G.E. a écrit :Les seules LGV qui ont une chance de voir le jour d'ici à 2025-2030 ans sont celles qui ont déjà une DUP : LGV SEA Tours - Bordeaux, LGV BPL Le Mans - Rennes, LGV Nîmes - Montpellier, LGV EST (achèvement) et peut-être LGV RR EST (achèvement).
Tout le reste n'est pas finançable et sera donc abandonné (Poitiers - Limoges, PACA) ou dans le meilleur des cas fortement retardé (Bordeaux - Toulouse), le temps pour les collectivités locales de digérer les investissements déjà programmés. Inutile de parler des LGV POCL ou Normandie...
Allez, j'arrête de radoter. Dans les hauts cercles politiques et chez les ingénieurs de haut vol, ces données sont archi-connues mais il faut bien faire rêver le peuple crédule.
Je veux bien vous croire, M. l'expert non-crédule. Mais les LGV listées au début devraient voir le jour entre 2015-2020 et non pas 2025-2030.
Ensuite, pour le reste "non finançable", cela reste une décision éminement politique. Est finançable ce que le pouvoir décidera de financer... et les exemples ne manquent pas (pour les routes, pourquoi la RCEA est déjà construite dans la Creuse et pas dans l'Allier ou en Saône-et-Loire ? pourquoi la RCEA dans l'Allier "doit être concédée ou elle ne se fera pas", tandis que la RN13 à Neuilly, également 1 milliard, elle peut bien se faire sur els deniers publics ?)
Le système de financement dans lequel l'Etat se voit comme un "partenaire" avec quasiment le même poids que les collectivités territoriales est aberrant, car toutes les régions ne se valent pas (on ne peut pas demander à l'Auvergne ou au Limousin de financer de la même manière que l'ont fait ou le feront l'Alsace, Midi-Pyrénées ou Rhône-Alpes).
EN REVANCHE, ce qui se vaut c'est la voix des citoyens (oui, le peuple crédule, comme vous dites). Car le peuple crédule, avec ou sans argent, peut faire capoter un projet si l'opposition est farouche. On verra donc comment avancent les LGV SO-façade Atlantique,a vec forte opposition au pays Basque, ou la ligne PACA...
En tout cas, en ce qui concerne POCL, on risque de voir une forte mobilisation de la population et des élus de tous bords en faveur de la LGV... ce qui pourrait amener à favoriser cette ligne, sachant que le doublement de Paris-Lyon est nécessaire.
ET en plus, de chercher des financements européens qui, comme on le sait, ne viendront pas s'il y a désaccord au nvieau local (entre d'autres nombreux critères).
ça s'est déjà vu, des projets qui doublent d'autres... ça s'est déjà vu des ingénieurs de haut vol et des hauts cercles politiques qui croient tout savoir mais dont la boule de crystal se revèle opaque... quant à des économistes qui se trompent sur l'avenir alors qu'ils sont excellents pour expliquer le passé, je crois qu'on ne voit que ça...
Bref, sans vouloir vous contredire de manière absolue (vous devez certainement avoir raison dans l'ensemble), je crois qu'il ne faut pas prendre "le peuple" pour plus sot qu'il ne l'est.