Ce n'est pas un grand contournement, mais un simple aménagement des routes existantes pour faciliter quelques liaisons transversales ! Je suis certain que ces barreaux fonctionnent déjà implicitement notamment au Nord et au Sud, celui du centre étant difficilement praticable, faute d'être aménagé correctement.
Quant à espérer un soutien du Conseil Général de la Gironde, c'est assez illusoire, cette institution assimilant "route" à "giratoire" et reportant depuis des décennies tout investissement structurant sur son territoire. Avec quelques giratoires de plus, le CG33 risque de dégrader les temps de parcours et le confort de conduite en faveur de la rocade, un comble !
Bref, on est sur du palliatif, on laisse mourir à petit feu les capacités de la rocade faute d'investir.
Alexandre a écrit :Le plan de relance autoroutier est particulier car ce sont plusieurs grosses opérations qui sont concernées, une première depuis la fin de l'adossement. Dans le cas de la Rocade, ça peut très bien se faire dans le cadre du prochain contrat de plan 2017-2021 d'ASF, moyennant une hausse des péages sur l'ensemble du réseau ASF. Vu les investissements en cours (A63, doublement A9), qui représente près d'un milliards d'€, les 220 millions de la mise à 2x3 voies de la Rocade peuvent passer sans trop de problème...
Sur le principe, on est d'accord, mais la ficelle est trop grosse. Même l'Europe s'en émeut avec le plan actuel. De son devenir dépendront d'autres opérations.
Les infos que tu apportes avec Enver sont au final révélatrices d'une situation assez désespérée sur Bordeaux :
- L'Etat semble avoir définitivement abandonné un grand contournement autoroutier alors qu'il avait gagné sur le plan juridique face aux opposants !
- L'accord Etat/Agglo de 2013 pour l'élargissement de la rocade est remis en cause faute de financement : l'Etat n'a plus un radis et l'agglo accorde ses crédits au tram au détriment de la route.
- Le Conseil Général néglige ses routes et pourrait être sollicité par l'Agglo (qui se défausse aussi) pour l'aménagement partiel de routes existantes.
Il n'y a même pas besoin d'exagérer tellement c'est caricatural. Et pendant ce temps, les bouchons perdurent...