Finalement, le coût pour l'Etat et les collectivités est très faible...DNA a écrit :Le GCO concédé à Vinci
Philippe Richert a annoncé hier que la construction et l’exploitation du Grand contournement ouest de Strasbourg (GCO) ont été concédées au groupe Vinci. Les collectivités locales devraient participer pour environ 5 millions d’euros.
Le Conseil d’État avait déclaré le GCO d’utilité publique le 17 mars 2010, quatre jours avant le 2e tour des élections régionales, et en septembre, quatre entreprises qui avaient répondu à l’appel d’offres ont été retenues par l’État : Vinci concessions, Bouygues travaux publics, Eiffage et la Sanef associée notamment à la société régionale Lingenheld TP.
Les collectivités financeront les aspects environnementaux et fonciers
L’État vient de concéder cette autoroute à péage de 24 kilomètres à Vinci, déjà concessionnaire de la moitié du réseau autoroutier français, soit 4 385 kilomètres. Le groupe Vinci emploie 180 000 personnes dans plus de 100 pays. « C’est lui, a dit hier Philippe Richert, qui répondait le mieux aux critères de l’appel d’offres ».
Parmi ces critères figurent l’engagement financier demandé aux collectivités locales et les risques qui leur sont transférés. Selon le président du conseil régional, sur les 400 millions d’euros du coût du projet, l’État et les collectivités locales seraient sollicitées pour 30 M€, à part égale pour chacun. L’État accepterait d’allonger 10 M€ supplémentaires, en compensation de la taxe poids lourds qui devrait déjà être expérimentée en Alsace mais qui a pris du retard. Il resterait donc environ 5 M€ à la charge des collectivités, c’est-à-dire du conseil régional et de conseil général du Bas-Rhin, la ville de Strasbourg et la CUS, opposées au projet, refusant de participer à son financement.
« Ces 5 M€, s’engage le ministre Philippe Richert, ne seront pas à considérer comme de l’investissement dans le projet lui-même, mais de l’accompagnement pour la partie environnementale — dont la protection du grand hamster — ou foncière, les remembrements. J’ai toujours dit que je souhaitais que ce dossier soit exemplaire, un vrai couloir écologique. Pour que dans 20 ans on puisse dire : regardez ce qu’on est capable de faire », dit Philippe Richert.
En réponse à la déception de l’entreprise Lingenheld TP, il assure que des négociations vont s’ouvrir pour que Vinci associe des entreprises de travaux publics locales. Le dossier de la Sanef aurait été classé n° 2 en raison des conditions fixées par elle pour être accompagnée par les pouvoirs publics, selon Philippe Richert.
Il faudra cependant qu'ils financent la requalification de l'A35. Il y a aussi la question du prolongement de la RN4 vers le GCO : ce petit bout aurait pu utilement être concédé et laissé libre de péage.





