La rocade de Chartres reine des bouchons

La rocade de Chartres est un calvaire pour les automobilistes. Sa conception ne facilite pas le trafic, qui reste important, même en dehors des heures de pointe.
À Chartres, avec moins de 2.000 véhicules par heure, ça bouchonne. Pourtant, à Caen (Calvados), sur la rocade, lorsque l’on compte 2.000 véhicules par heure, ça roule sans soucis. À Rouen, à 4.000 véhicules par heure, on roule encore à 70 km/h….
Cette galère, environ 10.000 automobilistes la rencontrent matin et soir pour se rendre au travail. La Dirno (Direction interrégionale des routes nord-ouest) enregistre un pic maximal de 2.171 véhicules à l’heure dans chaque sens. « Pour une ville de la taille de Chartres, c’est déjà un trafic très fort », explique-t-on, dans cet organisme, qui gère et entretient les routes nationales, et la majeure partie de la rocade de Chartres.
Trop de ronds-points
Les comptages, effectués par leurs services, montrent évidemment des pics aux heures traditionnelles d’entrées et sorties de bureau. Toutefois, les chiffres de fréquentation de la rocade en matinée et l’après-midi, sont souvent aussi élevés qu’en fin de journée, vers 18 heures. Le pic se situe entre 8 et 9 heures. Le vrai décrochage de trafic a lieu après 20 heures, avec une baisse de 30 % du nombre de véhicules. La nuit, entre 2 et 4 heures du matin, une cinquantaine de véhicules en moyenne circulent sur la rocade dans chaque sens.
Si la circulation est quotidiennement bouchée, c’est pour beaucoup en raison des ronds-points. « Les rocades où les entrées et sorties de véhicules se font sur des voies dédiées d’accélération et de décélération, peuvent absorber beaucoup plus de véhicules, avec le même nombre de voies de circulation », explique un technicien. C’est pourquoi les entrées dans l’agglomération chartraine sont souvent difficiles, que ce soit en venant de Nogent-le-Rotrou, Châteaudun, ou Illiers-Combray. Même si la création de bretelles d’accès, par le Conseil général, a amélioré les choses.
Mais la présence de poids lourds, à hauteur de 12 à 25 % des véhicules, selon les secteurs de la rocade, ne facilite pas non plus la fluidité du trafic.
François Feuilleux