 100 ans, y a-t-il eu beaucoup d'accidents graves dans ce tunnel ?
Par contre, le CG doit quand même s'étrangler de devoir dépenser 5 M€ pour sécuriser 3 km d'itinéraire (le tunnel plus son contournement PL) où passent qq centaines de voitures par jour... En 100 ans, y a-t-il eu beaucoup d'accidents graves dans ce tunnel ?
- basco - landais
- Patrouilleur

- Messages : 9398
- Enregistré le : sam. 30 août 2008 18:29
- Localisation : A63 pas loin du PK 148 (Sud Landes)
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Meme si il n'y a eu jamais d'accidents, il faut respecter la loi et surtout faire jouer le principe de précaution 
- jml13
- Autoroute à grande vitesse

- Messages : 4927
- Enregistré le : ven. 08 déc. 2006 23:16
- Localisation : A50 sortie 4a
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Bien sûr, mais ces 5 M manqueront à un autre endroit bien plus accidentogène et avec bien plus de trafic...
-
RGR 523
- Sentier

- Messages : 9
- Enregistré le : lun. 20 janv. 2014 06:25
- Contact :
Re: [ D160 (07) ] Tunnel du Roux / Transcévenole
Le tunnel fermé pour cause de dégradation
Le Dauphiné Libéré a écrit :Le tunnel fermé pour cause de dégradation
Depuis sa réouverture en octobre 2013, le tunnel du Roux, qui relie Saint-Cirgues-en-Montagne à Montpezat-sous-Bauzon (montagne ardéchoise), est victime de dégradations.
Déjà, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, le mécanisme de la porte avait été détérioré après qu’une voiture avait accroché le portail. Même cause, même effet de nouveau, dans la nuit de vendredi à samedi.
Par conséquent, le tunnel est fermé dans les deux sens de circulation pour une durée indéterminée, vraisemblablement une dizaine de jours. La circulation s’effectue par les routes départementales 110 et 536.
Le conseil général de l’Ardèche envisage de déposer plainte pour ce nouvel acte de vandalisme.
